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Articles avec #mes oeuvres d'art catégorie

2022-09-19T20:54:18+02:00

Tous différents, tous les mêmes !

Publié par Tlivres
Tous différents, tous les mêmes !

Ma #lundioeuvredart relève du street art et se veut donc éphémère.

 

Si vous êtes dans le secteur d’Angers et que vous avez envie de la voir, faites vite, bientôt elle aura disparu.

 

« Tous différents, tous les mêmes », c’est le slogan d’une œuvre participative réalisée avec 400 Angevins et orchestrée par les 11 Maisons de Quartier pour l’ouverture de l’édition 2022 des Accroche Coeurs.

 

C’est une œuvre artistique, une déclinaison de l’opération « Inside Out project » du street artiste et plasticien JR, le grand, le boss du genre. Vous avez reconnu l’arrière plan, un fond blanc avec des pois noirs, utilisé en 2016 par Le Trois-Mâts sur le quartier Justices Madeleine Saint-Léonard.

 

C’est une œuvre esthétique avec un patchwork de photographies collées au sol pour accorder à chacun, chacune, une place dans l’espace public. 

 

C’est un acte politique aussi qui vise à reconnaître chacun comme faisant partie d’un tout, d’une communauté, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, un lieu emblématique en termes de République. Il y a des enfants, des adultes, des personnes âgées, des gens sérieux, d’autres qui rient, d’autres encore qui tirent la langue ou font des grimaces… chacun est libre de son interprétation ! C’est aussi ça faire société, non ? 

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2022-09-12T21:12:24+02:00

L’enceinte de Jean-Joseph DIX-NEUF

Publié par Tlivres
L’enceinte de Jean-Joseph DIX-NEUF

Au Parc de Pignerolles de Saint-Barthélémy d’Anjou, il y a des Botero comme s’il en pleuvait.

 

L’exposition est titrée : « Art staff ». 

 

Vous vous souvenez du personnage de Botero aux contours simples mais qui, au gré des accessoires, devient tantôt Le Petit Prince, tantôt l’ambassadeur de la journée en faveur de l’autisme.

 

Là, le concept est original, des artisans d’art, des graffeurs, des artistes… s’approprient le personnage mais en 3D pour nous livrer 50 sculptures installées sur socle et disséminées dans tout le parc.

 

Il y en a pour tous les goûts.

 

Personnellement, j’ai choisi « L’enceinte », une œuvre réalisée en bois sur la maternité.

 

La face, en séquoia, c’est une image de la vie, un beau ventre tout rond avec une cœur sculpté dessus, celui du bébé qui se développe dans les entrailles d’une femme. Cette grossesse est annonciatrice d’un heureux événement qui contribuera au renouvellement des générations, à l’avenir de l’humanité. Sur le chapeau, en relief, délicatement travaillé, une scène de nature, un paysage de montagne, un oiseau volant dans un arbre.

 

Et puis, il y a le dos, en racine de thuya, une scène macabre. Les femmes sont souvent les premières armes de guerre. Parce que l’Homme est capable du meilleur comme du pire, là une boule toute noire représentant un enfant mort né, les génocides, l’éradication des populations. Sur le chapeau, un char.

 

Cette œuvre réalisée par un sculpteur sur bois est tout un symbole, ma préférée de toute l’exposition. Et vous, laquelle préférez-vous ?

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2022-09-05T06:00:00+02:00

Re-Source de Sarah QUENTIN

Publié par Tlivres
Re-Source de Sarah QUENTIN

Comme chaque année, la fin de l’été est marquée par un parcours artistique, Nov’Art, sur Rives du Loir en Anjou.

 

Ma #lundioeuvredart c’est une création EXTRAordinaire.

 

D’abord, parce qu’elle m’a scotchée. C’est notamment ça la vocation de l’art, non ? 

 

Esthétiquement parlant, elle est composée, au sommet, d’un gros robinet, et, au-dessous, d’un flux d’objets peints de couleur bleu roi. Contemporaine, elle contraste avec les bâtiments anciens du Presbytère, une trace de l’histoire qui forme autour d’elle un écrin en matériaux nobles.

 

Et puis, cette œuvre est une création collaborative. Elle est le fruit du travail du Conseil Municipal des enfants, des employés des services techniques de la commune, tous encadrés par une artiste professionnelle, plasticienne, Sarah QUENTIN.

 

Elle est enfin porteuse d’un message citoyen. Réalisée pendant la Semaine européenne de réduction des déchets en novembre 2021, elle témoigne de ceux, en flux continu, que nous produisons en consommant. Il y a plusieurs manières de sensibiliser le grand public et de l’amener à des prises de conscience. Là, ce sont les enfants qui nous rappellent nos responsabilités et ils le font tout en beauté. Bravo !

 

En plus, elle porte le titre « Re-Source », une invitation à imaginer un monde nouveau pour assurer la pérennité de l’humanité. 

 

Cette création, c’est celle qui cette année a retenu toute mon attention. 

 

Mais il y en a d’autres que vous pouvez découvrir en accès libre, gratuitement, seul.e ou en famille. Et les bords du Loir sont particulièrement séduisants, en plus du moulin. 

 

Alors, n’hésitez pas y aller faire un tour. Ce sont les Journées du Patrimoine qui clôtureront cette 40ème édition.

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2022-08-22T20:27:52+02:00

Des ailes pour voler de Jurga

Publié par Tlivres
Des ailes pour voler de Jurga

Ma #lundioeuvredart je l’ai trouvée à Saint-Valéry sur Somme, une cité médiévale de la Côte d’Opale, en façade de l’Entrepôt des sels qui accueille notamment l’office de tourisme : « Des ailes pour voler » de Jurga.

 

Cette sculpture montée sur socle est en bronze, de couleur verdâtre. 

 

Elle fait un peu plus de 1 mètre de hauteur.

 

Elle représente une jeune fille les cheveux et la robe au vent, les bras tendus vers le ciel avec, dans ses mains, un oiseau, une mouette.

 

Elle est imprégnée d’un élan de liberté.

 

Au hasard d’une flânerie dans Saint-Valéry sur Somme et d’une visite dans une galerie d’art, la Galerie Maznel, j’y découvre la formule réduite.

 

J’apprends alors que l’artiste, une jeune femme originaire de Lituanie, y est régulièrement accueillie depuis une dizaine d’années pour exposer ses créations. 

 

Coderch et Malavia font partie de ses références, l’occasion d’un petit clin d’œil à la Galerie In Arte Veritas d’Angers. Nul doute qu’elle serait fascinée par les œuvres dont elle regorge.

 

Jurga a choisi de vivre loin de ses admirateurs pour privilégier une mobilisation accrue dans les différentes phases de ses créations. Elle a sacrément raison, le résultat est particulièrement réussi !

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2022-08-08T17:02:54+02:00

Le mur sympathique de Claude COUDERT

Publié par Tlivres
Le mur sympathique de Claude COUDERT

Ma #lundioeuvredart est une création de Claude COUDERT réalisée en 2019 dans le cadre de l'opération "Angers... l'art à ciel ouvert". Vous pouvez la découvrir à l'angle des rues Paul Bert et de Brissac.

En ce lundi matin, flânant au dessus-de la voie ferrée, sous un ciel bleu azur, je me prends à rêver de faire une escapade. Si l'artiste propose deux destinations, Paris ou Le Croisic, j'avoue que mon choix est vite fait, il me tarde de retrouver la mer.

Cette fresque, largement inspirée des travaux de Keith HARING, vient embellir un très long mur, rendu visible depuis la disparition d'une station service.

Sur fond blanc, elle est composée de contours noirs et de couleurs primaires pour quelques formes pleines, donnant à l'ensemble des contrastes nets et chatoyants.

Je vois dans toutes ces formes créées à l'envi une représentation de quelque chose de vivant, en mouvement. Elle me fait penser à un grand tout, à l’image d’une communauté intimement lieequi ferait société entre la capitale et la cité balnéaire. 

En se focalisant sur un petit espace, dans cette peinture de l'art abstrait, on peut y voir aussi un soleil ou bien encore un parasol, peut-être un homme ou encore un oiseau.

Pour découvrir qui l'a réalisée, c'est un peu comme ces livres "Où est Charlie ?", je me suis pliée à l'exercice pour vous.

Cette fresque en deux dimensions, c'est une invitation à se poser, à regarder et imaginer, se laisser porter, un peu comme ce que l'on fait habituellement dans un musée, sauf que là, c'est en extérieur, en accès libre pour tous. 

Quelle plus belle manière de commencer cette nouvelle semaine... d'autant que son titre est particulièrement SYMPATHIQUE !

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2022-08-01T21:18:17+02:00

La montagne de Romain TRINQUAND

Publié par Tlivres
La montagne de Romain TRINQUAND
Ma #lundioeuvredart est une création d'un jeune artiste, contemporain, parisien, Romain TRINQUAND. Il fait partie du collectif Les Fondeurs de Roue, actuellement accueilli par le Repaire Urbain (R.U.) d’Angers dans le cadre d’une exposition temporaire que vous pouvez visiter jusqu'au 18 septembre 2022.
 
Romain TRINQUAND, formé à l'école des Beaux Arts de Paris, commence par façonner le textile qu'il sculpte et installe dans l'espace. 

Là, les oeuvres exposées font la part belle à un nouveau matériau, le papier découpé, qu'il travaille avec des ciseaux japonais, des ciseaux de haute précision pour créer des réalisations d'une finesse époustouflante et d'un raffinement incroyable. N’hésitez pas à agrandir l’image pour vous rendre compte du travail de dentellier réalisé par l’artiste.

Il nous offre une sélection de 12 tableaux :
- Les océans, berceaux de la vie,
- La naissance,
- Le cœur,
- La flânerie,
- L’incendie,
- Le midi,
- La montagne,
- La nuit,
- La mort,
- Les fantômes,
- L’espace,
- L’éternel retour.

Avec le titre et le sous-titre du premier tableau, l'artiste nous donne une clé de lecture de sa série. Il s'agit effectivement d'une métaphore du cycle de la vie, depuis la création jusqu'à la réincarnation.  

Le chiffre 12 est hautement symbolique. Il fait référence aux 12 mois de l'année, mais aussi aux 12 cycles menstruels féminins, et donc à la fertilité. On peut y lire encore une dimension astrale avec les 12 lunes et les 12 constellations du zodiaque. On peut l'interpréter aussi au sens religieux, souvenez-vous des 12 apôtres de la religion catholique. On peut enfin y voir l'image d'un itinéraire harmonieux et parfaitement accompli à travers la dimension mathématique du nombre 12 (qu'il s'agisse du nombre de ses diviseurs ou bien de la somme de ses diviseurs, nous sommes sur 2 nombres "parfaits"). 

Ces 12 créations comportent un objet commun, le serpent, éminemment présent dans la mythologie, qui devient le lien entre les créations, un peu comme un fil rouge.

Dans la succession des oeuvres, l'animal va changer de couleur. Ses mues naturelles font de lui l'animal de prédilection pour illustrer les mutations de l'individu dans le temps.   

Dans la série, j'ai choisi "La montagne". Pourquoi la montagne ? Peut-être en lien avec la fin de mes vacances passées à randonner dans les grands espaces...

Ce tableau, il me plaît pour ses couleurs. Il y a du rouge, du jaune, des couleurs primaires, qui font penser à l'énergie que chacun déploie quand il devient adulte, qu'il construit sa vie, a des enfants, court partout. Mais il y a aussi du violet, une couleur habituellement utilisée pour évoquer la spiritualité, à l'image du chakra dans l'hindouisme. Cette couleur obtenue dans l'Antiquité avec des mollusques était rare, ce qui vient renforcer le caractère précieux.

De tous temps, la montagne a revêtu un caractère sacré. Les hommes préhistoriques l'honoraient comme un dieu. Elle surplomblait et était visible de très loin, elle imposait sa présence dans l’environnement naturel. On se souvient aussi des offrandes des Incas pour remercier le Dieu Soleil et des rituels préalables aux expéditions pour contrer les mauvais esprits. Les eaux thermales d’altitude avaient un usage de purification des hommes. Plus symboliquement, il est question d'élever son âme, de se ressourcer dans le silence propice à la prière et la méditation.

Le serpent donne à voir le cheminement. Il est positionné dans un espace intermédiaire, entre terre et ciel, entre réalité et chimères. L'être s'oriente vers sa fin de vie.
 
A travers le bleu du serpent, le tableau peut véhiculer une image de froid mais c’est aussi, en matière de psychologie environnementale, une couleur apaisante, une couleur qui réduit l’anxiété et les angoisses. La montagne devient, sous cette angle, une invitation à la contemplation. 

Cette création, elle me plaît aussi pour tout ce qu’elle évoque. Pas vous ?
 

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2022-07-05T20:43:02+02:00

Le retrait de la Constitution américaine du droit à l’avortement illustré par Carrilho

Publié par Tlivres
Le retrait de la Constitution américaine du droit à l’avortement illustré par Carrilho

Ma #lundioeuvredart est une nouvelle création de l’artiste portugais, Carrilho.

 

J’ai découvert l’illustrateur caricaturiste au mois de mars sur Angers dans le cadre de la campagne menée en partenariat avec @cartooningforpeace en faveur de l’égalité femmes hommes. Ses dessins sont minimalistes et tellement suggestifs, pas besoin d’en écrire un roman !

 

Vous imaginez bien que le retrait de la Constitution américaine du droit à l’avortement ne pouvait pas le laisser indifférent.

 

Là, les piliers de la Cour Suprême de Washington et puis, un pied (d’un homme bien sûr) donnant un coup à une femme sur un brancard, dévalant les marches de l’édifice. Chaque détail est important, y compris la couleur de peau. Nous savons toutes et tous que celles qui seront les plus exposées aux États-Unis seront les femmes les plus précaires, en particulier les afro-américaines. 

 

Je suis toujours impressionnée par la capacité des caricaturistes à représenter un contexte politique en quelques coups de crayons. Quel talent !

 

Quand ils deviennent militants et qu’ils mettent leur art à la disposition d’une cause féministe, je partage bien sûr  

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2022-06-27T06:00:00+02:00

Skin de Chiharu SHIOTA

Publié par Tlivres
Skin de Chiharu SHIOTA

Mes dernières lectures célébraient le kintsugi, l’art japonais qui magnifie les brisures des objets en céramique ou porcelaine avec de la poudre d’or, sublimant les failles au lieu de chercher à les dissimuler. Je pense bien sûr à « Celle qui fut moi » de Frédérique DEGHELT et « La patience des traces » de Jeanne BENAMEUR.

Je voulais rester dans le registre du Japon.

J’ai retrouvé une œuvre d’art textile réalisée par Chiharu SHIOTA, une artiste contemporaine, et découverte au Musée des Beaux Arts d’Angers lors d’une exposition temporaire de 2017.

« Skin », qui veut dire « peau » en français, est une création de 2016.

Chiharu SHIOTA offre à une toile blanche une seconde peau avec des morceaux de tissus de toutes les couleurs, assemblés à des objets de récupération, une douce évocation du passé, avec des fils noirs et rouges piqués et entrelacés. 

L’artiste représente tout en beauté les relations humaines, la singularité et la diversité des individus, leur capacité à s’unir pour faire corps, tous ensemble.

Cette installation monumentale était spectaculaire. C’est ma #lundioeuvredart. 

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2022-06-20T06:00:00+02:00

Tissue of Time de Coderch et Malavia

Publié par Tlivres
Tissue of Time de Coderch et Malavia

Ma #lundioeuvredart, je l'ai puisée une nouvelle fois dans les collections de la Galerie In Arte Veritas, installée 16 rue des Lices à Angers. Elle regorge de sculptures absolument prodigieuses.

Vous vous souvenez peut-être très récemment de "Plénitude" de Claude JUSTAMON. 

Et puis, il y a les oeuvres réalisées par un duo d'artistes espagnols, Coderch et Malavia. Je vous ai déjà présenté "My life is my message", une création d'une impressionnante délicatesse dans le traitement des tatouages d'inspiration maorie et qui m'inspire une profonde sérénité.

Je vous propose de rester dans le même registre aujourd'hui avec "Tissue of time".

Il s'agit d'une sculpture en trois dimensions en bronze, patinée noire, posée sur socle, d'une hauteur totale d'un mètre cinquante (à quelques centimètres près, la mienne !).

La sculpture représente le corps d'une femme que l'ont reconnaît aux traits de son visage et au développement de sa poitrine qui lui confère une grande sensualité.

Sa posture est, en elle-même, toute une histoire. La femme est accroupie, reposant sur la pointe des pieds, les fesses sur les talons, les avant-bras sur les genoux, le tout donnant à l'ensemble l'image d'un parfait équilibre, conforté par l’alternance des pleins et des vides. Cette posture est souvent pratiquée en Asie mais je ne l'avais pas encore vue sculptée.

Le port altier donne une puissante élégance à cette femme qui semble confortablement installée et pouvoir rester ainsi des heures.

Les formes sont lisses dans des masses plutôt rondes et globalement homogènes au-devant du personnage, il n'en est pas de même pour le dos dont la position du corps génère un étirement de la colonne vertébrale, révèle des os saillants et une structuration complexe.

La femme est représentée nue, à l'exception de sa tête.

Là, un morceau de tissu, couvrant l'intégralité de son crâne, qui me fait penser au chèche touareg. La tête est ainsi couverte pour se protéger des aléas du temps. Les deux pans de tissu, dans des plis parfaits, se croisent sous le menton pour maintenir l'ensemble mais l'originalité repose dans le fait de les laisser libre, à pendre, au vent.

Le titre de l'oeuvre, que l'on pourrait traduire en français par "Le tissu du temps", représente le temps qui passe, les années qui, de haut en bas de la sculpture, marquent l'individu des étapes de la vie. A la naissance, tout semble ficelé, parfaitement organisé, et puis, avec l'âge, le champ des possibles, le lâcher-prise, l'acceptation des événements comme ils se présentent.

Je suis profondément touchée par la sérénité incarnée par les oeuvres de Coderch et Malavia. Je crois que je pourrais les regarder pendant des heures. Elles me font du bien. Elles pourraient être ma représentation de l'art-thérapie !

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2022-06-12T17:46:15+02:00

Three Poppies "Arab Chief" de Irving PENN

Publié par Tlivres
Three Poppies "Arab Chief" de Irving PENN

A la question de Riad SATTOUF : "Qui surkiffe la saison des coquelicots ici ?", je réponds moi bien sûr.

Le simple fait de les évoquer me fait penser au roman d'Alexandra KOSZELYK, "A crier dans les ruines", un coquelicot a pris place sur la première de couverture, et puis, à l'oeuvre de Nathalie-Audrey DUBOIS.

Là, j'ai choisi une photographie, un registre artistique que j'apprends à découvrir.

Il y a notamment eu les travaux de Lee MILLER dans "L'âge de la lumière" de Withney SCHARER, ceux de Lucien CLERGUE magnifiés par Annabelle COMBES dans "Baisers de collection", ceux encore de Louis STETTNER découvert avec l'exposition organisée au Musée Pompidou, l'oeuvre de JR "The eye of the New York Ballet", celle de Felicitas SCHWENZER "Hannes" et encore les "Autoportraits" d'Astrid DI CROLLALANZA, "Hands love" de SKIMA, toutes les oeuvres de Fares MICUE, les clichés de la faune et la flore de Fabrice LENFANT... il y en a en tous genres et elles me fascinent.

Je partage avec vous aujourd'hui une création de Irving PENN dans un procédé appelé le Dye Transfer, ou encore le transfert de colorant, une technique d'impression photographique. Le cliché s'appelle "Three Poppies Arab Chief", en français Trois pavots Arab Chief. C'est ma #lundioeuvredart.

Cette création, je l'ai découverte en 2017 lors de l'exposition réalisée en l'honneur d'Irving PENN au Grand Palais, un grand moment de découvertes artistiques. 

La photographie a été réalisée en 1969 à New York et imprimée en 1992.

Elle m'émeut pour le raffinement de la corolle, les pétales des fleurs semblent de papier, d'une infinie délicatesse, elle donne à voir la finesse de la fleur qui bat au vent. Le gros plan permet de découvrir la grâce de leur coeur.

La couleur pourpre vient équilibrer cette fragilité et montrer la puissance des trois pavots, ces fleurs pour partie interdites en raison de la production d'opium qui en est réalisée.

Le coquelicot, comme le bleuet, est aussi porteur d'un message, ce sont des fleurs régulièrement retenues pour assurer la mémoire de ceux qui sont morts lors de la Première Guerre Mondiale. A ce propos, peut-être vous souvenez-vous de l'ANZAC Day, un hommage rendu le 25 avril de chaque année aux soldats néo-zélandais et australiens débarqués ce jour-là en 1915 pour préserver l'accès à la Mer Noire, via le Détroit des Dardanelles. La Turquie avait alors choisi le camp de l'Allemagne. Ian BORTHWICK et Vincent FERNANDEL le célèbre dans le livre "Au coeur de la fougère" aux éditions Au vent des îles.

Cette photographie, elle prend une dimension toute particulière pour son esthétique aussi, ce qui fait d'une création une oeuvre d'art. Irving PENN est un grand homme de cette discipline, j'avais envie aujourd'hui de le mettre dans le viseur !
 

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2022-06-06T18:40:01+02:00

Soeur Emmanuelle par C215

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Soeur Emmanuelle par C215

Flâner dans le 13ème  arrondissement de Paris et tout à coup, croiser son regard !

Soeur Emmanuelle magnifie l'angle d'un immeuble à la croisée des rues Olivier MESSIAEN (né en 1908 comme elle, compositeur et organiste, à l'origine de l'oeuvre musicale "La Messe de Pentecôte", il n'y a pas de hasard dans la vie !) et Primo LEVI, excusez du peu.

Portrait collé, bleuté, la couleur de la sagesse et du bien-être intérieur, ses yeux attentionnés et son sourire suffisent à me réchauffer le coeur.

Soeur Emmanuelle, l'une des personnalités préférées des Français du début du XXIème siècle, a fait de la cause des déshérités l'objet de son existence. 

Cette fresque, ma #lundioeuvredart, est la création d'un street-artiste français, Christian GUEMY, alias C215, un pochoiriste, un habitué des portraits de grands de ce monde, un artiste qui ne manque pas de mettre son art au profit de grandes causes, un artiste militant, quoi !

Cette oeuvre a été réalisée à la demande de l'association Asmae, l'association créée par Soeur Emmanuelle en faveur des enfants pauvres du monde entier, l'association poursuit les combats qu'elle avait amorcés.

Cette réalisation date de 2018, 10 ans après la disparition de la centenaire, elle n'a pas pris une ride, comme celle qu'elle représente. Qu'elle soit aujourd'hui, une nouvelle fois, honorée !

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2022-05-30T20:57:33+02:00

Plénitude de Claude JUSTAMON

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Plénitude de Claude JUSTAMON

Si la citation « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. » est attribuée à Paul ELUARD, je veux bien y croire. Une nouvelle fois, les planètes se sont alignées.

Au détour du vernissage d'une exposition à La Galerie In Arte Veritas sur Angers, je me suis laissée envoûter par la beauté d'une sculpture, une réalisation de Claude JUSTAMON.

Dans les premières salles, si j'avais été impressionnée par les corps sveltes, voire androgynes, réalisés par l'artiste, je n'avais pas encore vu "Plénitude", ma #lundioeuvredart !

Là, j'ai trouvé tout ce que je cherchais à voir : la rondeur des formes, la générosité du corps, l'abondance des seins.

Cette sculpture en bronze patiné représente le corps d'une femme de la cinquantaine tel que je le conçois, une femme épanouie et sereine, une femme libérée du conformisme, une femme fertile qui a donné la vie. Avec cette poitrine mise à nu, c'est la dimension de la mère nourricière qui est représentée. Nous y voilà ! Hier était célébrée la fête des mères. Je trouve qu'elle est tout à fait à propos.

Parce que nous le savons bien, il y a mille et une manière de vivre son statut de mère, il suffit de lire quelques livres pour s'en convaincre :

Fugitive parce que reine de Violaine HUISMAN

Mon ciel et ma terre de Laure ATIKA

Maria d'Angélique VILLENEUVE

Une longue impatience de Gaëlle JOSSE

Juste une orangeade de Caroline PASCAL

Qu'importe le chemin de Martine MAGNIN

L'effet larsen de Delphine BERTHOLON

et plus récemment 

Saint-Jacques de Bénédicte BELPOIS

Hamnet de Maggie O'FARRELL

La fille de la grêle de Delphine SAUBABER

la "Plénitude" est loin d'être acquise. 

Je souhaite à toutes les mamans d'accéder à cette "Plénitude", de vivre le plus grand des bonheurs.

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2022-05-02T20:50:24+02:00

Madame Butterfly de Giacomo PUCCINI

Publié par Tlivres
Madame Butterfly de Giacomo PUCCINI

Ma #lundioeuvredart est un opéra.

J'ai eu l'immense chance de pouvoir assister au spectacle "Madame Butterfly" au Grand Théâtre d'Angers, un pur bonheur.

D'abord, il y a la musique, classique, de Giacomo PUCCINI, interprétée par l'Orchestre National des Pays de la Loire, l'ONPL sous la direction de Rudolf PIEHLMAYER. Je me suis laissée portée par le rythme et les notes. C'est toujours un plaisir d'assister à la prestation d'un orchestre.

Et puis, il y a l'histoire, inspirée de la nouvelle de John Luther LONG paru en 1898 et qui se déroule à Nagasaki. Là, une jeune femme japonaise, Cio Cio San, est achetée par un officier américain pour 99 ans. Il se targue de pouvoir résilier le contrat à tout moment. Leur histoire d'amour dure jusqu'au moment où il lui annonce devoir repartir dans son pays. Cio Cio San ne va cesser de l'attendre, croire en un possible retour. Elle donne naissance à son fils et l'élève seule jusqu'au jour où... La pièce, dramatique, met en lumière un couple tiraillé entre deux cultures (asiatique et américaine), entre deux statuts (une geisha et un homme puissant)... elle traite de l'attente d'une femme et de son abnégation. Elle évoque aussi la tragédie d'une famille rongée par l'absence, l'infidélité et la trahison.

Il y a encore la mise en scène, assurée par l'italien, Fabio CERESA. La scène se passe tantôt à l'intérieur d'un appartement, meublé selon les traditions japonaises, tantôt dans le port de Nagasaki. Les représentations des navires étaient magistrales, les éclairages venant renforcer le caractère fantomatiques des embarcations dans les nuances du pays du soleil levant. Les costumes sont tout aussi éblouissants.

Il y a enfin la prestation de la cantatrice, Anne-Sophie DUPRELS, absolument époustouflante. L'opéra se passe en trois actes. Cio Cio San y est omniprésente. Elle va chanter tout au long des 2h45, juste incroyable.

Le tout accueilli dans un lieu prestigieux, le Grand Théâtre d'Angers, théâtre à l'italienne qui a lui seul est un prétexte à sortir. Alors, quand il y a une telle programmation, je signe bien sûr. Et quand je suis en charmante compagnie, je me délecte.

 

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2022-04-25T20:44:20+02:00

Farewell Waltz de Chopin par Silllda

Publié par Tlivres
https://www.instagram.com/silllllllllllll.da/

https://www.instagram.com/silllllllllllll.da/

En naviguant sur Instagram, il m'arrive de découvrir de jolis trésors. Le compte de Strike.art en regorge, je vous le conseille absolument.

Je vous propose aujourd'hui une oeuvre peinte par l'artiste Coréenne, Silllda, "La valse de l'adieu" de Chopin revisitée, c'est ma #lundioeuvredart. Le registre artistique de Silllda est tout à fait singulier, certains peuvent y voir des images d'horreur, j'y vois personnellement plutôt un regard original porté sur le monde. Les mariages réalisés sont tellement improbables. L'artiste se joue des codes et nous livre des oeuvres inoubliables.

Sur cette toile, une partition musicale et puis, les touches d'un piano dont certaines s'étirent pour prendre l'apparence de deux mains, blanches. Elles s'agrippent aux mains vertes, parées d'un vernis à ongle rouge, que l'on soupçonne être celles d'une pianiste.

Ce qui a retenu mon attention au premier regard, c'est la fantaisie de la situation, l'incongruité de la scène.

Et puis, en écoutant Sofiane PAMART au micro d'Augustin TRAPENARD mercredi 20 avril dernier, j'ai imaginé la complicité entretenue entre le musicien et son piano, cette relation passionnée qui jour après jour, au fil des apprentissages, prend corps.

Il y a encore le titre, tellement à propos, "La Valse de l'adieu". Il y a quelque chose dans cette étreinte des mains qui semble relever d'un cri d'au secours, un peu comme deux amoureux déchirés par une séparation à venir. 

Cette toile, je la trouve belle pour ce qu'elle représente d'humain et fraternel mais aussi pour ce qui pourrait être un dernier acte de résistance, vous ne trouvez pas ?

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2022-04-18T19:54:52+02:00

Le rêve lucide revisité par Johnson TSANG

Publié par Tlivres
Le rêve lucide revisité par Johnson TSANG

Il y a des oeuvres d'art qui vous interpellent au premier regard comme la sculpture en céramique de l'artiste Johnson TSANG, extraite d'une série intitulée "Lucid dream II". En Français, il s'agit du rêve lucide.

Si l'interprétation des rêves de Freud est relativement connue, je ne connaissais personnellement pas celle Frederik VAN AEDEN, un néerlandais qui, en 1913, a identifié sept types de rêves dont le rêve lucide. En réalité, le sujet daterait de l'Antiquité. Il s'agit d'un rêve au cours duquel le rêveur a conscience de rêver. Les sciences s'y sont intéressées, de même que la recherche psychologique.

Personnellement, cette sculpture où l'on découvre un visage, la bouche légèrement ouverte laissant apparaître quelques dents, les yeux fermés, en céramique blanche, une partie du craneest brisée et laisse apparaître l'intérieur de la tête représenté par des cloisons grises pour partie en ruines.

Cette oeuvre me fait immédiatement penser aux traumatismes que vivent actuellement les réfugiés ukrainiens, obligés de quitter leur maison, leur pays, leurs racines, tout ce qui constitue leur identité, au plus profond de leur chair et de leur esprit. Ils fuient un pays en guerre.

Passionnée d'urbanisme et d'architecture, j'ai toujours été fascinée par ce que les hommes laissent d'empreinte sur les murs de leurs logements et inversement. Il y a un lien très fort entre la construction, l'abri, le refuge, et ceux qui l'habitent, en font leur lieu de vie.

Et ce ne sont pas mes lectures qui me démentiront. Je pense tout particulièrement au dernier roman d'Anaïs LLOBET "Au café de la ville perdue" et encore celui de Gwenaëlle AUBRY "La Folie Elisa". Deux coups de coeur, vous comprenez pourquoi cette sculpture ne me laisse pas indifférente !

En fait, je crois que c’est le registre artistique tout entier de Johnson TSANG qui me fait vibrer. Je ne peux que vous inviter à visiter son site. Ses œuvres m’évoquent tout un tas de situations dans lesquelles elles pourraient devenir des illustrations. L’homme représente les émotions avec une infinie précision. Ses sculptures inspirent un immense bonheur, des moments de joie intense, mais aussi la tragédie, des moments d’une profonde tristesse. A découvrir absolument !

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2022-04-11T20:29:29+02:00

Qui m'aime me suive de Kathlyn SWEENY

Publié par Tlivres
Qui m'aime me suive de Kathlyn SWEENY

Il y a des moments où on a besoin, plus que d'autres, de s'évader, prendre de la hauteur, s'offrir d'autres horizons. Aujourd'hui fait partie de ceux-là.

J'ai trouvé, sur Kazoart, chaussure à mon pied dans les créations de Kathlyn SWEENY, une artiste qui affectionne le travail du bronze. Je vous avais proposé "Joie" il y a quelques temps déjà.

Médecin pendant une trentaine d'années, elle excelle dans l'approche du corps. Elle réalise beaucoup de nus qu'elle décline toujours en mouvement.

L'acrobate en tenue d'artiste sur son monocycle semble prendre le large, c'est une invitation à quitter le bas monde, une manière de fuir la cacophonie ambiante.

Et puis, il y a le titre de la sculpture. "Qui m'aime me suive", c'est ma #lundioeuvredart. Avouons que pour celles et ceux qui rêvent d'un ailleurs, se laisser porter par un élan d'amour a quelque chose de tout à fait séduisant, n'est-ce pas ?

J'aime cette manière, très élégante et fantaisiste, qu'a Kathlyn SWEENY de nous proposer un autre possible...

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2022-04-04T19:40:25+02:00

Le corps des femmes et l'Eglise selon Elena (María OSPINA)

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Le corps des femmes et l'Eglise selon Elena (María OSPINA)

Si l'exposition Cartooning for women qui était installée sur les grilles du Musée Pincé et du Jardin des Plantes d'Angers vient d'être démontée, il est un dessin de presse que je souhaitais déconnecter de l'égalité femmes hommes, le débat est ailleurs me semble-t-il.

Elena est une artiste internationale. Peintre, illustratrice, dessinatrice de presse, elle oeuvre notamment au sein du Collectif Cartooning for Peace.

Sur cette création, Elena représente une partie des organes génitaux féminins, l'utérus, les trompes de Fallope, les ovaires. En leur sommet, se trouve un édifice religieux que l'on reconnaît à sa forme architecturale et ses croix.

L'artiste évoque ainsi le poids de la religion dans la vie des femmes, dans ce qu'elles ont de plus intime. 

Si les femmes françaises ont acquis le droit de disposer de leur corps avec la loi Veil dépénalisant l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) le 17 janvier 1975, il est un pouvoir suprême qui s'impose encore à de nombreuses d'entre elles, celui de l'Eglise, farouchement opposée à l'avortement.

Ce dessin c'est aussi l'occasion de montrer que toutes les femmes ne sont pas à égalité dans le monde. Elena est d'origine colombienne. Dans son pays, la quasi totalité de la population est catholique. Ce n'est qu'en février 2022, c'est-à-dire en tout début de cette année, que ces concitoyennes ont obtenu le droit d'avorter pour n'importe quel motif. Préalablement, il était réservé pour des cas très particuliers (viol, mise en danger de la vie de la mère, malformation du foetus). 

Manifestantes pour le droit à l’avortement devant la Cour constitutionnelle colombienne, à Bogota, le 21 février 2022. FERNANDO VERGARA / AP

Manifestantes pour le droit à l’avortement devant la Cour constitutionnelle colombienne, à Bogota, le 21 février 2022. FERNANDO VERGARA / AP

Ce dessin, que j'imagine avoir été réalisé il y a quelques temps déjà, prend une dimension militante.  Elena, avec ses armes, s'engageait ainsi dans le débat public.

Je suis de plus en plus admirative du travail des illustrateur.rice.s qui ont ce talent fou de faire, avec quelques coups de crayon, la synthèse d'un sujet. Elena fait partie de ces artistes-là. Son dessin de presse est ma #lundioeuvredart.

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2022-03-31T22:18:23+02:00

L'écart des salaires hommes femmes illustré par Cécile BERTRAND

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L'écart des salaires hommes femmes illustré par Cécile BERTRAND

Clap de fin pour l'exposition installée sur les grilles du Musée Pincé et du Jardin des Plantes sur Angers, du 7 au 31 mars 2022, par le collectif d'artistes, Cartooning for peace, en faveur de l'égalité femmes hommes.

Une trentaine de dessins de presse était visible par le badaud flânant dans les rues de la ville devenues un musée à ciel ouvert comme une alternative militante au mouvement #MeToo.

Souvenez-vous, il y a eu deux créations de Carrilho, artiste portugais,

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/cartooning-for-women-par-carrilho.html

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/cartooning-for-women-par-carrilho.html

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/l-halterophilie-revisitee-par-carrilho.html

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/l-halterophilie-revisitee-par-carrilho.html

et puis, pour aller plus loin et dénoncer les violences faites aux femmes dans l'intimité des logements, à l'abri des regards, un dessin de Firoozeh, artiste iranienne,

L'écart des salaires hommes femmes illustré par Cécile BERTRAND

et enfin le balancier de Dame Justice revisité par Kamilla WICHMANN, danoise.

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/l-egalite-femmes-hommes-revisitee-par-kamilla-wichmann.html

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/l-egalite-femmes-hommes-revisitee-par-kamilla-wichmann.html

Mais le sujet ne serait pas parfaitement traité si la problématique des salaires n'était pas abordée, qui plus est, avec beaucoup d'humour.

Pour terminer en beauté donc, j'ai retenu la création d'une artiste belge, Cécile BERTRAND, peintre et sculptrice.

Il y a une cavité qui, en coupe, représente le symbole de la femme.

En partie supérieure, un homme allongé l'explore du regard, il dit "Le fossé salarial, abyssal !". La femme, elle, semble prête à tomber dans le précipice.  

Cécile BERTRAND s'investit sur le registre professionnel pour dénoncer les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes sur des postes pourtant équivalents. Si l'INSEE affirme qu'elles se réduisent au fil des ans, il n'en demeure pas moins que les femmes perdent 16,3 % de leur rémunération sur un temps plein en 2017 par rapport aux hommes, une injustice à laquelle je ne me résignerai jamais.

S'il est bien, selon moi, un univers dans lequel les droits devraient garantir une égalité de traitement entre les femmes et les hommes, c'est le monde de l'entreprise. Malheureusement, là aussi, les choses continuent de perdurer. Que de chemin encore à parcourir. 

Heureusement, les artistes sont là pour éclairer les consciences.

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2022-03-28T18:00:00+02:00

L'égalité femmes hommes revisitée par Kamilla WICHMANN

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L'égalité femmes hommes revisitée par Kamilla WICHMANN

Sur Angers, du 7 au 31 mars 2022, les grilles du Musée Pincée et du Jardin des Plantes deviennent un lieu d'exposition à ciel ouvert pour l'égalité femmes hommes.

Une trentaine de dessins de presse est visible pour le badaud flânant dans les rues de la ville. Il s'agit d'imaginer d'autres formes d'action après le mouvement #MeToo.

Après deux créations de Carrilho, Portugais, celle de Firoozeh, artiste iranienne, nous partons pour le nord avec Kamilla WICHMANN, danoise. Tous sont des membres du collectif Cartooning for peace.

Là, un globe terrestre divisé en deux parts, égales, constituant chacune un plateau d'une balance. 

Dans l'un, un homme, il est en position détendue, le monde semble lui sourire ! 

Dans l'autre, une femme qui se tient aux bords du plateau, elle paraît effrayée et elle a de quoi !

Si elle se trouve en hauteur, paradoxalement, ce n'est pas qu'elle occupe le haut du pavé, non. L'homme pèse beaucoup plus lourd qu'elle, au point de lui donner le vertige.

Il y a plusieurs manières de sensibiliser les publics aux inégalités entre les hommes et les femmes.

Ce dessin de presse n'est pas agressif, seulement représentatif d'une réalité professionnelle.

Aujourd'hui, "moins de 20% des femmes siègent dans des comité de directions des grands groupes". 

Moins de postes à responsabilité, moins de visibilité dans l'espace social, moins de salaire, moins, moins, moins... avec des conséquences directes sur leur vie privée. 

Les événements sanitaires de ces deux dernières années ont encore aggravé la situation.

En mars 2020, l'ONU Femmes prévoyait de voir passer "47 millions de femmes et de filles supplémentaires sous le seuil de pauvreté".

Comme Simone DE BEAUVOIR nous alertait déjà :

"N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant."

Son propos n'a malheureusement pas pris une ride et nous invite à nous battre pour ne pas voir la situation encore "s'alourdir" !

Ma #lundioeuvredart constitue un très bon prétexte à l'échange. Elle est tellement explicite. Bravo à Kamilla WICHMANN pour le message accessible par tous.

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2022-03-21T22:06:29+01:00

Les violences conjugales selon Firoozeh

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Les violences conjugales selon Firoozeh

Sur Angers, du 7 au 31 mars 2022, les grilles du Musée Pincée et du Jardin des Plantes deviennent un lieu d'exposition à ciel ouvert pour l'égalité femme/homme.

Une trentaine de dessins de presse est visible pour le badaud flânant dans les rues de la ville. Il s'agit d'imaginer d'autres formes d'action après le mouvement #MeToo.

Après deux créations de Carrilho, portugais, place aujourd'hui à Firoozeh, une artiste iranienne, membre du collectif Cartooning for peace.

Au dos des grilles du Jardin des Plantes, c'est-à-dire côté intérieur, sont exposées des créations choquantes, âmes sensibles d'abstenir.

En réalité, il s'agit d'aller au-delà des carricatures et autres humiliations des femmes pour passer à la force supérieure et évoquer les violences physiques faites aux femmes.

Là, une maison, toute en noir, un rideau tiré qui laisse passer la lumière intérieure pour mieux repérer le visage d'une femme, torturé. Au théâtre, on parlerait d'une tragédie mais nous ne sommes pas au théâtre. Il n'y a pas de comédiens, il n'y a pas de rôles à jouer. Il s'agit de faits réels.

Cette création, ma #lundioeuvredart, fait référence aux 126 000 femmes qui, en 2019, ont été victimes des violences de leur conjoint, c'est-à-dire dans l'intimité familiale, à la maison, dans l'appartement, à l'abri des regards. 102 femmes y ont laissé leur vie en 2020.

S'il n'y a pas de hiérarchie dans les violences faites aux femmes, les violences physiques sont la représentation la plus forte, la plus insupportable aussi, de la soumission des femmes. Louise MEY avec "La deuxième femme" nous livre un roman insoutenable sur le sujet, roman qu'elle a écrit sur la base de nombreux témoignages et autres archives. 

Si des actions sont lancées par le Gouvernement et les Associations pour permettre aux femmes de trouver un nouveau logement après une solution d'hébergement temporaire, chacun sait que sortir des griffes du prédateur reste l'une des plus grandes difficultés pour les femmes battues.

Cette oeuvre d'art constitue, de mon point de vue, un très bon prétexte à l'échange. Elle est tellement explicite. Bravo à Firoozeh pour le message accessible par tous.

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