Ni ancêtres, ni tombes à fleurir, ni maison, ni grands récits pousse-aux-larmiches : nous sommes les trois premières feuilles d'un arbre généalogique qui a repoussé au milieu de sept tours. P. 87
2025-12-26T19:09:21+01:00
"Les plus belles découvertes cesseraient de me plaire si je devais les garder pour moi." Sénèque
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2025-12-26T19:09:21+01:00
Ni ancêtres, ni tombes à fleurir, ni maison, ni grands récits pousse-aux-larmiches : nous sommes les trois premières feuilles d'un arbre généalogique qui a repoussé au milieu de sept tours. P. 87
2025-09-03T06:00:00+02:00
Le diagnostic est parfois si choquant que les parents ne retiennent qu'une partie des informatisé qui leur sont transmises. Il faut alors répéter, préciser, éclaircir. Avec bienveillance, patiemment. P. 86
Retrouvez toutes les références de ce bal 2025 des 68 Premières fois, édition 2025 :
Je suis fait de leur absence de Tim DUP
Ecouter les sirènes de Fabrice MELQUIOT
Camera Obscura de Gwenaëlle LENOIR
2025-07-25T06:00:00+02:00
Et de 4 dans le bal 2025 des 68 Premières fois avec "Camera obscura" de Gwenaëlle LENOIR, un premier roman.
Tu prends les terroristes en photo. Tu es le gardien des preuves. P. 151
Il s'agit pour le président de conserver des preuves de ce que les terroristes commettent pour faire tomber son régime, un moyen de se justifier des exactions réalisées par sa milice.
Mais la mission d'un photographe dans un pays en guerre relève d'autres ambitions, notamment celle de partager au monde entier des faits, témoigner de réalités, en laisser une trace pour les générations à venir.
Si ce dessein n'est pas apparu immédiatement comme un besoin irrépressible chez le narrateur, il l'est devenu. Gwenaëlle LENOIR retrace l'itinéraire d'un homme ordinaire devenu, au fil de ses journées de travail, un résistant.
Le président pouvait tuer la moitié de son peuple, il n'empêcherait pas l'autre moitié de faire semblant de lui obéir pour mieux tromper ses sbires. P. 160
Alors, chaque matin, le narrateur part travailler, incarner son "rôle de composition" avec le risque de tomber sous le joug des "pantalons de tergal et cheveux gominés", les miliciens du régime.
J'ai été profondément touchée par les descriptions des corps bien sûr, on le serait à moins, mais aussi par le cheminement psychologique du narrateur.
Avec ce roman, je comprends mieux aujourd'hui ce que l'on entend, à qui veut bien prêter l'oreille, des iraniens privés de cette capacité à faire tomber le régime par l'opération américaine « Midnight Hammer » en Iran dans la nuit du 21 au 22 juin 2025. Si l'objectif de tous reste le même, les moyens sont différents. Les insurgés ont un besoin irrépressible de se libérer de leurs bourreaux à la force de leurs armes, là la photographie. Le propos prend un caractère universel et intemporel.
Ce roman rend hommage à celui dont le nom de code est César. Peut-être serait-il tombé dans l'oubli, ou pire encore, n'aurait jamais été cité. Avec ce roman, Gwenaëlle LENOIR assure sa postérité.
C'est une lecture coup de poing, une lecture nécessaire, saluée par le Prix Relay des voyageurs 2024 qui vient notamment honorer les qualités de la plume de Gwenaëlle LENOIR. Il est sorti en poche aux éditions Pocket.
Bien sûr j'aurais pu trouver dans le hard rock une chanson associée pour poursuivre le bal 2025 mais j'ai choisi celle de France GALL, sortie en 1981, "Résiste". Vous pourrez danser sur ses notes de musique, vous pourrez aussi lever un poing serré 
Retrouvez toutes les références de ce bal 2025 des 68 Premières fois, édition 2025 :
Je suis fait de leur absence de Tim DUP
2025-03-18T21:00:24+01:00
Nous voilà, Gaëtan et moi, deux vingtenaires en quête de sens, bronzés, alcoolisés, à invoquer l'existence, comme si nous avions quelque chose à en dire. P. 172
J'ai pris sa main ridée. Le contact m'a tellement ému. Cette main frêle et ravinée par le temps, blottie dans la mienne, lisse et athlétique, c'était bouleversant. P. 92
La culpabilité, je la vois naître dans mes rêves. Depuis l'enfance, elle prend toujours la même apparence ; celle d'une grive, dont les ailes ne sont pas faites de plumes, mais de feuilles et de fleurs séchées. Les pétales s'en vont les uns après les autres, chaque fois que l'oiseau essaie de s'envoler. Il n'y parvient pas, me supplie de l'aider mais je ne sais jamais quoi faire. J'ai beau lui dire qu'elle n'a pas les ailes qu'il faut, qu'elle s'entête à bondir et retombe chaque fois au sol, ses ailes en fleurs s'évanouissant autour. Dans le ciel qu'elle tente de rejoindre, il n'y a qu'un noir épais et intangible. Il n'y a rien. Ni espérance, ni Dieu, ni réponse. P. 171
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