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Articles avec #t une femme catégorie

2021-03-17T21:29:48+01:00

Mars au féminin, tapis rouge à Héloïse ESQUIE

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge à Héloïse ESQUIE

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Héloïse ESQUIE.

Comme Sophie BASTIDE-FOLTZ, cette femme est traductrice, elle fait ce métier de l'ombre qui fait toute la différence quand un livre est publié dans une langue différente.

Héloïse ESQUIE a notamment traduit "L'empreinte" d'Alexandria MARZANO-LESNEVICH, lauréat du #grandprixdeslectriceselle 2019 dans la catégorie document.

Nous sommes aux États-Unis. En 1992, Ricky Langley, 19 ans, tue Jeremy Guillory âge de 6 ans. Par le passé, Ricky Langley avait été condamné à deux reprises pour agression sexuelle. Le petit Jeremy a-t-il été victime de ce type de faits avant sa mort ? Après ? C’est ce que la narratrice va tenter de trouver en déroulant le fil de l’enquête, de la vie de Ricky Langley aussi.

Le tableau est rapidement brossé mais ce livre est foisonnant. Sous la plume de l'écrivaine et la traductrice, deux histoires vraies s'entremêleront pour en faire une lecture choc.

Héloïse ESQUIE avait traduit également "Les apparences" de Gillian FLYNN, un bijou découvert il y a une bonne dizaine d'années maintenant mais qui m'a profondément marquée.

Héloïse ESQUIE mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme  Delia OWENS, Yoko OGAWA, Claire BEREST, Anne DE ROCHAS, Carine JOAQUIM, Alexandra KOSZELYK, Sandrine COLLETTE, Angélique VILLENEUVE, Louise MEY, Catherine ROLLAND, Carole ZALBERG, Marie CHARVET, Fatou DIOME, Adelaïde BON et Johanna KRAWCZYK.

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2021-03-16T19:03:41+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Sophie BASTIDE-FOLTZ

Publié par Tlivres
Mars au  féminin, tapis rouge pour Sophie BASTIDE-FOLTZ

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Sophie BASTIDE-FOLTZ.

Petit pas de côté aujourd'hui avec ce portrait de femme. Il s'agit, en réalité, d'une traductrice, une femme qui fait ce métier de l'ombre à qui l'on doit tant.

Sophie BASTIDE-FOLTZ, je l'ai découverte avec "L'Âge de la lumière" de Whitney SCHARER aux éditions de l'Observatoire. Vous vous souvenez certainement de cette biographie de Lee MILLER, un roman éblouissant comme son personnage principal.

Lee MILLER, partie des Etats-Unis, arrive en France, à Paris. Elle y rencontre Man RAY, l’inventeur de la rayographie. A force de ténacité, elle réussit à se faire embaucher comme assistante, la voie royale pour se former. C’est là aussi qu’elle découvre l’amour. Au bras de Man RAY, elle rencontre les intellectuels et artistes du tout Paris, nous sommes dans les années folles, le groupe Dada brille dans les salons du Dôme, les surréalistes revisitent le monde. Entre le photographe et l’amant se sont toutefois insinuées de pernicieuses interactions, pour le meilleur comme pour le pire. Vivre aux côtés d’un artiste reconnu laissait peu de place à cette époque à une femme confinée dans l’ombre des tâches accessoires. Lee MILLER souhaitait être une artiste à part entière. Pour Man RAY, elle devint rapidement une rivale dans l’acte de créer.

Il faudra quelques années pour Lee MILLER pour affirmer ses propres choix, une rencontre avec Jean COCTEAU, et enfin décider de s’émanciper de cet amour dévorant. Lee MILLER deviendra reporter de guerre.

 

Cette biographie de Whitney SCHARER est un petit bijou.

C’est une manière tout à fait originale de s’acculturer à la discipline artistique de la photographie. J’ai adoré vivre dans la chambre noire avec Man RAY et Lee MILLER des moments de tension inouïe, aussi fugaces que vertigineux, à l’approche de ce qui pourrait être LE cliché des années 1930.

J’ai aussi et surtout beaucoup aimé découvrir la femme qu’était Lee MILLER, une enfant blessée, une femme en mal d’exister, une artiste en mal de reconnaissance, son apogée et sa descente aux enfers.

 

Sophie BASTIDE-FOLTZ mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme Delia OWENS, Yoko OGAWA, Claire BEREST, Anne DE ROCHAS, Carine JOAQUIM,

et puis Alexandra KOSZELYK, Sandrine COLLETTE, Angélique VILLENEUVE, Louise MEY, Catherine ROLLAND, Carole ZALBERG, Marie CHARVET, Fatou DIOME, Adelaïde BON et Johanna KRAWCZYK.

 

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2021-03-15T19:20:21+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Delia OWENS

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Delia OWENS

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Delia OWENS.

La plume de cette écrivaine, je l'ai découverte avec "Là où chantent les écrevisses" chez Seuil éditions, un formidable coup de coeur.

Ce premier roman a reçu un accueil retentissant aux Etats-Unis.

Nous sommes le 30 octobre 1969, un homme est retrouvé mort, dans le marais, au pied de la tour de guet. C'est le corps de Chase Andrews, le fils unique d'un couple connu à Barkley Cove pour sa réussite avec le garage, la Western Auto. Marié, beau garçon, Chase avait le monde à ses pieds. Le marais, c'était son terrain de jeu. Il y bravait les courants avec son hors-bord. Dans sa jeunesse, il avait passé beaucoup de temps avec Kya, une fille de son âge, abandonnée de tous dès sa plus tendre enfance. La première à quitter le foyer avait été sa mère. En 1952, n'en pouvant plus de recevoir les coups de son alcoolique de mari, Ma avait pris sa valise et, sous les yeux  de l'enfant, s'en était allée, sans se retourner. Et puis, ce fut le tour de la fratrie, même Jodie, le frère, n'avait pas résisté à l'attrait d'un ailleurs. Et encore, le père. Si, au début, il passait quelques nuits par semaine à la cabane, un jour, il n'était plus revenu. Enfin, Tate. Le garçon l'avait guidée un soir qu'elle s'était perdue. Leur amitié n'avait pas résisté aux études universitaires du jeune homme. Kya, qui n'avait que 7 ou 8 ans, avait d'abord vécu des vivres qu'il restait à la maison, et puis, elle avait dû prendre la barque du père, se rendre au village, échanger les moules, qu'elles ramassait à l'aube, avec quelques denrées de première nécessité. C'est là qu'elle avait fait connaissance avec Jumping et sa femme, Mabel. Lui, vendait du carburant pour les bateaux, elle, avait pris la petite de pitié, c'était la seule à voir dans la Fille du marais, un être humain, une enfant, celle que le village tout entier méprisait. Loin de tous, Kya avait voué un amour fou à la nature. Elle s'était gorgée des baignades en eaux douces, enivrée de la beauté des paysages et comblée de sa relation aux oiseaux. De là à penser que ça soit Kya qui ait tué Chase, il n'y a qu'un pas, à moins que...

Delia OWENS est une zoologue qui a consacré sa carrière à la nature et aux animaux, aux Etats-Unis, en Afrique pendant une vingtaine d'années. J'ai été émerveillée, je dois le dire, par les descriptions de la  faune et de la flore des marais. ll suffit de regarder la première de couverture pour s'en convaincre. Un grand échassier, un poisson dans son bec, se tenant droit, l'oeil fixe, occupe le premier plan. La feuille d'un arbrisseau, sortant de l'eau, s'y fait une place, aussi, avec des couleurs chatoyantes. Et puis, venue de nul part, cette main posée sur le cou de l'oiseau, une image surnaturelle ! Je la trouve somptueuse.

J'ai profondément aimé, aussi, accompagner Kya dans son parcours initiatique. "Là où chantent les écrevisses" est un roman d'apprentissage, c'est celui d'une enfant qui s'est construite dans la solitude. Kya, on la découvre à l'âge de 6 ans. Très vite, elle doit satisfaire ses propres besoins, à commencer par celui de manger. Et puis, elle va faire des rencontres. Il est beaucoup question d'apprivoisement dans ce roman, avec les oiseaux mais aussi avec les hommes. 

Enfin, je suis tombée sous le charme de la narration de ce roman. Il y a une alternance des temporalités, un pari audacieux, parfaitement réussi. Le temps défile, d'une part, à partir de 1952, date du départ de Ma, et d'autre part, 1969, date du décès constaté de Chase. Il y a une alternance du rythme aussi. Quand les journées paraissent une éternité à observer l'univers des marais, elles s'accélèrent avec l'enquête menée autour du meurtre présumé où là, chaque heure devient déterminante. 

Ce roman, c'est un page-turner, savamment ponctué par de la poésie. 

Pour ce livre, Delia OWENS s'est associée à Marc AMFREVILLE pour la traduction en français. Le résultat est grandiose.

Delia OWENS mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme Yoko OGAWA, Claire BEREST, Anne DE ROCHAS, Carine JOAQUIM,

et puis Alexandra KOSZELYK, Sandrine COLLETTE, Angélique VILLENEUVE, Louise MEY, Catherine ROLLAND, Carole ZALBERG, Marie CHARVET, Fatou DIOME, Adelaïde BON et Johanna KRAWCZYK.

 

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2021-03-14T20:10:08+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Yoko OGAWA

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Yoko OGAWA

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Yoko OGAWA.

La plume de cette écrivaine, j'aime la retrouver régulièrement. Chaque fois, c'est la même fascination, le même envoutement.

Il y a eu 

"Amours en marge"

"La marche de Mina"

"Cristallisation secrète"

et plus récemment "Instantanés d'Ambre".

Je vous dis quelques mots de l'histoire :

Une famille est frappée par un terrible drame, la mort d'une enfant alors qu'elle n'avait que trois ans. Jouant au jardin public, un chien lui a léché le visage. Le lendemain, une forte fièvre se déclare et emporte la toute petite fille. Le père travaille dans une maison d'édition spécialisée dans les encyclopédies illustrées. La mère, douloureusement affectée par cette disparition, décide de tout quitter et d'emmener ses trois autres enfants dans une propriété familiale, cernée de hauts murs. Là, elle leur offre une nouvelle forme d'éducation, à l'abri des regards. Elle leur intime l'ordre de ne pas franchir les murs, le chien maléfique pouvant revenir à tout moment. Pour accompagner leur mutation, elle leur donne de nouveaux prénoms inspirés de l'univers minéral, Opale, Ambre et Agate. Elle trouve un travail auprès des thermes du village. Pendant son absence, les enfants se cultivent au gré de leurs découvertes dans les encyclopédies de leur père et de leur exploration du vaste jardin qui leur est offert jusqu'au jour où un homme sonne à la porte, Joe, marchand ambulant. Là commence, pour eux, une toute nouvelle existence.

Derrière cet enfermement, d’aucuns pourraient y voir un emprisonnement, une privation de la liberté de mouvement, une séquestration, la double peine en quelque sorte, j’y ai personnellement vu une immense preuve d’amour, comme un baume offert par cette mère à ses enfants pour panser leurs plaies. Il y a une question de survie dans l’urgence à agir, proposer une alternative à la vie d’avant empreinte de cette tragédie, et une perspective de résilience aussi.

L''univers littéraire de Yoko OGAWA est empreint de féerie. Que ça soit avec la danse par exemple, la passion d’Opale, une discipline artistique qui prend, sous la plume de l’écrivaine, ses plus beaux costumes. Les descriptions sont tout en délicatesse, raffinement et sensualité.

Ce roman, c'est un petit bijou de la littérature.

Yoko OGAWA mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme Claire BERESTAnne DE ROCHASCarine JOAQUIM,

et puis Alexandra KOSZELYK, Sandrine COLLETTE, Angélique VILLENEUVE, Louise MEY, Catherine ROLLAND, Carole ZALBERG, Marie CHARVET, Fatou DIOME, Adelaïde BON et Johanna KRAWCZYK.

Mars au féminin, tapis rouge pour Yoko OGAWA

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2021-03-12T21:52:31+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Anne DE ROCHAS

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Anne DE ROCHAS

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Anne DE ROCHAS.

Cette plume, je l'ai découverte en août dernier avec un premier roman, "La femme qui reste" publié aux éditions Les Escales, un roman historique.

Ils sont cinquante hommes et femmes dont Anne de ROCHAS assure la mémoire. Inspirée de faits réels, elle nous livre dans les toutes dernières pages quelques éléments de biographie qui viendront renforcer la véracité du propos, l'occasion aussi pour moi de (re)découvrir des itinéraires d'Artistes tout à fait extraordinaires. 

Plus qu'une école d'art, le Bauhaus, c'est un courant de pensée. C'est d'ailleurs à ce titre que le régime en place les a fichés comme les instigateurs de "l'art dégénéré". Devant l'oppression du nazisme, beaucoup ont choisi de migrer. Certains réussiront à échapper aux griffes du Führer, d'autres auront des destins plus tragiques. Avec "La femme qui reste", c'est l'occasion de décrypter une époque, celle de l'euphorie artistique, du pas de côté.

La littérature offre cette possibilité de revisiter la grande Histoire, et avouons que Anne de ROCHAS, dans ce premier roman, l'assure tout en beauté. Je me suis délectée des 463 pages de "La femme qui reste", un livre foisonnant dans une plume d'une éblouissante poésie. Chaque mot est savamment choisi.

Je crois que Anne DE ROCHAS mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme Carine JOAQUIM,

et puis Alexandra KOSZELYK, Sandrine COLLETTE, Angélique VILLENEUVE, Louise MEY, Catherine ROLLAND, Carole ZALBERG, Marie CHARVET, Fatou DIOME, Adelaïde BON et Johanna KRAWCZYK.

Mars au féminin, tapis rouge pour Anne DE ROCHAS

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2021-03-11T07:00:00+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Carine JOAQUIM

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Carine JOAQUIM

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Carine JOAQUIM.

Cette plume, je l'ai découverte très récemment avec un premier roman, "Nos corps étrangers" repéré par les fées des 68 Premières fois

En ouvrant ce livre, vous acceptez de tendre vers le chaos mais à pas mesurés.

J’ai été fascinée par le personnage d’Elisabeth, la mère de Maëva, une femme partagée entre son statut d’épouse et de mère, qui va progressivement s’en émanciper pour se réaliser.
 
Le plus fort, à n'en pas douter, c’est la chute, absolument effroyable, une chute que je n'avais pas soupçonnée mais qui dévoile à quel point nos corps peuvent devenir des étrangers.
 
Ce roman, c’est une lecture coup de poing de cette édition 2021, servie par une plume talentueuse.

Si j’en suis sortie épouvantée, j’ai pourtant aimé que Carine JOAQUIM porte un regard particulier sur des sujets éthiques du moment, l’accueil et l’intégration en milieu scolaire de personnes porteuses de handicap, la définition de l’âge des migrants isolés avec l’éventualité de tests osseux...
L’écrivaine est enseignante, peut-être a-t-elle puisé son inspiration dans ce qu’elle côtoie au quotidien ? Dans tous les cas, elle permet à des problématiques de sortir des établissements scolaires et de nous être servies sur un plateau doré, à nous maintenant de les MEDITER !

Je crois que Carine JOAQUIM mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme Alexandra KOSZELYK, Sandrine COLLETTE, Angélique VILLENEUVE, Louise MEY, Catherine ROLLAND, Carole ZALBERG, Marie CHARVET, Fatou DIOME, Adelaïde BON et Johanna KRAWCZYK.

Mars au féminin, tapis rouge pour Carine JOAQUIM

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2021-03-10T19:19:13+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Johanna KRAWCZYK

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Johanna KRAWCZYK

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Johanna KRAWCZYK.

Cette plume, je l'ai découverte très récemment avec un premier roman, "Avant elle" repéré par les fées des 68 Premières fois

C’est une lecture coup de poing. J’ai l’impression d’être montée sur un ring et d’avoir été passée à tabac.
 
D’abord, il y a la vie de Carmen, ses souffrances, son « obsidienne » qui la tenaille. Je suis tombée dès les premières pages dans le piège de la psychiatrie tendu par l’autrice, Johanna KRAWCZYK. Tout mon corps s’est mis à vibrer aux soubresauts de Carmen.
 
Et puis, il y a l’histoire, le scénario. Imaginez, vous avez 36 ans et vous ne connaissez quasiment rien de votre famille, vous êtes en quête d’identité. Votre mère a disparu dans des conditions inexpliquées. Votre père a toujours été un taiseux, rien à tirer de lui.

Enfin, il y a la narration. Johanna KRAWCZYK alterne judicieusement le propos à trois voix. Il y a les passages extraits des carnets de son père qui dévoilent son passé. Il y a les paroles de Carmen adressées à son père, un peu comme s’il était encore vivant et qu’elle pouvait converser avec lui. Enfin, il y a la petite voix  intérieure de Carmen, celle de l’intime, celle qui la torture, lui vrille les tripes, celle qui la tyrannise.

La construction est habile et audacieuse, le pari réussi. La chute est vertigineuse !

Je sors de ce premier roman foudroyée par la puissance du propos. « Avant elle » n’est rien d’autre qu’une bombe... de mots !

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2021-03-09T18:00:00+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Alexandra KOSZELYK

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Alexandra KOSZELYK

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Alexandra KOSZELYK.

Il y a d'abord eu « À crier dans les ruines », un premier roman, un coup de coeur, tout simplement.

Et puis, récemment, toujours chez les éditions Aux forges de Vulcain, il y a eu "La dixième muse".

Florent est un jeune homme, amoureux de Louise. Il est appelé par son ami Philippe à l’accompagner dans une mission... un peu spéciale ! Ils arrivent au cimetière du Père Lachaise. Pour Florent, c’est la déferlante de souvenirs douloureux. Son père est décédé il y a six mois. Il se retrouve, un instant, devant la tombe de Guillaume APOLLINAIRE. Il n’en faudra pas plus pour qu’il fasse le lien avec ses études. Il sort d'une Agrégation d’allemand et consacre sa vie à une nouvelle année de formation. Il choisit donc d'explorer la vie du poète, Guillaume APOLLINAIRE, cet écrivain du 20ème siècle, né d'une mère expatriée de Pologne, sans famille, sans argent, contrainte de vendre son corps pour survivre. Cet enfant dont elle ne connaît pas le père lui pose plus de problème qu'il ne lui apporte de plaisir. Guillaume est élevé dans l'absence totale d'amour maternel. Devenu grand, il fréquente des femmes, artistes. On se souvient de Marie LAURENCIN avec qui il partage sa vie cinq années durant. Il vivra aussi quelques années avec son frère, Albert, à Stavelot. Il mourut aux côtés de son dernier amour, Jacqueline Kolb, sa dixième muse. Florent, au fur et à mesure de ses études, s'approprie la vie de l'artiste, l'apprivoise lentement mais sûrement, au point de la faire sienne. Bercé par un souffle d'illusions, il navigue bientôt entre rêve et réalité, c'est une nouvelle page de sa vie, personnelle celle-là, qu'il est en train d'écrire.

 

Ce qui m'a séduite, c'est la construction narrative et l’imbroglio savamment construit par l’écrivaine. Ce roman, ce sont, en réalité, deux histoires liées l’une à l’autre par le jeu de l’écriture, celle de Florent, un personnage de fiction, et celle de Guillaume, Apollinaire, rien de moins. C’est aussi une alternance entre deux époques, l’une présente, l’autre passée. Enfin, cerise sur le gâteau, ce roman c’est un voyage entre rêve et réalité. J’avoue que j’ai lâché prise et me suis laissée porter par le doux effet de balancier et la démarche engagée par Alexandra KOSZELYK, une formidable conteuse.

Ce roman, il a quelque chose de fabuleux. C'est mon #Mardiconseil.

 

Je crois qu'Alexandra KOSZELYK mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme

 Louise MEY

Catherine ROLLAND

Sandrine COLLETTE

Carole ZALBERG

Marie CHARVET

Angélique VILLENEUVE

Fatou DIOME

Adélaïde BON

 

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2021-03-08T21:10:22+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Louise MEY

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Louise MEY

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Louise MEY, une autrice dont j'ai découvert la plume récemment avec son roman "La deuxième femme", une prouesse littéraire, un roman noir, une lecture coup de poing.

 

Sandrine tombe sous le charme de « l’homme qui pleure », celui dont la première femme est portée disparue et qu’elle découvre sur son écran de télévision. Elle décide de participer à une marche blanche, c’est là qu’elle va le rencontrer, en chair et en os. Une histoire d’amour commence, pour le meilleur et pour le pire !

 

Dans le rôle de la victime, il y a Sandrine, une jeune femme que personne n’a jamais aimé. Elle mène avec son corps une guerre sans merci et se maltraite à coups de propos injurieux. Il n’en fallait pas plus pour que « l’homme qui pleure » tisse sa toile de prédateur, exploite les fragilités de celle qu’il va progressivement museler.

 

J’ai beaucoup aimé les relations établies entre l’enfant de « l’homme qui pleure », Mathias, et Sandrine, « La deuxième femme ». Il y a, dans la complicité établie entre ces deux êtres fragiles, maltraités, quelque chose de profondément intime et émouvant.

 

 

Ce roman, je l’ai lu comme un acte militant. Louise MEY s’est beaucoup documentée sur les violences faites aux femmes et prouve ici ô combien ce qui se passe avant le premier acte physique est lourd de conséquence. L’humiliation, les propos, les comportements qui permettent d’instaurer un climat de peur, d’angoisse, sont autant de violences qu’il convient de repérer et de caractériser. L’écrivaine décrit avec précision cette échelle de violences. Elle évoque des petits détails qui pourraient paraître insignifiants s’ils n’étaient accumulés au quotidien dans le seul but de nuire par l’asservissement.

 

C’est un roman (Louise MEY aurait pu choisir la forme du récit de vie) qui, par son registre littéraire même, rend universel le scénario du prédateur.

 

Dans une plume fluide, Louise MEY varie les rythmes, plutôt lent dans la première partie du livre avec une accélération nette et fulgurante dans le dernier quart. Un roman haletant.

 

Louise MEY mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme

 

Catherine ROLLAND

Sandrine COLLETTE

Carole ZALBERG

Marie CHARVET

Angélique VILLENEUVE

Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-07T16:27:19+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Catherine ROLLAND

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Catherine ROLLAND

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Catherine ROLLAND.

Sa plume, je l'ai découverte avec « Le cas singulier de Benjamin T. », un énorme coup de coeur. Rien que l'évoquer suffit à me faire frissonner.

Et puis, il y a un an, il y a eu « La Dormeuse », un roman d'une profonde intensité.

Je vous dis quelques mots de l'histoire :

Sofia Loison est en entretien d'embauche pour un poste d’aide-ménagère. La posture et les échanges avec son recruteur, Léo, l'interpellent. Sofia découvrira qu'il s'agit du neveu de Marie Montès et son mari, Tiago, vivant dans une maison troglodyte de Touraine, et chez qui l'aide-ménagère est censée intervenir. Sofia n'est pas au bout de ses surprises. Elle comprend très vite que bon nombre de personnes se sont déjà collées à la mission mais n'ont pas résisté à la forte personnalité de Marie. La voilà prévenue. Quant à la mission réelle, elle est un brin en décalage avec celle annoncée ! Parallèlement, une enfant disparaît lors d'un séjour familial à Pompéi, l'enfant de 6 ans a quitté la caravane. Elle sera retrouvée quelques années plus tard dans des conditions aussi mystérieuses que sa disparition. Devenue adulte, elle décide de partir en quête de souvenirs. Pompéi, il fut un temps où la cité n'était pas encore ensevelie. En août 79, les hommes et les femmes y vivaient sereinement. Ils ne savaient pas encore que leur temps était compté.

Vous avez, là, les petites graines savamment semées par une écrivaine à l'imagination débordante. Une nouvelle fois, elle m'a conquise. Le jeu des narrations est prodigieusement orchestré. Trois histoires s'entrecroisent à deux mille ans d'intervalle sans qu'à aucun moment vous ne perdiez pied, le tout dans une rythme frénétique. Je n'ai pas vu les 480 pages passer et encore, j'en redemande !  

Catherine ROLLAND a de l'énergie à revendre. Alors, quand elle ne travaille, elle écrit, et quand ce ne sont pas des romans, ce sont des chroniques, des nouvelles, bref, tout un tas de pépites qu'elle nous propose sur un site internet, rien de moins. N'hésitez pas à le visiter !

Complètement sous le charme de cette plume, j'attends maintenant avec impatience, j'ose le dire, son prochain roman annoncé au printemps. « Les inexistants » est un roman qui sortira chez BSN Press, une maison d’édition suisse spécialisée dans le roman noir et le polar, ça promet d'être haletant !

Catherine ROLLAND mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace)

après

Sandrine COLLETTE

Carole ZALBERG

Marie CHARVET

Angélique VILLENEUVE

Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-06T19:26:18+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Sandrine COLLETTE

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Sandrine COLLETTE

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Sandrine COLLETTE.

Il faut dire que je suis devenue une inconditionnelle de sa plume. Au fil des années, il y a eu :

 

Et toujours les Forêts

Juste après la vague

Six fourmis blanches

Un vent de cendres

et puis, tout récemment,

Ces orages-là

tous des romans noirs. L'écrivaine dit ne savoir faire que cela mais pourquoi lui reprocher alors qu'elle le fait si bien.

Si les premiers romans que j'avais lu de Sandrine COLLETTE étaient plutôt axés environnement et nature, dans Ces orages-là elle met sa focale sur une jeune femme :

Clémence travaille dans une boulangerie. Avec Flo, elle fabrique du pain. Le réveil sonne tôt le matin. Par tous les temps, elle enfourche son vélo et trouve refuge dans un lieu chaleureux où l’odeur du bon pain ferait craquer n’importe quel gourmand. La boulangerie, c’est le seul lieu dans lequel Clémence se sent exister et en sécurité. Sa toute nouvelle maison est petite et moche, à l’image de sa vie, en réalité. Elle est née quand ses parents avaient atteint la cinquantaine. Clémence se souviendra toujours d’une scène de ménage, une scène de violence à laquelle le couple ne résistera pas. Elle avait 11 ans à l’époque et elle, Clémence, n’a finalement pas mieux réussi dans le domaine. Elle vient de fuir le foyer conjugal après trois années de vie commune, trois années d’un martyr sans nom, trois années qui auront permis au prédateur de tisser lentement sa toile autour d’une proie, presque parfaite.

 

Vous l’aurez compris, Sandrine COLLETTE embrasse le champ des violences conjugales et nous propose une entrée en matière tout à fait effroyable. Imaginez, une scène de chasse, en forêt, en pleine nuit, avec une femme, pratiquement nue, invitée à se sauver, mais pour aller où ?

Si les premières pages du roman décrivant une femme traquée sont tout à fait saisissantes, ce qui suit l’est encore plus !

Ce n’est pas tant le chemin de la résilience que Sandrine COLLETTE s’attache à explorer mais plutôt la période de décompression juste après l’effroi, les jours suivant la fuite, dans les ombres de la paranoïa. S’il a fallu beaucoup de courage pour Clémence pour quitter son mari, un manipulateur, il lui en faudra encore beaucoup plus pour sortir la tête de l’eau et espérer échapper à son emprise. 

Avec « Ces orages-là », Sandrine COLLETTE explore les effets d’un stress post-traumatique sur le corps. L’expression « avoir la peur au ventre » n’a jamais été aussi bien illustrée qu’avec le personnage de Clémence. Il n’y a pas de place ici pour la raison, non, tout se joue ailleurs, au niveau du ventre, des tripes, quoi !

Le registre est différent mais la signature est bien là. L'autrice nous propose un roman saisissant, un thriller psychologique totalement addictif, un livre que vous ne lâcherez pas avant de l'avoir terminé !

Sandrine COLLETTE mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (invitation de Moonpalaace)

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Carole ZALBERG

Marie CHARVET

Angélique VILLENEUVE

Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-05T22:16:11+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Carole ZALBERG

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Mars au féminin, tapis rouge pour Carole ZALBERG

Dans les pas de Moonpalaace, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Carole ZALBERG.

J'ai découvert la plume de l'écrivaine avec "Où vivre".

Dans une narration chorale, Carole ZALBERG déplace en permanence le faisceau des projecteurs et offre un panel multiple de parcours de vie. Impossible de dresser le portrait du juif comme un être unique. Il est à l'image de la société, c'est-à-dire interculturel. Avec la convocation de trois générations, l'écrivaine guide le lecteur et lui apprend 


[...] à ne pas juger. P. 134

Chaque mot est choisi avec minutie, il sonne juste.

Carole ZALBERG nous donne rendez-vous en librairie avec son tout nouveau roman : "Tes ombres sur les talons". Je vous dis quelques mots de l'histoire :

Melissa est une jeune femme. Sa mère est cantinière, son père conducteur de bus. Elle s’aventure en terre inconnue avec ses études universitaires, elle cherche sa place dans un univers dont elle ne maîtrise pas les codes, elle s’évertue à apprendre. C’est dans ce contexte qu’une main lui est tendue. Mais, là, c’est l’engrenage, un cercle de militants qui des convictions et entendent bien les revendiquer. Rien ne serait plus grave s’il ne s’agissait de la mort d’un enfant de 18 mois, Medhi, dont les parents, migrants, cherchaient un abri et ont eu le malheur de croiser leur chemin. Le lendemain, c’est la prise de conscience. Melissa chavire, c’est le chaos. Survivra-t-elle à la culpabilité qui l’envahit ? Aura-t-elle une seconde chance ? Peut-elle encore croire en l’humanité ?

A l’image de ce que propose Gaëlle JOSSE dans ses romans, j’aime lire ceux de Carole ZALBERG pour sa manière d’explorer les tréfonds de l’âme humaine et proposer des alternatives à la déchéance, leur foi en l’humain et sa capacité de rebond. Il y a quelque chose qui relève de l’instinct de survie, une force presque animale à sauver sa peau. S’il ne s’agit pas d’effacer la faute, il s’agit plutôt de vivre avec.
 
La plume est sensible, le propos lent mais rythmé. Carole ZALBERG confirme la puissance des mots et l’intensité du discours. Elle nous livre un roman dérangeant, tout à fait fascinant. J’ai lu en apnée totale.

Carole ZALBERG mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur 

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Marie CHARVET

Angélique VILLENEUVE

Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-04T13:05:08+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Marie CHARVET

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Mars au féminin, tapis rouge pour Marie CHARVET

Dans les pas de Moonpalaace, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Marie CHARVET, autrice d'un premier roman qui fait la place belle à la musique : "L'âme du violon" chez GrassetAllez, en piste !

Nous sommes en 1600, en Italie du Nord, à Brescia, Giuseppe travaille chez son maître luthier, Giovanni Maggini. La notoriété des artisans d'art est telle qu'ils réalisent régulièrement des travaux pour le comte de Cagliostro. La dernière commande porte sur un violon d'exception avec lequel la fille du comte jouera lors de la prochaine réception. La musique, c'est aussi la passion de Lazlo, un jeune tzigane de Nogent-sur-Marne. Nous sommes dans les années 1930, le garçon est élevé par son oncle Nathanaël. Il a pris son neveu sous son aile, sa mère a été exclue de la communauté par avoir flirté avec un gadgo, un père que l'enfant n'a jamais vu. C'est certain, il est différent des autres, il n'a pas le commerce dans la peau, mais la musique, oui, un véritable don. La différence, c'est aussi à cela qu'est confrontée Lucie qui occupe une chambre de bonne dans le quartier des Batignolles à Paris. Depuis toute petite, elle s'est distinguée de sa soeur, Iris, bien comme il faut. Lucie, elle, a besoin de liberté, de sortir du cadre. Quand elle a fait le choix d'apprendre les Beaux-Arts, c'était la goutte d'eau dans un vase déjà bien rempli, ses parents ont coupé les ponts. De sa famille, elle ne voit plus que sa grand-mère, Marguerite. Elle habite Lyon, elle a plus de quatre-vingt-dix ans aujourd'hui mais elle fut la première femme française à exercer le métier de musicienne. L'art, elle connaît. Grand-mère et petite-fille entretiennent une relation de complicité extraordinaire. Quant à Charles, il partage sa vie entre Paris et New-York. Elève surdoué, il s'est orienté vers Polytechnique. Chef d'entreprise, il investit et se prépare à l'entrée en bourse de sa société. Dans sa vie, il avait tout ou presque. C'est à 20 ans qu'il s'est retrouvé un peu par hasard à entrer dans l'église de Saint-Eustache de Paris au moment d'un concert, il s'est découvert une passion pour la musique. Perfectionniste, il s'est constitué une culture hors pair sur le sujet et découvre un nouveau terrain de jeu, financier.

Dans "L'âme du violon", vous l'aurez compris, Marie CHARVET nous brosse une galerie de portraits, des hommes, des femmes, tous passionnés par la musique. L'écrivaine nous fait voyager à travers les siècles, depuis la création d'instruments rares largement convoités encore aujourd'hui pour la qualité du son qu'ils continuent de produire. J'ai été émerveillée par les descriptions de l'atelier de Giuseppe, le travail artisanal, l'amour du matériau, noble, le bois. 

"L'âme du violon", disponible en poche chez J'ai lu

 

est d'une construction implacable.

Au rythme des premières notes, vous ferez vos premiers pas sur la piste de danse, prendrez vos repères au bras de l'écrivaine et vous laisserez bientôt transporter par le charme de la plume. Vous en sortirez enivré.e.

Marie CHARVET mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur 

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Angélique VILLENEUVE

Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-03T22:01:06+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Angélique VILLENEUVE

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Mars au féminin, tapis rouge pour Angélique VILLENEUVE

Dans les pas de Moonpalaace, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Angélique VILLENEUVE, une autrice dont j'ai découvert la plume avec 

"Maria"

et plus récemment avec

"La belle lumière"

Le premier roman m'avait profondément touchée et interpellée sur la notion du genre grâce à un scénario tout à fait remarquable.

De "La belle lumière", je suis sortie « illuminée » par la beauté des mots. Tout commence avec une scène saisissante. 

Nous sommes en 1886, aux Etats-Unis, à Tuscumbia, dans les bois. Kate KELLER, la mère, est toute attentionnée à l’itinéraire de sa fille, Helen, que l’on soupçonne... différente. Elle est en réalité aveugle, sourde et muette.

 

Kate a épousé un homme, Arthur, à la tête d’un journal, âgé de 20 ans de plus qu’elle. L’enfant naît 2 ans après leur mariage. Tout se passe « normalement » (si normalité il y a), jusqu’à ses 19 mois. Là, elle est prise de fortes fièvres. Sa mort est annoncée. Le bébé survit pourtant mais avec des séquelles profondes. Si les apprentissages de la vie quotidienne de l’enfant sont difficiles, il est un champ dans lequel Helen évolue en s’affranchissant de toute forme de handicap, c’est celui des fleurs, des roses très précisément. A sa naissance, un premier rosier, « Pâquerette », créé par une roseraie lyonnaise, avait été offert à Kate, celui-là ne supportera pas les différences de températures entre la France et les Etats-Unis mais il sera le point de départ d’une collection tout à fait exceptionnelle au sein de laquelle Helen « s’épanouira comme une fleur » ! Mère et fille évoluent dans une famille élargie. Il y a la soeur d’Arthur, il y a deux fils d’un premier mariage, il y a une nièce orpheline et, pour les servir, des hommes et des femmes, noirs. Virginia s’occupe de la maison, Yates du jardin, Hilliott des chevaux. C’est dans cet environnement interculturel que Kate va mener son plus grand combat, celui de l’éducation de sa fille par la voie d’un apprentissage « adapté », mais là commence une toute nouvelle histoire.

 

La plume est éminemment poétique.

 

Angélique VILLENEUVE mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur 

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Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-02T18:45:00+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Fatou DIOME

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Mars au féminin, tapis rouge pour Fatou DIOME

Dans les pas de Moonpalaace, et pour commencer cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge pour Fatou DIOME.

Son tout dernier roman  : « Les veilleurs de Sangomar », publié chez Albin Michel, disponible chez Le Livre de poche, un très beau livre qui honore la mémoire des disparus du naufrage du 26 septembre 2002 au large de Dakar. Le Joola accueillait ce jour-là environ 2 000 passagers, soit un peu plus de 4 fois le nombre prévu. C’est un roman sur le deuil et l’incantation des morts, c’est aussi une magnifique preuve d’amour d’une femme à son défunt mari.

Je vous en livre les premières lignes :


Gospel ou fado ? Seigneur, quel chant ramène les morts ? Le coeur de Coumba ne murmurait plus que lamento. Mais à quoi bon réveiller le maestro Bach ? Même son violoncelle ne saurait tout dire du manque ! Alors, silence. Surtout pas d'oratorio, trêve de prières ! Combien de maréees faut-il à Neptune pour rendre ceux qu'il retient loin des leurs ? Les bras de Coumba réclamaient Bouba.

Avec « Les veilleurs de Sangomar », j’ai découvert la plume de Fatou DIOME, éminemment romanesque, délicate, tout en pudeur, qui par la voie du conte trouve un très beau terrain de jeu philosophique. 

Fatou DIOME était hier l'invitée d'Augustin TRAPENARD dans Boomerang sur France Inter, l'occasion de nous parler de la sortie demain d'un recueil de nouvelles : « De quoi aimer vivre » et de tout un tas d'autres choses, un moment d'une rare beauté.

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2021-03-01T08:21:10+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Adelaïde BON

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Mars au féminin, tapis rouge pour Adelaïde BON

Dans les pas de Moonpalaace, et pour commencer cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge pour Adelaïde BON.

Cette jeune femme a écrit "La petite fille sur la banquise" aux Éditions Grasset, disponible aujourd'hui chez Le Livre de poche.

 

L'autrice nous propose, le temps d’une lecture, de côtoyer l’indicible. Dans ce livre, il n’y a pas de place pour la fiction, l’imagination, nous ne sommes pas dans un roman, non, nous entrons de plein fouet dans l’intimité de l’écrivaine qui, à l’âge de 9 ans, a rencontré un homme dans l’escalier. Ce jour-là, la petite fille, qu’elle était, est morte. Une nouvelle vie a, depuis « l’événement », commencé. Retrouvée murée dans un silence par ses parents, une plainte contre X est déposée le lendemain. Dès lors, Adelaïde BON n’a fait que lutter, contre son corps d’abord, envahi de méduses, contre ses crises d’angoisse, de boulimie, de profonde tristesse et toujours, cette mémoire qui n'en fait qu'à sa tête. A coup de thérapies en tous genres, de recherches et de mobilisation, Adelaïde BON apprend à nommer les faits, une première clé pour ouvrir le coffre-fort de sa précédente vie, elle a été victime d'un viol. Le mot est lâché, dès lors, elle accède à la connaissance des modalités de fonctionnement du cerveau et en comprend la mécanique, un premier pas sur le chemin de la résilience. La deuxième clé, c’est la voie de la justice. 23 années se sont écoulées entre les faits et ce premier appel téléphonique des services de police lui annonçant avoir découvert un suspect. Giovanni Costa est impliqué dans 72 affaires, viols ou tentatives de viol sur enfants. Les jours passés devant la Cour d’Assise ont été profondément douloureux mais le jugement a été rendu. Adélaïde BON a retrouvé le goût de la vie.

Toute son enfance, sa jeunesse, son adolescence, sont marquées de l’empreinte laissée par "l’événement". J’ai été bouleversée par son parcours et tellement impressionnée par sa ténacité, son courage, sa force de caractère.
 
Alors qu’il aurait été si facile, lorsqu’elle était suspendue au-dessus du vide au 7ème étage d’un immeuble parisien, de faire ce petit geste de trop, alors qu’elle accumulait les opérations destinées à réparer sa mâchoire impactée par un accident de mobylette, alors qu’elle était à cette époque traversée par des pensées suicidaires, qu’est-ce qui a fait qu’Adelaïde BON a continué à se battre ?
 
Avec le recul de la lecture, chacun pourra en déduire que son combat en valait furieusement la peine, mais quel calvaire, quel chemin de croix !
 
Adelaïde BON parsème son récit de toutes ces petites choses qui sont loin d’être des détails, des rencontres, des relations d’amitié, d’amour, qui lui ont permis de tenir le coup.
 
Le théâtre s’est fait une place dans sa vie, il lui a offert des parenthèses, des bouffées d’air.

Elle rend hommage à tous ces professionnels aussi qu’elle a croisé sur son chemin, avec des moments d’espoir et des périodes de grand désarroi, l’impression de devoir toujours tout recommencer à zéro, tout réexpliquer, pleurer, submergée par les émotions et envahie par ces périodes blanches. Elle n’oublie pas sa famille. 

Mais ce récit, je vous le conseille aussi parce qu’il est militant, c’est un véritable plaidoyer contre un fléau de notre société et en faveur d’une prise de conscience du grand public et d’une évolution des politiques publiques.

Avouons que l'écrivaine, Adélaïde BON, mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur, non ?

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2020-03-31T16:42:39+02:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Leïla SLIMANI

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Mars au féminin, tapis rouge pour Leïla SLIMANI

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsauféminin avec Leïla SLIMANI.

J’ai commencé cette folle aventure avec Simone VEIL, je la termine avec Leïla SLIMANI, il n’y a pas de hasard dans la vie ! 

Leïla SLIMANI, j’ai lu d’elle « Chanson douce », prix Goncourt 2016 (12ème femme en 113 ans !), lauréat du #grandprixdeslectricesElle 2017, porté depuis au cinéma. 

 
J’avais été frappée par la noirceur du propos. C’est grâce à la toute nouvelle émission lancée par Olivia de LAMBERTERIE « Une nuit en librairie » que vous pouvez réécouter en podcast que j’ai compris. Tout au long de cette nuit, elle égrène ses références, ses lectures depuis sa plus tendre enfance. Le concept est formidable et cette complicité établie avec Leïla SLIMANI est un petit bijou. 
 
Mais Leïla SLIMANI, je l’apprécie aussi pour ses valeurs, sa vision du monde. Franco-marocaine, Leïla SLIMANI porte un regard sans concession sur la double culture, sur les mœurs de son pays d’origine. Je vous invite d’ailleurs à réécouter le podcast de l’interview d’Augustin TRAPENARD du 23 mars 2017, un jubilé d’interculturalité.
 
Enfin, Leïla SLIMANI, je l’apprécie pour ce qu’elle dit et défend de la condition féminine aujourd’hui. C’est une voix du XXIème siècle qui m’éclaire beaucoup. J’ai savouré la qualité de sa chronique « Un porc, tu nais ? » dans Libération en réponse à la tribune publiée dans Le Monde de 100 femmes qui disaient vouloir en terminer avec la victimisation des femmes. Leïla SLIMANI, elle, seule, a réussi à mettre fin à des propos qui relevaient de l’indécence et de l’inacceptable en revendiquant le droit de ne pas être importunée. Les mots sont justes, savamment choisis, chapeau !
 
Pour toutes ces raisons, vous comprendrez qu’elle occupe une place de choix dans ce mois de #marsauféminin. Elle a l’honneur de fermer le bal et de clôturer, tout en beauté, un challenge relevé haut la main.
 
Il faut dire que des héroïnes, il y en a beaucoup. Inutile de vous dire que j’ai dû faire des choix, 31 jours ne peuvent suffire à présenter la richesse de leurs talents, la puissance de leur plume, la qualité de leurs créations... mais #marsauféminin a le mérite d’exister. Alors, Mesdames, Moonpalaace et Floandbooks, on se dit : « À l’année prochaine ! ».

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2020-03-29T12:01:50+02:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Aude LE CORFF

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Mars au féminin, tapis rouge pour Aude LE CORFF

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsauféminin avec Aude LE CORFF.

J’ai découvert cette plume, profondément émouvante, avec « L’importun ». Je me souviens de cette lecture comme à la première heure. J’en frissonne encore.

Il y a eu ensuite « Les arbres voyagent la nuit » et plus récemment « La mer monte »

Trois romans, trois coups de ❤️

Vous la connaissez ?

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2020-03-28T12:01:44+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Claudie GALLAY

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Mars au féminin, tapis rouge pour Claudie GALLAY

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsauféminin avec Claudie GALLAY.

Vous avez peut-être lu et aimé : "Les déferlantes", "L’amour est une île" ou bien encore "Une part de ciel", "Mon amour, ma vie". Si tel est le cas, vous aimerez "La beauté des jours", je puis vous l’assurer !

Claudie GALLAY est une formidable conteuse. A l'image d'Anne-Marie GARAT, Nancy HUSTON, Gaëlle JOSSE, Michèle LESBRE, Lenka HORNAKOVA CIVADE, Alice FERNEY, et bien d'autres encore, elle sait planter un décor dans les toutes premières pages et vous transporter avec ses mots. Sous la plume, la magie de la littérature opère, j'adore !

 

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2020-03-27T18:12:06+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Benoîte GROULT

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Mars au féminin, tapis rouge pour Benoîte GROULT

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsauféminin avec Benoîte GROULT.

Vous vous souvenez certainement de cette grande Dame de la littérature, éminemment féministe en son temps. Elle s’est éteinte en 2016, elle avait 96 ans.

J’ai lu d’elle « Ainsi soit-elle », un essai largement conseillé par ma grande fille (que je remercie une nouvelle fois !). L'écrivaine répondait alors avec humour, tact et finesse, à des hommes qui croyaient tout connaître des femmes, ils se trompaient largement, à commencer par Freud.

C’est croustillant. En ce début de week-end, je ne pouvais décemment pas passer à côté !

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