Le pouvoir est une passion : si l’on fait quelque bien en l’exerçant, ce n’est la plupart du temps qu’un effet collatéral du plaisir qu’on éprouve à le détenir. P. 13
2021-08-03T06:00:00+02:00
"Les plus belles découvertes cesseraient de me plaire si je devais les garder pour moi." Sénèque
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2021-08-03T06:00:00+02:00
Le pouvoir est une passion : si l’on fait quelque bien en l’exerçant, ce n’est la plupart du temps qu’un effet collatéral du plaisir qu’on éprouve à le détenir. P. 13
2021-08-02T17:00:00+02:00
Comme l'artiste, j'ai une attirance toute particulière pour les yeux...
miroir de l’univers – miroir de nos émotions – miroir de notre âme.
Je suis toujours troublée par l'expression des yeux. Ils en disent long sur nous. Ce n'est pas le contexte sanitaire qui me démentira. A bien y regarder, aujourd'hui, quasiment tous masqués, nous ne nous reposons presque plus que sur eux pour décrypter l'état d'esprit de celui ou celle que l'on a en face de nous.
Si je vous ai déjà fait part de mon admiration pour quelques unes des créations de JR, street artiste, Eyes on boat, The Eye of the New York, là, je vous invite à changer de registre.
Ma #lundioeuvredart, je l'ai découverte assez récemment à La Rezidence, cette exposition éphémère lancée par Doris KOFFI et son association Artproject Partner.
Je l'ai choisie parmi un ensemble de créations de NMO Art, une jeune femme pleine de talent (je vous invite à visiter son site pour vous en convaincre).
NMO Art travaille donc sur les yeux.
Comme Doline LEGRAND DIOP la semaine dernière, NMO Art bénéficie au sein de La Rezidence d'une alcôve toute entière mais ce n'est pas là que je vais vous emmener aujourd'hui... (et puis, je compte sur votre visite du lieu pour vous permettre de lever l'intrigue !), ce que j'aime avec NMO Art, ce sont les grands formats.
Je suis happée d'abord par toutes les couleurs choisies dans un nuancier tantôt lumineux, tantôt sombre.
Je suis captivée aussi par l'esthétique globale de la création. Faites un pas (ou plus) en arrière, faites un pas (ou plus) en avant, vous verrez que la perception est totalement différente. Votre regard posé de très près sur l'oeuvre vous permettra d'explorer la pupille et l'iris dessinés et d'y découvrir une percée laissant apparaître un autre horizon dans une pleine clarté avec l'image d'une végétation en développement.
Mais plus que tout, ce qui me fascine chez NMO Art, c'est que l'artiste choisisse systématiquement de ne traiter qu'un seul oeil.
Vous vous souvenez peut-être de cette citation de William SHAKESPEARE dans "Le Roi Lear, I, 5" (1606) : "Il y a un œil de chaque côté du nez afin que ce qu'un homme ne peut pas flairer, il puisse le regarder."
Et bien, avec NMO Art, il n'y en a qu'un ! C'est là, de mon point de vue, que l'artiste affiche toute sa singularité. L'oeil de NMO Art, c'est un peu comme une signature.
Personnellement, quand je vois un oeil, j'ai immédiatement, et peut-être assez naturellement, envie de découvrir le second. Où peut-il bien se cacher ? S'engage alors une déambulation un brin mystérieuse... et la mobilisation des visiteurs en quête de l'oeil manquant.
Mais là où NMO Art va plus loin avec La Rezidence, c'est de choisir d'en disséminer un certain nombre dans les différents espaces (intérieurs/extérieurs), de jouer avec leur traitement, leurs dimensions, leurs localisations... bref, c'est finalement d'instaurer un dialogue entre l'ensemble de ses oeuvres à travers les méandres de l'ex Mésangerie. J'aime les résonnances mises en place dans un itinéraire hors du commun.
Alors, un seul conseil, ayez l'oeil !
2021-08-01T21:15:26+02:00
Fêter un anniversaire avec Gustave de Ernest le combi, avouons que ça a du chien.
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Esprit vintage oblige, ma #chansondudimanche, c’est un titre de la fin des sixties, « Ain't No Mountain High Enough » interprété par Marvin GAYE et Tammi TERRELL, un morceau entre R&B et musique soul pour visiter le Saumurois, s’émerveiller de la beauté des bords de Loire, circuler entre les vignes et champs de tournesol en fleur, le tout sous un ciel bleu et un soleil radieux.
Cette chanson entre dans le répertoire familial et marquera longtemps ces très beaux souvenirs, l’occasion d’un petit clin d’œil à Clarisse qui nous avait concocté un programme aux petits oignons.
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Allez, maintenant, place à la musique. 🎶
2021-07-30T11:40:00+02:00
Traduit de l’espagnol par Alexandra CARRASCO
Voilà un premier roman bouleversant, découvert non pas avec les 68 Premières fois (et pour cause il est étranger) mais avec la team de Vleel.
Devant le chaos et la ruine de mon pays, le Venezuela, j’ai pris la fuite pour sauver ma vie et celle de ma famille, mon compagnon Alberto et ma petite fille de 2 ans, Alejandra. Nous sommes seuls au monde. Nous n’avons plus rien. Nous cherchons une terre d’asile alors même que la pauvreté et la misère nous entourent. Je sombre. Je suis fatiguée. Je pers pieds. Les médecins, les psychiatres colombiens sauront-ils me sauver ?
Sur la base de mes paraphrases, vous l’aurez compris, ce premier roman de Vaitiere ROJAS MANRIQUE est écrit à la première personne du singulier.
Vous allez plonger dans l’introspection d’une jeune femme, d’une épouse, d’une mère, d'une Vénézuélienne, qui, en plein exil, déchirure, déracinement et quête de sérénité, nous confie ses émotions, ses sentiments, ses troubles, sa solitude aussi, largement amorcée avec l’incipit, une citation de Marguerite YOURCENAR extraite de « L’invention d’une vie » : « Solitude… Je ne crois pas comme ils croient, je ne vis pas comme ils vivent, je n’aime pas comme ils aiment… Je mourrai comme ils meurent. »
L’autrice choisit la forme épistolaire pour ces confessions, une correspondance adressée à un certain Franz (dont je ne vous confierai pas l’identité, ne comptez pas sur moi pour spolier l’effet de surprise), un pari audacieux et très réussi.
A travers l’écrit, le personnage principal nous livre son intimité marquée par l’effondrement à deux dimensions, celui d’un pays, Le Venezuela dont la ruine pousse plus d’un million de citoyens à le fuir en 2018, et celui de son identité propre, à elle, la narratrice mais aussi l’écrivaine. Vaitiere ROJAS MANRIQUE fait partie des victimes de la crise de ce territoire sud-américain et sait mieux que quiconque ce que les migrants peuvent vivre en quittant leur terre
Je me souviens encore du dernier jour que j’ai passé dans mon pays, avant le voyage. J’ai dit au revoir à ma ville, à ma région, et j’ai senti tout le poids de l’indifférence et de la ruine. P. 25
et en devenant des étrangers d’un ailleurs.
Ce récit est autobiographique. L'autrice s'est inspirée de son parcours personnel pour nous livrer ce premier roman. C’est un cri du coeur et du corps déchirant. C’est aussi une ode à l’écriture et son pouvoir d’exorciser les blessures et panser les plaies.
Merci Sandra de ce prêt.
2021-07-29T17:00:00+02:00
Il y a des romans des 68 Premières fois qui vous marquent les uns plus que les autres. "Le sanctuaire", le second roman de Laurine ROUX publié chez Les éditions du Sonneur, fait partie de ceux-là.
Nous sommes bercés par les médias qui nous annoncent que bon nombre d'entre nous optent, cette année plus que d'autres, pour des vacances au vert. Mais il est aussi des modes de vie, réels ou de fiction, qui choisissent de se nicher dans la nature pour y vivre reclus, loin des autres, loin des bactéries, loin de la société.
Et puis, nous sommes le "jour du dépassement". Aujourd'hui, jeudi 29 juillet, l'humanité a consommé les ressources planétaires dont elle disposait pour l'année toute entière.
Il n'en fallait pas plus pour que je décide de remettre en lumière "Le sanctuaire" et d'y puiser ma #citationdujeudi !
Ce roman, c'est un conte des temps modernes. Il y est question d’un virus transmis à l’homme par l’animal, de confinement, d’instinct de survie, de besoins primaires et de biens essentiels.
Mais, plus que tout, ce que je souhaiterais mettre sous les projecteurs, c'est la qualité de la plume de Laurine ROUX. L'écrivaine joue avec les atmosphères, tantôt pesantes, tantôt légères, à l'image de cette citation qui donne à voir un avenir un brin enchanté.
Alors, puisque cette lecture est un moment hors du temps. Rêvons un peu...
2021-07-27T17:48:18+02:00
Mon #Mardiconseil est une lecture étourdissante. Il s'agit du tout dernier roman de Ariane BOIS. Je vous dis quelques mots de l'histoire.
Arabella Cox, rebelle, insoumise depuis sa plus tendre enfance, bercée par les histoires de sa grand-mère inspirées de sa propre expérience de missionnaire adventiste en Afrique australe, est fascinée par le cirque. Elle assiste, indignée, à l’effroyable spectacle, la mort d’un éléphant par pendaison. Nous sommes dans le Tennessee en 1916. Tous les journalistes sont là pour couvrir l’événement. Lors de la parade du cirque, la veille, dans les rues de Kingsport, l’éléphante Mary a tué son dresseur devant une foule apeurée. Arabella a profondément été affectée par l’assassinat du pachyderme. Elle poursuit sa vie d’adolescente sous le regard exigeant de son père, adventiste du 7ème jour. Et puis, il y aura une histoire de jeunesse, dénoncée par son frère. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, Arabella est renvoyée de la famille par son père. Elle part pour New-York où elle suit une formation d’infirmière, mais là ne sera qu’une première étape de son itinéraire à travers le monde.
Arabella est un personnage haut en couleurs, un très beau portrait de femme, c’est sans conteste l’héroïne du livre. Petite, elle ne faisait rien comme les autres enfants de son âge. Elle aura repoussé les limites jusqu’au point de rupture avec son père mais c’est sans doute là le plus beau cadeau qu’il ait pu lui faire, lui offrir la voie de la liberté. Et puis, Arabella est éminemment romanesque. Elle va vivre une histoire d’amour fougueuse...
Grâce de l’amour : chaque geste, comme le ressac d’un cœur libéré, est une offrande. P. 173
et une histoire d’amitié absolument magnifique, les deux intimement liées par une même allégresse.
« L’amour au temps des éléphants » est un brillant roman d’aventure. Avec Kid, elle va vivre l’émancipation d’un homme qui, comme elle, a fui les États-Unis. Lui a été lynché pour avoir bousculé une femme blanche alors qu’il se précipitait pour aller chercher du maïs pour sa famille. Son père a été tué, renversé par un automobiliste blanc. Il est menacé. Il doit partir, quitter ceux qu'il aime, c’est une question de vie ou de mort. Il arrive à New-York où il découvre la musique. Il part pour Paris avec James REESE EUROPE, celui qui avec son orchestre a été le premier à interpréter du jazz en Europe. Avec Kid, c’est l’euphorie des sous-sols parisiens dans lesquels les Noirs prennent le pouvoir, celui de faire danser les hommes et les femmes qui fréquentent les lieux branchés du moment.
Les Français semblaient colorblind, indifférents à la couleur de peau. D’ailleurs, des Noirs, il y en avait plein les rues, des Martiniquais, des Guadeloupéens, des Africains. On se saluait d’un coup d’oeil, les rires fusaient, les accents se mélangeaient, les corps aussi dans les dancings surpeuplés. P. 126
Plus que la seule musique, Ariane BOIS embrasse la culture toute entière des années folles. Elle fait se côtoyer dans son roman des personnages légendaires comme Kiki de Montparnasse, Gertrude STEIN, Ernest HEMINGWAY, Joséphine BAKER, Charles BAUDELAIRE…
Et puis, « L’Amour au temps des éléphants » est un foisonnant roman historique. Tout commence avec ce fait réel de la pendaison d’un pachyderme. Et puis, avec James REESE EUROPE, Ariane BOIS saisit l’occasion de mettre en lumière les Harlem Hellfighters, dont la bravoure du corps d’armée était particulièrement redoutée par les Allemands pendant la première guerre mondiale. Effectivement, avant d’être rendu célèbre pour sa musique, James REESE EUROPE était un lieutenant. L’autrice relate son assassinat, poignardé par un membre de son orchestre. Je ne savais pas qu’il fut le premier citoyen africain américain à bénéficier de funérailles publiques.
J’ai adoré accompagner Arabella dans sa vie de femme impétueuse et passionnée. Ce roman de Ariane BOIS est palpitant, les événements se succèdent à un rythme endiablé, nous transportant à travers les continents et les époques.
Avec « L’Amour au temps des éléphants », j’ai découvert la plume ardente de Ariane BOIS, une révélation.
Impossible de conclure sans quelques notes de musique suggérées par l'écrivaine : Mississipi Rag de William KRELL, vous voilà dans l'ambiance !
2021-07-26T15:48:59+02:00
Ma #lundioeuvredart, je l'ai découverte à La Rezidence initiée par Doris KOFFI et son association Artproject Partner.
Vous vous souvenez peut-être des "Arts au Couvent" de Nazareth... ou bien encore de l'Urb'Expo.
Chaque fois, Doris KOFFI investit un lieu voué à la démolition et y crée une exposition temporaire, plutôt branchée street art.
La Rezidence que vous pouvez visiter jusqu'en septembre 94 rue Auguste Chouteau à Trélazé du mercredi au dimanche (de 14h à 20h pour la modique somme de 5 euros, vous savez tout !) était à l'origine un lieu d'accueil de personnes porteuses d'un handicap.
Chaque petit appartement devient l'alcôve d'un.e artiste à l'image de ce qu'a pu en faire Doline LEGRAND DIOP, une artiste angevine.
Vous entrez dans un espace tout peint de noir.
Une illustration vous accueille. Une enfant soufflant sur des bulles de savon, elle-même reposant sur l'une d'entre elles (une douce métaphore de la planète Terre) dévoilant une citation pour donner le ton...
La vie est une bulle de savon, elle est fragile, elle grandit, prend son envol, peu importe sa taille ou sa couleur, elle est toujours le résultat du souffle d'un magicien.
Cette philosophie de vie est très séduisante et sous les pinceaux de Doline LEGRAND DIOP, elle devient une oeuvre d'art !
Perso, je la trouve délicate et poétique, empreinte d’une telle humanité ❤️
Dans les espaces suivants, à chaque bulle son visage. Mais là, je vais m'arrêter pour ne pas spolier votre surprise.
Si vous n'avez pas encore visité La Rezidence, un conseil, allez-y. Ce lieu regorge de créations toutes aussi surprenantes les unes que les autres.
Une nouvelle fois, bravo à Doris KOFFI pour ses initiatives, elles soutiennent les artistes et tous ceux qui gravitent autour, une très belle action à l'attention de celles et ceux qui pâtissent des protocoles sanitaires depuis plus d'un an maintenant.
2021-06-29T06:00:00+02:00
Les éditions Editions Héloïse d’Ormesson me fascinent, elles me font vibrer et j'adore ça !
Jean, le narrateur, est auteur de polars. Après 11 romans, il vit la panne d’inspiration. Sullivan, son éditeur, le sollicite mais il est stérile, un peu à l’image de sa femme, Tosca, dans un autre registre. Tosca vient de le quitter après 10 ans de mariage. Artiste aussi, elle est photographe. Depuis plusieurs années, les tentatives d’avoir un enfant se sont soldées par une fausse couche. Jade, Philémon et Cassandre s’en sont allés. Tosca n’en peut plus de ce couple. Elle a besoin de prendre le large. Elle s’envole pour Catane, elle voulait le sud, il restait des places. C’est dans l’avion qu’elle rencontre Ferdinand, un vieux monsieur qui lui propose une destination improbable, Modica Bassa en Sicile. Jean, lui, aussi fait ses valises. Il a une idée. Il pourrait écrire sur les baisers, les collectionner. Pour se mettre en condition, il repart à Saint-Lunaire, là où il a embrassé la première fille de sa vie. Il avait 17 ans. Il était serveur aux Deux Sardines. Elle s’appelait Livia. Nul sait où ces destinations mèneront Jean et Tosca. Peut-être y trouveront ils la voie d’une re-naissance…
Dans les romans, j’aime vivre un instant de rupture, le moment où le champ des possibles s’ouvre. Avec Annabelle COMBES, vous n’attendrez pas très longtemps pour découvrir la séparation de deux êtres qui s’aiment mais qui semblent au bout de quelque chose. Ils ont besoin d’un nouveau départ, d’un rebond. Chacun va trouver, non pas un mentor mais plutôt un guide, Tosca dans la personne de Ferdinand et Jean dans celle d’Ezéchias. Il y a quelque chose de très beau dans les relations nourries, de la tendresse, de la délicatesse, de l’attention.
Et puis, il y a pour tous les deux l’art comme un tremplin vers des émotions. Annabelle COMBES écrit des pages sublimes sur la puissance de l’art sur les êtres, cette capacité à permettre à chacun d’aller toujours plus loin, toujours plus haut...
Et en chacun, il y avait ce besoin identique de cohérence, de structuration dans l’acte créatif : s’appuyer sur l’art pour évacuer des peurs, ses failles, les utiliser, les articuler, les faire disparaître, les retrouver à nouveau à don corps défendant, les extirper par la traque d’une démesure : tenir sa ligne d’exploration, n’offrir que ce qui était abouti et transcendant. P. 179
Pour Jean c’est l’écriture et ce projet, un roman inspiré des baisers.
On pourrait discourir sur tous les types de baisers. En vain. Le baiser est un art à lui tout seul. Savoir le donner, savoir le recevoir, savoir l’oublier, l’imposer, savoir l’inventer, le détester, l’amplifier, le graver, le détruire. P. 347
Annabelle COMBES va ponctuer les réflexions de Jean par l'insertion d'oeuvres d'artistes inspirées du baiser :
Il y a différents disciplines artistiques, des toiles et une sculpture, différentes époques, l’une date de 3000 ans quand d’autres s’égrènent au fil des 300 dernières années, différentes nationalités aussi, française, italienne, russe, autrichienne… il souffle comme un brin d’universalité sur le sujet !
Pour Tosca, c'est la photographie. Avec elle, Annabelle COMBES nous invite à naviguer entre ombre et lumière. Le travail artistique de Tosca est largement inspiré des créations de Lucien CLERGUE.
Avec les deux personnages, Jean et Tosca, l'écrivaine décrit la puissance de l'enfantement créatif, sans oublier la beauté des sentiments. Si chacun vit dans la bulle de sa discipline, il n'en demeure pas moins que les personnages sont empreints d'humanité et de sensibilité. J'en frissonne rien que de les évoquer.
Je dis seulement qu’un des remèdes pour alléger la désolation dans une existence où les paillettes se débinent, c’est d’aller les chercher là où elles sont, tout en haut ! P. 172-173
2021-06-27T17:34:50+02:00
Aujourd'hui, c'est jour de pluie, l'occasion de cocooner, se laisser bercer par quelques notes de musique tout en douceur et je crois que dans le registre, Alain SOUCHON sait y faire !
Difficile de choisir tant l'homme a d'albums à son actif mais il semble qu'un titre soit d'actualité... je vous propose "La vie ne vaut rien".
D'abord, il y a la couverture du single. Du blanc, du noir... et puis du rouge, la couleur de l'amour, sans oublier l'oeil coquin de l'artiste, à peine caché !
Et puis, il y a le texte, magnifique...
"Il a tourné sa vie dans tous les sens
Pour savoir si ça avait un sens l'existence
Il a demandé leur avis à des tas de gens ravis
Ravis, de donner leur avis sur la vie
Il a traversé les vapeurs des derviches tourneurs
Des haschich fumeurs et il a dit
La vie ne vaut rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens, mais moi quand je tiens
Là dans mes deux mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie."
Enfin, il y a les notes de musique, là, plus de mots, juste écouter, à vous de jouer !
2021-06-14T21:50:18+02:00
Je poursuis le teasing.
Après "Idylle" de Francis PICABIA , une toile peinte en 1927, voici un "nu zébré" de Lucien CLERGUE réalisé 70 ans plus tard. C'est effectivement en 1997 que l'artiste réalise une photographie d'une femme avec un store vénitien. Sa première exposition a un succès fou. L'artiste en réalisera une série, des clichés tous aussi improbables que vertigineux.
Je ne connaissais pas le photographe Lucien CLERGUE, c'est Annabelle COMBES qui m'a mise sur la voie. Il y a une phrase de son tout dernier roman qui illustre parfaitement, je crois, la recherche esthétique de l'artiste :
Seule l'ombre révèle la lumière.
Si j'aime profondément la couleur, j'apprécie beaucoup aussi ces clichés qui subliment les corps.
L'artiste français est décédé en 2014. Peut-être connaissiez-vous son "Corps mémorable" publié en 1957, une composition tout à fait originale faite de photographies illustrant des poèmes de Paul ELUARD. La couverture est réalisée par son ami, PICASSO.
Si vous ne connaissez pas encore, je crois que mon #Mardiconseil vous ravira. Alors, à demain !
2021-06-08T06:00:00+02:00
La magie d’une œuvre d’art, c’est qu’elle agit sur nous comme la lumière venue des étoiles, elle nous éclaire encore bien des années après que l’astre est mort. P. 60
Un petit mot sur celle qui figure en première de couverture : « Double portrait au verre de vin » qui orne parfaitement le roman intitulé "Ma double vie avec Chagall", un titre que je ne décrypterai pas parce qu'il est le symbole d'une autres histoire... juste vous dire qu'il est annonciateur d'un procédé narratif audacieux tout à fait réussi. Bravo !
Ce roman, c'est un coup de
. Vous avez reconnu bien sûr la sculpture de Marie MONRIBOT qui accompagne tous ceux qui, en 2021, m'ont foudroyée.
La plume de Caroline GRIMM, je la connaissais pour l'avoir découverte en 2014 avec la lecture de "Churchill m'a menti". Je me plais à parcourir ma chronique de l'époque... alors que "T Livres ? T Arts ?" n'existait pas encore. Imaginez, nous étions encore à l'époque de "L'Antre des Mots" ! Et devinez quoi... c'était déjà un coup de
!
Alors, comme le proverbe le dit si bien, jamais 2 sans 3, j'aimerais bien succomber une nouvelle fois. Vous me conseillez quoi : Vue sur mère ? Moi, Olympe de Gouges ? La Nuit Caroline ?
2021-06-07T07:32:19+02:00
Vous savez ô combien mon coeur balance entre la littérature et l'art... et bien aujourd'hui, j'ai la chance de lire un livre que je vous dévoilerai prochainement (j'adore le teasing !) et qui lie admirablement les deux.
"Idylle", cette huile sur toile de Francis PICABIA de 1927 est citée par l'autrice. Par les yeux du narrateur, elle nous en donne une certaine interprétation :
Ce double regard masculin-féminin sur la scène. Baisers démultipliés, deux bouches l'une sur l'autre, deux paires d'yeux l'une sur l'autre, sur une unique face, celle de la femme.
Francis PICABIA, j'ai découvert son oeuvre et la place de sa femme, "Gabriële" BUFFET avec ce roman jubilatoire signé des mains de Claire et Anne BEREST aux éditions Stock, maintenant chez Le livre de poche. C'est un coup de coeur, je vous le conseille absolument.
Je ne me souvenais pas y avoir lu quelque chose de particulier sur cette oeuvre mais j'avoue qu'elle me touche profondément.
Il y a d'abord les couleurs, et notamment ce bleu cyan qui envahit la toile, un bleu chaud (et oui, ça existe !) et lumineux, du bleu qui fait penser à l'océan sur lequel voguerait le voilier, en arrière plan.
Et puis, il y a les bustes de deux êtres, un homme, une femme, enlacés dont les mains se touchent à peine, un peu comme si quelque chose les empêchait d'aller plus loin, de se libérer, et de vivre pleinement leur amour.
Mais ce que j'aime plus que tout, c'est le surréalisme qui traverse ce tableau, les images qui donnent à voir ce que pourrait avoir l'homme en tête, un village. Du côté de la femme, elle est représentée avec plusieurs bouches, plusieurs yeux en inversé. Francis PICABIA a puisé son inspiration dans la photographie réalisée par Man RAY en 1922 de la marquise CASATI.
Je trouve l'ensemble prodigieux.
2021-06-06T18:27:21+02:00
J'ai envie de music folk pour terminer ce week-end en beauté...
Ma #chansondudimanche, c'est un titre de Simon and Garfunkel, ces deux Américains maîtres dans l'art.
Petit retour en arrière, nous sommes dans les années 1960.
Les premières notes de musique suffisent à faire chambouler mon petit coeur, pas vous ?
2021-06-04T18:36:02+02:00
Depuis quelques temps, je fréquente des lectrices passionnées dans un book club. Elles regorgent de pépites, juste de la folie. Elle m’offrent ce petit pas de côté que j’aime tant en littérature. Merci 🙏
Donc, après,
« L’ami » de Tiffany TAVERNIER
« Il n’est pire aveugle » de John BOYNE,
« Les mouches bleues » de Jean-Michel RIOU,
« Il fallait que je vous le dise » de Aude MERMILLIOD, une BD,
Je vous propose « Le message » de Andrée CHEDID, publié initialement chez Flammarion et maintenant édité chez J’ai lu.
Tout commence avec cette lettre d’amour, un rendez-vous posé comme un ultimatum. Marie, reporter, photographe, est en chemin. Elle retrouvera l’homme de sa vie, qu’elle aime malgré leurs différends, leurs conflits. Cette fois, ils mettront un terme à leurs disputes intestines. Mais si Marie en est convaincue, le destin en décidera autrement. La balle d’un franc-tireur l’atteindra pour se loger dans son dos. Elle est stoppée dans son élan vers Steph, archéologue. Il doit savoir qu’elle se rendait à leur rendez-vous. Elle interpelle un vieux couple, Anya et Anton. Lui est médecin. Elle, va rapidement se lancer dans une course contre la montre pour retrouver cet homme au pull bleu et lui transmettre « Le message »...
Ce roman de Andrée CHEDID se lit en apnée totale.
Il y a cette euphorie du rendez-vous amoureux, cet élan vers un avenir qu’il reste à écrire, cette bouffée d’espoir dans un pays en guerre.
« Vivre », elle a toujours aimé ce mot, elle l’aime toujours en cette seconde comme un élan, une fontaine surgie des ombres. P. 28
Et puis, il y a cette balle perdue, l’instant de rupture...
Sur cette parcelle du vaste monde, sur ce minuscule îlot de bitume, sur cette scène se joue, une fois de plus, une fois de trop, le théâtre barbare de nos haines et de nos combats. P. 61
J’ai adoré les personnages d’Anton et Anya, capables d’autant de sagesse que de fougue. Ce ne sont pas leurs 80 ans qui les arrêteront parce que l’amour, ils savent ce que c’est, ils s’en délectent.
Et puis, il y a cette relation aux livres...
A parcourir tous ces livres, il éprouvait un plaisir neuf, intense. Son oeil avide détectait les mots qui pouvaient lui servir. Il en tirait rapidement le suc ou un rayon de lumière, ou bien une chaude proximité. À travers sa totale liberté et ces soudaines découvertes, il lui semblait vivre. Vivre comme jamais. P. 78
Ce roman, dont la couverture de Pierre MORNET fait penser au conte de fées « Les Aventures d'Alice au pays des merveilles » de Lewis CARROLL, est un bijou, un trésor d’humanité. Il est court mais d'une profonde intensité, laissez-vous séduire !
2021-06-03T20:08:37+02:00
Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur le tout dernier de Delphine BERTHOLON qui fait son entrée chez Flammarion.
Après
"Grâce",
"Les corps inutiles" et
place à
"Dahlia".
Laetitia, Lettie pour les intimes, est une jeune maman. Sa fille de trois ans, Mina, est partie en vacances avec son papa au Botswana en Afrique. Elle se souvient de ses années collèges. Elle vivait alors dans un mobile home avec sa mère, infirmière à domicile. En 1989, elle était en 5ème. Elle était dans la classe de Dahlia, une élève originale arrivée du Havre, surnommée par la bande de copains copines Ortie Gazoil. Son père était chauffeur routier. Lettie aimait beaucoup sa mère Francesca. Et puis, Dahlia avait deux frères, des jumeaux, Gianni et Angelo. Elle se plaignait beaucoup de sa famille qu'elle jugeait trop envahissante et enviait terriblement celle de Lettie. Elles passaient du temps ensemble jusqu'au jour où Dahlia confia un secret à Lettie, un secret qui fait chavirer les existences des deux adolescentes, mais là commence une nouvelle histoire !
Une nouvelle fois, Delphine BERTHOLON confirme son terrain de jeu, celui de l'adolescence, cette période à hauts risques qui marque parfois de son empreinte toute une vie.
Dans ce roman et comme chaque fois avec l'écrivaine, je peux bien l'avouer, la magie a opéré. Je me suis laissée prendre au garrot et puis ma gorge s'est serrée, mon pouls accéléré, jusqu'à la révélation...
Coup de maître !
2021-06-02T20:42:10+02:00
Il y a des sujets éminemment sensibles à aborder. Celui de l'avortement en est un que Aude MERMILLIOD se propose d'explorer dans une BD éditée chez Casterman : "Il fallait que je vous le dise".
La scénariste et illustratrice s'inspire de son expérience personnelle. Elle a 24 ans quand elle découvre qu'elle enceinte. Elle décide d'avorter. C'est son choix. Elle ne l'a jamais regretté mais elle fait part de sa grande solitude face aux émotions à ce moment précis de sa vie. Il y avait comme une incompréhension avec son entourage, ses ami.e.s, dont les réflexions lui paraissaient totalement décalées avec ce qu'elle vivait.
Sa volonté : témoigner pour être utile et rassurer celles qui ont à vivre cette douloureuse expérience.
Le coup de crayon de la jeune femme, je ne le connaissais pas. Il est très expressif. Les planches sont réalisées dans un nuancier de couleurs pastel, plutôt chaleureuses, qui donnent un caractère profondément humain au sujet. Il s'en dégage un côté bienveillant et soutenant. C'est frais et naturel, clair et sincère.
Et puis, il y a l'histoire, enfin, les histoires. Aude MERMILLIOD a ce coup de génie de faire se croiser deux itinéraires, le sien, en tant que femme, enceinte, inscrite dans une démarche d'interruption volontaire de grossesse, et puis, celui de Martin WINCKLER, médecin, auteur du livre "Le choeur des femmes".
Son père, à lui, pratiquait des I.V.G. clandestines. Il a donc été bercé par la démarche. Pour autant, lorsqu'il a été amené à remplacer une amie au Planning familial, il a mesuré tout le travail à réaliser pour accompagner dignement les femmes dans ce qu'elles vivaient de terrifiant. L'homme qui, aujourd'hui, a 66 ans, est humble et modeste. ll revient sur son itinéraire avec une profonde humilité. Il a pourtant fait de l'écoute des femmes, et des hommes aussi, une pratique quotidienne au point d'en nourrir le coeur de ses écrits. L'homme est bon et généreux. Il est dans la compréhension de chaque situation.
Le procédé est judicieux et parfaitement réussi. Le regard croisé est très éclairant. Le propos est délicat et sonne juste. J'aime quand l'artiste dit :
Essayer de mettre des mots dessus, et si ça ne peut pas se dire, peut-être que ça peut se dessiner.
Bravo à Aude MERMILLIOD pour cet acte qui, s'il n'est pas militant, contribue à lever l'omerta sur l'avortement et à nourrir le pouvoir d'émancipation des femmes.
Merci à Laëtitia du book club. Cette BD est une pépite !
2021-06-01T21:08:18+02:00
Définitivement, je crois que mon nouveau book club va être le lieu de profondes émotions. Après « L’ami » de Tiffany TAVERNIER, « Il n’est de pire aveugle » de John BOYNE, place maintenant à un roman historique : « Les mouches bleues » de Jean-Michel RIOU.
Tout commence dans un train. Aleksander KULISIEWICZ, musicien, opposant politique, militant à l’Union de la jeunesse démocratique polonaise, fait partie du convoi à destination du camp d’Oranienbourg-Sachsenhausen géré par le SS Oberführer Hans Loritz. Dès son arrivée, il est confronté à l’ignominie. Mais, de ce lieu maléfique, Aleksander KULISIEWICZ va décider d’en faire un lieu subversif. Quoi de mieux que la musique pour résister ?
Bien sûr, vous vous dites qu’il s’agit d’un énième roman sur un sujet qui vous répugne. Mais celui-là est différent !
Tout le propos de Jean-Michel RIOU tend à honorer la personne d’Aleksander KULISIEWICZ, un être exceptionnel, un homme qui a vécu de 1918 à 1982, qui a réellement été transféré sur le camp de Sachsenhausen et qui, par la chanson, a offert aux autres déportés des parenthèses heureuses. L’oeuvre de Jean-Michel RIOU sublime la musique, le 4ème art, capable de faire oublier, le temps de la pratique, la misère humaine.
La musique peut-elle nous sauver ? Avec Rosebery d’Arguto, je n’en doute plus. Elle est bien un combat. P. 146
Et puis, comme le disait Germaine TILLION : « Au terme de mon parcours, je me rends compte combien l’homme est fragile et malléable. Rien n’est jamais acquis. Notre devoir de vigilance doit être absolu. Le mal peut revenir à tout moment, il couve partout et nous devons agir au moment où il est encore temps d’empêcher le pire. »
L’ogre ordinaire. Voilà le danger. P. 166
Ce roman, c’est aussi l’assurance de concourir à la mémoire de toutes celles et tous ceux qui ont été torturés et tués au profit d’une idéologie. Parce qu’un seul homme peut prendre le pouvoir et mener tout un peuple à la guerre, Jean-Michel RIOU revient sur cette page de l’Histoire qu’il ne faudra pour rien au monde oublier.
Et si vous vous interrogez encore sur le titre du roman, sur la métaphore des mouches bleues, l'auteur nous éclaire sur le sujet...
[...] peu d’espèces partagent la boulimie des fanatiques hitlériens pour la mort. C’est en cela qu’ils ressemblent aux mouches bleues. Les deux espèces cèdent à la même frénésie pour le sang et la chair fétide. P. 185
La narration à plusieurs voix est parfaitement réussie. Le « je » d’Aleksander KULISIEWICZ est ponctué par la prise de paroles de compagnons de route, ceux avec qui des liens indéfectibles se créent, Piotr, Nowak, le Cardinal, et puis, celle du camp d’Hitler, Baumkötter... Le jeu de l’écriture est tout à fait exceptionnel. Cerise sur le gâteau : les textes des chansons écrites par Aleksander KULISIEWICZ.
Les mots sont d’une éprouvante tendresse, la plume est délicate, empreinte de poésie, une certaine manière de RÉSISTER devant le tyran.
Ce roman est d’une profonde beauté. Merci Gwen de m'avoir mise sur sa voie !
2021-05-31T20:25:28+02:00
Je ne sais pas comment le climat agit sur vous, mais moi, ce soleil, ça me donne des ailes.
J'ai envie de liberté, de m'envoler... et j'ai tout naturellement puisé dans les oeuvres de Christian CANDELIER pour y trouver ma #lundioeuvredart.
Elle s'appelle "Delphine". Elle est en bronze, élégante et élancée. Elle est pleine d'énergie, en équilibre sur un pied, une formidable représentation de la sensualité féminine.
Son créateur, Christian CANDELIER. Je ne peux que vous inviter à aller visiter son site pour découvrir la galerie de ses oeuvres, un travail soigné, un toucher que l'on imagine doux et délicat.
Et ce chapeau, avouons qu'il est parfait pour se protéger du soleil, non ?
2021-05-19T20:06:15+02:00
On se souviendra longtemps de ce mercredi 19 mai, jour des réouvertures des terrasses des cafés, des cinémas, des musées... bref, de tout ce qui n'était pas considéré comme essentiel mais qui est pourtant "Le sel de la vie" !
Vous avez passé la journée à chercher le premier film qui vous ferait vibrer. J'ai peut-être quelque chose pour vous...
Synopsis :
Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l'enfant qu’elle a été forcée d'abandonner quand elle avait 15 ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.
Mon avis :
J'ai pleuré, j'avoue. Des larmes plein les yeux, j'ai éclaté de rire, aussi. C'est ça, je crois, le charme de Dupontel, le pouvoir de prendre le spectateur par surprise. La signature est bien là ! Ce film réalisé et interprété par Albert Dupontel est complètement déjanté, loufoque, aussi drôle que grave.
Le scénario est abracadabrantesque. Il prend racine dans la rencontre de deux âmes fragilisées par des accidents de la vie qui vont, à l’échelle d’une journée, être happées par un tourbillon de péripéties, toutes plus hallucinantes les unes que les autres. Il y a urgence à... VIVRE !
La mise en scène est fantastique avec des images gravées dans ma mémoire, ce film c’est un vrai moment de cinéma, à voir sur grand écran, absolument !
Le casting d'acteurs est excellent. Virginie Efira y joue un rôle central, son interprétation est brillante aux côtés d'Albert Dupontel, un couple aussi improbable qu’émouvant. J'ai adoré ! Quant à Nicolas Marié et Jackie Berroyer, ils y sont tout à fait remarquables.
La fin est magistrale. Inoubliable !
D'ailleurs, je ne suis pas seule à le dire, le jury des Césars ne s'y est pas trompé, il l'a couronné de succès avec 7 trophées !
Si d'aventure, vous hésitez encore, peut-être que le réalisateur interviewé ce matin par Léa Salamé dans #le79Inter saura vous convaincre... le débit est rapide, le propos dense et philosophique, juste jubilatoire, j'adore.
2021-05-18T18:45:38+02:00
Je me dis que c’était là l’aspect le plus cruel. Le degré de lucidité lorsque la maladie faisait une pause. C’était comme si rien n’allait mal. Mais cela changerait bien sûr. En un instant. En un battement de cils. P. 270
Je supporterais les critiques acerbes. Je souffrirais les indignités. Je serais moi-même. P. 182
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