Vous aviez entendu parler de la sortie de la dernière BD d'Etienne DAVODEAU ?
Moi pas. Bien m'en a pris de passer à La Cohue et de m'intéresser à cette BD surplombant les romans de la rentrée littéraire. J'ai reconnu immédiatement le style du scénariste et de l'illustrateur.
Vous vous souvenez peut-être de "Lulu, femme nue", "Les Mauvaises Gens, une histoire de militants", "Les ignorants", "Le droit du sol, Journal d'un vertige"... et bien d'autres encore.
L'auteur de BD s'intéresse profondément aux métiers des autres. Il l'avait prouvé avec "Les ignorants". Mais si son ami, vigneron, Richard LEROY, avait rapidement accepté de relever le défi d'une initiation croisée, avec son épouse, Françoise, les négociations ont été plus difficiles.
Pour la deuxième fois dans leur vie, elle lui a finalement dit oui !
Étienne DAVODEAU, à travers différents portraits, explique ce qu'apporte Françoise aux personnes touchées par des pathologies neuro-dégénératives. Elle les accompagne dans leur vie quotidienne, partage avec eux des activités et nous initie aux termes de vocabulaires et aux pratiques professionnelles.
Et puis vient le moment où la BD devient militante. Souvenez-vous de cette BD "Le droit du sol, Journal d'un vertige", Étienne DAVODEAU n'avait pas hésité à mettre son talent au service de la défense de la planète. Là, il s'agit de porter à la connaissance des femmes et des hommes les pathologies dont nos congénères sont porteurs.
Si les personnages inspirés de ceux réellement rencontrés par Françoise sont profondément émouvants, celui de Cédric m'a fait franchir un palier. Les témoignages se multiplient pour montrer, chacun, le besoin de se rapprocher des structures adaptées et profiter de l'instant présent.
Avec la maison Carpe Diem au Québec, la méthode Montessori déclinée par Cameron CAMP pour les personnes âgées, la BD devient instructive en déployant le champ
de possibles en matière d'accompagnement.
Le graphisme est délicat. Décliné dans des nuances de gris, il donne une dimension très humaine aux parcours de vie.
Si la maladie nous effraie, en clôturant le récit, j'ai l'impression d'être un peu moins démunie. J'ai dans tous les cas, passé un excellent moment de lecture.
Cette BD est une très belle idée de cadeau pour cette fin d'année.

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