2020-11-21T09:48:11+01:00
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2020-11-16T21:59:31+01:00
Kiki DE MONTPARNASSE par Pablo GARGALLO
Ma #lundioeuvredart, c'est une sculpture de l'artiste espagnol, Pablo GARGALLO, découverte au Musée d'Art Moderne de Paris.
Elle représente Kiki De Montparnasse.
Elle a été réalisée en 1928.
L'artiste côtoyait alors les cercles d'intellectuels et d'artistes parisiens.
Il avait choisi de travailler le laiton considérant que « [...] ce matériau donne au portrait un côté étincelant correspondant à la personnalité « haute en couleur » du célèbre modèle [...]. »
J'aime beaucoup sa composition, les vides venant compléter les pleins. Cette création est tout à fait originale et permet pourtant de représenter la femme des années folles avec beaucoup de subtilité.
2020-11-15T07:00:00+01:00
Open Your Heart de Madonna
Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas écouté Madonna.
Bien sûr, il y a des dizaines d’albums mais je trouve que celui-là correspond bien à ma lecture du moment.
Ma #chansondudimanche, c’est « Open Your Heart ».
Allez, musique 🎶
2020-11-14T07:00:00+01:00
Avant que j'oublie de Anne PAULY
Ce roman autobiographique, c’est ma grande fille qui me l’a conseillé, comme autant d’instants de complicité autour d’un livre. Je ne connaissais pas la plume de Anne PAULY, et pour cause, il s’agit d’un premier roman ! Mais de cette écrivaine, je crois qu’il va falloir mémoriser son nom, elle a un formidable talent.
Autour d’un sujet dramatique, la mort d’un père, elle relate avec beaucoup d’humour l’existence d’un unijambiste, alcoolique, qui en a bien fait baver à tous, à ses enfants, à sa femme aussi. A l’époque, les termes de violences conjugales n’étaient pas encore prononcés, nous en étions bien là pourtant.
Partagée entre le ton de la dérision et la gravité des événements, je me suis pourtant surprise à rire. J’ai adoré la scène de l’entrée dans l’église, bras-dessus bras-dessous avec son amoureuse, Félicie !
Il y a de la distance quand elle prépare les funérailles.
Heureusement, je m’étais préparée : l’enfant en moi, je l’avais envoyé dans sa chambre avec interdiction de sortir jusqu’au soir, quant à la pleureuse, j’avais dilué un Lexomil dans son café. Elle flottait là, près de moi, comme un fantôme, avec une certaine indifférence. P. 76
Il y a de la colère quand elle évoque son dernier souffle.
Malgré le fait que Anne PAULY ait souffert d’une enfance sacrifiée, c’est bien elle qui, ces dernières années, a toujours couru au chevet de cet homme, veuf, devenu fragile et vulnérable.
Elle parle de la vieillesse, de la maladie, du corps douloureux.
Elle montre la face cachée, l’intimité, ces petits riens qui composaient le tout de son existence, à lui.
Et puis, il y a l’immense chagrin d’une fille devenue orpheline. Sa mère, dont tout le monde louait sa générosité, était partie la première. Avec le décès de son père, il se joue autre chose dans le coeur, et le corps, de Anne PAULY.
L’esprit et le corps rejetaient les nouvelles données. P. 31
Il y a des moments d’une immense tristesse, vécus dans la plus grande solitude. Là, le coeur se serre.
Et puis, il y a d’immenses bouffées de tendresse. J’ai adoré ces passages avec une certaine Juliette. Son père, Jean-Pierre, était un peu son « Roméo », à elle.
Enfin, il y a cette scène délicieuse autour de la calligraphie chinoise du mot amour, un petit bijou.
Si l’exercice de l’écriture a offert à Anne PAULY une certaine forme de catharsis, c’est là tout le bien que je lui souhaite, ce roman n’en revêt pas moins un caractère universel. Nul doute qu’il saura vous émouvoir.
Les jurés du Prix du Livre Inter 2020 ne s’y sont pas trompés. Ils ont succombé au charme de cette formidable preuve d’amour d’une fille à son père. C’est un livre original, sans langue de bois, il a tout pour plaire.
2020-11-13T08:23:04+01:00
La désobéissance d’Andreas Kuppler de Michel GOUJON
Héloïse d’Ormesson éditions
Nous sommes en février 1936. Andreas et Magdalena vivent à Berlin. Ils sont mariés depuis cinq ans. Elle a démissionné d’un poste de laborantine en centre d’analyses médicales pour se consacrer à sa famille qu’elle veut nombreuse. Elle, la presque parfaite aryenne, est torturée par l’infertilité de son couple et traite ses névroses à coup d’anxiolytiques. Lui est journaliste sportif. Il couvre les quatrièmes Jeux Olympiques d’hiver à Garmisch-Partenkirchen. Si, fidèle à sa famille de militaires, elle vénère le Troisième Reich, lui s’autorise à ne pas manifester de quelconques sentiments d’adoration pour le régime fasciste au pouvoir. Plus encore, il continue de faire ses emplettes chez des Juifs dont le commerce est interdit par les nazis. Il écoute du jazz, cette « musique nègre » considérée comme de l’art dégénéré. Il ne faudra pas plus d’une soirée à s’enivrer avec des confrères américains et à se languir sur la piste de danse avec une journaliste juive pour s’attirer les foudres du régime. Mais là, commence une autre histoire.
Ce roman revient sur une période qui fait aujourd’hui couler beaucoup d’encre, je vous l’accorde. Et pourtant, il sait être original.
J’ai aimé prendre la voie des J.O. pour décrypter les rouages d’une dictature en gestation. Nous sommes en 1936, quelques années après les premières décisions prises par le régime nazi (boycott des commerces juifs, autodafé des livres Place de l’Opéra...), le pouvoir s’enorgueillit d’une reprise économique. Il fait de cet événement sportif international un objet de propagande. Et même si les photographes non allemands ne sont pas autorisés à y faire leur métier, les jeux deviennent la vitrine de celui qui dit réussir à relever le pays.
Et puis, après « Erika Sattler », « Magdalena Kuppler » est très intéressante à appréhender. Le personnage de fiction de Michel GOUJON nourrit ce canon aryen d’une quête immuable d’une certaine forme de dignité. Il y a de l’orgueil à assouvir. Il y a aussi cette volonté de s’engager aux côtés du Führer. Les femmes, confinées par le régime aux tâches domestiques et à l’éducation des enfants, ont à coeur d’être à la hauteur. Si d’aventure, certaines s’éloignent du chemin, la société se charge elle-même de prendre la relève de l’Etat pour les presser de rejoindre le troupeau.
Outre le simple fait d’être mère et d’aspirer au modèle donné par Magda Goebbels en personne, il y a, pour une femme, le nec plus ultra, celui de contribuer à restaurer la pureté du sang allemand en se faisant engrosser par de purs aryens, ces SS triés sur le volet alimentant les « Lebensborn » créés par la dictature pour assurer des descendants parfaits en tous points.
J’ai beaucoup aimé le rapport à la musique incarné par Andreas Kuppler et ces moments de liberté qu’il s’octroie, un brin subversifs.
La musique exprimait l’indicible. Et en ces temps, elle pouvait aussi être une forme de résistance. P. 61
Tout se joue, là, en 48 heures. Michel GOUJON, dans son quatrième roman, met à l’épreuve du pouvoir et de la peur deux êtres que l’on pourrait qualifier d’ordinaires. Il précipite les événements pour livrer un roman rythmé et haletant dans une plume qui sait être poétique :
Un songe était si volatil, un peu comme un parfum. Il fallait l’enfermer très vite dans un flacon si on voulait en conserver l’essence. P. 39
Je l’ai commencé, je n’ai pas pu le lâcher !
2020-11-12T20:00:53+01:00
Où bat le coeur du monde de Philippe HAYAT
Ma #citationdujeudi est extraite d’un roman de la #RL2019, "Où bat le cœur du monde" de Philippe HAYAT, une épopée romanesque tout à fait remarquable publiée chez Calmann Levy, et plus récemment chez Le livre de poche.
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Avec "Où bat le cœur du monde", j’ai découvert la plume de Philippe HAYAT, sensible, fabuleuse, chaloupée, énergique.
La narration y est parfaitement orchestrée dans un rythme haletant, je ne me suis pas ennuyée une seule minute !
L'écrivain a réalisé d'importantes recherches historiques qui viennent étayer un roman empreint d'une multitude de faits, réels, eux.
Quant aux personnages, ils sont très attachants. J'ai un petit faible, je l'avoue, pour les portraits des femmes qui ont compté dans la vie de Darius, des personnes lunaires qui vont de l'avant, repoussent les limites, et lui offrent, chacune à leur manière, la force de l'amour.
Nous ne sommes plus à l'ère des déplacements libres dans des rues commerçantes aux vitrines toutes plus attractives les unes que les autres. Non !
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2020-11-11T07:00:00+01:00
Kiki DE MONTPARNASSE de CATEL et BOCQUET
Lors d’un week-end d’escapade sur Paris, il y a eu cette première rencontre au Musée d’Art Moderne avec Kiki DE MONTPARNASSE, une sculpture réalisée par Pablo GARGALLO en 1928. « [...] il choisit le laiton : ce matériau donne au portrait un côté étincelant correspondant à la personnalité « haute en couleur » du célèbre modèle [...]. »
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Et puis, il y a eu cette visite de l’exposition dédiée à Man REY au Musée du Luxembourg, et ce cliché de Kiki DE MONTPARNASSE.
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En rentrant sur Angers, lors d’un déjeuner aux Casse-croûte de Suzie, 3 rue de l’Espine, dans la bibliothèque récemment installée, que vois-je ? Un roman graphique intitulé Kiki DE MONTPARNASSE. Les planètes étaient alignées, impossible de résister !
C’est dans un scénario de José-Louis BOCQUET et sous le crayon de CATEL que j’ai découvert la biographie de Kiki, née Alice PRIN, le 2 octobre 1901.
L’enfant est élevée par sa grand-mère. A 12 ans, elle quitte Châtillon-sur-Seine pour retrouver sa mère sur Paris. A l’époque, nous sommes dans les années 1920, les enfants peuvent travailler dès 13 ans. Kiki est employée dans une boulangerie jusqu’au jour où une remarque sur son maquillage la fait sortir de ses gonds. Kiki met un poing dans la figure à sa patronne qui la licencie sur le champ. Kiki cherche un nouvel emploi. Elle est recrutée comme modèle par un sculpteur. Lorsque sa mère la découvre à poser, nue, elle la met à la porte. Kiki doit désormais trouver un toit en plus de trouver de quoi se nourrir. Une vie de bohème commence alors. Elle va rencontrer SOUTINE, MODIGLIANI, UTRILLO, et puis, Maurice MENDJISKY avec qui elle va vivre quelques années. C’est lui qui la surnomme Kiki. Elle va poser pour FOUJITA rendu célèbre avec cette toile : « Nu couché à la toile de Jouy » en 1922. Elle découvre Man REY qui la photographie et avec qui elle va mener une relation amoureuse aussi passionnante que sulfureuse. Après une expédition à Villefranche sur Mer qui tourne mal en 1925 et lui vaudra quelques mois d’emprisonnement, Kiki se lance elle-même dans la création artistique. Ses oeuvres sont exposées au Sacre du Printemps. Elle côtoie les intellectuels et artistes du tout Paris comme Robert DESNOS. Elle publie ses mémoires. Man REY se fatigue de cet amour avec Kiki qui commence à sombrer dans le chagrin. Il y aura bien André LAROQUE, cet accordéoniste avec qui elle se produire en spectacle. Kiki chante aussi. Elle enregistre deux disques chez Polydor et s’offre son propre cabaret, peut-être les prémisses d’une fin assurée pour Kiki. L’alcool et la drogue auront raison de cette femme hors norme.
Kiki DE MONTPARNASSE a joui de la vie dans tous les sens du terme. Elle a multiplié les conquêtes. Elle a passé une partie de sa vie à poser nue pour des hommes qui l’ont sublimée. Elle a côtoyé celles et ceux qui faisaient vibrer le tout Paris, nous sommes dans les années folles.
J’ai beaucoup aimé découvrir une biographie illustrée de Kiki DE MONTPARNASSE, de surcroît dans la collection de CATEL et BOCQUET. En version monochrome, le graphisme est très réaliste. Un détail qui n’en est pas un en réalité, la police de caractères est régulière et très accessible.
Dans la même collection, j’avais découvert Joséphine BAKER, un roman graphique coup de coeur.
Alors, n’hésitez plus !
2020-11-10T11:39:06+01:00
Histoires de la nuit de Laurent MAUVIGNIER
Elle sait ça, elle cherche le moment où c’est la peinture qui la voit, ce moment où la rencontre a lieu entre elle et ce qu’elle peint, entre ce qu’elle peint et elle, et, bien sûr, c’est une chose qu’elle ne partage pas. P. 30
Car ce qui compte, ce n’est pas tant ce qu’ils disent que ce qu’ils suggèrent : ces images, ils les inoculent dans le cerveau du mari et des amies comme un poison qui s’épanouira en eux et prendra bientôt la même place que leurs propres souvenirs. P. 551
L’intrigue est parfaitement menée dans un rythme irrégulier. Il y a des temps longs pendant lesquels Laurent MAUVIGNIER excelle dans la description du rien, du vide, des silences, et puis, surgissent des événements. Il y a maintenant urgence à vivre, chaque seconde pourrait être la dernière.
Alors ce qui se passe va très vite, et c’est comme si seulement un très long ralenti pouvait le rendre visible. P. 495
2020-11-09T17:15:37+01:00
Un pan du Mur de Berlin pour le 31ème anniversaire de sa chute
Ma #lundioeuvredart est une photographie de 2008, un tronçon du Mur de Berlin que nous avions immortalisé lors d'un séjour en famille.
Cette colombe avec cette chaîne en son bec, nous nous en souvenons tous.
Aujourd'hui, c'est le 31ème anniversaire de sa chute.
Peut-être n'étiez-vous pas né(e)s le 9 novembre 1989 mais je suis persuadée que vous, aussi, avez en tête les images largement médiatisées de ces hommes et ces femmes, armés de marteaux, pour le détruire à jamais.
Ce jour-là, soufflait un formidable élan de liberté pour les citoyens allemands, plus largement l'Europe et le monde entier.
Impossible de ne pas lier cette publication à la chronique de mon coup de coeur de cette rentrée littéraire de septembre 2020.
Vous vous souvenez bien sûr de "La femme qui reste" de Anne DE ROCHAS aux éditions Les Escales. Il s'achève justement avec la chute de ce mur construit la nuit des 12 et 13 août 1961, le "Berliner Mauer", comme le symbole de la Guerre Froide érigé entre le capitalisme et le communisme. A travers l'histoire du Bauhaus, c'est une page de la grande Histoire que vous découvrirez au bras de Clara Ottenburg, personnage de fiction autour duquel l'écrivaine tisse une toile dans laquelle se côtoient une cinquantaine d'artistes, d'architectes, d'urbanismes... choisis parmi toutes celles et tous ceux qui, de passage ou en résidence, ont vécu l'aventure du mouvement avant-gardiste avant, bien souvent, l'exil vers d'autres territoires.
La littérature offre cette possibilité de revisiter la grande Histoire, une manière de nourrir le souvenir d'une époque que l'on voudrait révolue et avouons que, Anne de ROCHAS, dans ce premier roman, l'assure tout en beauté. Je me suis délectée de ce livre foisonnant dans une plume d'une éblouissante poésie.
2020-11-08T07:00:00+01:00
Serre-moi de Tryo, Vianney et Ibrahim Maalouf
Ma #chansondudimanche, c’est un conseil attentionné que je partage bien sûr.
En janvier 2020, est sorti un album tout à fait original avec ce titre : « Serre-moi », des voix d’hommes pour chanter l’amour, les femmes...
Tryo, Vianney et Ibrahim Maalouf tapent fort...
Mille fois entrelaçons-nous
Et lassons-nous même en dessous
Serre-moi encore, serre-moi
Jusqu'à étouffer de toi
Lire le livre de Anne PAULY ce matin, au réveil, et dans « Avant que j’oublie », lauréat du Prix du Livre Inter 2020, découvrir ces mots :
je crois que les planètes sont alignées !
Allez, place aux artistes, musique
Bonjour
2020-11-06T07:00:00+01:00
Les vies secrètes de Paris de Katia CHAPOUTIER
Il y a plusieurs manières de visiter une ville comme Paris.
Il y a ces escapades dans la capitale, en présentiel j’entends. Mais, ça, c’était avant.
Non, aujourd’hui, on visite les sites, à distance, crise sanitaire oblige.
Certains opteront pour la vidéo, d’autres pour un bon livre.
Vous en rêviez ? Katia CHAPOUTIER et les éditions Le Passeur l’ont fait.
Tout commence avec cette citation de Théophile GAUTIER :
S’il me fallait faire la géographie de Paris, je diviserais la grande ville en plusieurs pays : Paris ancien et nouveau, Paris passé et futur, Paris qui dort et Paris qui veille ; il y aurait aussi le Paris infernal et le Paris élyséen, le Paris qui travaille et le Paris qui s’amuse, le Paris qui pleure et le Paris qui chante.
Avouons que le programme a tout pour plaire, d’autant que l’écrivaine est connue pour réaliser des reportages notamment pour l’émission « Des racines et des ailes ».
Vous êtes prêt(e)s et prêt(s) ? Un, deux, trois, partez !
Sous la plume merveilleuse de Katia CHAPOUTIER, vous allez découvrir :
L’appartement de la Grande Demoiselle
Le Musée Carnavalet
Le Musée d’Orsay
Le Musée Rodin
La Tour Eiffel
Le Musée Maxim’s, son Art Nouveau
La maison Guerlain
Le Crazy Horse, ce temple de la féminité
Le salon de thé Ladurée de la rue Royale
La Pagode, cette enclave chinoise dans l'Ouest parisien
La phonogalerie
L'opéra Garnier
Les Galeries Lafayette
Une gare miniature sous la gare de l'Est
Le Musée Edith-Piaf
La Cité internationale universitaire
Le Musée des Compagnons charpentiers
L'appartement de Boris VIAN
Le Grand Trianon à Versailles
en passant par
Les toits de Paris
Tous ces sites sont (relativement) bien connus du grand public mais la cerise sur le gâteau, c’est que l’écrivaine nous dévoile tout un tas de secrets. Le propos est croustillant mais... chut !
Comme je vous le disais en introduction, nous ne sommes plus à l'ère des déplacements libres dans des rues commerçantes aux vitrines toutes plus attractives les unes que les autres. Non !
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2020-11-05T08:19:41+01:00
Ásta de Jon Kalman STEFANSSON
Ma #citationdujeudi est extraite du roman
aux éditions Grasset, découvert dans le cadre du #GrandPrixdesLectricesElle 2019. C'était mon coup de coeur dans la catégorie "Roman".
En période de confinement, version 2, cette citation prend une dimension toute particulière.
Je profite de cette publication pour vous dire quelques mots de l'histoire :
Nous sommes dans les années 1950 à Reykjavik en Islande. Helga a 19 ans, Sigvaldi 30. Ils vivent le parfait amour. Ils ont une enfant de 7 mois. Une nouvelle grossesse se profile. Ils cherchent un prénom pour le bébé à venir, une autre fille. En mémoire d'une lecture qu'ils avaient partagée, « Gens indépendants » de Halldór LAXNESS (Prix Nobel de littérature), et qui les avait beaucoup émus, ils choisissent Ásta. A une lettre près, le prénom de la fillette aurait signifié "amour", mais voilà, cette lettre va faire toute la différence ! La grossesse d'Helga est marquée par ses crises de nerfs, un peu comme si la maternité faisait resurgir le passé et tourmentait les âmes par des souvenirs douloureux. Avec la naissance, les sentiments s'apaisent malgré une vie de famille chahutée par une économie en perte de vitesse. Sigvaldi est contraint d'exercer deux métiers pour permettre à sa femme et ses enfants de vivre. Il est marin. Il est peintre en bâtiment aussi, il a monté son entreprise avec un associé. Un jour, il tombe d'une échelle. Un peu sonné, il se remémore les bons moments de son existence. Il culpabilise aussi. S'il n'avait pas été un bon père pour sa fille...
Ce roman d'apprentissage est absolument EXTRAordinaire.
Il est aujourd'hui publié en format poche chez Folio.
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Mais oui, mais bien sûr,
pourrait bien avoir une chance de trouver sa place dans l'opération lancée par les 68 Premières fois, n'est-ce pas ?
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Vous hésitez encore ?
Je vous propose une chronique complète en version audio :
2020-11-03T21:47:44+01:00
Nature humaine de Serge JONCOUR
Le roman de Serge JONCOUR, « Nature humaine », marque des retrouvailles avec une plume que j'apprécie tout particulièrement. Vous vous souvenez peut-être de "Chien-loup", un énorme coup de coeur, ou bien de "Repose-toi sur moi" et "L'amour sans le faire".
Ce roman est lauréat du Prix Femina 2020, toutes mes félicitations vont à l’écrivain et sa maison d’édition, Flammarion.
Direction le Lot dans le Sud-Ouest de la France. Bienvenue à la ferme des Fabrier. Nous sommes en 1976, en pleine sécheresse. Alexandre, le jeune homme de la maison, s’inscrit dans la succession de ses parents. Ses trois soeurs, elles, sont attirées par la ville. Caroline fait des études à Toulouse où elle vit en colocation. Alexandre ne manque jamais une occasion de faire le taxi. Il en profite pour vivre des soirées entre jeunes. C’est là qu’il rencontre Constanze, une jeune Allemande de l’Est, dont il va tomber amoureux. C’est là aussi qu’il va côtoyer des activistes mobilisés contre l’installation de centrales nucléaires. Mais rien n’y fait, Alexandre est un rural, c’est un agriculteur, assailli par l’essor de la grande distribution. Un hypermarché Mammouth vient de s’installer à proximité. Les normes sanitaires évoluent. Alexandre doit faire face, coûte que coûte.
« Nature humaine » de Serge JONCOUR est le roman des mutations.
On commence avec la mutation climatique. L’écrivain tape fort, il commence le roman avec cet été mémorable de 1976. A l’époque, on appelait ça une sécheresse et c’était exceptionnel, aujourd’hui le terme a changé, nous vivons des canicules. Elles se suivent et se ressemblent, malheureusement. Serge JONCOUR achève le propos avec l’année 1979, l’année de la tempête.
Ce roman, c’est celui de la mutation économique aussi.
Avec l’exemple de la marque Mammouth, que l’on peut prendre au premier comme au second degré, la métaphore est très bien trouvée pour illustrer la grande distribution émergente, anéantissant le système de production agricole ancestral. La consommation de masse exige des agriculteurs de s’adapter pour produire toujours plus. Le rouleau compresseur est lancé, plus rien ne pourra l’arrêter.
Ce roman, c’est encore celui de la mutation sociale, en particulier des femmes, qui fuient leur confinement aux tâches domestiques auxquelles les hommes les avaient dédiées, en particulier dans un monde rural loin des activités professionnelles extra-agricoles. Avec les trois filles de la famille Fabrier, Serge JONCOUR illustre parfaitement l’appât de la ville sur les filles et leur souhait de poursuivre des études supérieures pour se faire une place dans un univers encore réservé aux hommes. Elles sont prêtes à repousser les limites.
Ce roman, c’est également celui de la mutation entre les générations. La fresque historique sur trente années montre le passage de relais par la voie des garçons assurant, bon gré mal gré, la succession des parents. Il y a une affaire de déterminisme là-dedans. Alexandre n’y échappe pas, comme ses parents précédemment. Chez les agriculteurs, il y a un attachement fort à la terre. D’ailleurs, quand les anciens partent à la retraite, ils font construire une maison non loin des bâtiments agricoles, histoire d’y garder leur ancrage. Avec cette construction, les grands parents d’Alexandre s’offrent un brin de modernité et s’approprient de nouveaux modes d’existence, ainsi va la vie.
Ce roman, c’est enfin celui de la mutation politique. L’année 1981 verra la gauche arriver au pouvoir. Là commencent les années dites Mitterrand. L’écrivain relate la soirée de fête suite aux élections présidentielles qui marquent un tournant dans l’Histoire de France.
Avec « Nature humaine », Serge JONCOUR explore les racines d’un mariage malheureux, voire impossible, entre Dame Nature, havre de paix et écrin de verdure, et l’activité humaine, génératrice de modifications environnementales. Les agriculteurs incarnent parfaitement la responsabilité des hommes à l’origine des changements climatiques et les plus concernés par les effets dévastateurs des éléments.
La nature est un équilibre qui ne se décide pas, qui s’offre ou se refuse, en fonction des années. P. 75
Ils sont tour à tour responsables et victimes de leurs faits. Avec ce roman, et pour celles et ceux qui ne sont pas du milieu, l’écrivain nous permet, le temps d’une lecture, de regarder dans le rétroviseur et revisiter l’histoire pour mieux comprendre d’où l’on vient et qui nous sommes aujourd’hui.
L’Histoire se fait au plus près des êtres, elle influence les vies comme les mains modèlent l’argile. P. 130
Si Serge JONCOUR ne l’avait pas lui-même affirmé dans une interview donnée au journal Le Monde :
Écrire, c’est faire vivre des personnages, des intrigues mais aussi dire des choses du monde.
je l’aurais bien sûr martelé.
Outre cette relation amoureuse qui vient brouiller les cartes et permet de dénoncer les codes inhérents à chaque univers, à moins d’être impossible, ce que j’ai aimé dans ce roman, comme dans tous ceux de Serge JONCOUR je dois bien l’avouer, c’est le rythme. Avec l’affaire des activistes et le doigt mis par Alexandre dans l’engrenage, l’écrivain réussit à créer du suspens et à précipiter les événements alors que tout porte à s’inscrire dans la durée, un temps long d'une trentaine d'années, juste avant que le cap des années 2000 ne soit franchi.
Chapeau !
2020-11-02T18:10:00+01:00
Samuel PATY, un portrait signé AL1
Ma #lundioeuvredart est une création de l’Angevin, AL1, un street-artiste désormais connu pour ses portraits collés.
Nous sommes le 2 novembre 2020. Les vacances de la Toussaint s’achèvent. Les élèves font leur rentrée et leur programme scolaire est adapté pour assurer un hommage à Samuel PATY, ce professeur d’histoire géographie décapité le vendredi 16 octobre dernier à Conflant-Saint-Honorine pour avoir montré les caricatures de Mahomet à des collégiens.
Ce portrait aux couleurs de la République est affiché Place François Mitterrand à Angers, non loin de l’Université d’Angers, un message fort.
J’oserai dire que AL1 est régulièrement au rendez-vous pour servir des causes d’intérêt général. Il s’était notamment distingué avec ce collage aux abords de la Place La Rochefoucauld, un immense MERCI adressé à toutes ces femmes et tous ces hommes qui ont poursuivi leur activité professionnelle lors du premier confinement pour assurer la continuité de services qualifiés de première nécessité.
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Si le portrait de Samuel PATY est affiché depuis le 21 octobre dernier, c’est aujourd’hui que j’ai choisi de le relayer, une modeste contribution pour que cette journée reste à jamais gravée dans nos mémoires.
Ce dessin se passe de mots, je crois.
2020-11-01T12:39:44+01:00
Walking the wire par Imagine Dragons
Ma #chansondudimanche, je l’ai choisie dans le registre de Imagine Dragons.
Je diffère à demain le sevrage du rose 💓
2020-11-01T09:22:16+01:00
Retour en images et en musique sur les découvertes d’octobre
En octobre, j’ai fait de belles découvertes, il y a eu des premiers romans avec « Ce qu’il faut de nuit » de Laurent PETITMANGIN et « Whiteout » de Huichi SHIMPO.
Il y a eu « Erika SATTLER » de Hervé BEL, l’occasion d’une rencontre à la librairie Richer avec Caroline LAURENT, son éditrice. Ça, c’était avant le confinement bien sûr, un excellent souvenir.
Il y a eu des retrouvailles avec Alain JASPARD et Sébastien SPITZER, Amélie ANTOINE aussi.
Il y a eu ce flashback sur « J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi » de Yoan SMADJA, lauréat du Prix littéraire Lucien CAROUBI, l’occasion d’un petit clin d’œil à l’équipe des 68 Premières fois. Ce prix honore des ouvrages en faveur de la paix et de la tolérance entre les hommes, il tombe à point nommé, non ?
Il y a eu une séance de ciné tout à fait extraordinaire, « Adieu les cons » de Albert DUPONTEL, un film totalement dingue.
Il y a eu de la musique avec le titre « N’attendons pas », de Vianney, cette chanson prend une dimension toute particulière aujourd’hui.
Et puis, il y a eu toutes ces œuvres partagées avec Eliane, Christine, Florence, Dina et Alexandra, pour soutenir l’opération #Octobrerose, une collection de toute beauté 💓
Savourez 😉
2020-10-31T16:29:34+01:00
#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
Comme l’année dernière, Eliane, Christine, Florence et moi avons publié chaque jour une image pour soutenir la cause d’ #Octobrerose 💓
Au final, c’est un jubilé merveilleux d’œuvres d’art d’une diversité exceptionnelle.
A vous d’apprécier...
Chez Christine, place à la photographie appareil photo
Jour 1 📸 Robert Doisneau
Jour 2 📸 Adam Mendonca
Jour 3 📸 Yevonde Cumbers Middleton aka Madame Yevonde
Jour 4 📸 Martin Parr
Jour 5 📸 Raymond Depardon
Jour 6 📸 Richard Misrach
Jour 7 📸 ©Philippe Sainte-Laudy
Jour 8 📸 ©Ricardo Bofill, La Muralla roja, Postmodernisme, Calpe, Espagne
Jour 9 📸 Sam Abell
Jour 10 📸 Patrick Chatelier
Jour 11 📸 Karen Knorr
Jour 12 📸 Bruno Barbey, Vent d’Est à Tanger, 1995
Jour 13 📸
« Agnès, tu la veux comment, la voiture ?
— Rose avec des étoiles vertes ! » L’homme de Rio, Philippe De Broca
Jour 14 📸 Vivienne Gucwa, Central Park
Jour 15 📸 Matt Henry, Goat Island
Jour 16 📸 Diptendu Dutta
Jour 17 📸William Klein, Antonia and Simone at the Barber Shop, New York, 1962
Jour 18 📸 Steve McCurry, Procession de moines à Rangoon, 1994
Jour 19 📸 Joakim Eskildsen
Jour 20 📸 Robby Müller, Polaroïd, Santa Fe, pour Paris, Texas (1984) de Wim Wenders
Jour 21 📸 Nicolas Comment
Jour 22 📸 Norman Parkinson pour Vogue, automne 1957
Jour 23 📸 Philippe Halsman, Audrey Hepbrun, 1954, pour le magazine LIFE
Jour 24 📸 Saul Leiter
Jour 25 📸 Eve Arnold, 1979
Jour 26 📸 Olivier Morisse
Jour 27 📸 Ed Freeman, Sundowner Motel, Desert Shores, Californie.
Jour 28 📸 Annie Leibovitz, Drew Barrymore pour Belle et la Bête
Jour 29 📸 Michaela Sibi
Jour 30 📸 Ola Kolehmainen
Jour 31 et dernier 📸Ralph Gibson
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Chez Florence, place à la peinture et aux illustrations
Jour 1 🎨 The New Yorker by #AnatolKovarsky May 20, 1961
Jour 2 🎨 @ MonicaRohan (artiste australienne)
Jour 3 🎨 #PotPourri (1897) de Herbert James Draper
Jour 4 🎨 « Jeune femme au ruban rose » 🎀 de Marie Laurencin (1885-1956)
Jour 5 🎨 « L’enfant à la veste rose (1973) de Mai Trung Thu (1906-1980)
Jour 6 🎨 « La femme en rose » (1907) de #RaoulDufy 🇫🇷
Jour 7 🎨 illustration : Paul Bert Serpette par Pierre Le-Tan (1950-2019)
Jour 8 🎨 « Femme au fauteuil sur fond rose » (1939) de Pablo Picasso
Jour 9 🎨 « Le Pavillon dans la roseraie » (1931) de Henri Le Sidaner
Jour 10 🎨 «La nappe rose» (1925) de Henri Matisse
Jour 11 🎨 «La Nappe rose» (1938) de Georges Braque
Jour 12 🎨 «La Ronde» (1910) de Natalia Goncharova
Jour 13 🎨 Banksy – porte de la Chapelle, Paris
Jour 14 🎨 Still Life with Rose de Giovanni Boldini
Jour 15 🎨 Le verre d’eau (1947) d’Augustin Rouart (1907-1997)
Jour 16 🎨 Alphonse Mucha (1860-1939)
Jour 17 🎨 Bernie Fuchs (illustrateur américain 1932-2009)
Jour 18 🎨 🖌️ Illustration from Sonia Delaunay: A Life of Color
Jour 19🎨Portrait of a ballerina L.A. Ivanova,1922 de Zinaid Serebriakova 1884-1967
Jour 20 🎨 The Indiscreet Jewels, René Magritte, 1963
Jour 21 🎨 La Preghiera, 1914 de Felice Casorati
Jour 22🎨 Bouquet of Flowers, 1909 de Henri Rousseau (source : @artrousseau)
Jour 23 🎨 Party Hats de @Augustwren
Jour 24 🎨 Puissante bonté @Olalarte 2020
Jour 25 🎨 Vallie le Boeuf 2020
Jour 26 🎨 Fleur du mardi de Illustrationst 2020
Jour 27 🎨 Haras.nitram 2020
Jour 28 🎨 Marie Deligny 2020
Jour 29 🎨 Tatjanamaiwyss 2020
Jour 30 🎨 Minji Kim
Jour 31 🎨 The dance off de Anna wright illustration2020
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Chez Eliane, place à la peinture
Jour 1 Klimt, portrait de Mäda Primavesi (1912)
Jour 2 John William Waterhouse, Psyché entre chez Cupidon
Jour 3 Théo Van Russel Berghe, portrait de la violoniste Irma Sethe
Jour 4 Amedèo Modigliani Jeanne Hebuterne bien sûr
Jour 5 Alex von Javlesky Jeune fille aux pivoines
Jour 6 Picasso, La maternité, période rose évidemment (1904-1906)
Jour 7 Khalo Bukovac (peintre croate) Portrait de la baronne Rukavina
Jour 8 Cuno Amiet (peintre suisse 1868-1961) Jeune fille assise
Jour 9 Hugo Pratt, les chemins du rêve (pour la fondation Folon)
J 10 Portrait de mademoiselle Ehrler par Léon Riesener, peintre romantique (1808-1878)
J 11 « Rosa triplex » Dante Gabriel Rossetti
J12 Pour voyager un peu, une œuvre de Claude Dambreville, écrivain et peintre haïtien
J13 Miss.Tic, poète d’art urbain
J14 Maurice Denis Plage de Tregastel, 1ers pas d’Antoine
J15 Valse intime, de Georges Redon, peintre, illustrateur et affichiste
J16 Park Hang Ryul, peintre coréen (1950) L’invitation au rêve
J17 Angelo Morbelli (italien divisionniste) Femmes à la rizière
J18 Boleslaw von Szankowski (portraitiste polonais) Le flamenco
J19 Audrey Kawasaki, jeune artiste de Los Angeles, peinture sur bois
J20 Stella im Hultberg coréenne vivant aux USA Femme fleurs
J21 Giovanni Boldoni - Femme en rose
J22 - Federico Zandomeneghi - Fille avec des fleurs
J 23 Émile Deckers, Jeune fille en rose
J24 Haruyo Morita, artiste japonaise née en 1945
J25 Richard S. Johnson, peintre américain Chicago né en 1953
J26 Le paravent Joséphine Baker de Émile Compard (expo Fénéon)
J27 Tamara de Lempika - La chemise rose (peintre polonaise Art déco)
J28 Pour les 70 ans du festival de Cannes
J29 Magritte - Shéhérazade , l’une des variations
J30 Elisabeth Shippen Green, illustratrice américaine
Et puis avec TLivresTarts, un patchwork d’œuvres en tous genres
Jour 1 🎨 #Vasedefleurs de Francis Picabia
Jour 2 🎨 #30ansoulavieenrose de Raoul Dufy 1931
@mam
Jour 3 🎨 #ladanse de Henri Matisse 1931-1933
@mam
Jour 4 ✏️ #lavalsedesdossiers de leocadie_illustration 2020
Jour 5 🎨 #Femmeasatoilette de Gustave Caillebotte 1873
Jour 6 🎨 #AmaryllisinVase de David Hockney 1984
Copyright David Hockney
Jour 7 🎨 #Lapromenade de Marc Chagall 1917
Jour 8 🎨 #Equilibre de Jade Rivera 2017
Jour 9 📷 Autoportrait d’une photographe confinée - 21 de Astrid Di Crollalanza 2020
Jour 10 🎨 Le soldat rose de BoteroPop 2019
Jour 11 🎶 Le gardien de nuit de Francis CABREL extrait du conte musical Le soldat rose
Jour 12 🎨 Après le bain de Joaquín Sorolla 1916
Jour 13 🖐 La Toilette de Niki de Saint-Phalle 1978
Photo: Valérie Maillard
Jour 14 📷 La Havane, Calle Amistad, de Stéphane Couturier 2005
Jour 15 🎨 Bouquet de fleurs roses de Nathalie-Audrey Dubois 2019
Jour 16 🎨 Lovers in pink de Marc,
Marc Chagall 1916
Jour 17 🎨 Féminité de Diane De La Roque, 2018
Jour 18 🎶 La vie en rose d’Edith Piaf 1947
C’est ma #chansondudimanche
Jour 19 🖐 Une Dame rose au balcon de Laure Duquesne, 2020
Jour 20 🎨 The dancer de Gustav Klimt 1918
Jour 21 🎨 Invitation aux Folies Angevines par Virus, 2020
Jour 22 🎨 Danseuses de Marie Laurencin 1939-1940
Musée d’art moderne de Paris
Jour 23 🎨 Fun trip de Marie Deligny, 2020
Jour 24 🤚 L’été prochain de Carole Feuerman 2016
Jour 25 🎶 I m African de Calypso Rose 2016
Jour 26 🎨 Yaye de Lemilo et Silas 2020
Jour 27 🎨 The beginning de Natalia Rak 2017
Jour 28 📔 Malgré tout de Jordi Lafebre chez @dargaud
Jour 29 Scarabée d’Alix De Bourmont 2020
Jour 30 Naranjas de Fernando Botero 2000
Jour 31 🎶 Qui de nous deux de Mathieu Chedid
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Un immense MERCI à Dina et Alexandra pour leur relais dans la diffusion.
Vivement l’année prochaine 💓
2020-10-30T12:35:00+01:00
J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan SMADJA
Ma #vendredilecture, c'est le premier roman de Yoan SMADJA, "J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi", je l'ai découvert grâce aux fées des 68 Premières fois.
Il est tout juste lauréat du Prix littéraire Lucien CAROUBI, un prix qui honore les ouvrages en faveur de la paix et de la tolérance entre les hommes, avouons qu'on en a bien besoin, non ?
Sacha Alona est grand reporter. Elle, qui depuis sa plus tendre enfance, croque la vie à pleines dents, avide de découvertes à réaliser, d'expériences à faire et de défis à relever, elle prend l'avion au printemps 1994 à destination du Cap en Afrique du Sud, missionnée qu'elle est pour relater les premières élections démocratiques post-apartheid. Très vite, avec Benjamin, photographe, Sacha flaire une filière d'armes. Elle découvre des machettes en quantités effroyables et qui, coupantes des deux côtés, ne peuvent répondre aux besoins de seuls agriculteurs africains. Elles sont faites pour tuer. Sans l'accord de son employeur, elle s'envole pour le Rwanda où la guident ses pas... elle ne sait pas encore qu'en quelques mois sa vie basculera. Elle croisera effectivement sur son chemin, un homme, Daniel Kobeysi, chirurgien obstétrique, originaire de Kigali, qui partage sa vie entre sa famille de Butare et les patientes des montagnes des Virunga. Sacha et Benjamin lui demanderont de les mener jusqu'à Paul Kagamé, alors vice-président, pour l'interviewer. Mais très vite, leur destin est percuté par les événements, l'attentat perpétré contre l’avion du Président Habyarimana, l'assassinat du Premier Ministre du Rwanda avec 10 casques bleus belges chargés de sa protection. Daniel est torturé par l'angoisse de ne pas retrouver sa femme, Rose, et son fils, Joseph, menacés du génocide Tutsi qui sévit dans tout le pays. Tous trois vont partager des moments d'intimité alors même que l'humanité sombre dans l'ignominie.
Ce premier roman est un hymne à l'écriture. Yoan SMADJA va, dans un procédé ingénieux, se faire côtoyer deux plumes, celle de Sacha qui relate les faits pour son métier et celle de Rose, cette femme qui, tout au long des événements, va écrire à son mari, Daniel, pour lui conter sa vie et celle de son fils au cas où... Le jeu de l'alternance entre chapitres et correspondances vont rythmer un brillant roman.
Yoan SMADJA signe assurément un premier roman bouleversant, de ceux qui vous font mesurer la fragilité de l'humanité, dans ce qu'elle a de plus noir, et de plus lumineux aussi. Je ne saurais dire si les larmes qui ont coulé de mes yeux étaient de chagrin, ou de plaisir.
2020-10-28T07:00:00+01:00
Adieu les cons, Albert DUPONTEL
Une comédie aussi hilarante que triste à mourir, ça vous dit ? Alors, je vous conseille "Adieu les cons".
Synopsis :
Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l'enfant qu’elle a été forcée d'abandonner quand elle avait 15 ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.
Mon avis :
J'ai pleuré, j'avoue. Des larmes plein les yeux, j'ai éclaté de rire, aussi. C'est ça, je crois, le charme de Dupontel, le pouvoir de prendre le spectateur par surprise. La signature est bien là ! Ce film réalisé et interprété par Albert Dupontel est complètement déjanté, loufoque, aussi drôle que grave.
Le scénario est abracadabrantesque. Il prend racine dans la rencontre de deux âmes fragilisées par des accidents de la vie qui vont, à l’échelle d’une journée, être happées par un tourbillon de péripéties, toutes plus hallucinantes les unes que les autres. Il y a urgence à... VIVRE !
La mise en scène est fantastique avec des images gravées dans ma mémoire, ce film c’est un vrai moment de cinéma, à voir sur grand écran, absolument !
Le casting d'acteurs est excellent. Virginie Efira y joue un rôle central, son interprétation est brillante aux côtés d'Albert Dupontel, un couple aussi improbable qu’émouvant. J'ai adoré ! Quant à Nicolas Marié et Jackie Berroyer, ils y sont tout à fait remarquables.
La fin est magistrale. Inoubliable !
Bref, je vous conseille vraiment ce film. Courrez le voir avant que les cinémas ne soient contraints de fermer une nouvelle fois leurs portes pour des raisons sanitaires.
Si d'aventure, vous hésitez encore, la bande-annonce fera peut-être la différence, à moins que ça ne soit l'interview d'Albert Dupontel par Augustin Trapenard dans Boomerang du 13 octobre, ou bien encore la musique du film, « Mala vida » de Mano Negra, énergique et endiablée. What else ?
2020-10-27T07:00:00+01:00
Whiteout de Yuichi SHIMPO
Traduit du japonais par Annick LAURENT et Maiko FUJIMOTO
Une fois n’est pas coutume, je vous propose aujourd’hui un polar. Nous partons pour le Japon, près de Fukushima. Nous sommes en 1995.
Chiaki Hirakawa part se recueillir sur le lieu de la mort de Kazushi qu’elle devait épouser 6 mois après un mystérieux accident qui lui coûta la vie dans la montagne d'Okutowa. Elle est accueillie par le Chef de Kazushi, Yoshimitsu, le seul à avoir accepté de recevoir la veuve au barrage. La retenue d'eau de quelques six-cents-millions de mètres cubes est sous haute surveillance. Pourtant, alors qu'ils sont dans la camionnette en chemin vers le site protégé, Yoshimitsu est interpellé par une chaîne coupée. Elle est censée interdire le passage à tout véhicule dans cette zone. Il relaie l’information au poste de contrôle et poursuit sa conduite. Peu après, dans un tunnel, ils découvrent un 4X4 stationné là. Yoshimitsu s'arrête, il va à la rencontre de l’occupant qui l'abat d'une arme à feu. Deux hommes montent alors dans la camionnette de Chiaki, elle devient l’otage de terroristes qui menacent de faire sauter le barrage. Ils demandent sous 24 heures le versement de cinq millions de yens en billets aux numéros d’ordre irréguliers. Teruo Togashi, qui n'avait rien pu faire pour sauver son collègue Kazushi lors de la mortelle expédition, réussit à échapper aux terroristes de la Lune Rouge. Nous voilà embarqués dans une incroyable course contre la montre en pleine tempête de neige, de quoi vous donner quelques sueurs froides.
Je ne vais bien évidemment pas vous raconter l'histoire de ce roman tout à fait haletant de près de 500 pages, juste vous dire toutefois que la neige y occupe un rôle particulier. Sous la plume de Yuichi SHIMPO, elle devient un personnage à part entière. Vous l'avez compris, nous sommes en milieu hostile.
Parallèlement, grâce à ce roman, vous allez entrer dans les salles des machines, celles qui sont en souterrain d'une installation hydroélectrique tout à fait fascinante. Si je ne suis pas une adepte du génie civil, je me suis toutefois laissée porter par la course effrénée de Togashi à travers ses méandres.
Ce qui m'a captivée plus que tout dans ce polar, ce sont ces sursauts de vie que les hommes, comme les femmes, peuvent éprouver alors même que la mort semble imminente. Dans un contexte d'urgence, chaque instant semble devenir une éternité.
Un homme qui n’a plus de volonté n’est plus un homme. P. 257
Avec ce roman, j'ai découvert l'écrivain Yuichi SHIMPO dont c'est le cinquième roman pour lequel je salue la qualité de la traduction assurée par Annick LAURENT et Maiko FUJIMOTO.
J'ai aussi découvert une maison, les éditions d'Est en Ouest qui assurent la publication exclusive d'oeuvres japonaises contemporaines, l'occasion de s'initier à cette littérature d'un nouveau genre.
Ce roman, j'ai choisi de l'accompagner de l'ouvrage de Marion LE PENNEC et Patrick GILLET, "Arbres". J'y ai choisi une encre et un haïku qui me paraissent tout à fait à propos !
Face à la montagne
La silhouette lointaine
D'un homme debout
Enfin, pour que tout soit dit, ce roman a été porté au cinéma et lauréat du Prix Eiji Yoshikawa en 1996.
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