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2020-03-18T19:04:20+01:00

Mars au féminin, tapis rouge à Anne PLANTAGENET

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge à Anne PLANTAGENET

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec  Anne PLANTAGENET.

J'ai découvert sa plume il y a très longtemps avec "Nation Pigalle", un roman qui m'avait fascinée. J'avais adoré visiter Paris à ses côtés.

J'ai poursuivi avec "Trois jours à Oran" et puis "Appelez moi Lorca Horowitz", et enfin "D'origine italienne", tous publiés aux éditions Stock.

J'ai eu aussi l'immense chance de la rencontrer à Carnac lors d'un événement littéraire, sous l'oeil avisé de ma très chère Valérie, blogueuse, chroniqueuse, et tout un tas d'autres casquettes ! Je profite de cette publication pour la saluer d'ailleurs et vous inviter à visiter son blog : unlivreapreslautre.

Si vous ne connaissez pas encore cette écrivaine... un conseil, découvrez-là et on en reparle !

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2020-03-18T18:05:12+01:00

Nymphéas noirs de CASSEGRAIN, DUVAL et BUSSI

Publié par Tlivres
Nymphéas noirs de CASSEGRAIN, DUVAL et BUSSI

Collection Aire Libre des éditions DUPUIS

Vous vous souvenez certainement du roman "Nymphéas noirs" de Michel BUSSI. Perso, je l'ai lu il y a très longtemps maintenant, je n'en ai d'ailleurs retrouvé aucune chronique !

Frédéric DUVAL a eu la très belle idée de le scénariser et de le confier à Didier CASSEGRAIN, dessinateur, pour en faire un BD.

Le résultat est fascinant.

Direction Giverny, la cité des Impressionnistes, de Monet en particulier. Mais, c'est là aussi qu'est retrouvé mort Jérôme Morval, le crâne défoncé, une plaie en plein coeur et le corps plongé dans l'eau. Commence alors une enquête policière, confiée à l'Inspecteur Laurenc Sérénac, pour découvrir l'auteur du meurtre. 

On navigue entre les enfants, cette petite Fanette, passionnée de dessin, en lice pour le concours de la Fondation Robinson, et ses amoureux. 

Nymphéas noirs de CASSEGRAIN, DUVAL et BUSSI

Et puis, il y la personnage de la maîtresse d'école qui va semer la confusion... des sentiments.

Enfin, vous retrouverez avec plaisir la vieille dame, celle qui voit tout et menace de nouvelles victimes...

Nymphéas noirs de CASSEGRAIN, DUVAL et BUSSI

Cet album est très réussi, les couleurs sont agréables, le graphisme plaisant et l'intrigue parfaitement reconstituée. 

Il fait d'ailleurs partie de la sélection du Prix Cezam 2020.

 

 

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2020-03-17T19:11:42+01:00

Continuer de Laurent MAUVIGNIER

Publié par Tlivres
Continuer de Laurent MAUVIGNIER

Éditons de Minuit

Il y a des romans qui font partie de votre PAL depuis de nombreux mois, voire des années, et qui attendent sagement leur heure.

Et puis, il y a ceux qui surgissent dans votre quotidien sans y avoir pris garde. C’est le cas de « Continuer » de Laurent MAUVIGNIER, une référence de ma fille découverte dans le cadre de son Bookclub (et oui, les partages entre passionnés de livres se transmettent de génération en génération !).

Ce roman, il est passé devant tous les autres et m’a littéralement transportée. Offrons-nous un moment d’évasion...

Sybille est divorcée. Elle élève seule son fils, Samuel, un adolescent. Lors d’une soirée dans laquelle s’immisce Samuel avec deux de ses copains, il assiste au viol d’une jeune fille, sans bouger. Quand elle réussit à sortir de la chambre où elle était retenue, elle donne l’alerte. Sybille récupère son fils le lendemain au poste de police. Elle convoque le père de Samuel pour lui exposer la situation. Elle décide d’un séjour de rupture pour son fils, et pour elle qui traverse aussi une passe difficile. Destination le Kirghizistan. Là commence une nouvelle aventure...

Ce roman, comme tous ceux que je lis maintenant, je l’ai ouvert sans connaître un seul mot de l’histoire. J’ai été scotchée.

Il y a bien sûr cette scène, suggestive mais insoutenable, qui annonce tout de suite la gravité des faits, l’environnement familial en pleine désuétude, l’absence totale d’espoir... et puis, il y a ce nouvel horizon, cette perspective de grands espaces pour respirer... enfin !

Les descriptions de la nature sont remarquables. Moi qui pratique le treck en haute montagne, j’y ai retrouvé l’ambiance du lever de soleil, un moment si particulier.

Et puis, cette fusion des hommes avec les chevaux. Il y a cette course folle, en fin de journée comme un rituel à l’arrivée sur le lieu du campement, une parenthèse absolument jubilatoire, fugace mais tellement fougueuse.

J’ai profondément aimé le rapport à l’environnement et la prise de conscience des hommes de sa fragilité...


Se laver dans l’eau claire, en la polluant de ses propres saletés, c’est interdire aux autres créatures de pouvoir s’en abreuver, ou alors c’est les condamner à se souiller elles-mêmes. P. 131

Et ce n’est là qu’une composante du parcours initiatique du jeune garçon. Au fur et à mesure du périple en terre inconnue, il se découvre lui-même, il porte un regard nouveau, aussi, sur la personne qu’il n’avait jusqu’alors vue que comme sa mère...


Samuel regarde sa mère avec étonnement - ou plutôt avec agacement - il n’avait jamais pensé, et se redira et s’en étonnera encore cette nuit, que cette idée ne lui était jamais venue : oui, sa mère est aussi une femme. P. 98

Enfin, ce roman est fascinant par son rythme. Il y a des moments où le temps paraît se fondre dans l’éternité et d’autres où l’urgence répond à un instinct de survie.

Cerise sur le gâteau, la qualité de la plume de Laurent MAUVIGNIER. Elle est belle, fluide, émouvante, haletante. Il y a une bonne dizaine d’années maintenant, j’avais lu « Des hommes », j’y ai retrouvé ce rapport à la solitude et au silence comme une alternative au poids devenu insupportable des mots...


Les mots sont ici comme tous ces poids morts dont on se débarrasse parce qu’ils ne servent qu’à alourdir les bagages. P. 87

Bref, ce roman est une parfaite réussite. C’est mon #mardiconseil ! Un immense merci à ma grande fille pour cette très belle référence.

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2020-03-17T16:57:50+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Gaëlle JOSSE

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Gaëlle JOSSE

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Gaëlle JOSSE.

La plume de cette femme au regard bleu intense est tout simplement addictive, je la savoure, je m’en délecte.

Il y a eu

"Vermeer, entre deux songes"

"L'ombre de nos nuits"

"Le dernier gardien d'Ellis Island"

ou bien encore

Nos vies désaccordées"

"Les heures silencieuses"

"De vive voix"

et puis

"Une longue impatience", un énorme coup de ❤️

Chaque fois, c’est un décor planté avec minutie et puis des personnages tellement romanesques, émotion garantie pour des romans courts, une preuve supplémentaire, s’il en était nécessaire, de l’immense talent de cette écrivaine.

Vous la connaissez ?

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2020-03-16T21:32:13+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Michèle LESBRE

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Michèle LESBRE

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Michèle LESBRE.

Cette écrivaine est une habituée des textes courts publiés chez Sabine WESPIESER éditeur.

Je me souviens de : 

"Chemins"

"Boléro"

"Sur le sable"

"La petite trotteuse"

"Le canapé rouge"

et 

"Chère brigande"

des romans qui vous captivent et vous tenaillent longtemps, très longtemps !

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2020-03-16T08:00:54+01:00

Soutien de Lorenzo QUINN

Publié par Tlivres
Soutien de Lorenzo QUINN

C'était à l'été 2017.

Je découvrais, dans le cadre de la Biennale de Venise, deux mains tentaculaires sortant du Grand Canal de Venise pour soutenir la façade d'un monument historique.

Cette création de Lorenzo QUINN, artiste italien, avait pour objectif de sensibiliser au réchauffement climatique et aux risques encourus par la Cité des doges.

Nous sommes en 2020. "Soutien" est ma #lundioeuvredart comme un message lancé à celles et ceux que j'aime plus que tout.

 

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2020-03-15T07:00:00+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Jeanne BENAMEUR

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Jeanne BENAMEUR

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Jeanne BENAMEUR.

A l’image d’Alice FERNEY, je suis devenue une inconditionnelle de la plume de Jeanne BENAMEUR au fil du temps.

Il y a eu :
« Profanes »
 
Dans tous ces romans, j’ai retrouvé la même sensibilité, des mots savamment choisis qui émeuvent et puis, cette invitation régulière des disciplines artistiques. 
 
Cette écrivaine a un immense talent. J’ai eu la très grande chance de la rencontrer à la Bibliothèque Toussaint d’Angers, un moment profondément empreint d’humanisme.
 
Assurément, c’est une belle personne.

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2020-03-14T07:00:00+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Cécile LADJALI

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Cécile LADJALI

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Cécile LADJALI.

Cette écrivaine, j’ai eu l’immense chance de la rencontrer à la Librairie Richer, un samedi après-midi dédié à l’amour des mots.

J’ai lu d’elle :
 « Illettré »
 « Bénédict »

Chaque fois, j’ai été subjuguée par la beauté de la langue, sa profondeur, sa puissance, son impact aussi. Il n’y a pas de mot innocent et Cécile LADJALI nous le fait toucher du doigt dans ses œuvres.
 
Vous avez d’autres romans d’elle à me conseiller ?

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2020-03-12T18:01:19+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Lenka HORNAKOVA CIVADE

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Lenka HORNAKOVA CIVADE

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Lenka HORNAKOVA CIVADE, une plume découverte avec les 68 Premières fois que je ne remercierai jamais assez !

Il y a eu

« Giboulées de soleil »

« Une verrière sous le ciel »

et puis récemment 

« La symphonie du Nouveau Monde »

les trois romans publiés chez Alma éditeur, une maison que j’apprécie tout particulièrement.

Lenka HORNAKOVA CIVADE nous livre des romans sublimes dans lesquels se croisent des destins singuliers avec la grande Histoire, celle de son pays d’origine, la République Tchèque, une formidable opportunité de revisiter nos connaissances tout en beauté. La littérature, ça sert à ça aussi, non ?

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2020-03-12T17:18:07+01:00

L’homme qui n’aimait plus les chats d’Isabelle AUPY

Publié par Tlivres
L’homme qui n’aimait plus les chats d’Isabelle AUPY

Ma #citationdujeudi est extraite d’un petit traité de philosophie parfaitement réussi d’Isabelle AUPY, un premier roman très justement repéré par les fées des 68 Premières fois : "L'homme qui n'aimait plus les chats".

À travers des personnages de fiction vivant sur une île imaginaire, en seulement 122 pages, l’écrivaine réussit un tour de force.

Ce livre édité par les éditions du _Panseur est à offrir sans modération !

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2020-03-12T16:56:41+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Alice FERNEY

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Alice FERNEY

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Alice FERNEY.

J’ai découvert cette plume, il y a bien longtemps maintenant et j’en suis devenue au fil du temps une inconditionnelle.
 
Alice FERNEY est née le 21 novembre 1961, l’occasion d’un petit clin d’œil à ma grande fille née jour pour jour 30 ans plus tard. 
 
De cette écrivaine, j’ai lu :

« Les autres »
 
 
J’ai eu aussi l’immense chance de rencontrer cette femme à l’Université Catholique de l’Ouest d’Angers, un vrai moment de bonheur à l’entendre parler de littérature.

Quand elle dit qu’un écrivain peut écrire sur tout dès lors qu’il se documente sur le sujet, je crois que d’elle je peux tout lire. Il y a des romans historiques et des fictions qui font miroir avec notre société contemporaine. Il y a toujours des qualités indéniables dans la prose et de l’émotion véhiculée par des personnages éminemment romanesques.
 
A l’image de Frédérique DEGHELT, Anne-Marie GARAT, Véronique OVALDÉ... Alice FERNEY sait merveilleusement bien raconter des histoires et nous plonger dans un univers imaginaire qui nous permette de lâcher prise avec notre propre quotidien.
 
Et vous, vous avez lu des romans écrits par Alice FERNEY ?

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2020-03-11T19:07:53+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Pénéloge BAGIEU

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Pénéloge BAGIEU

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Pénélope BAGIEU, dessinatrice, illustratrice, une nouvelle référence de ma fille d’il y a très longtemps maintenant.

Le graphisme de ses personnages est un brin malicieux.

Et puisque nous sommes en mars, je voudrais saluer ses portraits de femmes hauts en couleur (au sens propre comme au figuré) croqués avec tendresse.

Pénélope BAGIEU a commencé par des publications régulières dans le journal Le Monde. Il y a eu notamment Nzinga, reine du Ndongo et du Matamba, Margaret Hamilton, Wu Zetian, Joséphine Baker, Iozen guerrière et chamane...

Et puis, l’aventure a continué avec la création d'un blog. Personnellement, j'adore les recueils, « Les Culottées », tomes 1 et 2, de petits bijoux à offrir sans modération ! Je vous les conseille absolument.

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2020-03-11T18:34:15+01:00

Cent mille journées de prières de Loo Hui Phang et Mickaël Sterckeman

Publié par Tlivres
Cent mille journées de prières de Loo Hui Phang et Mickaël Sterckeman

Ma #mercrediBD est un album qui assure la mémoire des exactions des Khmers rouges dont Douch, Directeur du centre de torture S-21 a piloté l’exécution de 16000 à 20000 personnes. Les faits remontent aux années 1976-1979. La famille de Loo Hui Phang a elle-même été touchée. C’est en découvrant un jour ce secret très bien gardé que Loo Hui Phang a eu envie d’en faire une BD.

Louis est un jeune garçon élevé par sa mère dans les années 1980. Ils habitent en France, dans le Nord. L’enfant de huit ans passe de nombreuses heures seul. Sa mère lui offre un canari pour le distraire. L’oiseau va l’accompagner dans ses questionnements personnels. 

Cent mille journées de prières de Loo Hui Phang et Mickaël Sterckeman

L’enfant a beau interroger sa mère, elle reste muette sur le destin de son père. Louis est torturé par cette absence, le jour, la nuit.

Les teintes grisées, noires et blanches des illustrations, plantent rapidement le décor d’une histoire profondément grave. Le lecteur mesure bien l’état psychique dans lequel s’enferme le jeune garçon. Les textes sont succincts, ils suffisent à mesurer le poids qui pèse sur les épaules de Louis.

Cent mille journées de prières de Loo Hui Phang et Mickaël Sterckeman

Et puis, un jour, rendez-vous est pris avec une famille, dont les origines laissent à penser que le mystère sera bientôt élucidé...

Cent mille journées de prières de Loo Hui Phang et Mickaël Sterckeman

Il ne s’agit que du tome 1. À bientôt pour découvrir la suite de l’histoire...

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2020-03-10T17:52:07+01:00

Une fille de passage de Cécile BALAVOINE

Publié par Tlivres
Une fille de passage de Cécile BALAVOINE
 
Mon #mardiconseil, c’est le second roman de Cécile Balavoine dont j’ai découvert la plume grâce aux fées des 68 Premières fois. Coup de cœur pour "Maestro".
 
Place maintenant à "Une fille de passage".
 
La narratrice, Cécile, a 25 ans. Après avoir passé une année à Salzbourg, elle étudie à New York et s’installe avec Liv et Darian, chez Serge DOUBROVSKY, écrivain, professeur de théâtre classique à la New York University. Juif de 70 ans, il est né d’un père Ukrainien, tailleur. Il ne doit sa vie qu’à des personnes qui ont bien voulu le cacher, lui, ses parents et sa sœur, dans une cave pendant la seconde guerre mondiale. Malade d’une tuberculose, il a perdu l’ouïe de l’une de ses deux oreilles. Cet homme, Cécile le vénère pour l’autofiction dont il est le père. Peu à peu, elle découvre son intimité, sa première femme, d’origine autrichienne, suicidée, qui hante les nuits de l’étudiante.


Il M semblait qu’elle se glissait vers moi par ondoiements, s’infiltrait sous les portes fermées, longeait les plinthes et se logeait au creux de mon corps recroquevillé sur le matelas. P. 29

Et puis, au fil du temps, se construit lentement une nouvelle relation...
 
Avec ce roman, j’ai retrouvé l’atmosphère intimiste de « Maestro », une relation entre un homme qui agit comme un mentor sur une femme qui l’adule. Les deux générations qui les séparent et leurs statuts respectifs confortent la dominance masculine sur une jeune femme subjuguée par les connaissances et le charisme de l’individu. Elle sait que des femmes se sont succédées à ses côtés mais elle, c’est différent


C’était comme une revanche sur la mort, un instinct d’existence. Je savais parfaitement que le désir s’arrêtait là, dans la région du cœur, je le sentais, rien ne frémissait en deçà. P. 118

jusqu’au jour où il y a cet instant de rupture.
 
Le rythme est lent, les mots doux. Cécile BALAVOINE prend son temps pour évoquer cette relation naissante et induit progressivement de la confusion entre homme et femme. C’est un roman de la nuance, la subtilité, l’entre-deux, l’interprétation... tout se joue à pas grand chose ou presque tout !
 
Il y a l’environnement de l’appartement aussi, la disparition des tours jumelles, la cicatrice urbaine :


Et moi, je voyais pour la première fois la béance que formaient désormais ces deux tours disparues depuis son grand bureau. P. 163

La population juive est incarnée par Serge DOUBROVSKY bien sûr mais aussi par Fernande, cette femme commerçante rencontrée lors de la recherche d’un cadeau pour enfant et puis, la menace de la déportation.


J’imaginais comment l’étoile avait été cousue, autrefois à son manteau d’hiver. Je m’accrochais du regard à ce fil auquel avait tenu sa vie, une jeune vie qui aurait pu s’achever dans les cendres. P. 42

Enfin, cerise sur le gâteau pour ceux qui aiment la littérature, est abordé le registre de l’auto fiction, celui-là même qui donne lieu aujourd’hui à de nombreux romans. Tantôt dans le rôle de l’écrivain, tantôt dans celui du personnage de roman, les deux facettes sont amenées de façon ingénieuse pour en mesurer toute la fragilité. Audacieux mais parfaitement réussi. Assurément, Cécile BALAVOINE a été à bonne école, elle nous livre ici un roman dans lequel elle conforte la puissance de sa plume.
 
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Merci infiniment aux éditions Mercure de France.
 
Cette chronique est aussi l’occasion d’un petit clin d’œil à Amélie de l’institut Au cœur des soins.

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2020-03-10T07:00:00+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Valentine GOBY

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Valentine GOBY

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Valentine GOBY.

J'ai lu d'elle

"Le rêve de Jacek" et "Le cahier de Leïla"

"Kinderzimmer"

"Un paquebot dans les arbres"

"Murène".

Chaque fois, ce sont des livres largement inspirés de la grande Histoire et qui concourent formidablement au devoir de mémoire. La littérature a aussi cette vocation d'alimenter les souvenirs et de faire en sorte que plus jamais on oublie.

Sous la plume de Valentine GOBY, le propos devient haletant, les personnages éminemment romanesques. Cet univers littéraire, je m'en délecte.

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2020-03-09T14:50:13+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Diane De La Roque

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Mars au féminin, tapis rouge pour Diane De La Roque

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Diane DE LA ROQUE. Aujourd’hui, habituellement dédié à la #lundioeuvredart, petit pas de côté, je vous présente une street artiste hors du commun.

C’est le compagnon de ma fille qui m’a mise sur la voie de Diane.d2

L’année dernière, nous étions en mars, Diane préparait une exposition : « Quelle femme ? Quelle femme ! » Tout un programme.

Ça se passait dans le 13ème arrondissement de Paris. À la bombe, elle réalisait une fresque.

 

Depuis, je suis devenue une inconditionnelle de son art. Ses fresques, majoritairement des portraits, sont sublimes avec un regard éminemment émouvant. Les couleurs sont vives, chatoyantes, j’adore tout simplement.

Si vous avez la chance d’habiter sur Paris, rendez-vous Passage des Abbesses à Montmartre pour découvrir le portrait de Suzanne VALADON réalisé dans le cadre du StreetarttourParis.

Et puis, à partir du 13 mars prochain, vous pourrez aussi vous délecter de ses œuvres dans le cadre de l’exposition « La femme est l’avenir de l’art ».

Cette femme, j’avais envie de partager avec vous son talent, une bonne idée, non ?

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2020-03-08T17:39:32+01:00

Tendrement d’Oxmo Puccino

Publié par Tlivres
Tendrement d’Oxmo Puccino

J’ai commencé cette #Journeeinternationaledesdroitsdesfemmes sur le ton de l’humour avec « Le problème avec les femmes » de Jacky Fleming, je vous propose de la terminer en chanson, tout en beauté, avec un clip magnifique du titre « Tendrement » du rappeur Oxmo Puccino. 

A saluer le très beau geste de l’artiste qui en fait don à La Maison des Femmes de Saint-Denis 👏

C’est ma #chansondudimanche.

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2020-03-08T07:00:00+01:00

Le problème avec les femmes de Jacky FLEMING

Publié par Tlivres
Le problème avec les femmes de Jacky FLEMING

Il y a plusieurs manières d'honorer les femmes, le 8 mars en particulier.

Personnellement, j'ai choisi le registre de l'humour.

J'ai découvert avec ma fille "Le problème avec les femmes" de Jacky FLEMING, traduit de l'anglais par Nora BOUAZZOUNI, publié aux éditions Dargaud

C'est un petit jubilé d'illustrations, accompagnées de quelques textes, pour expliquer, finalement, pourquoi des femmes remarquables se sont retrouvées confinées dans la "Poubelle de l'Histoire".

Il suffit de regarder la taille de leur cerveau !

à moins que ça ne soit à cause de leur robe...

 

 

Vous comprendrez mieux ainsi pourquoi les femmes étaient condamnées à rester à la maison.

Cette compilation d'illustrations permet de prendre une certaine distance avec les propos d'hommes de pouvoir considérés alors comme des génies. Ce cher Darwin, comme Freud, Jean-Jacques ROUSSEAU, SCHOPENHAUER, Henry MAUDSLEY... sont ridiculisés.

Jacky FLEMING réussit ainsi à honorer des femmes comme Annie OAKLEY, Gabrielle Emilie LE TONNELIER DE BRETEUIL, James Miranda STUART BARRY, Eliza GRIER, Sarah FORBES BONETTA, Nan ASPINWALL, Hildegarde DE BINGEN, Anne Marie DE SCHURMAN, Phillis WHEATLEY, Marianne NORTH, Mary BALL, Emmy NOETHER, Louise Augustine GLEIZES, Margaret BULKLEY.

Elle permet que justice soit faite !

"Le problème avec les femmes" est drôle, plein d'ironie, mais que c'est bon.

Bien sûr, vous l'aurez compris, ce petit album est à mettre dans toutes les mains à une condition toutefois, préciser qu'il s'agit du 2ème degré !!!

Messieurs, âmes sensibles, s'abstenir !

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2020-03-08T07:00:00+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Véronique OVALDE

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Véronique OVALDE

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Véronique OVALDE.

J'aime profondément son écriture, empreinte d'un imaginaire débordant, à l'image de ce que peuvent écrire Anne-Marie GARAT et Frédérique DEGHELT.

J'ai lu d'elle

" Ce que je sais de Vera Candida ", lauréat du #grandprixdeslectriceselle 2010

" La grâce des brigands "

" Des vies d'oiseaux "

" Les homme en général me plaisent beaucoup "

" Soyez imprudents les enfants "

" Personne n'a peur des gens qui sourient".

Dans ce dernier roman, Véronique OVALDE se renouvelle. Elle nous offre un roman au rythme trépident et OVALDÉ focalise son récit sur l’histoire rocambolesque et chahutée de Gloria, une jeune femme étrange et mystérieuse qui s’est construite au gré de circonstances dramatiques.

Tout au long de cette lecture, la respiration est saccadée, elle évolue au rythme irrégulier de la narration avec des chapitres tantôt de quelques pages, tantôt de quelques lignes. Au coeur d’un paysage naturel, il y a cette urgence à vivre !

Bref, c'est une écrivaine dont je suis devenue une inconditionnelle au fil du temps, une femme de talent, quoi !

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2020-03-07T07:00:00+01:00

Quand une écrivaine se livre... Portrait de Sandrine COLLETTE

Publié par Tlivres
Quand une écrivaine se livre... Portrait de Sandrine COLLETTE

Chère Sandrine, c’est un immense honneur que vous me réservez aujourd’hui en acceptant de répondre à mes questions. Je voudrais partager avec les internautes votre joie de vivre et votre chaleur humaine, vous qui vous êtes spécialisée au fil du temps dans le roman noir.

 

Vous avez écrit de nombreux romansIl y a eu « Des nœuds d'acier » - Grand prix de littérature policière 2013, « Un vent de cendres », « Six fourmis blanches », « Il reste la poussière », « Les larmes noires sur la terre », « Juste après la vague », « Animal » et très récemment « Et toujours les Forêts », roman présélectionné pour de nombreux prix littéraires.
 

 

 

 Mais vous avez aussi écrit des nouvelles : « Une brume si légère », « L’épouvantail », « Le Tracteur » et « L’amour, c’est de ne pas trouver les mots..., dans L’Amour, c’est... ». Et enfin, une découverte pour moi, des manuels : « L'Atout senior : relations intergénérationnelles, performance, formation et « Savoirs et enjeux de l'interculturel : nouvelles approches, nouvelles perspectives ».

 

Avant d’évoquer la toute nouvelle rentrée littéraire qui vous anime, je voudrais que vous nous parliez de votre rapport à l’écriture ? Est-ce qu’enfant vous souhaitiez devenir écrivain ?

 

Je serais tentée de répondre : oui, comme tous les auteurs ! C’est presque toujours un vieux rêve. Mais quand on est enfant, c’est comme dire qu’on voudra être clown ou majorette : ça ne fait pas sérieux. Du coup, j’ai mis du temps à y revenir, même si je n’ai jamais cessé d’écrire. Le déclic, c’était d’essayer de se faire publier. Ecrire est une chose, rendre public ce que l’on écrit en est une autre.

 

Chez vous, y a-t-il un lieu privilégié pour écrire ? un moment de la journée aussi ?

 

Pas vraiment. Je n’ai pas (encore) de tics, de tocs, tout ça. Du moment que mon ordinateur est là, j’écris n’importe où, chez moi le plus souvent en effet mais aussi dans un café, chez des amis… Et comme je fais beaucoup d’autres choses, l’écriture se glisse au milieu de plein d’activités, parfois le matin, souvent en fin d’après-midi, d’autres fois le soir. Si je devais trouver une régularité, je dirais qu’il faut de l’énergie pour écrire (donc après une journée de bricolage, c’est fichu), d’où l’importance de temps vides. Et par ailleurs, la pluie m’aide beaucoup en m’empêchant d’être en extérieur autant que je voudrais. Donc des jours de pluie où on s’ennuie, c’est pas mal !

 

Si fil rouge il y a dans toutes vos productions littéraires, quel serait-il ? 

 

Sans doute la survie. Je n’aime rien tant que mettre des personnages ordinaires (comme vous et moi) en situation extraordinaire. Les super-héros ne m’intéressent pas. Donc, ces gens comme vous et moi, je les mets dans des conditions extrêmes où leur vie est en jeu (un ouragan, une tempête en montagne, un enfermement…) et je regarde comment ils réagissent. Certains se dépassent, d’autres deviennent des minables ou des salauds. Je ne juge pas : je montre. 

 

S’agissant de vos romans, et en particulier des derniers, Dame Nature occupe une place prépondérante. Quel rapport entretenez-vous avec elle ? En quoi vous inspire-t-elle ?

 

La Nature est mon élément. C’est sans doute pour cela que mes romans se placent dans les grands espaces : la ville ne m’inspire pas. Dans la réalité, j’entretiens une relation très heureuse et fusionnelle avec la nature qui m’entoure ; mais pour mes romans, j’en fais une force destructrice, c’est sa puissance qui me fascine. Je crois au fond que la nature peut être le plus grand prédateur, le plus grand tueur en série du monde, plus encore que l’homme, car quand une catastrophe naturelle advient, rien ni personne ne peut l’arrêter. C’est cette démesure qui m’intéresse. C’est aussi la réminiscence de l’enfance : les histoires de sorcières, de monstres, d’ogres qu’on nous raconte se passent toutes au fond des bois. J’ai dû assimiler un peu vite : la nature, c’est beau mais c’est dangereux.

 

Comment construisez-vous vos personnages et leurs trajectoires ? Est-ce que vous savez, dès le début, quelle sera leur fin ?

 

Quand l’histoire se déclenche dans ma tête, je ne commence pas à écrire avant de l’avoir construite entièrement, d’avoir fait un canevas même un peu vague. Alors oui, je sais dès le début quelle sera la fin, ou presque. Parce que parfois j’ai une fin, et au fur et à mesure que le livre s’écrit, je me rends compte qu’il y en a une meilleure, ou que celle que j’avais imaginée ne me semble pas à la hauteur, etc. Donc à la fois les personnages et l’histoire sont construits dès le départ, et à la fois, dans la mesure où mes chapitres peuvent avoir un ou deux mots-clés mais qu’il reste sept ou dix pages pour les remplir, le livre se construit pas à pas. La créativité ne disparait pas à l’écriture, elle se renforce.

 

Comme tous vos romans, j’ai lu « Et toujours les Forêts » d’une traite, impossible, une fois ouvert, de le lâcher. Je suppose qu’un vaste tour de France est à l’oeuvre pour assurer la promotion de ce romanComment vivez-vous le métier de « VRP » ? Qu’est-ce que ça vous apporte personnellement ?

 

Le métier d’auteur est fondamentalement et essentiellement solitaire. Il faut aimer ça je crois – ce qui est mon cas. Mais pour ma part, je ne vis bien la solitude que parce que je sais qu’elle est ponctuelle, une sorte de fausse solitude, en quelque sorte. Alors oui, les rencontres en librairies, en médiathèques ou dans les salons, c’est loin, c’est fatigant, c’est chronophage. Mais c’est aussi le moment où on n’est plus seul et où on peut partager ce qu’on aime : les livres. En ce sens, c’est très riche, d’autant plus qu’on est confronté aux interprétations des lecteurs, à leur ressenti, aux liens qu’ils font : parfois, ils pensent à des choses auxquelles je n’avais jamais pensé, et je vis cela comme une ouverture d’esprit. Les rencontres sont toujours des temps forts dont je ressors avec plus de largeur dans ma tête.

 

Vous allez être accueillie par bon nombre de librairies. Avez-vous une adresse particulière à nous conseiller ? une à laquelle vous soyez fidèle ?


Oh non, j’aurais trop peur d’en oublier. Je suis fidèle aux librairies qui m’ont soutenue dès le premier roman, mais j’en découvre de nouvelles chaque année. J’ai surtout fait la connaissance des libraires : des gens passionnés (et il faut l’être pour espérer vivre du livre), sympathiques et bavards, avec plein de choses à raconter, souvent des vies à plusieurs trajectoires, capables de vous dire ce que vous allez aimer lire juste en vous écoutant, bref, cela fait autant partie du plaisir d’aller à leur rencontre lors de la promotion des romans. 

 

Je suppose que, lorsque l’écriture vous libère, vous lisez... Quel est votre dernier coup de coeur ?

Je lis tous les jours, je crois que chaque auteur est avant tout un lecteur. Mais je suis une mauvaise lectrice : difficile, avec des goûts qui ne sont pas ceux de tout le monde. Parfois je fais rire mon éditrice, je lui parle d’un roman que j’ai trouvé fantastique et elle me dit qu’il a fait un flop. Tant pis. Donc, mon dernier coup de cœur, il est loin. Disons que le titre qui me vient en tête est « Dans la forêt » (tiens tiens !) de J. Hegland.

 

Et votre lecture, aujourd’hui ?

 

Après avoir fermé « Les voyages de Cosme K » de Ph. Gérin (une bonne surprise), je commence « Manuel de survie à l’usage des jeunes filles » sur les conseils d’une amie libraire. 

 

Je vous remercie infiniment pour cet échange, plein d’humour et de fantaisie.

 

Il ne me reste plus qu’à croiser les doigts pour que votre tout dernier roman soit le lauréat de prix littéraires à venir. Le suspense reste entier mais je lui souhaite, comme de nombreux blogueurs et libraires, le meilleur ! 

 

Si vous saviez comme moi aussi je croise les doigts, je pense que je vais me faire un claquage ou développer de l’arthrose !! Merci pour tout et bon vent à vous.

 

(rire) Portez-vous bien (quand même !!!)...  

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