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Articles avec #mes oeuvres d'art catégorie

2022-06-20T06:00:00+02:00

Tissue of Time de Coderch et Malavia

Publié par Tlivres
Tissue of Time de Coderch et Malavia

Ma #lundioeuvredart, je l'ai puisée une nouvelle fois dans les collections de la Galerie In Arte Veritas, installée 16 rue des Lices à Angers. Elle regorge de sculptures absolument prodigieuses.

Vous vous souvenez peut-être très récemment de "Plénitude" de Claude JUSTAMON. 

Et puis, il y a les oeuvres réalisées par un duo d'artistes espagnols, Coderch et Malavia. Je vous ai déjà présenté "My life is my message", une création d'une impressionnante délicatesse dans le traitement des tatouages d'inspiration maorie et qui m'inspire une profonde sérénité.

Je vous propose de rester dans le même registre aujourd'hui avec "Tissue of time".

Il s'agit d'une sculpture en trois dimensions en bronze, patinée noire, posée sur socle, d'une hauteur totale d'un mètre cinquante (à quelques centimètres près, la mienne !).

La sculpture représente le corps d'une femme que l'ont reconnaît aux traits de son visage et au développement de sa poitrine qui lui confère une grande sensualité.

Sa posture est, en elle-même, toute une histoire. La femme est accroupie, reposant sur la pointe des pieds, les fesses sur les talons, les avant-bras sur les genoux, le tout donnant à l'ensemble l'image d'un parfait équilibre, conforté par l’alternance des pleins et des vides. Cette posture est souvent pratiquée en Asie mais je ne l'avais pas encore vue sculptée.

Le port altier donne une puissante élégance à cette femme qui semble confortablement installée et pouvoir rester ainsi des heures.

Les formes sont lisses dans des masses plutôt rondes et globalement homogènes au-devant du personnage, il n'en est pas de même pour le dos dont la position du corps génère un étirement de la colonne vertébrale, révèle des os saillants et une structuration complexe.

La femme est représentée nue, à l'exception de sa tête.

Là, un morceau de tissu, couvrant l'intégralité de son crâne, qui me fait penser au chèche touareg. La tête est ainsi couverte pour se protéger des aléas du temps. Les deux pans de tissu, dans des plis parfaits, se croisent sous le menton pour maintenir l'ensemble mais l'originalité repose dans le fait de les laisser libre, à pendre, au vent.

Le titre de l'oeuvre, que l'on pourrait traduire en français par "Le tissu du temps", représente le temps qui passe, les années qui, de haut en bas de la sculpture, marquent l'individu des étapes de la vie. A la naissance, tout semble ficelé, parfaitement organisé, et puis, avec l'âge, le champ des possibles, le lâcher-prise, l'acceptation des événements comme ils se présentent.

Je suis profondément touchée par la sérénité incarnée par les oeuvres de Coderch et Malavia. Je crois que je pourrais les regarder pendant des heures. Elles me font du bien. Elles pourraient être ma représentation de l'art-thérapie !

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2022-06-12T17:46:15+02:00

Three Poppies "Arab Chief" de Irving PENN

Publié par Tlivres
Three Poppies "Arab Chief" de Irving PENN

A la question de Riad SATTOUF : "Qui surkiffe la saison des coquelicots ici ?", je réponds moi bien sûr.

Le simple fait de les évoquer me fait penser au roman d'Alexandra KOSZELYK, "A crier dans les ruines", un coquelicot a pris place sur la première de couverture, et puis, à l'oeuvre de Nathalie-Audrey DUBOIS.

Là, j'ai choisi une photographie, un registre artistique que j'apprends à découvrir.

Il y a notamment eu les travaux de Lee MILLER dans "L'âge de la lumière" de Withney SCHARER, ceux de Lucien CLERGUE magnifiés par Annabelle COMBES dans "Baisers de collection", ceux encore de Louis STETTNER découvert avec l'exposition organisée au Musée Pompidou, l'oeuvre de JR "The eye of the New York Ballet", celle de Felicitas SCHWENZER "Hannes" et encore les "Autoportraits" d'Astrid DI CROLLALANZA, "Hands love" de SKIMA, toutes les oeuvres de Fares MICUE, les clichés de la faune et la flore de Fabrice LENFANT... il y en a en tous genres et elles me fascinent.

Je partage avec vous aujourd'hui une création de Irving PENN dans un procédé appelé le Dye Transfer, ou encore le transfert de colorant, une technique d'impression photographique. Le cliché s'appelle "Three Poppies Arab Chief", en français Trois pavots Arab Chief. C'est ma #lundioeuvredart.

Cette création, je l'ai découverte en 2017 lors de l'exposition réalisée en l'honneur d'Irving PENN au Grand Palais, un grand moment de découvertes artistiques. 

La photographie a été réalisée en 1969 à New York et imprimée en 1992.

Elle m'émeut pour le raffinement de la corolle, les pétales des fleurs semblent de papier, d'une infinie délicatesse, elle donne à voir la finesse de la fleur qui bat au vent. Le gros plan permet de découvrir la grâce de leur coeur.

La couleur pourpre vient équilibrer cette fragilité et montrer la puissance des trois pavots, ces fleurs pour partie interdites en raison de la production d'opium qui en est réalisée.

Le coquelicot, comme le bleuet, est aussi porteur d'un message, ce sont des fleurs régulièrement retenues pour assurer la mémoire de ceux qui sont morts lors de la Première Guerre Mondiale. A ce propos, peut-être vous souvenez-vous de l'ANZAC Day, un hommage rendu le 25 avril de chaque année aux soldats néo-zélandais et australiens débarqués ce jour-là en 1915 pour préserver l'accès à la Mer Noire, via le Détroit des Dardanelles. La Turquie avait alors choisi le camp de l'Allemagne. Ian BORTHWICK et Vincent FERNANDEL le célèbre dans le livre "Au coeur de la fougère" aux éditions Au vent des îles.

Cette photographie, elle prend une dimension toute particulière pour son esthétique aussi, ce qui fait d'une création une oeuvre d'art. Irving PENN est un grand homme de cette discipline, j'avais envie aujourd'hui de le mettre dans le viseur !
 

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2022-06-06T18:40:01+02:00

Soeur Emmanuelle par C215

Publié par Tlivres
Soeur Emmanuelle par C215

Flâner dans le 13ème  arrondissement de Paris et tout à coup, croiser son regard !

Soeur Emmanuelle magnifie l'angle d'un immeuble à la croisée des rues Olivier MESSIAEN (né en 1908 comme elle, compositeur et organiste, à l'origine de l'oeuvre musicale "La Messe de Pentecôte", il n'y a pas de hasard dans la vie !) et Primo LEVI, excusez du peu.

Portrait collé, bleuté, la couleur de la sagesse et du bien-être intérieur, ses yeux attentionnés et son sourire suffisent à me réchauffer le coeur.

Soeur Emmanuelle, l'une des personnalités préférées des Français du début du XXIème siècle, a fait de la cause des déshérités l'objet de son existence. 

Cette fresque, ma #lundioeuvredart, est la création d'un street-artiste français, Christian GUEMY, alias C215, un pochoiriste, un habitué des portraits de grands de ce monde, un artiste qui ne manque pas de mettre son art au profit de grandes causes, un artiste militant, quoi !

Cette oeuvre a été réalisée à la demande de l'association Asmae, l'association créée par Soeur Emmanuelle en faveur des enfants pauvres du monde entier, l'association poursuit les combats qu'elle avait amorcés.

Cette réalisation date de 2018, 10 ans après la disparition de la centenaire, elle n'a pas pris une ride, comme celle qu'elle représente. Qu'elle soit aujourd'hui, une nouvelle fois, honorée !

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2022-05-30T20:57:33+02:00

Plénitude de Claude JUSTAMON

Publié par Tlivres
Plénitude de Claude JUSTAMON

Si la citation « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. » est attribuée à Paul ELUARD, je veux bien y croire. Une nouvelle fois, les planètes se sont alignées.

Au détour du vernissage d'une exposition à La Galerie In Arte Veritas sur Angers, je me suis laissée envoûter par la beauté d'une sculpture, une réalisation de Claude JUSTAMON.

Dans les premières salles, si j'avais été impressionnée par les corps sveltes, voire androgynes, réalisés par l'artiste, je n'avais pas encore vu "Plénitude", ma #lundioeuvredart !

Là, j'ai trouvé tout ce que je cherchais à voir : la rondeur des formes, la générosité du corps, l'abondance des seins.

Cette sculpture en bronze patiné représente le corps d'une femme de la cinquantaine tel que je le conçois, une femme épanouie et sereine, une femme libérée du conformisme, une femme fertile qui a donné la vie. Avec cette poitrine mise à nu, c'est la dimension de la mère nourricière qui est représentée. Nous y voilà ! Hier était célébrée la fête des mères. Je trouve qu'elle est tout à fait à propos.

Parce que nous le savons bien, il y a mille et une manière de vivre son statut de mère, il suffit de lire quelques livres pour s'en convaincre :

Fugitive parce que reine de Violaine HUISMAN

Mon ciel et ma terre de Laure ATIKA

Maria d'Angélique VILLENEUVE

Une longue impatience de Gaëlle JOSSE

Juste une orangeade de Caroline PASCAL

Qu'importe le chemin de Martine MAGNIN

L'effet larsen de Delphine BERTHOLON

et plus récemment 

Saint-Jacques de Bénédicte BELPOIS

Hamnet de Maggie O'FARRELL

La fille de la grêle de Delphine SAUBABER

la "Plénitude" est loin d'être acquise. 

Je souhaite à toutes les mamans d'accéder à cette "Plénitude", de vivre le plus grand des bonheurs.

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2022-05-02T20:50:24+02:00

Madame Butterfly de Giacomo PUCCINI

Publié par Tlivres
Madame Butterfly de Giacomo PUCCINI

Ma #lundioeuvredart est un opéra.

J'ai eu l'immense chance de pouvoir assister au spectacle "Madame Butterfly" au Grand Théâtre d'Angers, un pur bonheur.

D'abord, il y a la musique, classique, de Giacomo PUCCINI, interprétée par l'Orchestre National des Pays de la Loire, l'ONPL sous la direction de Rudolf PIEHLMAYER. Je me suis laissée portée par le rythme et les notes. C'est toujours un plaisir d'assister à la prestation d'un orchestre.

Et puis, il y a l'histoire, inspirée de la nouvelle de John Luther LONG paru en 1898 et qui se déroule à Nagasaki. Là, une jeune femme japonaise, Cio Cio San, est achetée par un officier américain pour 99 ans. Il se targue de pouvoir résilier le contrat à tout moment. Leur histoire d'amour dure jusqu'au moment où il lui annonce devoir repartir dans son pays. Cio Cio San ne va cesser de l'attendre, croire en un possible retour. Elle donne naissance à son fils et l'élève seule jusqu'au jour où... La pièce, dramatique, met en lumière un couple tiraillé entre deux cultures (asiatique et américaine), entre deux statuts (une geisha et un homme puissant)... elle traite de l'attente d'une femme et de son abnégation. Elle évoque aussi la tragédie d'une famille rongée par l'absence, l'infidélité et la trahison.

Il y a encore la mise en scène, assurée par l'italien, Fabio CERESA. La scène se passe tantôt à l'intérieur d'un appartement, meublé selon les traditions japonaises, tantôt dans le port de Nagasaki. Les représentations des navires étaient magistrales, les éclairages venant renforcer le caractère fantomatiques des embarcations dans les nuances du pays du soleil levant. Les costumes sont tout aussi éblouissants.

Il y a enfin la prestation de la cantatrice, Anne-Sophie DUPRELS, absolument époustouflante. L'opéra se passe en trois actes. Cio Cio San y est omniprésente. Elle va chanter tout au long des 2h45, juste incroyable.

Le tout accueilli dans un lieu prestigieux, le Grand Théâtre d'Angers, théâtre à l'italienne qui a lui seul est un prétexte à sortir. Alors, quand il y a une telle programmation, je signe bien sûr. Et quand je suis en charmante compagnie, je me délecte.

 

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2022-04-25T20:44:20+02:00

Farewell Waltz de Chopin par Silllda

Publié par Tlivres
https://www.instagram.com/silllllllllllll.da/

https://www.instagram.com/silllllllllllll.da/

En naviguant sur Instagram, il m'arrive de découvrir de jolis trésors. Le compte de Strike.art en regorge, je vous le conseille absolument.

Je vous propose aujourd'hui une oeuvre peinte par l'artiste Coréenne, Silllda, "La valse de l'adieu" de Chopin revisitée, c'est ma #lundioeuvredart. Le registre artistique de Silllda est tout à fait singulier, certains peuvent y voir des images d'horreur, j'y vois personnellement plutôt un regard original porté sur le monde. Les mariages réalisés sont tellement improbables. L'artiste se joue des codes et nous livre des oeuvres inoubliables.

Sur cette toile, une partition musicale et puis, les touches d'un piano dont certaines s'étirent pour prendre l'apparence de deux mains, blanches. Elles s'agrippent aux mains vertes, parées d'un vernis à ongle rouge, que l'on soupçonne être celles d'une pianiste.

Ce qui a retenu mon attention au premier regard, c'est la fantaisie de la situation, l'incongruité de la scène.

Et puis, en écoutant Sofiane PAMART au micro d'Augustin TRAPENARD mercredi 20 avril dernier, j'ai imaginé la complicité entretenue entre le musicien et son piano, cette relation passionnée qui jour après jour, au fil des apprentissages, prend corps.

Il y a encore le titre, tellement à propos, "La Valse de l'adieu". Il y a quelque chose dans cette étreinte des mains qui semble relever d'un cri d'au secours, un peu comme deux amoureux déchirés par une séparation à venir. 

Cette toile, je la trouve belle pour ce qu'elle représente d'humain et fraternel mais aussi pour ce qui pourrait être un dernier acte de résistance, vous ne trouvez pas ?

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2022-04-18T19:54:52+02:00

Le rêve lucide revisité par Johnson TSANG

Publié par Tlivres
Le rêve lucide revisité par Johnson TSANG

Il y a des oeuvres d'art qui vous interpellent au premier regard comme la sculpture en céramique de l'artiste Johnson TSANG, extraite d'une série intitulée "Lucid dream II". En Français, il s'agit du rêve lucide.

Si l'interprétation des rêves de Freud est relativement connue, je ne connaissais personnellement pas celle Frederik VAN AEDEN, un néerlandais qui, en 1913, a identifié sept types de rêves dont le rêve lucide. En réalité, le sujet daterait de l'Antiquité. Il s'agit d'un rêve au cours duquel le rêveur a conscience de rêver. Les sciences s'y sont intéressées, de même que la recherche psychologique.

Personnellement, cette sculpture où l'on découvre un visage, la bouche légèrement ouverte laissant apparaître quelques dents, les yeux fermés, en céramique blanche, une partie du craneest brisée et laisse apparaître l'intérieur de la tête représenté par des cloisons grises pour partie en ruines.

Cette oeuvre me fait immédiatement penser aux traumatismes que vivent actuellement les réfugiés ukrainiens, obligés de quitter leur maison, leur pays, leurs racines, tout ce qui constitue leur identité, au plus profond de leur chair et de leur esprit. Ils fuient un pays en guerre.

Passionnée d'urbanisme et d'architecture, j'ai toujours été fascinée par ce que les hommes laissent d'empreinte sur les murs de leurs logements et inversement. Il y a un lien très fort entre la construction, l'abri, le refuge, et ceux qui l'habitent, en font leur lieu de vie.

Et ce ne sont pas mes lectures qui me démentiront. Je pense tout particulièrement au dernier roman d'Anaïs LLOBET "Au café de la ville perdue" et encore celui de Gwenaëlle AUBRY "La Folie Elisa". Deux coups de coeur, vous comprenez pourquoi cette sculpture ne me laisse pas indifférente !

En fait, je crois que c’est le registre artistique tout entier de Johnson TSANG qui me fait vibrer. Je ne peux que vous inviter à visiter son site. Ses œuvres m’évoquent tout un tas de situations dans lesquelles elles pourraient devenir des illustrations. L’homme représente les émotions avec une infinie précision. Ses sculptures inspirent un immense bonheur, des moments de joie intense, mais aussi la tragédie, des moments d’une profonde tristesse. A découvrir absolument !

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2022-04-11T20:29:29+02:00

Qui m'aime me suive de Kathlyn SWEENY

Publié par Tlivres
Qui m'aime me suive de Kathlyn SWEENY

Il y a des moments où on a besoin, plus que d'autres, de s'évader, prendre de la hauteur, s'offrir d'autres horizons. Aujourd'hui fait partie de ceux-là.

J'ai trouvé, sur Kazoart, chaussure à mon pied dans les créations de Kathlyn SWEENY, une artiste qui affectionne le travail du bronze. Je vous avais proposé "Joie" il y a quelques temps déjà.

Médecin pendant une trentaine d'années, elle excelle dans l'approche du corps. Elle réalise beaucoup de nus qu'elle décline toujours en mouvement.

L'acrobate en tenue d'artiste sur son monocycle semble prendre le large, c'est une invitation à quitter le bas monde, une manière de fuir la cacophonie ambiante.

Et puis, il y a le titre de la sculpture. "Qui m'aime me suive", c'est ma #lundioeuvredart. Avouons que pour celles et ceux qui rêvent d'un ailleurs, se laisser porter par un élan d'amour a quelque chose de tout à fait séduisant, n'est-ce pas ?

J'aime cette manière, très élégante et fantaisiste, qu'a Kathlyn SWEENY de nous proposer un autre possible...

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2022-04-04T19:40:25+02:00

Le corps des femmes et l'Eglise selon Elena (María OSPINA)

Publié par Tlivres
Le corps des femmes et l'Eglise selon Elena (María OSPINA)

Si l'exposition Cartooning for women qui était installée sur les grilles du Musée Pincé et du Jardin des Plantes d'Angers vient d'être démontée, il est un dessin de presse que je souhaitais déconnecter de l'égalité femmes hommes, le débat est ailleurs me semble-t-il.

Elena est une artiste internationale. Peintre, illustratrice, dessinatrice de presse, elle oeuvre notamment au sein du Collectif Cartooning for Peace.

Sur cette création, Elena représente une partie des organes génitaux féminins, l'utérus, les trompes de Fallope, les ovaires. En leur sommet, se trouve un édifice religieux que l'on reconnaît à sa forme architecturale et ses croix.

L'artiste évoque ainsi le poids de la religion dans la vie des femmes, dans ce qu'elles ont de plus intime. 

Si les femmes françaises ont acquis le droit de disposer de leur corps avec la loi Veil dépénalisant l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) le 17 janvier 1975, il est un pouvoir suprême qui s'impose encore à de nombreuses d'entre elles, celui de l'Eglise, farouchement opposée à l'avortement.

Ce dessin c'est aussi l'occasion de montrer que toutes les femmes ne sont pas à égalité dans le monde. Elena est d'origine colombienne. Dans son pays, la quasi totalité de la population est catholique. Ce n'est qu'en février 2022, c'est-à-dire en tout début de cette année, que ces concitoyennes ont obtenu le droit d'avorter pour n'importe quel motif. Préalablement, il était réservé pour des cas très particuliers (viol, mise en danger de la vie de la mère, malformation du foetus). 

Manifestantes pour le droit à l’avortement devant la Cour constitutionnelle colombienne, à Bogota, le 21 février 2022. FERNANDO VERGARA / AP

Manifestantes pour le droit à l’avortement devant la Cour constitutionnelle colombienne, à Bogota, le 21 février 2022. FERNANDO VERGARA / AP

Ce dessin, que j'imagine avoir été réalisé il y a quelques temps déjà, prend une dimension militante.  Elena, avec ses armes, s'engageait ainsi dans le débat public.

Je suis de plus en plus admirative du travail des illustrateur.rice.s qui ont ce talent fou de faire, avec quelques coups de crayon, la synthèse d'un sujet. Elena fait partie de ces artistes-là. Son dessin de presse est ma #lundioeuvredart.

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2022-03-31T22:18:23+02:00

L'écart des salaires hommes femmes illustré par Cécile BERTRAND

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L'écart des salaires hommes femmes illustré par Cécile BERTRAND

Clap de fin pour l'exposition installée sur les grilles du Musée Pincé et du Jardin des Plantes sur Angers, du 7 au 31 mars 2022, par le collectif d'artistes, Cartooning for peace, en faveur de l'égalité femmes hommes.

Une trentaine de dessins de presse était visible par le badaud flânant dans les rues de la ville devenues un musée à ciel ouvert comme une alternative militante au mouvement #MeToo.

Souvenez-vous, il y a eu deux créations de Carrilho, artiste portugais,

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/cartooning-for-women-par-carrilho.html

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/cartooning-for-women-par-carrilho.html

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/l-halterophilie-revisitee-par-carrilho.html

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/l-halterophilie-revisitee-par-carrilho.html

et puis, pour aller plus loin et dénoncer les violences faites aux femmes dans l'intimité des logements, à l'abri des regards, un dessin de Firoozeh, artiste iranienne,

L'écart des salaires hommes femmes illustré par Cécile BERTRAND

et enfin le balancier de Dame Justice revisité par Kamilla WICHMANN, danoise.

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/l-egalite-femmes-hommes-revisitee-par-kamilla-wichmann.html

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/03/l-egalite-femmes-hommes-revisitee-par-kamilla-wichmann.html

Mais le sujet ne serait pas parfaitement traité si la problématique des salaires n'était pas abordée, qui plus est, avec beaucoup d'humour.

Pour terminer en beauté donc, j'ai retenu la création d'une artiste belge, Cécile BERTRAND, peintre et sculptrice.

Il y a une cavité qui, en coupe, représente le symbole de la femme.

En partie supérieure, un homme allongé l'explore du regard, il dit "Le fossé salarial, abyssal !". La femme, elle, semble prête à tomber dans le précipice.  

Cécile BERTRAND s'investit sur le registre professionnel pour dénoncer les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes sur des postes pourtant équivalents. Si l'INSEE affirme qu'elles se réduisent au fil des ans, il n'en demeure pas moins que les femmes perdent 16,3 % de leur rémunération sur un temps plein en 2017 par rapport aux hommes, une injustice à laquelle je ne me résignerai jamais.

S'il est bien, selon moi, un univers dans lequel les droits devraient garantir une égalité de traitement entre les femmes et les hommes, c'est le monde de l'entreprise. Malheureusement, là aussi, les choses continuent de perdurer. Que de chemin encore à parcourir. 

Heureusement, les artistes sont là pour éclairer les consciences.

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2022-03-28T18:00:00+02:00

L'égalité femmes hommes revisitée par Kamilla WICHMANN

Publié par Tlivres
L'égalité femmes hommes revisitée par Kamilla WICHMANN

Sur Angers, du 7 au 31 mars 2022, les grilles du Musée Pincée et du Jardin des Plantes deviennent un lieu d'exposition à ciel ouvert pour l'égalité femmes hommes.

Une trentaine de dessins de presse est visible pour le badaud flânant dans les rues de la ville. Il s'agit d'imaginer d'autres formes d'action après le mouvement #MeToo.

Après deux créations de Carrilho, Portugais, celle de Firoozeh, artiste iranienne, nous partons pour le nord avec Kamilla WICHMANN, danoise. Tous sont des membres du collectif Cartooning for peace.

Là, un globe terrestre divisé en deux parts, égales, constituant chacune un plateau d'une balance. 

Dans l'un, un homme, il est en position détendue, le monde semble lui sourire ! 

Dans l'autre, une femme qui se tient aux bords du plateau, elle paraît effrayée et elle a de quoi !

Si elle se trouve en hauteur, paradoxalement, ce n'est pas qu'elle occupe le haut du pavé, non. L'homme pèse beaucoup plus lourd qu'elle, au point de lui donner le vertige.

Il y a plusieurs manières de sensibiliser les publics aux inégalités entre les hommes et les femmes.

Ce dessin de presse n'est pas agressif, seulement représentatif d'une réalité professionnelle.

Aujourd'hui, "moins de 20% des femmes siègent dans des comité de directions des grands groupes". 

Moins de postes à responsabilité, moins de visibilité dans l'espace social, moins de salaire, moins, moins, moins... avec des conséquences directes sur leur vie privée. 

Les événements sanitaires de ces deux dernières années ont encore aggravé la situation.

En mars 2020, l'ONU Femmes prévoyait de voir passer "47 millions de femmes et de filles supplémentaires sous le seuil de pauvreté".

Comme Simone DE BEAUVOIR nous alertait déjà :

"N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant."

Son propos n'a malheureusement pas pris une ride et nous invite à nous battre pour ne pas voir la situation encore "s'alourdir" !

Ma #lundioeuvredart constitue un très bon prétexte à l'échange. Elle est tellement explicite. Bravo à Kamilla WICHMANN pour le message accessible par tous.

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2022-03-21T22:06:29+01:00

Les violences conjugales selon Firoozeh

Publié par Tlivres
Les violences conjugales selon Firoozeh

Sur Angers, du 7 au 31 mars 2022, les grilles du Musée Pincée et du Jardin des Plantes deviennent un lieu d'exposition à ciel ouvert pour l'égalité femme/homme.

Une trentaine de dessins de presse est visible pour le badaud flânant dans les rues de la ville. Il s'agit d'imaginer d'autres formes d'action après le mouvement #MeToo.

Après deux créations de Carrilho, portugais, place aujourd'hui à Firoozeh, une artiste iranienne, membre du collectif Cartooning for peace.

Au dos des grilles du Jardin des Plantes, c'est-à-dire côté intérieur, sont exposées des créations choquantes, âmes sensibles d'abstenir.

En réalité, il s'agit d'aller au-delà des carricatures et autres humiliations des femmes pour passer à la force supérieure et évoquer les violences physiques faites aux femmes.

Là, une maison, toute en noir, un rideau tiré qui laisse passer la lumière intérieure pour mieux repérer le visage d'une femme, torturé. Au théâtre, on parlerait d'une tragédie mais nous ne sommes pas au théâtre. Il n'y a pas de comédiens, il n'y a pas de rôles à jouer. Il s'agit de faits réels.

Cette création, ma #lundioeuvredart, fait référence aux 126 000 femmes qui, en 2019, ont été victimes des violences de leur conjoint, c'est-à-dire dans l'intimité familiale, à la maison, dans l'appartement, à l'abri des regards. 102 femmes y ont laissé leur vie en 2020.

S'il n'y a pas de hiérarchie dans les violences faites aux femmes, les violences physiques sont la représentation la plus forte, la plus insupportable aussi, de la soumission des femmes. Louise MEY avec "La deuxième femme" nous livre un roman insoutenable sur le sujet, roman qu'elle a écrit sur la base de nombreux témoignages et autres archives. 

Si des actions sont lancées par le Gouvernement et les Associations pour permettre aux femmes de trouver un nouveau logement après une solution d'hébergement temporaire, chacun sait que sortir des griffes du prédateur reste l'une des plus grandes difficultés pour les femmes battues.

Cette oeuvre d'art constitue, de mon point de vue, un très bon prétexte à l'échange. Elle est tellement explicite. Bravo à Firoozeh pour le message accessible par tous.

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2022-03-15T08:24:19+01:00

L'haltérophilie revisitée par Carrilho

Publié par Tlivres
L'haltérophilie revisitée par Carrilho

Un collectif d'artistes, Cartooning for peace, agit en faveur du respect des cultures et des libertés. 

Sur Angers, du 7 au 31 mars 2022, les grilles du Musée Pincée et du Jardin des Plantes deviennent un lieu d'exposition à ciel ouvert pour l'égalité femme/homme.

Une trentaine de dessins de presse est visible pour le badaud flânant dans les rues de la ville. Il s'agit d'imaginer d'autres formes d'action après le mouvement #MeToo.

J'ai choisi une nouvelle fois une création de Carrilho, illustrateur portugais aux multiples récompenses à travers le monde.

Là, une femme porte à bout de bras un haltère dont les poids ne sont autres que les symboles hommes femmes. Ce n'est pas anodin si Carrilho choisit ce sport, l'haltérophilie ayant été longtemps réservée aux hommes. Cette activité olympique recouvre une dizaine de catégories, l'occasion de promouvoir Gaëlle Verlaine NAYO-KETCHANKE, française, championne du monde. Vous n'aviez jamais entendu parler d'elle ? C'est là aussi l'inégalité femmes-hommes. Dans les pratiques sportives, les femmes sont minoritaires, un statut que l'on retrouve aussi dans les journalistes, pas étonnant que les médias continuent de réserver la place belle aux sportifs.

Représentée dans les canons de la féminité, cheveux longs, haut soyeux, jupe droite, talons hauts, le torse non aligné traduit toute sa fragilité.

Habillée dans les couleurs du drapeau français, ce dessin de l'artiste fait référence à la République qu'il interpelle sur l'inégalité entre les genres.

Cette création est ma #lundioeuvredart.

A chacun son style et sa manière de représenter la quête d'une égalité des droits, les artistes d'origine notamment européenne, rivalisent d'imagination.  Il y en a pour tous les goûts et nul doute que pour vous aussi, la sensibilité fera la différence. 

L'exposition Cartooning for women fait vraiment partie de celles à découvrir en famille. C'est un bon prétexte pour échanger sur le sujet, croiser les regards et partager son avis. 

 

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2022-03-07T20:51:47+01:00

Cartooning for women par Carrilho

Publié par Tlivres
Cartooning for women par Carrilho

Un collectif d'artistes, Cartooning for peace, agit en faveur du respect des cultures et des libertés. 

Sur Angers, du 7 au 31 mars 2022, les grilles du Musée Pincée et du Jardin des Plantes deviennent un lieu d'exposition à ciel ouvert pour l'égalité femme/homme.

Une trentaine de dessins de presse est visible pour le badaud flânant dans les rues de la ville. Il s'agit d'imaginer d'autres formes d'action après le mouvement #MeToo.

J'ai choisi de mettre sous les projecteurs la création de Carrilho, illustrateur portugais aux multiples récompenses à travers le monde.

Il a choisi de représenter, pour le côté universel, un bras de fer, une activité qui se pratique depuis des millénaires à travers le monde.

Reconnue comme discipline sportive depuis les années 1970, le bras de fer est très codifié et se doit de respecter quelques règles comme s'empoigner les mains. Mais dans le combat pour l'égalité, puisqu'il s'agit bien d'un combat entre les hommes et les femmes, on voit à quel point les dés sont pipés. Là, c'est par les cheveux que l'homme représenté en noir, dans sa veste que l'on imagine de costume avec ses boutonnières, saisit sa proie. La femme est représentée dans sa féminité avec ses seins et la maternité avec son ventre de grossesse. 

Si la couleur rouge fait penser à la passion amoureuse et son côté érotique, c'est aussi celle du sang en référence aux féminicides, toutes ces vies emportées par la violence.

De tous les dessins, celui-là a retenu tout particulièrement mon attention pour le message qu'il véhicule, sa simplicité mais aussi sa puissance. C'est ma #lundioeuvredart.

A chacun son style et sa manière de représenter la quête d'une égalité des droits, les artistes d'origine notamment européenne, rivalisent d'imagination.  Il y en a pour tous les goûts et nul doute que pour vous aussi, la sensibilité fera la différence. 

L'exposition Cartooning for women fait vraiment partie de celles à découvrir en famille. C'est un bon prétexte pour échanger sur le sujet, croiser les regards et partager son avis. 

 

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2022-02-28T20:14:55+01:00

Hommage à l'Ukraine par Seth

Publié par Tlivres
©Facebook / Jérôme Coumet

©Facebook / Jérôme Coumet

A chacun ses armes devant un dictateur. Seth, le street-artiste parisien utilise, lui, ses bombes de peinture et les met au service d'un message militant éminemment poétique.

Dans le 13ème arrondissement de Paris, Seth n'a pas mis longtemps à se mobiliser pour rendre hommage au peuple ukrainien.

En partie basse du mur, des chars de guerre pour représenter les russes qui sont entrés sur le territoire ukrainien à partir du jeudi  24 février 2022.

Pour les arrêter dans leur élan, pas de soldats, non, une fillette qui brandit un drapeau et piétine les armes de guerre du Président Poutine.

Seth aurait pu choisir un garçon pour représenter tous les hommes de plus de 18 ans investis pour porter les armes et protéger leur nation, à l'image du plus jeune député ukrainien mobilisé pour sauver sa démocratie. 

Mais Seth a choisi une fillette. Dans tous conflits armés, les femmes constituent les premières armes de guerre, violées, torturées, pour faire plier les hommes, les soldats. Là, en Ukraine, les femmes résistent à l'image de cette femme dont une vidéo a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, cette femme qui invite les soldats russes à mettre des graines de tournesol dans leurs poches pour, une fois morts, fleurir l'Ukraine.

La petite fille brandit un drapeau ukrainien. Un drapeau, ce n'est pas n'importe quel objet, c'est un symbole de l'Etat, il véhicule une large charge émotionnelle dans les contextes dans lesquels il est brandi. Il matérialise la résistance du peuple fasse à l'assaillant.

Parce qu'il faut garder un brin de candeur devant l'horreur, Seth l'a fait, bravo. Cette fresque est ma #lundioeuvredart, ma manière à moi de soutenir le peuple ukrainien.

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2022-02-21T21:12:50+01:00

Introspection de Luca IZZO

Publié par Tlivres
Introspection de Luca IZZO

Ma #lundioeuvredart, je l'ai découverte une nouvelle fois sur le site Kazoart que je vous recommande sans modération.

De plus en plus attirée par la sculpture, je me suis émerveillée de la création "Introspection" de Luca IZZO, cet artiste italien qui vit et travaille en France depuis une dizaine d'années maintenant.

Elle est en résine.

Avec le roman de Jeanne BENAMEUR, "La patience des traces", et ma lecture du moment, "Voyage thérapeutique", impossible de passer à côté de cette interprétation artistique de la démarche psychologique d'observation et d'analyse de soi, de l'esprit critique porté sur ses propres forces et faiblesses.

Avouons que se regarder en face de cette manière ne peut qu'être source de révélations !

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2022-02-07T07:00:00+01:00

Falling de Ulrica ULLMAN

Publié par Tlivres
Falling de Ulrica ULLMAN

J’aime aller voir une exposition et tomber sous le charme d’une œuvre ou des créations d’un.e artiste. 

C’est exactement ce qui m’est arrivé hier en flânant sur le 28ème Salon de la Doutre qui accueille une cinquantaine d’artistes du grand ouest. Il y a des toiles de toutes les couleurs, des sculptures de toutes les matières… 

Personnellement, j’ai été conquise par les créations de Ulrica  ULLMAN, une très belle découverte d’œuvres réalisées en papier mâché. 

Ce qui m’a plus, c’est d’abord la joie et le brin de fantaisie qui animent les personnages. Ils donnent l’impression de tous bien s’amuser, seul ou en groupe.

Et puis, il y a le mouvement. On dirait un monde enchanté ou un manège merveilleux. Tous semblent en action et s’en délecter.

Il y a encore le message.

Ma #lundioeuvredart, c’est cette création dictée par cette volonté

«  Embarquer par l’idée que rien ne peut nous arriver »,

une sage philosophie pour commencer cette nouvelle semaine qui s’annonce.

Avec l’escalier et un personnage qui semble victorieux sur la plus haute marche, on peut y voir la réussite d’une ascension mais c’est sans compter sur la malice de l’artiste qui a choisi d’y donner le titre : « Falling », la chute, qu’elle décline à travers trois personnages endiablés. J’aime l’humour avec lequel elle traite la situation.

Être sensible devant une œuvre, c’est toujours une perche tendue pour aller découvrir l’univers artistique de son auteur. Si vous aussi avez envie d’en savoir plus sur Ulrica ULLMAN, je vous invite à visiter son site. Elle explique notamment sa démarche avec ces mots :


Je réalise mes sculptures par pulsions. Ce n’est pas l’idée qui guide le processus, mais bien le libre jeu des formes et de la matière. Je suis une «instinctuelle». Le corps humain m’inspire, essentiellement, passionnément. J’aime traduire ses humeurs que je tente d’extérioriser par l’expression du visage, du corps et surtout, par le mouvement.

https://ulrica-sculptures.jimdofree.com/demarche-artistique/

Définitivement, j’adore ❤️

Si vous hésitez encore et que vous êtes dans les environs d'Angers, faites un crochet par le Salon de la Doutre et on reparle 😉

Infos pratiques :

Ouvert du samedi 5 au dimanche 13 février, de 14 h à 19 h ; les dimanches de 11 h à 19 h. À l’hôtel des Pénitentes, boulevard Descazeaux, à Angers. Entrée libre

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2022-01-10T18:00:00+01:00

Eteins ton écran par Tom WILD SKETCH

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Eteins ton écran par Tom WILD SKETCH

J'aime le street art pour sa présence dans l'espace public et sa capacité à le transformer en musée à ciel ouvert, accessible à tous.

J'aime le street art en tant que discipline artistique. Derrière les fresques réalisées, il y a des peintres, des artistes pleins de talents qui, avec un jeu de bombes, peuvent métamorphoser un vulgaire mur en oeuvre d'art, parfois profondément réalistes et esthétiques.

J'aime le street art pour la liberté d'expression qu'il revendique et véhicule par sa simple présence là où on ne l'attend pas.

J'aime le street art pour la place qu'il prend dans le débat public. Certains graffs sont porteurs d'un propos militant, à l'image de celui réalisé Tom WILD SKETCH dit Sock, relayé par Mindin Rewind.

Si vous allez visiter le compte Instagram de Tom WILD SKETCH, vous y découvrirez toute une série de fresque réalisées sur le même thème, celui de protéger nos enfants du pouvoir de nuisance des écrans, notamment là sur leur sommeil.

J'ai choisi celle-ci pour ce qu'elle évoque de transgression, l'enfant qui, sous la couette, s'affranchit des limites posées par l'adulte. Comme j'aime me souvenir de ces moments où, hier, nous cachions un livre que nous essayions de lire à la lumière d'une lampe torche.

Je l'ai choisie aussi pour la représentation de la candeur de l'enfant. Il y a cette idée de fragilité, de naïveté, d'innocence, qui a tout moment peut devenir source de vulnérabilité.

Je l'ai choisie enfin pour sa participation à un projet communautaire de lutte contre l'usage abusif des écrans. Tom WILD SKETCH contribue ainsi à un projet collectif.

Dans une interview réalisée par Les Soldates, on découvre ô combien l'homme mérite d'être écouté... 


N’oubliez pas que tout dépend de votre point de vue et de la quantité de lumière que vous laissez entrer en vous, vous ne vous sentez peut-être pas en manière de contrôler ce monde mais vous êtes néanmoins maître de votre destin.

#graffiti #streetart #muralart #muralpainting #spraypainting #spraypaint #spraycanart  #onthewall #wall #mur #surlesmurs #arturbain #urbanart #couleurs #colours #streetartphotography #lovestreetart #streetartlovers #art #artist #child #children #screen #turnoffyourscreen #streetart_daily #graffiti_n_wallart 

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2022-01-03T07:00:00+01:00

Love de Botero Pop pour 2022

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Love de Botero Pop pour 2022

Chaque année, je choisis une oeuvre d'art pour illuminer mes coups de coeur.

En 2021, c'était le "Coeur gros" de Marie MONRIBOT 

En 2020, "La fille au ballon" de Banksy

En 2019, le "Coeur" de Nicolas PICHON qui avait marqué une édition des Accroche-Coeurs en façade du Grand Théâtre :

 

En 2022, c'est décidé, Botero Pop sera à l'honneur avec sa version "Love".

Derrière le petit personnage que vous pouvez découvrir à Angers, et ailleurs, à travers le monde, se cache un homme au grand coeur que j'ai eu la chance de rencontrer à la Galerie In Arte Veritas lors d'une exposition temporaire qui lui était consacrée.

L'artiste angevin ne manque pas une occasion de s'engager parce que, dit-il, "en tant que personne, j'ai plein de choses à dire sur la société".

Et ce ne sont pas que des mots.

Récemment, il s'est de nouveau investi sur Angers pour une cause, celle du Secours Populaire, avec cette opération "Parages X partages". Vous pouvez notamment découvrir des fresques réalisées sur un parcours allant de la rue Fulton, en passant par le CFA Pierre Cointreau jusqu'au cinéma Pathé, le Multiplexe. De nombreux artistes locaux se sont lancés dans l'aventure, des peintres muralistes, DJ, musiciens, producteurs et photographes.

Botero Pop est de (presque) tous les combats.

Le coeur, il l'a sur la main et nous en offre des brassées... nul doute qu'il sera très présent sur le blog cette année !

"Love" de Botero Pop, c'est aussi ma première #lundioeuvredart de l'année.

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2021-12-27T18:10:00+01:00

Joséphine BAKER par Alexander CALDER

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Joséphine BAKER par Alexander CALDER

Ma dernière #lundioeuvredart de l'année vient honorer une grande Dame entrée au Panthéon le 30 novembre 2021, Joséphine BAKER.

Croquée par Pénélope BAGIEU en 2016

par Catel et Bocquet la même année

elle fut également représentée en 1928 par un américain, Alexander CALDER. Là, une sculpture en fil de fer, création offerte par l'artiste lui-même au Centre Pompidou :

"Grâce aux propriétés souples du fil de fer, Calder restitue les déhanchements et frétillements du charleston de Joséphine Baker.

Sans avoir vu son spectacle dans la Revue Nègre du Théâtre des Champs Elysées, Alexander Calder consacre cinq sculptures à l'artiste de music-hall américain dont l'impertinent numéro de danseuse nue, ceinturée à la taille de plumes ou de bananes, provoque scandale et succès. Suspendue, mobile, la silhouette semble générer son propre mouvement par les spirales des seins et du ventre. Avec cette technique nouvelle, la sculpture, que Calder activait parfois comme une marionnette, se fait dessin dans l'espace".

Alexander CALDER trouve sa voie dans l'art abstrait. Il est pionnier dans la discipline du "mobile" dans les pas de Marcel DUCHAMP.

A ses débuts, ses créations sont animées par un moteur. Les forces naturelles prennent bientôt le relais pour les mettre en mouvement. Il joue avec leur légèreté en quête du parfait équilibre.

Son registre artistique est marquée par des rencontres, celles de Piet MONDRIAN et Joan MIRO... en particulier. 

L'homme est aussi fasciné par le cirque. Là, c'est aux côté de Léonard FOUJITA qu'il travaille, le premier crée les personnages le second la musique pour des spectacles que verront Jean COCTEAU, Kiki DE MONTPARNASSE, Man RAY...

Dans les années 1960, il répondra à des commandes internationales de sculptures monumentales. C'est ainsi qu'il réalisera "Flamingo" pour Chicago par exemple.

 

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