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Articles avec #mes oeuvres d'art catégorie

2020-04-03T06:00:00+02:00

El paseo de Jade RIVERA

Publié par Tlivres
El paseo de Jade RIVERA

Avec Florence&Littérature et Christine - Calliope&Pétrichor, sur Twitter, nous posterons chaque jour du mois d'avril une toile d’artiste. En cette période de confinement, nous avons choisi comme thème le vert de l’espoir. 

Après

"Moi et le villagede Marc CHAGALL, 1911

"Autoportrait au Collier d’Épines et Colibri" de Frida KAHLO, 1940

place à 

« El paseo » de Jade RIVERA, 2020.

Cet artiste péruvien, je l’ai découvert lors d’un passage dans le quartier de Barranco à Lima. J’avais alors été happée par la beauté et la sensibilité d’une de ses fresques monumentales.

Depuis, je suis son actualité et j’ai été profondément touchée par le message qu’il vient d’adresser avec cette toile réalisée sur un petit format (120x190).

Connu pour se nourrir de la vie quotidienne, il se saisit du confinement mondial pour nous proposer de nous évader sur le dos d’un insecte, que je prends pour une coccinelle, porte-bonheur dans de nombreux pays. Il nous offre l’espoir d’un prochain envol. Les libellules viennent  donner de la légère dans un tableau aux couleurs chatoyantes.

Personnellement, je suis en admiration devant le côté poétique de cette création et du registre féerique de l’artiste. Mais il réalise aussi des œuvres au réalisme tout à fait bluffant. Je vous invite à consulter son site et à suivre son compte Instagram, il est absolument magnifique.

« Paciencia y calma Amigos », une sage philosophie de vie dans ce monde chahuté, non ?

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2020-04-02T06:00:00+02:00

Autoportrait au Collier d’Épines et Colibri de Frida KAHLO

Publié par Tlivres
Autoportrait au Collier d’Épines et Colibri de Frida KAHLO

Avec Florence&Littérature et Christine - Calliope&Pétrichor, sur Twitter, nous posterons chaque jour du mois d'avril une toile d’artiste. En cette période de confinement, nous avons choisi comme thème le vert de l’espoir. 

Après

"Moi et le village" de Marc CHAGALL, 1911

pour le J2, j'ai choisi une toile réalisée en 1940 par Frida KAHLO.

Avec la rentrée littéraire de septembre 2019, j'ai eu l'immense joie de vivre une page de l'histoire de la vie de cette artiste mexicaine avec la lecture du roman de Claire BEREST : "Rien n'est noir" aux éditions Stock, véritable coup de coeur, il n'en fallait pas plus pour qu'elle figure dans les toutes premières publications de ce nouveau challenge !

"Autoportrait au Collier d’Épines et Colibri" a retenu tout particulièrement mon attention. 

Outre le vert très présent, il y a ce collier d'épines, une référence à la religion chrétienne avec le Christ sur sa croix, comme autant de souffrances endurées chaque jour par la peintre, quasiment confinée, dans son lit, en raison du terrible accident de tramway dont elle a été victime à l'âge de 18 ans et qui a brisé ses os en mille morceaux. Vous vous souvenez peut-être de "La colonne brisée", un tableau représentant parfaitement la nécessité, pour elle, d'être corsetée pour tenir debout.

Mais il y a aussi le colibri, mort, le pendentif au cou de l'artiste. Dans la tradition mexicaine, il représente l'espoir, c'est un porte-bonheur. De concert avec les papillons dans les cheveux de Frida KAHLO, il contribue à nourrir ce sentiment d'un jour meilleur, encore possible. 

Et puis il y a le port altier de la peintre. Malgré toutes ses blessures, elle garde la tête haute, une véritable leçon de vie dans la pandémie du Covid19 à laquelle nous sommes confrontés.

Enfin, cette artiste, je l'admire pour la richesse de ses oeuvres, pas un centimètre carré ne reste blanc. Les tableaux sont foisonnants, tellement vivants. Le singe, on aurait envie de le caresser. Quant aux couleurs, elles sont tellement variées.

Ce n'est finalement pas très étonnant qu'elle soit devenue ces dernières années une véritable star, ses autoportraits reproduits à l'envi sur tout un tas d'accessoires de décoration. Peu m'importe finalement dès lors que l'ensemble promeut ses oeuvres et la fait connaître au plus grand nombre.

Je salue aussi Museum Art News, site sur lequel j'ai glané quelques éléments d'infos et qui contribue à la notoriété de l'artiste et la compréhension de son oeuvre.

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2020-04-01T11:40:00+02:00

Moi et le village de Marc CHAGALL

Publié par Tlivres
Moi et le village de Marc CHAGALL

Avec Florence&Littérature et Christine - Calliope&Pétrichor, sur Twitter, nous posterons chaque jour du mois d'avril une toile d’artiste.

En cette période de confinement, nous avons choisi comme thème le vert de l’espoir. 
Pour le J1, c’est une toile de Marc CHAGALL réalisée en 1911 que je vous propose.

Hier, sur la pyramide de Maslow, nous nous préoccupions de l'épanouissement de soi, nous étions à l’échelon le plus haut.
 

Et puis, il y a eu cette pandémie du Covid19 qui nous a entraînés dans une fulgurante dégringolade.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus réduits qu’à la satisfaction de nos besoins physiologiques, 1er échelon de l’édifice. Notre principale préoccupation : Comment allons-nous continuer à manger ?

Hier, les agriculteurs étaient responsables des pires maux en matière d’environnement. Aujourd’hui, ils sont ceux qui nous nourrissent. Les filières de vente des produits locaux s’organisent, le contact est de nouveau établi, la confiance au cœur du débat.

Pour ouvrir ce mois d’avril dédié au thème du vert de l’espoir (ce dont nous avons tous besoin n’est-ce pas ?), je voulais une toile qui représente parfaitement notre état d’esprit du moment avant qu’il ne mute et que nous ne nous précipitions de nouveau à l’assaut des échelons supérieurs de ladite pyramide.

« Moi et le village » m’a paru tout à fait à propos. Outre la couleur verte, très présente, il y a aussi le monde rural , celui de la terre nourricière et des hommes qui y travaillent. Le peintre d’origine russe arrive tout juste à Paris à cette période. Il réalise  cette peinture à l’huile sur la base de souvenirs heureux vécus dans son village de Vitebsk, dans son pays.

Et puis, je suis happée par les différentes formes de communication qui y sont représentées. Le regard occupe une place d'honneur, au premier plan, avec l'homme à droite, le peintre lui-même, et l'animal à gauche, une chèvre. Ils se font face, leurs yeux se croisent et dévoilent une attention portée à l'autre. Celle du toucher aussi, je la ressens avec cette paysanne trayant une vache. 

Enfin, il y a la composition du tableau qui me plaît beaucoup. J’adore le cubisme et toutes ces créations faisant de la symétrie un terrain de jeu. Il y a des lignes droites (de fuite ?) et un cercle qui donnent l'image d'un mouvement, un peu comme un manège, à moins que ça ne soit la terre qui tourne...  

Il n’en fallait pas plus pour que cette toile ouvre la marche de cette nouvelle aventure. Vous aimez ?

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2020-03-30T16:31:56+02:00

Le Verdier d'Europe photographié par Fabrice LENFANT

Publié par Tlivres
© Fabrice LENFANT

© Fabrice LENFANT

La photographie est peu présente sur le blog. Aujourd'hui, j'ai envie de me rattraper et de mettre à l'honneur un cliché que je trouve magnifique pour ce qu'il représente : l'envol, la légèreté, la liberté, la finesse, l'esthétique... et l'altérité, tout ce dont nous avons besoin en ce moment, non ?

C'est ma #lundioeuvredart.

Outre cette très belle image du Verdier d'Europe, un oiseau protégé en France depuis 1981, c'est plus globalement le travail de Fabrice LENFANT, passionné, que je souhaite présenter.

Il m'émerveille chaque jour. Maintenant, vous me connaissez, impossible de garder cette petite perle rien que pour moi ! Alors, je vous invite à visiter son compte Instagram et/ou sa page Facebook. Nul doute que vous aussi serez fascinés par la beauté de ses collections, de l'ART tout simplement ! 

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2020-03-23T17:50:00+01:00

Joie de vivre de Niki de SAINT-PHALLE

Publié par Tlivres
Joie de vivre de Niki de SAINT-PHALLE

J’avais ouvert l’année 2019 avec « Joie de vivre » de Niki de SAINT-PHALLE. Cette "Nana" faisait partie de toute une collection réalisée par l'artiste comme un pied de nez aux canons de la beauté. Elle nous ouvrait la voie des femmes émancipées, libres, lumineuses, joyeuses, colorées... 

Nous sommes en 2020 et plus que jamais, de la "Joie de vivre", nous en avons besoin, alors, je fais de cette sculpture monumentale ma #lundioeuvredart.

Portez-vous bien et #restezchezvous !

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2020-03-16T08:00:54+01:00

Soutien de Lorenzo QUINN

Publié par Tlivres
Soutien de Lorenzo QUINN

C'était à l'été 2017.

Je découvrais, dans le cadre de la Biennale de Venise, deux mains tentaculaires sortant du Grand Canal de Venise pour soutenir la façade d'un monument historique.

Cette création de Lorenzo QUINN, artiste italien, avait pour objectif de sensibiliser au réchauffement climatique et aux risques encourus par la Cité des doges.

Nous sommes en 2020. "Soutien" est ma #lundioeuvredart comme un message lancé à celles et ceux que j'aime plus que tout.

 

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2020-03-02T07:02:00+01:00

Fou rire de Mauricette TOUSSAINT

Publié par Tlivres
Fou rire de Mauricette TOUSSAINT

Ma #lundioeuvredart est une sculpture d'une artiste angevine, Mauricette TOUSSAINT.

J'adore "Fou rire", une oeuvre que je trouve absolument magnifique, comme un hymne à la vie, à ce qu'elle a de plus beau à nous offrir.

Les formes sont tout en rondeur.

La position du corps, nu, légèrement inclinée, donne l'idée d'une certaine bienveillance, d'une attention portée à l'autre. 

Quant aux mains posées sur la bouche, elles ne sont là que pour montrer à quel point la situation peut être drôle, parfois.

"Fou rire" comme une invitation à passer une très belle semaine, sous le signe du bonheur et de la joie.   

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2020-02-24T20:59:43+01:00

Suzanne VALADON honorée par Diane DE LA ROQUE

Publié par Tlivres
Suzanne VALADON honorée par Diane DE LA ROQUE

Ma #lundioeuvredart est une création réalisée par une street artiste, Diane DE LA ROQUE.

Vous avez déjà entendu parlé d'elle, non ? Souvenez vous, l'année dernière, à peu près à la même période, elle réalisait avec ses bombes un portrait de femme tout à fait remarquable.

Là, elle a été sollicitée par StreetarttourParis pour réaliser une fresque. La sienne est visible Passage des Abbesses à Montmartre.

Elle a choisi d'honorer une femme, Suzanne VALADON. Personnellement, j'avoue que je ne la connaissais pas. Honte sur moi ! Suzanne VALADON est une artiste peintre française. Elle a vécu au XIXème siècle. Outre "Les baigneuses", une toile réalisée en 1923 et accueillie par le Musée d'Arts de Nantes...

Suzanne VALADON honorée par Diane DE LA ROQUE

Suzanne VALADON fût aussi la première femme à entrer à la Société Nationale des Beaux Arts, un titre qui venant récompenser son perfectionnisme artistique.

Elle a côtoyé les plus grands de son époque, Edgar DEGAS, Pablo PICASSO, Georges BRAQUE, Georges KARS.

Merci Diane d'avoir choisi de concourir à la mémoire de cette grande Dame de la peinture, et tout en beauté bien sûr !

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2020-02-17T08:07:28+01:00

Innertube Fragment de Carole FEUERMAN

Publié par Tlivres
Innertube Fragment de Carole FEUERMAN

Il y a eu "Le baiser" et "Survival of Serena", place maintenant à "Innertube Fragment" de Carole A. FEUERMAN, une artiste américaine dont j'ai découvert les oeuvres à Venise en 2017.

Carole A. FEUERMAN est à l'initiative de la sculpture hyperréaliste, un mouvement artistique qui propose des représentations fidèles à la réalité.

Si ses nageuses sont des sculptures monumentales en résine, l'artiste crée aussi des bronzes à l'image de celui-ci. Mais, au final, peu importe la matière, chaque fois, je suis séduite par la sérénité incarnée par les visages. 

"Innertube Fragment" est ma #lundieouvredart, une invitation à commencer cette nouvelle semaine tout en beauté.

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2020-02-10T13:29:25+01:00

Zibris d'Alix de BOURMONT

Publié par Tlivres
Zibris d'Alix de BOURMONT

Ma #lundioeuvredart, c'est une création d'Alix de BOURMONT, c'est une acrylique sur toile intitulée "Zibris", ou la contraction du zèbre et de l'iris, un mariage subtil du monde animal avec celui du végétal, du noir/du blanc avec des ponctuations colorées de jaune, du rectiligne et vertical avec le courbé et l'horizontal.

Rien n'est en opposition, tout s'unit merveilleusement bien, presque naturellement, c'est tout le talent de l'artiste peintre qui, de réalités distinctes, construit un scénario imaginaire.

Si vous souhaitez aller plus loin dans l'exploration de l'univers artistique d'Alix de BOURMONT, je vous invite à une visite d'atelier.

Très beau début de semaine à vous !

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2020-01-27T21:12:12+01:00

Fruits of the garden de Paul DIBBLE

Publié par Tlivres
Fruits of the garden de Paul DIBBLE

Pour ma #lundioeuvredart, je vous propose de repartir pour la Nouvelle-Zélande et de découvrir une oeuvre de Paul DRIBBLE : "Fruits of the garden". A Wellington, il y a cette création de 2002 qui associe judicieusement différents registres. Cette sculpture me rappelle "La folie des grandeurs" de Magritte et puis, il y a ces fruits. 

J'aime beaucoup la regarder avec, en "fond d'écran", la nature, le ciel, l'océan, assurément un très bel écrin.

J'avais envie de la partager avec vous !

 

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2020-01-13T20:02:34+01:00

Chapman's homer de Michael PAREKOWHAI

Publié par Tlivres
Chapman's homer de Michael PAREKOWHAI

Ma #lundioeuvredart, je l'ai découverte une nouvelle fois dans la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Toute de noir, l'oeuvre de Michael PAREKOWHAI, intitulée "Chapman's Homer" en référence au poème de John KEATS d'octobre 1816, allie la dimension du deuil, de la souffrance, et représente parfaitement la douleur des habitants frappés par les séismes meurtriers de 2011, et celle de la distinction, de l'élégance et de la sobriété.

Cette création est particulièrement surprenante dans le mariage subtil d'un taureau, symbole de la force, de l'énergie, de la sécurité aussi dans l'univers animalier, avec un piano, relevant du registre musical, et plus globalement artistique.

Monumentale, cette oeuvre de l'artiste néo-zélandais, a été présentée pour la première fois lors de la  54ème biennale de Venise en 2011. Elle fut depuis exposée à Paris au Musée Branly. De retour en Nouvelle-Zélande, elle s'est retrouvée dans différents coins de la ville pour finalement s'installer en façade de la Christchurch Art Gallery Te Puna O Waiwhetu, tout comme "You are here" de Matt AKEHURST.

 

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2020-01-06T07:55:13+01:00

You are here de Matt AKEHURST

Publié par Tlivres
You are here de Matt AKEHURST

Ma #lundioeuvredart, la toute première de l'année, donne à voir la mondialisation de l'art. Elle cite des oeuvres en indiquant la direction du lieu de création et le nom de l'artiste. 

Si, lorsque vous randonnez, vous avez l'habitude de situer le lieu où vous êtes par rapport à d'autres avec des indications de distance notamment, il est moins fréquent de voir l'usage dévoyé au profit de l'art. 

Et puis, cette oeuvre a un histoire particulière. Initialement accueillie par la Galerie d'art Te Puna o Waiwhetu, elle est exposée depuis 2011 à l'extérieur, la galerie ayant fermé pour cause de dommages liés aux trois tremblements de terre qui ont sévi dans la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande cette année-là. Elle prend instantanément une toute autre signification.

Cette oeuvre, elle symbolise la volonté d'affirmer que la ville continue d'exister (d’ailleurs il suffit de se promener dans les rues pour prendre conscience de tous les chantiers de rénovation en cours, sans compter sur tous ces bâtiments qui viennent d’être livrés donnant l’impression d’une ville nouvelle sans aucune ride à son actif), qu'elle s'ancre malgré les stigmates (la Cathédrale laisse encore apparaître son cœur béant), elle s’impose au regard du badaud pris à témoin : "You are here".

Plus globalement, c'est une manière aussi de réaffirmer que la Nouvelle-Zélande, malgré son insularité, fait partie du monde.

Je la trouve belle cette oeuvre, toute de jaune vêtue, la couleur du soleil, celle qui réchauffe, qui fait du bien, celle aussi du rayonnement. Cette création contribue à afficher la fierté de tout un peuple, des hommes et des femmes meurtris dans leur chair (185 sont morts, 1500 à 2000 ont été blessés) sur la voie de la résilience.

Bravo à Matt AKEHURST, un jeune artiste local, pour cette création et tout ce qu’elle véhicule.

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2019-12-30T13:01:56+01:00

Call me snake de Judy MILLAR

Publié par Tlivres
Call me snake de Judy MILLAR

Ma #lundioeuvredart, la toute dernière de 2019, je l’ai trouvée en Nouvelle-Zélande (peut-être aviez-vous remarqué mes publications parcimonieuses depuis quelques semaines, j’étais en vacances !), et plus précisément à Christchurch, cette ville de l’île du sud douloureusement touchée par trois tremblements de terre ravageurs en 2011. Judy MILLAR, artiste néo-zélandaise, a créé une structure monumentale pour rompre avec l’atmosphère de la ville qui y régnait en 2015. Son « Call me snake » (dont la traduction littérale signifie « Appelle moi serpent »), largement inspiré des livres pop-up, est composé de cinq grandes ailes et offre ainsi cinq perspectives selon le lieu où l’on se trouve. Les formes arrondies orientées vers le ciel, les couleurs chatoyantes… contribuent à se distinguer du gris ambiant, une manière très personnelle de l’artiste de regarder l’avenir de façon positive et d’offrir au badaud une certaine philosophie de vie. Personnellement, j’aime beaucoup regarder « Call me snake » comme le ruban d’une gymnaste, tout en mouvement, une jolie manière de terminer l’année, non ?  

 

Je profite de cette chronique pour vous rappeler celles publiées ces 12 derniers mois :

 

L’Estacade du casino Marie-Christine au Havre de Raoul DUFY

Le jardin du Couvent de Nazareth réalisé par Alix de BOURMONT

La main de G. TENIER

"Mis sous silence" de Shirley GITANE

La colonne brisée de Frida KAHLO

Love yourself de Botero.pop

Envol de Jacques TEMPEREAU

La Loire pensive de Cacheux

La misère de Jules DESBOIS

Tersicore à Venise

Le Carré des Niobides de Balthus à la villa Médicis

Visage de Raphaëlle FABRIS-MATUSZEWSKI

La danseuse jaune d'Alexis MERODACK-JEANEAU

Introspection de Marie MONRIBOT

La valse d'Amélie Poulain de Yann TIERSEN

Entre el tiempo de José TOLA

Quelle femme ? Quelle femme ! une création de Diane DE LA ROQUE

Immortels d'Alain BASHUNG

Conseil de révision de Céline CLERON

Une œuvre de Buenos Aires

Un graff de Seth

Jeune fille s'évadant de Miró

Quand Brusk revisite l'histoire sur les palissades d'un chantier parisien...

Passage des Arts dans le 14ème arrondissement de Paris

Mère et enfant de TOLDart

 

 

 

 

 

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2019-10-28T07:57:24+01:00

L’Estacade du casino Marie-Christine au Havre de Raoul DUFY

Publié par Tlivres
© Photo : P. Richard Eells © Artists Rights Society (ARS), New York / Adagp, Paris, 2019

© Photo : P. Richard Eells © Artists Rights Society (ARS), New York / Adagp, Paris, 2019

Ma #lundioeuvredart est une toile de Raoul DUFY (1877-1953) "L’Estacade du casino Marie-Christine au Havre" réalisée en 1906.

Le Musée d'Art Moderne André Malraux consacre à l'artiste, jusqu'au 3 novembre 2019, une exposition temporaire. Pas moins de 80 oeuvres y sont réunies avec pour seul sujet, la Ville du Havre.

Cette ville, qui a vu naître Raoul DUFY, a été totalement détruite pendant la seconde guerre mondiale. Si d'aventure son histoire vous intéresse, je vous conseille le roman "Par amour" de Valérie TONG CUONG, un immense coup de coeur me concernant.

Toute teintée de rose, je profite de cette oeuvre pour soutenir la cause d'#Octobrerose. Le #rubanrose a 25 ans, #tousunispourunememecouleur et pour le dépistage du #cancerdusein.

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2019-10-14T06:57:25+02:00

Le jardin du Couvent de Nazareth réalisé par Alix de BOURMONT

Publié par Tlivres
Le jardin du Couvent de Nazareth réalisé par Alix de BOURMONT

Dans un cadre tout à fait exceptionnel, 6000 mètres carrés de bâtiments voués à la démolition  au cœur d’un parc de 5 hectares sur Angers, et grâce à l’action de l’association Art Partner Project, une centaine d’artistes a relevé le pari fou de créer un événement éphémère avec un art qui l’est tout autant, le street art, une expression artistique qui me passionne.

Parce ce que c’est #Octobrerose et parce ce que « Le jardin du Couvent » tel que représenté par Alix de Bourmont est juste sublime, je partage aujourd’hui cette création d’une jeune femme au talent prodigieux. 

J’aime profondément le message qu’elle adresse au public :

 


J’ai conçu cette pièce comme un travail autour de l’idée de transformation et de passage, en accord avec la vie de ce lieu qui s’apprête à disparaître pour donner naissance à autre chose.

Loin de la nostalgie ambiante de voir tout ce patrimoine architectural, environnemental et maintenant artistique, disparaître, le propos d’Alix de Bourmont est porteur d’un nouveau projet, cet autre chose que nous ne connaissons pas, que nous présumons mais que nous ne pouvons encore qu’imaginer. 

J’aime beaucoup l’idée de la naissance comme la promesse d’un avenir... différent.

Et parce que cette citation d’Alix de Bourmont :


Le jardin et la nature font référence au jardin du couvent avec tout ce qu’il a apporté de fruits et de fleurs. Cela évoque aussi la capacité de la nature à foisonner dès que l’homme s’en va ; ici, elle reprend possession de ces lieux à travers le mur.

me fait penser à un roman de cette #RL2019 de septembre : « À crier dans les ruines », impossible de passer à côté d’un petit clin d’oeil à Alexandra KOSZELYK !

Ma #lundioeuvredart est visible jusqu’au 15 novembre 2019 avec les #artsaucouvent. Après, ce seront les publications qui assureront la mémoire des créations et du lieu revisité, une façon comme le signe si bien Rise Up Paint d'écrire son histoire :

 

Le jardin du Couvent de Nazareth réalisé par Alix de BOURMONT

Un immense bravo à la jeune femme sans qui ce projet n’aurait jamais pu voir le jour : Doris KOFFI. Elle incarne à elle seule cette génération pleine de ressources, d'énergie, de fougue aussi. En quelques mois, elle a remué des montagnes pour nous livrer ce labyrinthe artistique, juste sensationnel !

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2019-09-30T06:35:31+02:00

Chimère III d'Emmanuel KIEFFER

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Chimère III d'Emmanuel KIEFFER

Ma #lundioeuvredart est une création d'Emmanuel KIEFFER, un sculpeur honoré par la Ville de Saumur avec l'acquisition de cette oeuvre exposée dans le cadre du festival Art(t)Cheval de 2015.

Cet homme a décidé par son art d'honorer les chevaux, lui qui est originaire d'une lignée de forgerons et qui, tout jeune, s'est dédié au métier de maréchal-ferrant.

J'aime beaucoup cette sculpture pour ce qu'elle a d'élégant, de léger, mais aussi pour le mouvement qu'elle insuffle.

L'artiste ne se consacre pas exclusivement à des sculptures monumentales de chevaux. Je vous invite à visiter sa galerie, elle vous révélera de bien belles surprises !

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2019-09-09T05:45:00+02:00

La main de G. TENIER

Publié par Tlivres
La main de G. TENIER

Après "Mis sous silence" de Shirley GITANE, voilà une main toute entière dans une dimension monumentale. Réalisée par G. TENIER si j'en crois le blog de Quercus, elle est orientée vers le ciel. En ce jour ensoleillé, le contraste du blanc du plâtre avec le bleu est saisissant.

Cette #lundioeuvredart est une sculpture exposée sur le rond-point de la Baumette à Angers, à deux pas d'un lieu éminent de l'apprentissage, l'école des Compagnons du Devoir où l'artisanat est roi.  

Outre l'oeuvre en tant que telle, j'ai eu envie de partager la citation de Henri FOCILLON à son socle :


L'esprit fait la main. La main fait l'esprit créant un univers inédit. Elle y laisse partout son empreinte. Educatrice de l'Homme, elle le multiplie dans l'espace et dans le temps.

Elle est extraite d'un livre intitulé "Eloge de la main", publié en mars 2018 dans lequel Henri FOCILLON évoque la virtuosité de la main, sa capacité à créer, à oeuvrer.

Entre une sculpture et une lecture, il n'y a qu'un pas même s'il semble qu'entre les deux se soit écoulée un peu plus d'une vingtaine d'années. Peut-être en connaissez-vous la raison... ?

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2019-09-02T06:00:00+02:00

"Mis sous silence" de Shirley GITANE

Publié par Tlivres
"Mis sous silence" de Shirley GITANE

Parfois, il y a de belles rencontres !

Hier, en rentrant d'une promenade en ville, je vois une affiche à l'entrée de la Tour Saint-Aubin d'Angers. Elle annonce une exposition intitulée "Chasse, Animalités et Animosités". Si le thème ne m'inspire pas a priori, il y a un oeil au coeur de la présentation qui m'invite à aller voir !

Quelle bonne idée ! Là, une jeune femme, Shirley GITANE, dessine. Elle est illustratrice et poétesse. Tout autour, des créations dans les tons grisés, des dessins réalisés au crayon de bois mais pas que.

Je commence ma découverte avec une série de portraits, amusants. Sur commande, elle revisite votre visage par la représentation d'un animal, l'un a choisi le pic-vert, une autre le chat. Si moi j'ai immédiatement pensé à la citation "L'homme est un animal, me dit-elle" extraite de la chanson "Déjeuner en paix" de Stéphane ESCHER, Shirley GITANE dit, elle, volontiers s'amuser entre "être" et "paraître", un peu comme s'il s'agissait d'un jeu de rôles dans lequel on pouvait choisir d'incarner tel ou tel animal. Nul doute que le sujet pourrait animer quelques débats philosophiques ! 

Je suis ensuite arrivée au coeur du sujet, la chasse. Les dessins du gibier mort seraient presque séduisants. Vous n'y verrez aucune trace de sang, non, juste des animaux que l'on croirait endormis, parfois dans des cocons improbables mais douillets, une certaine représentation de la mort, sereine, le tout dans un tracé talentueux, fin, net, parfois ombré.

Dans l'exposition, j'ai été particulièrement attirée par les dessins qui témoignent, pour moi, du brin de fantaisie de l'artiste, de son esprit décalé, lorsqu'elle choisit de mettre le fusil dans les mains ou sur l'épaule d'un lapin. Drôle, vivant, offensif, saisissant aussi !

Mais le clou de l'exposition, c'est ma #lundioeuvredart, une création présentée sous une cloche en verre. Dans ce qui fut un bougeoir, Shirley GITANE a installé deux doigts blancs, sculptés, entre lesquels elle a disposé un parchemin. A l'image de l'acquéreur (et oui, cette oeuvre est déjà vendue !), on a envie de connaître le message qui y est peut-être inscrit, gravé serait plus juste. L'artiste laisse planer le doute...

Et comme les disciplines artistiques communiquent entre elles, "Mis sous silence" ma fait penser à tous ces romans qui évoquent les secrets de famille conservés à l'abri des regards (là, du toucher !), les doigts rappelant le fait de l'homme.

Cette création n'a pas grand chose à voir avec le thème mais l'exposition est en réalité une présentation du Cabinet de curiosités de l'artiste. Alors, vous aussi, laissez-vous surprendre ! Rendez-lui visite de 13h à 19h tous les jours, le 9 septembre il sera trop tard !

Quant au titre de l'exposition qui associe avec subtilité deux mots, "Animalités" et "Animosités", en ce jour de rentrée, j'en rédigerai bien une copie-double, non ?

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2019-08-26T16:55:00+02:00

La colonne brisée de Frida KAHLO

Publié par Tlivres
La colonne brisée de Frida KAHLO

Claire BEREST dans son tout dernier roman « Rien n’est noir » aux éditions Stock rend un hommage incandescent à Frida KAHLO en évoquant sa passion amoureuse pour Diego RIVERA.

Mais ce roman ne saurait se résumer à cette seule liaison sulfureuse entre les deux artistes.

Frida KAHLO a aussi été une jeune femme promise à un bel avenir, fauchée à l’âge de 18 ans par un terrible Accident. Ses multiples fractures la cloueront (et ce n’est pas un vain mot) régulièrement et sur de longues périodes dans un lit d’hôpital.

Si Claire BEREST égrène tout au long du roman des toiles de l’artiste peintre mexicaine, je choisis personnellement aujourd’hui d’évoquer « La colonne brisée » réalisée en 1944 qui représente cette femme sud-américaine, tenue droite artificiellement par une colonne de pierre antique.

Dans cette peinture, l’artiste nous livre un autoportrait que je trouve saisissant.

Elle est au premier plan et montre la dignité qu’elle s’est efforcée d’afficher auprès des siens et lors de ses déplacements dans le monde entier. Mais la souffrance est bien là, les larmes qui coulent sur son visage en témoignent.

Le corps ceinturé à l’image du corset qu’elle a dû longuement porter, elle a continué de jouir d’une sexualité que l’on pourrait qualifier de débridée. Elle a su préserver sa féminité qu’elle présente ici avec une poitrine totalement dévoilée.

Frida KAHLO évolue dans un environnement chahuté. À l’arrière-plan, tant le sol que le ciel semblent perturbés et en mouvement. Elle tente, contre vents et marées, de garder la tête haute, chapeau.

Vous l’aurez compris, « La colonne brisée » est ma #lundioeuvredart.

 

 

 

 

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