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Articles avec #jeunesse catégorie

2026-04-08T06:00:00+02:00

Le moulin à paroles de Gwénaëlle BOULET et Thomas BAAS

Publié par Tlivres
Le moulin à paroles de Gwénaëlle BOULET et Thomas BAAS

Lors de notre passage en bibliothèque avec mon petit-fils, il a choisi un magazine, et bien, pourquoi pas ?

D'autant qu'il s'agit d'une très belle découverte : "Les belles histoires", un mensuel publié aux éditions Bayard.

Je crois que l'histoire "Le moulin à paroles" a été lue une bonne vingtaine de fois !!!

C'est peut-être le personnage de José, en première de couverture, qui l'a séduit.

Donc, José est un petit garçon qui vit avec ses parents, maman et papa. José est très bavard. Ses parents tentent, plus ou moins fermement, de lui faire comprendre qu'il doit parfois se taire. De colère, José prend ses affaires et quitte la maison, de nuit. Après avoir vidé son sac... 


de tous les mots qu'il ne pouvait plus dire

auprès des arbres, des étoiles... enfin, tout ce qui acceptait de l'écouter. C'est alors qu'il découvrit un moulin. Il s'y installa et continua de palabrer. Les vilains mots qu'il prononçait percutaient les murs et lui revenaient comme un boomerang, lui faisant très mal. José essaya de changer de registre et utilisa de jolis mots, tendres et chaleureux. Là, surprise, les mots se mirent à résonner tout en douceur à l'intérieur du moulin. Avec le vent environnant, les ailes du moulin se mirent à tourner et diffuser les jolis mots partout dans la campagne, jusqu'au village de José. Les habitants, interpellés, se mirent en route et en découvrirent l'origine.

Cette histoire qui se déroule sur une vingtaine de pages, toutes illustrées en plein format, permet d'aborder les émotions, depuis la colère, la tristesse, la frustration, jusqu'à la joie, la gratitude, l'amour...

C'est aussi l'opportunité d'échanger avec les enfants sur les mots, le vocabulaire, les expressions, celles et ceux qui font du mal, celles et ceux qui font du bien.

Le personnage de José est très attachant. Il est rapidement devenu l'ami de mon petit-fils.

Bonne pioche donc, et cerise sur le gâteau, l'histoire peut s'écouter avec le CD.

Et ce n'est pas tout, dans ce magazine, nous avons pu lire aussi "L'histoire magique de Zouk, la petite sorcière qui a du caractère et le poisson d'avril" écrite par Serge BLOCH et illustrée par Nicolas HUBESCH, une histoire pleine d'humour, "Le petite histoire Un croco dans la baignoire" écrite par Mimi ZAGARRIGA et illustrée par Puy PINILOS, une histoire à mourir de rire, et enfin "L'histoire sans paroles de Polo le petit aventurier rêveur" créée et illustrée par Régis FALLER.

Il y a même une recette de cuisine (que je garde en mémoire pour Pâques), un poème et une super devinette.

Ce magazine, c'est un peu la caverne d'Ali Baba, de quoi passer de bons moments. C'est aussi une belle manière de faire connaissance avec la diversité des livres jeunesses (graphisme, calligraphie, style, ton, couleurs...). L'histoire sans parole aiguise le regard de l'enfant du haut vers le bas, de gauche à droite, pour suivre les cases de la BD.

J'aime beaucoup cette phrase de la maison d'édition :


Les histoires qu'on lit petit nous accompagnent toute la vie !

A consommer donc, sans modération !

   

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2026-04-01T06:00:00+02:00

L'oiseau d'Isabel OTTER et Fernando MARTIN

Publié par Tlivres
L'oiseau d'Isabel OTTER et Fernando MARTIN

Editions Milan

Mon petit-fils est dans sa période "Pourquoi ?". 

Alors, quand il s'agit de lui expliquer le monde des oiseaux, rien de mieux que de se rendre à la Bibliothèque Saint-Eloi d'Angers pour y trouver un livre dédié. 

Intitulé "L'oiseau", l'album d'Isabel OTTER et Fernando MARTIN est un petit bijou à feuilleter et une encyclopédie pour petits à explorer.

A chaque double page entièrement illustrée, tout en beauté (la récurrence de la couleur orange fluo est à ce titre une excellente idée), les auteurs dévoilent ce que les oiseaux ont ou n'ont pas, font ou ne font pas. 

Vous saurez tout sur les nids. Vous pourrez expliquer pourquoi les oiseaux chantent ? Vous irez du plus petit au plus grand !

Ce livre documentaire est une pépite. Je ne dirai jamais assez que les illustrateurs jeunesse sont des artistes, tant leur talent m'émerveille. 

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2026-03-25T07:00:00+01:00

Joséphine BAKER d'Agathe SORLET et Maria Isabel SANCHEZ VEGARA

Publié par Tlivres
Joséphine BAKER d'Agathe SORLET et Maria Isabel SANCHEZ VEGARA

Si, grâce à sa maman, a été organisée la rencontre de mon petit-fils avec Niki DE SAINT-PHALLE, dans le cadre de l'exposition temporaire consacrée au trio d'artistes Niki DE SAINT-PHALLE, Jean TINGUELY et Pontus HULTEN au Grand Palais fin 2025, ce dont je ne suis pas peu fière, il est une autre découverte que je veux partager largement, celle de la collection Petite & GRANDE des éditions Kimane.

En quatrième de couverture, vous lirez :


La collection Petite et GRANDE propose de découvrir des femmes qui n'étaient pas destinées à entrer dans l'Histoire mais qui ont accompli des choses extraordinaires en écoutant leur coeur et en suivant leur rêve d'enfant. Qu'elles aient été artistes, scientifiques ou bien aventurières, toutes étaient des petites filles rêveuses avant de devenir les grandes femmes courageuses et inspirantes que l'on connaît.

Autant vous dire que je me suis ruée sur le bac de la Bibliothèque Saint-Eloi d'Angers quand j'ai découvert la collection.

Quelle fut ma joie de voir "Joséphine BAKER" en sortir ! 

Vous comprendrez aisément que je ne puisse attendre qu'il soit ado pour l'orienter vers la BD de CATEL et BOCQUET pour qu'il s'initie au parcours de cette grande dame. Ce livre, c'était bien sûr une aubaine, impossible de le laisser passer. Bien m'en a pris, cet album jeunesse, il l'adore.

Tout commence à Saint-Louis aux Etats-Unis. Joséphine est née dans une famille pauvre. Son énergie, sa joie et ses danses en faisaient déjà une enfant EXTRAordinaire, mais à cette époque-là, les Noirs et les Blancs ne se mélangeaient pas. Quand elle commença à se produire dans des revues, c'était avec des artistes de sa couleur de peau. Très vite, elle se rendit compte des limites de l'exercice et pensa à quitter son pays pour la France. Arrivée à Paris, elle fut remarquée par son charleston. Le succès était désormais à portée de main.

Cet album se distingue d'abord par ses illustrations. Eminemment colorées, elles donnent aussi une idée de mouvement, l'énergie qui ressort des dessins correspond bien à Joséphine BAKER, et attire l'attention des enfants.

Inutile de vous dire qu'il y a eu un nombre incalculable de "pourquoi ?" prononcé au fil de cette histoire, l'occasion d'expliquer, même à presque 3 ans, que dans certains pays, les enfants n'ont pas les mêmes droits qu'en France. C'était hier pour Joséphine BAKER, ça existe toujours aujourd'hui pour d'autres.

Et puis, Joséphine BAKER c'est aussi l'artiste qui se promenait avec des animaux de compagnie venant du monde entier, à l'image de sa tribu arc-en-ciel, la famille qu'elle se créera en adoptant 12 enfants de toutes nationalités.

Enfin, Joséphine BAKER, c'est la femme résistante qui, pendant la seconde guerre mondiale, cachera des messages secrets dans ses partitions pour les remettre à des agents du réseau lors de ses spectacles. 

Quel bonheur que de le voir réclamer cette lecture.

Bien sûr, vous pouvez dès maintenant imaginer que nous allons rechuter et partir à l'aventure d'autres grandes dames grâce à cette collection !!!

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2026-03-18T07:00:00+01:00

Le doute de Silvia BORANDO et Alberto LOT

Publié par Tlivres
Le doute de Silvia BORANDO et Alberto LOT

Editions Piccolia

A chaque période de vacances, un passage en bibliothèque s'impose avec mon petit fils. Bien sûr, à la maison, il y a les livres achetés à La Cohue, la collection des Crocolou d'Ophélie TEXIER, dont certains sont même dédicacés de l'autrice, rencontrée sur le Salon du Livre Jeunesse de Montreuil en décembre 2025. Mais ils ne sauraient suffire !

Place aujourd'hui à un album tout en couleur : "Le doute" de Silvia BORANDO et Alberto LOT, des auteurs que je découvre.

Tout commence avec une relation d'amitié, celle d'une souris et d'un crocodile. Un jour, le crocodile interroge son amie de longue date sur ses maracas. "Il craint de les avoir mangées". Ni une ni deux, la souris s'introduit dans la bouche du crocodile. Et oh, surprise ! Elle rencontre Lapin, puis d'autres personnages. Son ami l'aurait-il trompée ? Aurait-il voulu la manger ?

Comme dans bon nombre de livres pour les enfants (les petits en particulier), les auteurs jouent avec les répétitions, celles des situations, celles des textes aussi. Et ça marche à tous les coups ! Rien de tel pour faire rentrer cette histoire dans leurs petits cerveaux. Effet garanti !

Et puis, ce livre, carré, a le mérite d'être illustré en pleine page. Quel bonheur que de le parcourir et s'émerveiller des couleurs vives qui l'habitent.

Mais le plus de ce livre, c'est la chute, inattendue et tellement drôle. Notre petit-fils en redemande, gage de qualité, non ?

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2026-02-11T12:20:00+01:00

Manqué ! d'Antonin FAURE

Publié par Tlivres
Manqué ! d'Antonin FAURE

Les éditions des éléphants

Lors de notre dernier passage en bibliothèque avec mon petit-fils, nous en avons eu pour tous les formats : 

- petite largeur, grande hauteur avec Grain de chagrin de Martine PERRIN

- carré moyen avec Riz, riz, riz ! de Bamco

- carré tout petit avec Bébé croco de Yu-Hsuan HUANG.

Place aujourd'hui au dernier de la liste, un carré moyen avec "Manqué !" d'Antonin FAURE.

Cet album jeunesse est très beau. L'illustrateur nous offre des pleines pages, toutes en couleurs. Ode à la nature, les dessins réalisés dans un nuancier de vert sont absolument magnifiques. Pour y repérer la petite bête correspondant au texte, Antonin FAURE nous aide, il choisit une autre couleur, du rose fuchsia pour le ver de terre, du gris pour la taupe, du rouge pour la pomme, du bleu et du jaune pour la mésange... Il diversifie progressivement les teintes pour nous livrer de véritables tableaux de maître.

Il est aussi très rigolo. A chaque fois qu'un élément de la longue chaîne de la biodiversité rêve de manger l'autre, "Manqué !".

Au fil des pages, des chaînes de solidarité se créent entre les animaux pour échapper au bec, aux dents, aux griffes... des prédateurs, avec une fin d'une très grande beauté, un hymne au bien vivre ensemble. 

Le message est écologique. Avouons qu'il n'est jamais trop tôt pour l'enseigner aux enfants.

Si vous avez prévu des promenades en forêt avec vos enfants et/ou petits enfants pendant les vacances scolaires à venir, cet album peut être une belle introduction.

En attendant, mon petit doigt me dit qu'une nouvelle expédition en bibliothèque est prévue, alors rendez-vous très vite !

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2026-02-04T07:00:00+01:00

Grain de chagrin de Martine PERRIN

Publié par Tlivres
Grain de chagrin de Martine PERRIN

Chaque passage en bibliothèque est un moment de découverte.

Aujourd'hui, place à un album jeunesse, "Grain de chagrin" de Martine PERRIN aux éditions Seuil Jeunesse.

Quand je suis accompagnée de mon petit-fils, j'aime lui proposer des livres de différents formats. Celui-là, je l'ai d'abord retenu pour ses dimensions atypiques, une dizaine de centimètres de large, une trentaine de haut. 

Tout de blanc vêtu, il m'a aussi fait de l'oeil pour sa conception. D'abord, il y a cette forme découpée dans la première de couverture à l'image d'une larme et puis il y a l'idée d'une superposition. Il ne m'en faut personnellement pas plus pour que j'ai envie d'en tourner les pages, aller voir derrière ce qui s'y cache... Et là, oh surprise ! La double page est en réalité pour partie pliée. Sur la gauche, sur une partie toute en couleur, il y a le texte avec une phrase qui se termine par trois points de suspension... histoire d'inciter l'enfant à deviner ce qui se trouve à l'intérieur de la page pliée, tantôt une goutte de pluie, tantôt une aile de papillon ou bien encore un pépin de pomme. La lecture devient rapidement un jeu !

Les couleurs sont vives, chatoyantes, gaies. Cette lecture est tout à fait adaptée aux plus jeunes.

Enfin, il y a l'histoire, parce que oui, nous lisons des livres pour découvrir des histoires. Là, c'est celle d'une larme qui devient un grain de chagrin. La fin est délicate, pleine de tendresse.

Bonne pioche après : 

"Riz, riz, riz !" de Bamco 

"Bébé croco" de Yu-Hsuan HUANG

"Mammouth" d'Alex WILLMORE

"Le lion et l'oiseau" de Marianne DUBUC

l'année 2026 promet d'être belle !

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2026-02-02T07:00:00+01:00

La forêt disparue par la Compagnie Mona BLANK

Publié par Tlivres
La forêt disparue par la Compagnie Mona BLANK

Ma #lundioeuvredart fait de nouveau partie du registre des arts vivants.

Dans le cadre des "Nuits de la lecture", j'ai découvert avec mon petit-fils "La forêt disparue", un spectacle de la Compagnie Mona BLANK programmé par les Bibliothèques d'Angers.

Quelques mots de l'histoire : 

"En retournant chez Mona, Emmy découvre une maison où tout est noir, où tout est plus petit. Même l'arbre dans le jardin a disparu. Mona aimait la forêt pour y glaner des chataignes, des noix, des glands. Les poches remplies de trésors, elle cachait ses graines un peu partout dans la maison. Mais aujourd'hui Mona est partie. Le silence a envahi sa maison. Emmy se sent seule et désemparée. Que faire pour que la vie reprenne le dessus ? Une pomme. Un pépin. Un pépin? Une porte s'ouvre sur le monde imaginaire et la mémoire d'Emmy. Des sons, des souvenirs apparaissent dévoilant un univers où le tout petit peu devenir très grand."

Dans un décor très réduit, la comédienne, interprète et metteure en scène, nous transporte dans un lieu de légèreté, de découverte et d'émerveillement.

Tout commence avec cette pomme croquée, un pépin mis dans l'eau pour pousser.

J'ai personnellement été frappée par la beauté des tableaux. Des effets esthétiques relèvent là de toiles de natures mortes. Je crois que je vais garder longtemps en mémoire cette pomme à moitié mangée, le faisceau lumineux plongeant sur elle alors qu'autour, tout est noir.

Et puis, il y a la puissance de la nature, nourricière. Si l'actrice en cherche une trace à l'extérieur de son espace scénique, c'est en réalité à l'intérieur qu'elle va la trouver.

J'ai beaucoup aimé les mouvements du corps de l'actrice, certains sont lents, d'autres sont énergiques, la force de son regard aussi, que l'on voit bien dépasser la zone des spectateurs pour se porter sur un immense pot en terre, objet de convoitises.

Le tout est accompagné d'un fond musical, des tonalités fraîches et dynamiques.

Mon petit-fils d'à peine 3 ans a été captivé par ce spectacle, un signe de qualité, non ? 

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2025-10-01T06:00:00+02:00

Le reste du monde d'Alexandra KOSZELYK

Publié par Tlivres
Le reste du monde d'Alexandra KOSZELYK

Coup de ❤️ pour ce roman jeunesse, "Le reste du monde", signé Alexandra KOSZELYK aux Editions La Doux.

De cette écrivaine, vous connaissez déjà, dans la collection adultes : "À crier dans les ruines", "La dixième muse", "L'Archiviste" et "Pages volées", tous Aux Forges de Vulcain que j'ai adorés, et puis "Le sanctuaire d'Emona", un roman jeunesse de la Collection R de Robert Laffont.

Vous savez aussi que j'admire tout particulièrement cette plume. Vous ne serez donc pas étonnés de découvrir que mon coeur a, une nouvelle fois, fait boum !

Nous sommes en Ukraine, dans la région de Kharkiv. En pleine nuit, lors d'une alerte à la bombe, Alya, 17 ans, décide de désobéir à sa mère. Plutôt que de descendre à la cave se protéger, elle préfère partir en courant retrouver Babcia, sa grand-mère qui vit seule dans sa maison. Elle la découvre en état de choc. La jeune fille gardera le souvenir de cette nuit comme l'une de ses dernières passées dans son pays. Son père est militaire. Elle ne l'a quasiment pas vu depuis 8 ans qu'il est en mission pour protéger les frontières d'un territoire menacé par la Russie. Avec l'invasion, les cartes sont rebattues. C'est au tour de sa mère d'être appelée. Le fils aîné, Mykola, lui est attendu au front. Dès lors, sa mère décide de faire quitter le pays à ses deux filles, Alya s'occupera de sa petite soeur Oksana. Toutes les deux prennent la direction de la France. Là commence leur nouvelle vie.

Ce roman jeunesse, c'est d'abord une immersion dans le pays d'origine de l'écrivaine qui, depuis le 24 février 2022, s'oppose à l'oppression russe. C'est une manière pour Alexandra KOSZELYK de contribuer à l'effort de guerre. Ecrire sur son pays est un moyen de RESISTER.

Si les adultes usent de leurs armes, les enfants, eux, se retrouvent parfois condamnés à quitter le territoire. Dès le 16 mars 2022, les ministres de l'éducation européens ont lancé une opération de coordination de l'accueil des élèves ukrainiens et de leur scolarisation. À travers des personnages de fiction, Alexandra KOSZELYK rend compte de réalités, les difficultés pour les associations de répondre aux besoins de chacun, celles des jeunes de réaliser leurs apprentissages en terre étrangère.

Pour Alya et Oksana, c'est une toute nouvelle vie qui commence. Séparées de leur famille, elles sont confrontées aux souffrances de l'exil. Elles doivent, encore, affronter la pression de l'humain, là, des élèves de leur âge qui font de leurs différences un objet de harcèlement à l'école.

Mais Alya, comme ses parents, incarne la résistance. Elle va puiser dans ses ressources la force de se battre pour avancer, à commencer par la langue, un sujet cher à l'écrivaine. Comme j'ai aimé la voir évoquer l'ukrainien à travers Babcia : 


Elle nous a transmis l'amour de cette langue : c'est celle de notre famille, la voix de l'affection et des caresses. P. 20

Et puis Alya va faire connaissance avec Otavio. Une même passion les unit : la photographie, cette discipline artistique qui lie Alaa à sa grand-mère restée au pays. Alexandra KOSZELYK choisit de perpétuer les pratiques argentiques. Quelles plus belles descriptions que de voir deux jeunes lycéens passer leur temps libre à développer leurs tirages dans des bains dont eux seuls connaissent la subtilité des mélanges.


L'unicité d'une photo tient aussi aux gestes du développement, au temps du bain, au toucher. Si babcia les avait tirées, elles auraient eu un tout autre grain que celles d'Otavio ou les miennes. C'est sous les doigts de l'artiste que le négatif se révèle, devient positif et visible. Il y a tout un travail avec l'argentique que le numérique ne permet pas, toute une créativité que le progrès technologique ne permet plus. P. 187

Si la photographie permet d'immortaliser un certain regard, encore faut-il lui trouver un objet. Là, je ne vous dirais rien, juste qu'Alexandra KOSZELYK revient à ses tendres amours... pour faire de ce livre un roman d'aventure.

Pari une nouvelle fois réussi, j'ai lâché prise et retrouvé mon âme d'adolescente pour me délecter de cette plume. Elle est pleine d'énergie, de chaleur humaine et d'espoir.

Enfin, la prose est précieusement mise en valeur par son écrin, des coquelicots dessinés sur le rabat d'une quatrième de couverture venant recouvrir la tranche de gouttière, l'occasion de saluer le travail de Camille GAUTRON, graphiste. Merci aux éditions La Doux pour ce très joli cadeau.


L'abandon de ces lieux a livré les clés à une nature folâtre, revenue sans appel, libre de toute main humaine. P. 220

pour faire de ce livre un roman d'aventure.

Quant à la fin, elle est juste... sublime.

Pari une nouvelle fois réussi, j'ai lâché prise et retrouvé mon âme d'adolescente pour me délecter de cette plume. Elle est pleine d'énergie, de chaleur humaine et d'espoir.

Enfin, la prose est précieusement mise en valeur par son écrin, des coquelicots (tiens tiens !) dessinés sur le rabat d'une quatrième de couverture venant recouvrir la tranche de gouttière, l'occasion de saluer le travail de Camille GAUTRON, graphiste.

Merci aux éditions La Doux pour ce très joli cadeau.

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2024-04-03T06:00:00+02:00

Des vagues d’Isabelle SIMLER

Publié par Tlivres
Des vagues d’Isabelle SIMLER

Éditions courtes et longues

 

Cet album, je l’ai choisi pour le mois placé sous le signe du poisson bien sûr.

 

Après « La grande plongée » de Lucie BRUNELLIÈRE, lui aussi est un grand format (22,5 X 32,5).

 

Dans un propos un brin onirique, Isabelle SIMLER nous propose un temps de communion avec les poissons des océans. Il y a le poisson-licorne, les étoiles de mer, le poisson-vache en passant par le poisson-lune et le poisson-ange.

 

Sur chaque page, une partie blanche pour imager le corps de l’enfant, le narrateur.

 

Si des enfants peuvent être effrayés de côtoyer des êtres vivants dans la mer, cet album les invitera à avoir confiance en soi et se laisser aller, au gré des vagues. Le texte et les dessins en version mât invitent à la sérénité.

 

Très bel album avec une histoire originale, bravo !

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2024-03-27T07:00:00+01:00

La grande plongée de Lucie BRUNELLIÈRE

Publié par Tlivres
La grande plongée de Lucie BRUNELLIÈRE

Albin Michel Jeunesse

 

Cet album, je l’ai choisi pour le mois placé sous le signe du poisson bien sûr.

 

Je l’ai repéré aussi avec son grand format (27 cm X 33,5). J’aime varier les tailles des livres que je propose à mon petit-fils. Il peut ainsi choisir en fonction de ses envies.

 

Et puis, en l’ouvrant, je me suis dit qu’il nous fallait le découvrir, les pages sont entièrement colorées, de vraies œuvres d’art.

 

J’ai trouvé les illustrations originales, dans les eaux polaires comme les mers chaudes, de quoi survoler la très grande diversité qu’offrent les poissons à travers le monde.

 

C’est l’histoire de Sonarus, une machine qui explore les fonds marins. Certains poissons fuient, d’autres s’en amusent. 

 

Outre le fait qu’il s’agisse d’un très bel album, cerise sur le gâteau, vous pouvez accéder à un site grâce à un QR code pour écouter le flux et le reflux, les vagues déferler. Ingénieux !

 

Je ne connaissais pas encore le registre artistique de Lucie BRUNELLIÈRE. Je suis sous le charme. Si son nom ne vous dit rien, je vous invite à aller visiter son site, il regorge de merveilles.

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2024-03-20T07:00:00+01:00

Les poissons de Claire BESSET et Benjamin ROUFFIAC

Publié par Tlivres
Les poissons de Claire BESSET et Benjamin ROUFFIAC

C'est le mois du poisson, le signe astrologique j'entends. Cet album qui fait partie de la collection « Mon premier animalier » aux éditions Auzou arrive à point nommé.

 

Il est en format carré de 21 cm de côté, facile à manipuler pour les petites mains.

 

Les pages sont plastifiées, parfaitement adaptées pour être mises en bouche. Parce que les poissons, ça se mange, non ?

 

J’ai beaucoup aimé cette création de Claire BESSET et Benjamin ROUFFIAC, mon petit-fils aussi d’ailleurs.

 

Composé de photographies, ce livre permet de s’imprégner de la réalité des fonds marins et d’en approcher la diversité.

 

Le poisson chirurgien, le poisson-papillon en passant par le poisson-trompette, tous sont tout en beauté.

 

Pour les plus curieux, un petit texte permet de faire plus ample connaissance.

 

C’est un très bel album. 

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2024-01-15T07:00:00+01:00

Helen K., texte et mise en scène d'Elsa IMBERT

Publié par Tlivres
© Pascale Cholette

© Pascale Cholette

Ma #lundioeuvredart c'est un spectacle vivant, un hommage rendu à « Helen K. » avec un texte et une mise en scène d'Elsa IMBERT, librement inspirés de la vie d’Helen KELLER.

Le Théâtre Le Quai d'Angers a eu la très belle idée de le programmer à l'attention notamment du jeune public (+ 8 ans).

Après "La belle lumière" d'Angélique VILLENEUVE, très beau roman relatant la vie d'une femme EXTRAordinaire, j'ai découvert une parfaite interprétation des différentes phases de la vie d’Helen KELLER. C'est toujours troublant de voir des images se superposer sur le film que je m'étais moi-même créé à sa lecture. Je suis tombée sous le charme.

D'abord, il y a le décor, quelques accessoires et la présence de la nature, un élément qui m'avait profondément touchée dans le livre. Je me souvenais de ces passages où Helen arpentait les allées de rosiers de la propriété familiale. On doit la qualité du travail aux Ateliers de La Comédie de Saint-Etienne.
 

Et puis, il y les prestations artistiques de chacun, chacune.

Marion LUCAS, danseuse, nous offre une performance dans sa représentation du handicap. Helen KELLER va effectivement tomber malade à l'âge de 18 mois. Une scarlatine est diagnostiquée. Elle est traitée. Repartie comme elle était arrivée, elle laisse l'enfant aveugle et sourde. J’ai été frappée par l’évolution du « langage » du corps au fil des apprentissages d’Helen et de sa capacité à communiquer avec son entourage. Au début, saccadé et violent, atterrissant souvent à plat ventre, au sol, traduisant l’abandon. A la fin, maîtrisé et paisible, debout, témoignant de son harmonie avec le monde extérieur.

Cette pièce est pleine d'espoir. Elle donne à voir l'évolution d'une enfant considérée comme « un zombie » jusqu'à son intégration à l'Université d'Harvard grâce à la langue des signes. Mais puisqu'elle est aveugle, me direz-vous, comment est-ce possible ? Annie SULLIVAN, son éducatrice, expérimente avec Helen la méthode du Docteur ANAGNOS de l’Institut Perkins, une langue des signes qui passe par le toucher, les lettres qui composent les mots sont formées avec les doigts. 

Dans le rôle d’Annie SULLIVAN, la comédienne, Noémie PASTEGER, de la Comédie Française, nous offre une représentation de ce qu’ont pu vivre Helen KELLER et Annie SULLIVAN ensemble, depuis la phase d’apprivoisement jusqu’à la phase d’exclusive complicité. 

Bien sûr, ce spectacle me rappelle mon sujet de philo au bac : « le langage ne sert-il qu’à parler ? ». Nul doute que quelques jours après cette formidable soirée, je pourrais en écrire quelques copies doubles ! J’y évoquerai comme Elsa IMBERT « la transformation de la perception du monde ».

Et puis, cette pièce, c’est aussi un formidable média pour faire évoluer le regard sur les enfants « différents ». Les enfants, ils étaient nombreux dans la salle, des très jeunes avec parents et/ou grands-parents, d’autres accompagnés par des professeurs. Nul doute qu’ils évoquent aujourd’hui cette soirée avec ce qu’ils en ont perçu et qu’un pas, conscient ou inconscient, a été franchi dans leur manière de percevoir et « accueillir » l’autre. Tout est affaire d’éducation et dans ce champ, les arts ont toute leur place. Mission accomplie vendredi grâce au travail aussi d’Elsa IMBERT qui a imaginé, outre l’intervention d’une danseuse et d’une comédienne, d’un conteur, un homme qui incarne de nombreux personnages en réalité, soit en les jouant, soit en faisant un pas de côté pour les observer et traduire leurs pensées. Dans le rôle, Stéphane PIVETEAU excelle.

Je suis sortie de ce spectacle émerveillée par la qualité de la représentation. Je suis rentrée chez moi aussi avec cette pensée que tout est toujours possible, même les désirs les plus fous. Souvenons-nous, Helen KELLER fut la première personne handicapée diplômée de l’université. L’optimiste que je suis a parfois besoin d’une petite piqûre de rappel ! Qu’elle était belle 🥰 


L’amour, n’est-ce pas cela ? - L’amour, dit-elle, est quelque chose de subtil comme les nuages qui, tout à l’heure, voilaient la face éclatante du soleil. Puis, en termes plus simples, car je ne pouvais comprendre ceux-là : - Vous ne pouvez toucher les nuages mais vous sentez la pluie et vous savez quelle est, après un jour de chaleur, son action bienfaisante sur les fleurs et la terre altérées. L’amour, non plus, vous ne sauriez le toucher ; mais vous sentez de quel charme il pénètre les choses. Sans l’amour vous ne connaîtriez pas la joie, vous ne prendriez au jeu aucun plaisir.

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2022-11-04T07:00:00+01:00

Mesure 217 de Françoise LHOIR

Publié par Tlivres
Mesure 217 de Françoise LHOIR

Collection Évasion des éditions Academia distribuée par les éditions L'Harmattan

Les premiers romans, quand ce ne sont pas les 68 Premières fois qui les proposent, ils viennent à moi comme « Mesure 217 » de Françoise LHOIR proposé dans le cadre d’une Masse Critique de Babelio. Une nouvelle fois, bonne pioche !

Marie est violoncelliste dans l’Orchestre National de Belgique. Elle est mariée avec Beaudouin, enseignant, le père de leurs deux enfants, Jérôme et Odile. Marie a une sœur, Béatrice, son aînée de 4 ans, partie vivre aux Etats-Unis. Elle est mariée avec Scott avec qui elle a eu une fille, Morgane, adolescente, dont l’itinéraire personnel est chahuté. Béatrice demande à Marie d’accueillir Morgane chez elle pour lui offrir une pause. C’est aussi à ce moment-là qu’un garçon, Sacha (son nom de scène), prodige, l'un des cinq très jeunes talents, est accueilli par l’Orchestre National de Belgique. Il est aussi « différent ». Il ne manquait plus que Caroline, la grande amie de Marie, un brin fantasque, pour offrir un nouvel horizon à tout ce petit monde.

Françoise LHOIR, autrice belge, nous propose un premier roman trépidant. Le récit est ponctué de péripéties qui donnent du rythme à la narration, un petit bijou.

Je ne vais pas pouvoir vous le cacher bien longtemps, la musique est un personnage à part entière de ce roman délicat et grisant à la fois.


On croirait voir les personnages tourner lentement sur eux-mêmes en se destinant force courbettes, comme dans les boîtes à musique anciennes. Le chef, métamorphosé à son tour en prince des salons galants, choisit de laisser la danse onduler jusqu’au dernier point d’orgue, pour ne pas ternir le bal. P. 41

J’avais eu le nez fin de me lancer dans un Mooc sur L’orchestre, quelle bonne idée ! Je me suis délectée de la plume de Françoise LHOIR pour illustrer l’organisation très structurée et hiérarchisée d’un orchestre. C’est aussi grâce à l’écrivaine que j’ai pu mettre le doigt sur le registre musical et la discipline de travail quotidienne des artistes.

Et puis, il y a aussi et surtout la capacité de la musique à vous embarquer et vous enivrer, en premier lieu les musiciens bien sûr, les hommes et les femmes qui lui vouent leur vie professionnelle, mais aussi le public, vous, moi.

Enfin, il y a le rapport à la musique pour des enfants/ados contraints et forcés par leurs parents à faire de cette discipline leur violon d’Ingres (sans jeu de mot !). Outre le fameux solfège dont beaucoup témoignent de leur martyre dans leurs jeunes années d’apprentissage, là, il y a la musique sclérosée par tout un système, depuis les auditions jusqu’aux prestations, formatées depuis la nuit des temps. Que de frustrations !


Après le premier mouvement, la partition est abandonnée, et les jeunes gens, sans se concerter, poursuivent la même évocation en improvisant, comme de coutume, abandonnant progressivement la gravité du début pour laisser exploser une folle exubérance. P. 184

Mais il n’y a pas que la musique qui soit abordée par ce roman d’une profonde sensibilité. Non, il y a d’abord le rapport des enfants avec leurs parents, et vice et versa, à la période de l’adolescence, et cette incapacité parfois, à échanger sur des sujets qui touchent à l’intimité.

Il y a encore l’approche de ce que l’on appelle maintenant communément les « enfants différents » sans bien savoir ce que ça peut vouloir dire. Ne sommes-nous pas tous singuliers, donc tous différents ? Bref, à travers deux personnages de fiction, celui de Morgane et celui de Sacha (Jacques dans la vie), Françoise LHOIR montre la difficulté à « s’intégrer » dans une communauté d’âges, en particulier lorsqu’un jeune souffre du syndrome d’Asperger. Le mot est lâché. En plus de lire « La différence invisible », la BD de Mademoiselle Caroline et Julie DACHEZ, je vous conseille absolument de lire ce roman qui explore les comportements qui y sont liés, une acculturation tout en douceur pour des symptômes qui ne le sont pas moins.

Dans une narration s'étalant sur 9 mois, l'écrivaine offre la voie d'une REnaissance. Dans une danse qui pourrait se jouer en 4 mouvements, là, 4 chapitres aux doux titres, depuis le rocambolesque jusqu'au rationnel.

Vous l’avez compris, ce roman m’a fait vibrer. Il est à lire sans modération, par les adultes comme les jeunes, un excellent roman passerelle.

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2021-05-05T16:37:56+02:00

S'appeler Raoul de Angélique VILLENEUVE et Marta ORZEL

Publié par Tlivres
S'appeler Raoul de Angélique VILLENEUVE et Marta ORZEL

Nous sommes mercredi, le jour des enfants !

Je vous propose aujourd'hui un album pour les petits, publiés chez Actes Sud Junior : "S'appeler Raoul".

Vous vous souvenez peut-être de "Piccolo". Angéline VILLENEUVE oeuvrait alors avec Amélie VIDELO

Aujourd'hui, nouvel album, nouvelle maison d'édition, nouveau duo !

Angélique VILLENEUVE a travaillé, cette fois, avec Marta ORZEL, illustratrice, chez Actes Sud Junior.

Avec ce nouvel album, les autrices abordent le sujet du prénom, de quoi en faire toute une histoire.

Raoul, qui est un ours, n'aime pas son prénom. Il en fait la confidence à son amie, Jacquotte, une fillette tout à fait perspicace qui va essayer de redonner le sourire à Raoul.

Cet album est un jubilé de petites merveilles.

D'abord, il y a les illustrations.

J'aime que les pages soient couvertes de couleur, et quelles couleurs ? Chatoyantes. Avec Marta ORZEL, vous ne trouverez quasiment pas un centimètre carré de blanc !

Et là, il y a en plus du mouvement. Toutes les pages (en dehors de celles dédiées aux dialogues entre Raoul et Jacquotte) sont animées, tantôt par un vol d'hirondelles ou d'oies sauvages, tantôt par une séance de patinage, ou bien encore par l'ascension d'un alpiniste.

Et puis il y a le texte, très beau.

Angélique VILLENEUVE réussit en un nombre de mots tout à fait limité à faire passer de jolis messages. Cet album, c'est un hymne à l'amitié, à ce qu'il y a de plus beau dans l'écoute et la compréhension, la générosité, la confiance retrouvée.

Il y a, enfin, les personnages.

Celui de Jacquotte est tout à fait succulent, une fillette qui s'attache à procurer du bonheur à son ours préféré, un ami qui le lui rend bien !


Jacquotte, c'est le prénom le plus mirifique,
le plus tourbillonnant qu'on ait jamais porté
dans une maison, dans un jardin, dit enfin Raoul.
Jacquotte, c'est un nom de reine, ça sent la clémentine et les libellules.

Petit clin d'oeil à ma Maman que l'on appelle Jacquotte. Je crois qu'elle aimerait beaucoup ce que dit Raoul de ce prénom !

Dans le monde imaginaire de Angélique VILLENEUVE et Marta ORZEL, les hommes et les animaux se partagent le territoire, une bien belle image de ce que pourrait être un petit coin de paradis, non ?

Pour mémoire, Angélique VILLENEUVE écrit aussi des romans pour les adultes, de petites merveilles...

"Maria"

"La belle lumière"

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2020-06-10T06:00:00+02:00

Piccolo d'Angélique VILLENEUVE et Amélie VIDELO

Publié par Tlivres
Piccolo d'Angélique VILLENEUVE et Amélie VIDELO

Nous sommes le 10 juin, un mercredi. Et puisque le mercredi est habituellement le jour des enfants, je vais m'essayer à la présentation d'un album jeunesse publié aux éditions Sarbacane !

Angélique VILLENEUVE, j'ai découvert sa plume avec "Maria", un roman profondément émouvant sur le genre, la grand-maternité... des sujets de société.

Là, je découvre un autre registre dédié aux plus jeunes d'entre nous.

Piccolo, c'est un petit canard, tout jaune. Lui, et ses amis les animaux, font partie de ces jouets de plage qui attendent, inlassablement qu'un enfant tombe sous leur charme. Mais, Piccolo est tout petit, alors, les enfants passent près de lui sans même le remarquer, sauf la petite fille cruelle !

Bien sûr, vous vous interrogez sur les aventures que vivra Piccolo, et vous avez bien raison. 

Le scénario est traité tout en tendresse.

J'ai beaucoup aimé les illustrations qui, elles, sont la création d'Amélie VIDELO.

Les couleurs sont chatoyantes, pleines de vie, pour ce qui relève de la réalité, les nuances deviennent pastel pour le volet imaginaire, un brin merveilleux.

Soudainement, il me prend l'envie d'aller à la mer, marcher sur le sable chaud, faire des châteaux de sable, et puis, acheter l'un de ces jouets de plage qui attendent qu'on les prenne tendrement, sous notre aile !

 

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