Si découvrir le salon du livre jeunesse de Montreuil avec ma fille et mon petit-fils était pour moi un immense bonheur, que dis-je, un privilège, la cerise sur le gâteau fut la visite de l'exposition temporaire consacrée au trio d'artistes - Niki DE SAINT-PHALLE, Jean TINGUELY et Pontus HULTEN - au Grand Palais.
Vous connaissez ma passion pour la femme, l'artiste peintre, sculptrice, plasticienne... Niki DE SAINT-PHALLE, franco-américaine. Vous vous souvenez bien sûr de quelques unes de ses oeuvres mises à l'honneur :
L'Arbre-serpents installé sur Angers,
Vive l'amour
Les Trois Grâces
Joie de vivre...
et de ses biographies :
Saint Phalle, monter en enfance de Gwenaëlle AUBRY
Trencadis de Caroline DEYNS
dans lesquelles Jean TINGUELY occupe une place toute particulière.
Ce qui l'était moins, c'était l'amitié incommensurable qui les liait, tous les deux, à Pontus HULTEN, notamment Impasse Ronsin, cette venelle parisienne animée par une effervescence créative et mise en images par Céline SALLETTE, réalisatrice du film "Niki DE SAINT PHALLE" en 2024.
Pontus HULTEN, donc, était conservateur de musée. Il était suédois. Il fut associé dès 1974 à la création du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou. Il en sera le premier directeur de 1977 à 1981. Il consacrera d'ailleurs une exposition à Niki de SAINT PHALLE pendant l'été 1980, ma première rencontre avec le lieu et l'artiste !
Vous savez que le musée du Centre Pompidou se refait une beauté sur 5 années. L'exposition du Grand Palais est réalisée en lien étroit avec l'édifice qui s'offre en France et à travers le monde une Constellation, rien de moins, le moyen de faire rayonner son esprit et nous mettre des étoiles plein les yeux.
Parce que choisir, c'est renoncer, j'ai retenu parmi toutes les découvertes d'hier ma #lundioeuvredart parmi les créations de Niki DE SAINT PHALLE, une oeuvre qui permet d'illustrer ce que les deux hommes lui ont apporté de plus beau.
"Ganesh II", c'est l'illustration parfaite du mouvement. Cette réalisation, qui date de 1992, est composée de 5 morceaux, à l'image des 5 continents du monde. Sur un fond fuchsia, Niki de SAINT PHALLE, initiée aux machines et leurs rouages par Jean TINGUELY (décédé l'année précédente), anime son oeuvre avec un jeu de déplacement savamment orchestré, chaque morceau ayant sa propre trajectoire pour venir composer un ensemble des plus flamboyants.
Fidèle à elle-même, Niki DE SAINT PHALLE mixe les matériaux : la peinture, le bois et le métal. Elle varie les couleurs aussi, chatoyantes toujours.
Cette oeuvre fait référence à la mythologie hindoue. Ganesh, ou Ganesha, est l'un des dieux les plus populaires en Inde. Il est représenté avec une tête d'éléphant. Il symbolise la prospérité, la sagesse et la maîtrise des obstacles.
A l'image des morceaux qui sortent du cadre, j'y vois aussi la représentation du rôle de l'artiste, de celui qui s'affranchit des limites.
Vous l'aurez compris, cette création a capté mon attention. Et je n'ai pas été la seule !
Si vous avez envie de la voir, rendez-vous au Grand Palais. Le 5 janvier, il sera trop tard.