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2025-07-29T07:35:39+02:00

Ce que Frida m'a donné de Rosa Maria UNDA SOUKI

Publié par Tlivres
Ce que Frida m'a donné de Rosa Maria UNDA SOUKI

Éditions Zulma

L'été, qui inspire langueur et farniente, a cet avantage de nous permettre de regarder nos PAL et d'y débusquer des pépites conservées précieusement depuis quelques mois, voire quelques années.
 
De passage dans la Baie de Somme, nous avions visité le charmant village de Veules-Les-Roses et découvert tout à fait par hasard la formidable librairie des éditions Zulma.
 
J'avais alors craqué sur un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié). Je viens de le lire, je confirme, celui-là est une pépite !
 
Qui ne connaît pas Frida KAHLO, ne serait-ce qu'à travers tout le business fait autour de l'artiste et ses œuvres ces dix dernières années ? Tantôt sur des mugs, tantôt sur des boîtes à gâteaux, elle est un véritable produit de marketing. Plus noblement, elle a aussi inspiré nombre d'artistes à l'image de Rosa Maria UNDA SOUKI .

Rosa Maria UNDA SOUKI est vénézuélienne. Elle a été élevée dans la culture mexicaine, culture au sens des arts mexicains. Dans cette maison de famille qu'elle nous décrit avec tant d'amour, y étaient exposées des œuvres d'artistes mexicains.

Autant vous dire que lorsqu'elle est entrée dans celle de Frida KAHLO, elle n'a pas été dépaysée.
 
Ce livre, composé de textes, de croquis en monochrome, d'oeuvres réalisées pour composer une exposition " "Angle Londres et Allende", 50 tableaux, flamboyants de couleurs, encadrés avec soin.
 
Bien sûr il s'agit de partir à la (re)découverte de l'itinéraire de Frida
KAHLO et ses œuvres, mais plus que ça, le livre donne à voir les résonnances entre deux femmes, toutes les deux sud-américaines entretenant une relation particulière avec leur père, deux registres artistiques, deux signatures.
 
C'est aussi et surtout le parcours de création de Rosa Maria UNDA SOUKI , ses sources d'inspiration, les leviers de sa créativité.


Il y a des œuvres que l'on crée d'un seul coup et qui nous surprennent, d'autres qui se concrétisent avec le temps. P. 139

Cet OLNI, qui assure une forme de médiation culturelle des créations de Rosa Maria UNDA SOUKI , est une pépite. Si vous croisez son chemin, n'hésitez pas à le découvrir, il est de toute beauté et donne à voir l'immense talent de l'artiste.

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2025-07-28T06:00:00+02:00

Le testament de Taras CHEVTCHENKO

Publié par Tlivres
Le testament de Taras CHEVTCHENKO

Ma #poesiedulundi, je l'ai extraite de la culture ukrainienne.

Souvenez-vous, Emmanuel RUBEN et Alexandra KOSZELYK étaient les invités de l'association Bouillon-cube au 122 rue de la Chalouère.

La soirée était organisée en soutien au peuple ukrainien

en partenariat avec Bibliothèques sans frontières.

Taras CHEVTCHENKO, je l'ai découvert dans "L'Archiviste" publié aux éditions Aux Forges de Vulcain, un coup de coeur, un roman assurant notamment la postérité d'artistes de ce territoire convoité par la Russie.

Taras CHEVTCHENKO est né en 1814 et décédé en 1861.

Mais c'est dans le roman d'Emmanuel RUBEN, "Nouvelles ukrainiennes", sur lequel je reviendrais prochainement, que j'ai mis le doigt sur cet extrait du poème "Le testament". 

Il s'agit pour le poète de prononcer ses dernières volontés. Il sublime Dame Nature et rend vivants les éléments. Emmanuel RUBEN s'y est frotté avec son ami Vlad avec lequel il parcourt des kilomètres à vélo.

Vous n'étiez pas à l'événement ? Vous pouvez toutefois vous imprégner de la puissance du propos...

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2025-07-25T06:00:00+02:00

Camera obscura de Gwenaëlle LENOIR

Publié par Tlivres
Camera obscura de Gwenaëlle LENOIR

Editions Julliard

Et de 4 dans le bal 2025 des 68 Premières fois avec "Camera obscura" de Gwenaëlle LENOIR, un premier roman.

En littérature, il y a mille et une façons d'aborder la guerre. Gwenaëlle LENOIR, journaliste, spécialiste de l'Afrique Subsaharienne, le Moyen et le Proche Orient, choisit de partir de faits réels de l'Histoire contemporaine pour dévoiler les actes de torture commis sur le peuple d'un pays vivant sous régime dictatorial. Vous connaîtrez ce pays en vous documentant, l'écrivaine dévoilant quelques indices. 
 
Le narrateur est marié et père de deux enfants. L'emploi qu'il occupe, c'est celui que lui a trouvé son beau-père ayant fait carrière dans un ministère du pays. Il est photographe à l'hôpital militaire, enfin plus précisément à la morgue de l'hôpital militaire. C'est là qu'arrivent dans des "fourgons rouillés" les corps de ceux tombés sous les coups de la répression. Le motif : ils seraient des terroristes.
 
Cette mission, c'est l'Etat qui la lui confie.


Tu prends les terroristes en photo. Tu es le gardien des preuves. P. 151

Il s'agit pour le président de conserver des preuves de ce que les terroristes commettent pour faire tomber son régime, un moyen de se justifier des exactions réalisées par sa milice.

Mais la mission d'un photographe dans un pays en guerre relève d'autres ambitions, notamment celle de partager au monde entier des faits, témoigner de réalités, en laisser une trace pour les générations à venir.

Si ce dessein n'est pas apparu immédiatement comme un besoin irrépressible chez le narrateur, il l'est devenu. Gwenaëlle LENOIR retrace l'itinéraire d'un homme ordinaire devenu, au fil de ses journées de travail, un résistant.


Le président pouvait tuer la moitié de son peuple, il n'empêcherait pas l'autre moitié de faire semblant de lui obéir pour mieux tromper ses sbires. P. 160

Alors, chaque matin, le narrateur part travailler, incarner son "rôle de composition" avec le risque de tomber sous le joug des "pantalons de tergal et cheveux gominés", les miliciens du régime.

J'ai été profondément touchée par les descriptions des corps bien sûr, on le serait à moins, mais aussi par le cheminement psychologique du narrateur.

Avec ce roman, je comprends mieux aujourd'hui ce que l'on entend, à qui veut bien prêter l'oreille, des iraniens privés de cette capacité à faire tomber le régime par l'opération américaine « Midnight Hammer » en Iran dans la nuit du 21 au 22 juin 2025. Si l'objectif de tous reste le même, les moyens sont différents. Les insurgés ont un besoin irrépressible de se libérer de leurs bourreaux à la force de leurs armes, là la photographie. Le propos prend un caractère universel et intemporel.

Ce roman rend hommage à celui dont le nom de code est César. Peut-être serait-il tombé dans l'oubli, ou pire encore, n'aurait jamais été cité. Avec ce roman, Gwenaëlle LENOIR assure sa postérité.

C'est une lecture coup de poing, une lecture nécessaire, saluée par le Prix Relay des voyageurs 2024 qui vient notamment honorer les qualités de la plume de Gwenaëlle LENOIR. Il est sorti en poche aux éditions Pocket.

Bien sûr j'aurais pu trouver dans le hard rock une chanson associée pour poursuivre le bal 2025 mais j'ai choisi celle de France GALL, sortie en 1981, "Résiste". Vous pourrez danser sur ses notes de musique, vous pourrez aussi lever un poing serré ✊

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