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Articles avec #lundioeuvredart catégorie

2026-03-09T17:40:00+01:00

Cyrano de Bergerac mis en scène par Anne KESSLER

Publié par Tlivres
Cyrano de Bergerac mis en scène par Anne KESSLER

Eblouissante prestation d'Edouard BAER vendredi 6 mars dernier au Grand Théâtre d'Angers. Nous avions rendez-vous avec "Cyrano de Bergerac" ! C'est ma #lundioeuvredart qui met une nouvelle fois les arts vivants sous les projecteurs. 

Anne KESSLER assure la mise en scène de la pièce de théâtre d'Edmond ROSTAND, un spectacle haut en couleurs.

Vous vous souvenez de l'histoire... Cyrano de Bergerac a une grande qualité, il maîtrise la langue avec brio, s'exprime en vers et joue avec les mots. Le mousquetaire souffre toutefois d'un défaut, il a un grand nez dont il est complexé. Amoureux de sa cousine Roxane (nous sommes au XVIIe siècle), il craint d'essuyer un rejet de sa muse. Il décide alors de mettre son éloquence au service de Christian de Neuvillette dont elle est amoureuse.  Le trio ainsi créé va vivre au fil des deux heures de spectacle des situations des plus romantiques aux plus dramatiques. L'imposture va agir comme le ver dans le fruit, prendre de plus en plus de place et mener les protagonistes à leur chute.

Quatorze comédiens se retrouvent sur scène pour une très belle interprétation au coeur de laquelle Edouard BAER occupe une place de choix. L'homme de théâtre est bien connu pour son talent, sa prouesse est aussi grande que les phrases sont longues.

Le rythme est dynamique. Les tableaux se succèdent rapidement pour donner à la pièce de théâtre toute sa dimension.

Les décors sont dignes de grands spectacles parisiens avec une mise en scène accessoirisée d'ampleur. Le final est puissant.

Comme j'ai aimé retrouver, le temps d'une soirée, une oeuvre classique. Si je suis friande de littérature, j'avoue négliger ce registre. Le texte est éminemment poétique, il est écrit à la fin du XIXe siècle et fortement imprégné de l'homme de lettres néoromantique que fut son auteur. Là où certains iraient à l'essentiel, Cyrano de Bergerac, lui, fait des pirouettes et nous enivre de ses mots. Assurément une belle soirée de théâtre.

Prochain spectacle : "Je ne serais pas arrivée là, si...", une pièce d'Annick COJEAN mise en scène par Anne BOUVIER qui va résonner très fort avec la journée internationale des droits des femmes.

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2026-01-26T07:00:00+01:00

Ménopause d'Alex GOUDE

Publié par Tlivres
Ménopause d'Alex GOUDE

Les spectacles de cette saison aux Théâtres Municipaux d'Angers se suivent et ne se ressemblent pas. Après 

"Passeport" d'Alexis MICHALIK,

et

"Lumière" de Stéphane LANDOWSKI et Maxence GAILLARD,

place à une comédie musicale d'Alex GOUDE, "Ménopause", une "comédie qui bouscule les règles", le ton est donné, c'est juste truculent. 

Au fil de saynètes, jouées chacune à un étage d'un grand magasin parisien, quatre femmes parlent de leurs bouleversements hormonaux.

Depuis quelques années, les langues se délient sur le sujet, il était temps ! 

Alex GOUDE s'en saisit avec Alexandra CISMONDI et Sébastien THEVE. 

A travers quatre profils de femmes, chacune peut s'identifier. Pour celles qui affrontent les désagréments de la ménopause et celles qui sont passées à autre chose, tout leur parlera. Il suffit d'écouter les spectatrices rirent aux éclats pour s'en convaincre. Pour les autres, c'est un petit avant-goût des festivités ! La pièce est hilarante, le scénario sans concession (oreilles chastes s'abstenir). 

D'ailleurs, ce spectacle ne s'adresse pas seulement aux femmes. Pour celles qui ont eu la riche idée d'inviter un homme à venir avec elle voir la pièce de théâtre, elles ont, non seulement évité la séance de psy, mais laissé aussi les artistes passer tout un tas de messages. Bravo. 

Cette comédie musicale est une adaptation française de l'américaine qui a connu un grand succès, et oui, le sujet est universel ! Je ne suis pas une habituée du genre mais avouons que la musique et les voix donnent de l'énergie à un spectacle déjà haut en couleurs. Les quatre interprètes sont pleines de talent.

La fin est jubilatoire. 

C'est ma #lundioeuvredart, preuve que les arts sont bien vivants !

Le prochain sera "Cendrillon". 

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2026-01-05T12:35:00+01:00

Belle année 2026

Publié par Tlivres
Belle année 2026

Quelle plus belle manière que de retenir l'affiche signée de Niki DE SAINT PHALLE de l'exposition organisée en 1992 par son ami Pontus HULTEN en ouverture de l'institution, la Kunst-und-Austellungshalle der Bundesrepublik Deutschland de Bonn, pour vous souhaiter une très belle année 2026 !

D'abord, sur cette affiche, il y a ce coeur, une forme régulièrement explorée par l'artiste franco-américaine que j'adore, vous le savez pour celles et ceux qui me suivent depuis quelques temps déjà. Le coeur, c'est le symbole de l'amour, je vous souhaite qu'il soit passionné.

Et puis, à l'intérieur de ce coeur, il y a des représentations chères à la créatrice. C'est un coeur foisonnant avec une "Nana", et pas n'importe laquelle, "Miss Black Power" de 1968. Il y a encore la référence à ses tirs sur des ballons remplis de peinture pour colorer ses toiles et autres collages, blancs. Il y aussi la mention de son "Tarot Garden", le jardin italien dans lequel sont installées des structures monumentales et que je rêve de visiter. Il y cette tête en bas du "Pendu" et de "L'Upside down Nana". Il y a "L'homme sage". Bref, Niki DE SAINT-PHALLE nous offre un panel de son registre artistique donnant à la vie une diversité de postures, d'approches et de regards. Je vous souhaite une année riche de petits plaisirs et de grands bonheurs.

Il y a encore les contours du coeur, joliment dessinés, comme ce que l'on suppose être des veines et des artères pour irriguer l'ensemble. Parce qu'un coeur, a besoin de sang, son carburant, son énergie. Je vous souhaite qu'il batte à plein régime en 2026.

Enfin, ce coeur est un magnifique cadeau fait par l'artiste à l'un de ses plus proches amis, Pontus HULTEN. Une splendide exposition temporaire était d'ailleurs installée au Grand Palais en l'honneur de ces deux compères avec, en plus, Jean TINGUELY, une exposition que j'ai eu la chance de visiter en charmante compagnie. Il est dédicacé par Niki DE SAINT PHALLE. Comme lui, je vous souhaite de recevoir tout au long de cette année des présents d'être chers à votre coeur.

Ce coeur, il viendra orner toutes ces oeuvres EXTRAordinaires que je partagerai avec vous en 2026, des livres en particulier. A chaque année son image, souvenez-vous des éditions précédentes : 

Le coeur végétal du Clos Lucé d'Amboise en 2025

Cristina SAMPAIO en 2024

Aleksandra SOBOL en 2023

Botero Pop en 2022

Marie MONRIBOT en 2021

Banksy en 2020

Nicolas PICHON en 2019...

Mon petit doigt me dit qu'il pourrait revenir très vite dans les publications... On se dit à bientôt alors !

 

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2025-12-15T07:00:00+01:00

Passeport d'Alexis MICHALIK

Publié par Tlivres
Crédit Photo : Alejandro GUERRERO

Crédit Photo : Alejandro GUERRERO

Ma #lundioeuvredart, je l'ai choisie dans les arts vivants. Il s'agit de la pièce de théâtre d'Alexis MICHALIK, "Passeport", jouée au Théâtre d'Angers.
 
Je vous livre quelques éléments du scénario : "Issa, jeune Érythréen, laissé pour mort dans la « jungle » de Calais, a perdu la mémoire. Alors que le seul élément tangible de son passé est son passeport, il entame une longue quête semée d’embûches afin d’obtenir un titre de séjour, entouré de compagnons d’infortune."
 
Vous vous souvenez de ce camp et des bidonvilles de Calais, accueillant des réfugiés, des migrants venus d'ailleurs, arrivés dans le nord de la France avec pour seul espoir de se rendre en Angleterre, à la vie à la mort.
 
Alexis MICHALIK en a fait un spectacle composé de mille et un tableaux se succédant à un rythme fou, des tableaux interprétés par d'extraordinaires comédiens. Ils sont 9 sur scène à  cumuler les rôles. Il ne leur faut qu'une fraction de secondes pour changer de costume et se retrouver à jouer un autre personnage. 
 
Tous les clichés sont revisités, de quoi questionner, interroger, faire réfléchir sur ces petites phrases assassines au service d'une idéologie populiste. 
 
Si Alexis MICHALIK se défend de proposer un spectacle militant, il n'en demeure pas moins l'auteur d'un acte politique, un acte posé pour ne pas oublier que tous étaient des femmes et des hommes. Qu'il s'agisse des bénévoles assurant la cantine ou l'aide administrative sur le camp, des policiers assurant l'ordre public en frontière, des parents de Lucas, tous ont fait société. Alexis MICHALIK se fait le porteur d'un propos optimiste. 
 
J'ai été profondément touchée par la portée des mots, des saynètes, de la mise en scène. C'est un spectacle époustouflant, une véritable prouesse artistique. Bravo !

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2025-12-01T17:45:00+01:00

Ganesh II de Niki DE SAINT-PHALLE

Publié par Tlivres
Ganesh II de Niki DE SAINT-PHALLE

Si découvrir le salon du livre jeunesse de Montreuil avec ma fille et mon petit-fils était pour moi un immense bonheur, que dis-je, un privilège, la cerise sur le gâteau fut la visite de l'exposition temporaire consacrée au trio d'artistes - Niki DE SAINT-PHALLE, Jean TINGUELY et Pontus HULTEN - au Grand Palais.

Vous connaissez ma passion pour la femme, l'artiste peintre, sculptrice, plasticienne... Niki DE SAINT-PHALLE, franco-américaine. Vous vous souvenez bien sûr de quelques unes de ses oeuvres mises à l'honneur : 

L'Arbre-serpents installé sur Angers,  

Vive l'amour

Les Trois Grâces

Joie de vivre...

et de ses biographies : 

Saint Phalle, monter en enfance de Gwenaëlle AUBRY

Trencadis de Caroline DEYNS

dans lesquelles Jean TINGUELY occupe une place toute particulière.

Ce qui l'était moins, c'était l'amitié incommensurable qui les liait, tous les deux, à Pontus HULTEN, notamment Impasse Ronsin, cette venelle parisienne animée par une effervescence créative et mise en images par Céline SALLETTE, réalisatrice du film "Niki DE SAINT PHALLE" en 2024.

Pontus HULTEN, donc, était conservateur de musée. Il était suédois. Il fut associé dès 1974 à la création du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou. Il en sera le premier directeur de 1977 à 1981. Il consacrera d'ailleurs une exposition à Niki de SAINT PHALLE pendant l'été 1980, ma première rencontre avec le lieu et l'artiste !

Vous savez que le musée du Centre Pompidou se refait une beauté sur 5 années. L'exposition du Grand Palais est réalisée en lien étroit avec l'édifice qui s'offre en France et à travers le monde une Constellation, rien de moins, le moyen de faire rayonner son esprit et nous mettre des étoiles plein les yeux.

Parce que choisir, c'est renoncer, j'ai retenu parmi toutes les découvertes d'hier ma #lundioeuvredart parmi les créations de Niki DE SAINT PHALLE, une oeuvre qui permet d'illustrer ce que les deux hommes lui ont apporté de plus beau. 

"Ganesh II", c'est l'illustration parfaite du mouvement. Cette réalisation, qui date de 1992, est composée de 5 morceaux, à l'image des 5 continents du monde. Sur un fond fuchsia, Niki de SAINT PHALLE, initiée aux machines et leurs rouages par Jean TINGUELY (décédé l'année précédente), anime son oeuvre avec un jeu de déplacement savamment orchestré, chaque morceau ayant sa propre trajectoire pour venir composer un ensemble des plus flamboyants.

Fidèle à elle-même, Niki DE SAINT PHALLE mixe les matériaux : la peinture, le bois et le métal. Elle varie les couleurs aussi, chatoyantes toujours.

Cette oeuvre fait référence à la mythologie hindoue. Ganesh, ou Ganesha, est l'un des dieux les plus populaires en Inde. Il est représenté avec une tête d'éléphant. Il symbolise la prospérité, la sagesse et la maîtrise des obstacles. 

A l'image des morceaux qui sortent du cadre, j'y vois aussi la représentation du rôle de l'artiste, de celui qui s'affranchit des limites.

Vous l'aurez compris, cette création a capté mon attention. Et je n'ai pas été la seule !

Si vous avez envie de la voir, rendez-vous au Grand Palais. Le 5 janvier, il sera trop tard.

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2025-09-01T07:17:53+02:00

Billy de Frederik ODENIUS

Publié par Tlivres
Billy de Frederik ODENIUS

Quelle belle idée que d'assister à une visite commentée de l'exposition "L'architecte et le danseur" de Frederik ODENIUS au Repaire Urbain d'Angers.

Lauréat de la 5e bourse arts visuels de la ville d'Angers, l'artiste suédois a été accueilli en résidence deux mois, l'opportunité pour lui de s'imprégner de la douceur angevine, son patrimoine... et de laisser libre cours à son imagination, expérimenter, créer...

De l'exposition, je retiens l'importance de son corps comme source d'inspiration pour la création. Il y a d'abord ce parquet dont il a extrait des copeaux de bois pour y laisser la trace de ses pieds, ceux-là même qui lui permettront de mesurer la distance entre différentes zones de sculptures. Il procède ainsi au retrait de matière, à plat, pour offrir des creux plus ou moins prononcés, à l'image de notre corps humain.

Et puis, il y a ce que je renomme le pas de danse. Cette sculpture, verticale, rend compte du mouvement de sa jambe droite. Taillées dans des poutres de bois, ces trois postures de sa jambe droite donnent du mouvement à la création. J'ai été frappée par la beauté du travail réalisé à la gouge pour représenter la musculature de l'artiste.

Il y a encore "Billy", une sculpture qui met en scène une bibliothèque Ikea, objet populaire (je découvre d'ailleurs sur le site du fournisseur "[...] qu’à travers le monde une bibliothèque BILLY est vendue toutes les cinq secondes.".

Là, elle est revisitée, "déconformée" grâce au travail de Frederik ODENIUS.

Coupée en deux morceaux, en biais, la partie haute est posée dans un sens, l'autre dans l'autre, donnant à voir le côté pile et le côté face. Les deux morceaux sont reliés par 4 sculptures, 4 personnages, tous en position de yoga Padangusthasana, soutenant la partie haute du meuble. Si la position inspire un temps de relaxation, le chêne dans lequel sont travaillés les personnages leur donne de la force, de quoi tenir en équilibre l'édifice. J'aime beaucoup cette création qui revisite un symbole de l'industrialisation du mobilier du XXIe siècle et lie des planches en particules de bois avec du chêne, symbole de la durée, la pérennité.

Frederik ODENIUS marie tout en beauté l'architecture en utilisant des matériaux de construction et la danse en représentant des postures (originales) du corps humain. Pari réussi.

J'évoquais les 2 côté pile et face. Si vous passez au Repaire Urbain, cerise sur le gâteau, vous pourrez aussi découvrir une vidéo d'une performance de l'artiste avec une représentation aussi ingénieuse qu'esthétique de l'envers du décor !

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2024-01-15T07:00:00+01:00

Helen K., texte et mise en scène d'Elsa IMBERT

Publié par Tlivres
© Pascale Cholette

© Pascale Cholette

Ma #lundioeuvredart c'est un spectacle vivant, un hommage rendu à « Helen K. » avec un texte et une mise en scène d'Elsa IMBERT, librement inspirés de la vie d’Helen KELLER.

Le Théâtre Le Quai d'Angers a eu la très belle idée de le programmer à l'attention notamment du jeune public (+ 8 ans).

Après "La belle lumière" d'Angélique VILLENEUVE, très beau roman relatant la vie d'une femme EXTRAordinaire, j'ai découvert une parfaite interprétation des différentes phases de la vie d’Helen KELLER. C'est toujours troublant de voir des images se superposer sur le film que je m'étais moi-même créé à sa lecture. Je suis tombée sous le charme.

D'abord, il y a le décor, quelques accessoires et la présence de la nature, un élément qui m'avait profondément touchée dans le livre. Je me souvenais de ces passages où Helen arpentait les allées de rosiers de la propriété familiale. On doit la qualité du travail aux Ateliers de La Comédie de Saint-Etienne.
 

Et puis, il y les prestations artistiques de chacun, chacune.

Marion LUCAS, danseuse, nous offre une performance dans sa représentation du handicap. Helen KELLER va effectivement tomber malade à l'âge de 18 mois. Une scarlatine est diagnostiquée. Elle est traitée. Repartie comme elle était arrivée, elle laisse l'enfant aveugle et sourde. J’ai été frappée par l’évolution du « langage » du corps au fil des apprentissages d’Helen et de sa capacité à communiquer avec son entourage. Au début, saccadé et violent, atterrissant souvent à plat ventre, au sol, traduisant l’abandon. A la fin, maîtrisé et paisible, debout, témoignant de son harmonie avec le monde extérieur.

Cette pièce est pleine d'espoir. Elle donne à voir l'évolution d'une enfant considérée comme « un zombie » jusqu'à son intégration à l'Université d'Harvard grâce à la langue des signes. Mais puisqu'elle est aveugle, me direz-vous, comment est-ce possible ? Annie SULLIVAN, son éducatrice, expérimente avec Helen la méthode du Docteur ANAGNOS de l’Institut Perkins, une langue des signes qui passe par le toucher, les lettres qui composent les mots sont formées avec les doigts. 

Dans le rôle d’Annie SULLIVAN, la comédienne, Noémie PASTEGER, de la Comédie Française, nous offre une représentation de ce qu’ont pu vivre Helen KELLER et Annie SULLIVAN ensemble, depuis la phase d’apprivoisement jusqu’à la phase d’exclusive complicité. 

Bien sûr, ce spectacle me rappelle mon sujet de philo au bac : « le langage ne sert-il qu’à parler ? ». Nul doute que quelques jours après cette formidable soirée, je pourrais en écrire quelques copies doubles ! J’y évoquerai comme Elsa IMBERT « la transformation de la perception du monde ».

Et puis, cette pièce, c’est aussi un formidable média pour faire évoluer le regard sur les enfants « différents ». Les enfants, ils étaient nombreux dans la salle, des très jeunes avec parents et/ou grands-parents, d’autres accompagnés par des professeurs. Nul doute qu’ils évoquent aujourd’hui cette soirée avec ce qu’ils en ont perçu et qu’un pas, conscient ou inconscient, a été franchi dans leur manière de percevoir et « accueillir » l’autre. Tout est affaire d’éducation et dans ce champ, les arts ont toute leur place. Mission accomplie vendredi grâce au travail aussi d’Elsa IMBERT qui a imaginé, outre l’intervention d’une danseuse et d’une comédienne, d’un conteur, un homme qui incarne de nombreux personnages en réalité, soit en les jouant, soit en faisant un pas de côté pour les observer et traduire leurs pensées. Dans le rôle, Stéphane PIVETEAU excelle.

Je suis sortie de ce spectacle émerveillée par la qualité de la représentation. Je suis rentrée chez moi aussi avec cette pensée que tout est toujours possible, même les désirs les plus fous. Souvenons-nous, Helen KELLER fut la première personne handicapée diplômée de l’université. L’optimiste que je suis a parfois besoin d’une petite piqûre de rappel ! Qu’elle était belle 🥰 


L’amour, n’est-ce pas cela ? - L’amour, dit-elle, est quelque chose de subtil comme les nuages qui, tout à l’heure, voilaient la face éclatante du soleil. Puis, en termes plus simples, car je ne pouvais comprendre ceux-là : - Vous ne pouvez toucher les nuages mais vous sentez la pluie et vous savez quelle est, après un jour de chaleur, son action bienfaisante sur les fleurs et la terre altérées. L’amour, non plus, vous ne sauriez le toucher ; mais vous sentez de quel charme il pénètre les choses. Sans l’amour vous ne connaîtriez pas la joie, vous ne prendriez au jeu aucun plaisir.

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2023-11-06T07:00:00+01:00

Le poids des années par Bettina DUPONT

Publié par Tlivres
Le poids des années par Bettina DUPONT

Ma #lundioeuvredart, c'est un souvenir de l'été sur le chemin côtier de Préfailles. Une exposition de photographies. Pour la 10ème édition du Rendez-vous de l’hêtre, 31 artistes ont proposé chacun un triptyque. 

S’il est trop tard pour voter (clôture le 1er octobre), il n’est jamais trop tard pour apprécier l’esthétique, la composition et le message des créations.

Je vous ai déjà parlé de « Floraison » de Julie DE WAROQUIER.

Si elle évoquait la maternité, là, c'est un tout autre registre, plutôt les affres du temps avec "Le poids des années" interprété par Bettina DUPONT.

Ce cliché m'a interpellée par sa composition : une femme vêtue d'une robe rouge tombant à ses pieds, les cheveux longs, détachés, et cette corde qu'elle tient avec ses deux mains au bout de laquelle une vingtaine d'horloges pendent comme un fardeau. En arrière plan, un papier peint dans les nuances de bleu. Il a pris l'humidité, il se gondole, il est déchiré à un endroit.

Tous les éléments sont réunis pour montrer à quel point il peut être lourd, parfois, de vieillir.

La photographie est un brin mélancolique. Pas que quoi sauter au plafond en ce début de semaine. Et pourtant, ce cliché est une très belle opportunité d'aller découvrir un univers artistique dans ce qu’il a de plus singulier. Je vous invite à aller plus loin en naviguant sur le site de Bettina DUPONT, il y a des créations tout à fait... surprenantes. 

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2023-10-02T05:55:27+02:00

Floraison de Julie DE WAROQUIER

Publié par Tlivres
Floraison de Julie DE WAROQUIER

Ma #lundioeuvredart, je l’ai glanée hier sur le chemin côtier de Préfailles. J’ai choisi « Floraison » de Julie DE WAROQUIER.

Là, sous un ciel bleu azur et un soleil au zenith, en bord de mer, quelle plus belle initiative que cette exposition de photographies outdoor, accessible gratuitement à tous. 

Pour la 10ème édition du Rendez-vous de l’hêtre, 31 artistes proposent chacun un triptyque. 

S’il est trop tard pour voter (clôture le 1er octobre), il n’est jamais trop tard pour apprécier l’esthétique, la composition et le message des créations.

« Floraison », c’est le nom retenu par l’artiste pour sa série de 3 clichés exposés, dont 2 sont dédiés à la maternité.

Je me suis retrouvée scotchée par la beauté de celle-ci. On y voit une partie d’un corps allongé, des épaules au bassin, avec l’excroissance du ventre porteur d’un enfant. Mais plus que ça, ce qui a attiré mon regard, c’est cette cloche en verre posée dessus comme une protection. 

Je me plais toujours à regarder les caresses des mains des mères sur leur ventre le temps de la grossesse comme autant de signes d’attention portés à leur bébé. Peut-être plus encore depuis que je suis Mamie…

S’il serait difficile d’imaginer, sauf pathologie particulière bien sûr, de mettre les femmes sous cloche pendant ces 9 mois, il suffisait d’ailleurs de regarder samedi le bonheur de l’une d’entre elles bravant les vagues avec ivresse, j’ai aimé l’interprétation de l’artiste. Le cliché est empreint de bien-être et sérénité, une déclinaison très poétique.

Cette exposition c’est bien sûr l’opportunité de découvrir un univers artistique dans ce qu’il a de plus singulier. Je vous invite à aller plus loin en naviguant sur le compte Instagram de Julie DE WAROQUIER. Il est somptueux.

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2023-04-24T07:12:25+02:00

L'Eternel Printemps de RODIN

Publié par Tlivres
L'Eternel Printemps de RODIN

Grâce au roman de Michel BERNARD, nous connaissons maintenant tous la sculpture "Les Bourgeois de Calais" et son histoire. Nous connaissons mieux aussi l'artiste du XIXème siècle et l'atmosphère de son atelier parisien mis à disposition par l'Etat qui lui avait alors commandé "La porte de l'Enfer".

Et bien, c'est aussi à cette période qu'Auguste RODIN se consacre à une déclinaison de l'amour en réalisant "L'Eternel Printemps", tout en finesse et sensualité.

Si Michel BERNARD ne consacre que quelques lignes à Camille CLAUDEL, sa présence dans l'atelier de l'artiste est bien là, aussi mystérieuse qu'envoûtante. Géraldine JEFFROY, elle, lui consacre son premier roman : "Un été à l'Iselette, l'occasion d'un petit clin d'oeil aux 68 Premières fois.

Revenons donc à "L'Eternel Printemps", ma #lundieouvredart qui serait une création inspirée de l'histoire d'amour qui lia pendant une dizaine d'années le maître et l'élève.

Le corps féminin serait, lui, dessiné à partir de la silhouette d'Adèle ABRUZZESI, l'un des modèles de RODIN, que l'artiste avait déjà magnifié dans une oeuvre dédiée "Torse d'Adèle". 

Je trouve cette oeuvre d'art magnifique, elle met en valeur deux corps portés par la fougue des sentiments, collés serrés, quelle plus belle manière d'exprimer la passion amoureuse !

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2023-04-17T18:25:41+02:00

La beauté d’une vieille femme nord-vietnamienne interprétée par Swed

Publié par Tlivres
La beauté d’une vieille femme nord-vietnamienne interprétée par Swed

 

Suivre Swed sur Instagram pour l’esthétisme de ses créations, partir quelques jours à Toulouse, flâner le long du Canal du Midi et puis, là, poser le regard sur une fresque du graffeur dont le talent est reconnaissable entre tous, enfin, je crois.

 

Ma #lundioeuvredart est bien l’une des nombreuses créations de Swed. En plus du graphisme, la signature est là, tout en haut, à droite, en rouge !
 

Je suis restée scotchée par l’émotion.

 

Il y a bien sûr ce rdv aléatoire dans un endroit improbable, encore que… une dent creuse d’un bâtiment protégé par une grille de chantier, n’est-ce pas le lieu d’expression par excellence des street artistes ? Nous sommes vraisemblablement là sur un site en attente de rénovation.

 

Mais qu’il s’agisse d’une création de Swed, là, j’étais tellement heureuse. Voir en réel l’une de ses fresques a quelque chose de profondément émouvant. Il faut dire que l’homme réalise des portraits réalistes de gens de la rue, des gens ordinaires que vous pourriez croiser dans la vie. Swed magnifie leurs visages dans ce qu’ils ont d’unique, cette petite étincelle dans leur regard, leurs rides d’expression (de vieillesse aussi 😉), leur sourire, leurs accessoires, le tout dans des nuances de gris. 

 

Si je ne sais pas quand l’artiste nîmois est passé sur Toulouse, je sais toutefois que cette peinture représente une vieille femme nord-vietnamienne photographiée lors d’un séjour personnel réalisé dans le pays en 2021. L’oeuvre est donc récente.

 

Même si le street art a dans son ADN d’être éphémère, je souhaite de tout mon ❤️ que cette création artistique de Swed puisse bénéficier d’une longue vie 🍀 

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2023-03-27T18:05:40+02:00

Le vase bleu de Julie LIGER-BELAIR

Publié par Tlivres
Copyright Julie LIGER-BELAIR

Copyright Julie LIGER-BELAIR

Ma #lundioeuvredart décline tout en beauté #marsaufeminin. C’est une création d’une jeune femme, canadienne, « Le vase bleu » de Julie LIGER-BELAIR.

J’aime profondément les collages, je trouve qu’ils offrent des capacités tout à fait exceptionnelles de composer des oeuvres d’art, avec du talent bien sûr et croyez-moi, Julie LIGER-BELAIR en a.

Là, il s’agit d’un petit format, 18 x 24, ce qui redouble de contrainte.

Si le père du genre, Henry MATISSE, peignait des planches avant de les découper dans les années 1940, j’aimerai beaucoup savoir où l’artiste puise ses papiers et l’inspiration. Peut-être serai-je entendue…

Dans tous les cas, je vous invite à consulter son compte Instagram pour apprécier la qualité de ses créations. Belle visite 😉

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2023-03-20T07:00:00+01:00

Ella FITZGERALD par MissMe

Publié par Tlivres
MissMe – Ella Fitzgerald – Serie “Saints of soul” ©Nickie Robinson

MissMe – Ella Fitzgerald – Serie “Saints of soul” ©Nickie Robinson

Tout au long du mois, je décline l'opération #marsaufeminin. Aujourd'hui, avec la #lundioeuvredart, place à une femme qui honore une autre femme.

La street artiste, c'est MissMe, une femme "vandale et artiste". La rue, c'est son lieu d'expression. Elle s'inspire de séries comme "Saints of soul" ici.

Cette fresque, je la trouve sublime.

D'abord, il y a cette femme au visage lumineux, au regard étincelant, au sourire attachant. C'est Ella FITZGERALD, la chanteuse de jazz américaine. 

Et puis, il y a le contraste des couleurs avec cette tunique flamboyante, teintée de rouge, de jaune, d'orange, des couleurs éminemment chaudes qui magnifient le personnage. La superposition des tissus est ingénieuse et parfaitement réussie.

Bien sûr, il y a l'éloge de la voix de la chanteuse noire avec les micros, franchement américains ceux-là.

Tout est dans le détail sur cette création, jusque dans les accessoires, les mains notamment sont ravissantes, fines et délicates, ornées comme le poignet des plus beaux bijoux.

Les femmes ont du talent, non ? Bravo MissMe pour cette réalisation.

Et si on terminait en chanson avec la grande Dame...

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2023-03-13T07:00:00+01:00

The Butterflies par Hyuro

Publié par Tlivres
The Butterflies par Hyuro

#marsaufeminin c'est l'occasion de mettre sous les projecteurs des femmes artistes qui s'impliquent en la faveur de causes nationales, voire mondiales.

Hyuro fait partie de celles-là.

C'est une street-artiste d'origine argentine. Elle est née en 1974 et malheureusement décédée très jeune, en 2020.

Elle a réussi à se faire une place dans le monde du muralisme et à orner de ses oeuvres de nombreux lieux sur la planète.

Cette chronique est une manière de faire connaître l'une de ses créations réalisée en 2015 à Ravenne en Italie dans le cadre de la Journée Mondiale pour la suppression des violences faites aux femmes. 

Habituée du genre, Hyuro représente des corps de femmes sans tête. Là, seules des robes semblent tenir droites. 

La fresque a été réalisée dans la rue des Soeurs Mirabal, qui honore quatre soeurs dominicaines impliquées dans la résistance au dictateur Rafael TRUJILLO et dont trois furent assassinées le 25 novembre 1960. Elles s'appelaient entre elles "Les papillons", d'où cette représentation en hauteur de ce qui semble être des papillons, le tout dans des nuances de gris.

Hyuro avait fait des violences faites aux femmes, l'émancipation des mères au foyer, les décès post-avortement... son cheval de bataille.

Toute son oeuvre reflète de son engagement. Qu'elle en soit aujourd'hui remerciée !

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2023-03-06T07:00:00+01:00

Clara HASKIL, prélude et fugue avec Laetitia CASTA

Publié par Tlivres
Clara HASKIL, prélude et fugue avec Laetitia CASTA

Je poursuis la déclinaison de l'opération #marsaufeminin avec une #lundioeuvredart puisée dans le registre du théâtre.

A partir du 8 mars prochain, si vous passez sur Paris, ne manquez pas la représentation de "Clara HASKIL, prélude et fugue" au Théâtre du Rond-Point.

J'ai eu l'immense chance de la découvrir, en charmante compagnie s'il vous plaît, dans le cadre des Hivernales du Festival d’Anjou au Grand Théâtre d’Angers, une prestigieuse interprétation assurée par Laetitia CASTA, accompagnée sur scène au piano par Isil BENGI. Le texte est de Serge KRIBUS et la mise en scène par Safy NEBBOU.

Clara HASKIL, qui était cette femme ? 
 
Une pianiste prodige d’origine roumaine, juive, née d’une mère musicienne, tombée veuve alors que ses trois filles, Lillie, Jeanne et Clara, ne sont encore que des enfants. Un oncle de Clara découvre le talent de l’enfant et réussit à décider sa mère de la lui confier pour lui assurer une formation à la hauteur de son génie. Dès lors, c’est une vie loin des siens qui s’offre à elle.
 
Laetitia CASTA réalise une performance de haut vol, en scène 1h45, sans aucune pause, à interpréter différents rôles pour retracer la vie de la musicienne dans un rythme trépidant.
 
Les changements de postures, de ton, lui permettent d’interpréter tous les rôles. Elle révèle les échanges entre Clara et sa mère, Clara et ses sœurs… La qualité de l’interprétation a été saluée par le jury des Molières 2022, Laetitia CASTA se voit remettre celui de la révélation féminine, c'est tellement mérité.
 
Dans une mise en scène originale, la pièce de théâtre est jouée dans un décor minimaliste. Trois murs, un piano. Là où tout se joue, c'est dans la mise en lumière. La gestuelle de son corps, ses bras, ses mains, les émotions qui traversent son visage, sont autant d’éléments mis sous les projecteurs, entre ombre et lumière.
 
L'artiste se voit doublée (et oui, au théâtre, c'est possible, Safy NEBBOU l'a fait !) d’une pianiste qui livre une prestation tout à fait exceptionnelle, du grand art. Isil BENGI, actrice et pianiste turco-belge joue merveilleusement du piano, elle nous a envoûtée de ses notes.
 
Laetitia CASTO est éblouissante et confirme son talent de comédienne hors pair, là, dans le 6ème art qui pourrait bien l'adopter.
 
Si vous n'êtes pas encore convaincus, je vous conseille de l'écouter au micro de Rebecca MANZONI dans Totemic sur France Inter. Vous serez conquis, enfin, je crois !

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