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Articles avec #mes messages catégorie

2021-08-07T06:00:00+02:00

Murène de Valentine GOBY

Publié par Tlivres
Murène de Valentine GOBY

La sortie du dernier roman de Valentine GOBY, "Murène", dans la collection BABEL est particulièrement d'actualité. Les Jeux Paralympiques de Tokyo se dérouleront du 24 août au 5 septembre 2021.

Si vous ne connaissez pas encore ce roman, je vous en dis quelques mots :

Nous sommes dans les années 1950. François a 22 ans. Ses parents sont couturiers, ils tiennent un atelier. Sa mère, Jane, est d’origine anglaise, naturalisée française. Il entretient avec sa sœur Sylvia une relation de complicité. Ce qui n’est plus le cas avec son père, Robert, depuis que le fils a fait voler en éclat la carrière d’ingénieur rêvée par le père pour son fils. François accumule maintenant les petits boulots. Une mission vient de lui être promise dans les Ardennes, la neige est tombée sur la France, réduisant toutes activités. Là-bas, ils ont besoin d’hommes comme lui. Sur le chemin, le camion qui l’emmène tombe en panne. Ils sont en rase campagne, il faut aller chercher des secours. François part à pied vers l’inconnu. Dans un champ de Bayle, il découvre un wagon de train. Il monte au sommet et là, un arc électrique le foudroie, le projetant à terre, brûlé à 30 pour cents. Il serait mort s’il n’y avait eu cette enfant à la recherche de son renard. Sauvé in extremis mais à quel prix ?

Valentine GOBY est une formidable conteuse, elle raconte des histoires avec un immense talent mais plus que ça, ce qui fait son originalité c’est, une nouvelle fois, de s’inspirer d’histoires vraies.

Comme dans « Un bateau dans les arbres », l’écrivaine choisit le domaine de la santé comme territoire d’exploration. Après le traitement des tuberculeux au sanatorium d'Aincourt, elle revisite les progrès de la médecine en matière de prothèses pour les hommes et les femmes amputés. Initialement prévues pour les blessés de guerre, elles sont banalisées pour les civils. Avec le personnage de François, qui pourrait être vous, votre frère, votre voisin, Valentine GOBY dévoile la vie de handicapés moteur au quotidien, la souffrance du corps bien sûr et là, ne comptez pas sur elle pour être bienveillante, elle le fait avec franchise et nous dévoile une effroyable réalité.

 

Mais, bien sûr, le défi n’aurait pas été suffisant à relever pour Valentine GOBY qui déroule comme un tapis rouge le handisport comme la voie de la résilience, celle qui permettra d’espérer un retour à la dignité humaine. Monter sur la plus haute marche d’un podium devient rapidement l’objectif à atteindre. Pourquoi se contenter du plaisir offert par le sport, du bien-être, quand il peut vous apporter une reconnaissance, nationale, internationale, quand il peut vous faire devenir un champion ?

Par le jeu de l’écriture, Valentine GOBY fait se croiser le destin de François, un personnage de fiction, avec celui de celles et ceux qui se sont battus pour qu’ aujourd’hui les disciplines sportives para-olympiques soient ce qu’elle sont. L’écrivaine assure la mémoire de Ludwig GUTTMANN, juif allemand, exilé en Angleterre, qui, dans les années 1930, est à l’origine du projet de pratiquer du sport après une blessure de guerre. En 1948, quand commencent les Jeux Olympiques de Londres, à l'hôpital de Stoke-Mandeville, il lance des jeux pour paraplégiques. Elle rend hommage à l'Amicale sportive des mutilés de France créée le 7 mai 1954, c'est la première association française de handisport. 

Ce roman est non seulement le travail d’une plume éminemment prodigieuse mais c’est aussi une masse colossale de recherches pour retracer notre Histoire, celle d’une certaine forme de différence qui finit par susciter les applaudissements d’une majorité médusée devant les records battus par des hommes et des femmes.

C'est un coup de coeur.

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2021-02-24T18:47:58+01:00

Opus 77 d’Alexis RAGOUGNEAU

Publié par Tlivres
Opus 77 d’Alexis RAGOUGNEAU

Parce que la rentrée littéraire se fait aussi en poche, place aujourd'hui à "Opus 77" d'Alexis RAGOUGNEAU publié initialement chez Viviane HAMY et maintenant disponible dans la collection du Livre de Poche.

Ce roman, c'est une pépite.

Je vous livre quelques mots de l'histoire :

Tout commence lors des funérailles de Claessens, bien connu en sa qualité de Chef d'Orchestre de la Suisse romande. Sa fille,  Ariane s'installe au piano. Soliste internationale d'un peu plus de 25 ans, elle s'apprête à jouer la marche funèbre pour honorer son père. Elle surprend l'assistance en faisant résonner, dans la basilique, les premières notes de l'Opus 77, le concerto du compositeur russe, Dimitri CHOSTAKOVITCH. La présence de la famille de Claessens se résume à celle d'Ariane. Son frère, David, de 2 ans son aîné, n'est pas présent. Pourquoi ? C'est là que commence réellement toute l'histoire.  

Dès les premières lignes, Alexis RAGOUGNEAU fait du lecteur un spectateur, un voyeur pourrait-on dire. Devant lui, s'étalent les lambeaux d'une vie de famille. Je ne vous en dirai pas beaucoup plus pour ne pas déflorer l'histoire, c'est là tout le suspens du roman ! Simplement vous dire toutefois que le froid qu'inspire la première scène, celle du dernier hommage rendu au père, va vous glacer le sang.

J'ai été fascinée par la puissance de la musique, le pouvoir d'enivrement, la jouissance et l'abandon de soi.

Ce roman est puissant par l'atmosphère qu'il propose et dans laquelle est plongé son lecteur,  condamné, lorsqu'il a commencé la lecture de L'Opus 77, à le lire d'une traite, en apnée totale. Il est absolument remarquable aussi pour la qualité de la plume. 

Et pour que la boucle soit bouclée, quittons-nous en musique s'il vous plaît avec "Opus 77".

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2021-02-17T19:13:46+01:00

Les veilleurs de Sangomar de Fatou DIOME

Publié par Tlivres
Les veilleurs de Sangomar de Fatou DIOME

La rentrée littéraire se passe aussi en version poche, l'occasion de revenir sur un très beau roman de Fatou DIOME "Les veilleurs de Sangomar", un roman publié initialement chez Albin Michel et que l'on peut désormais trouver chez Le Livre de poche.

Le 26 septembre 2002, au large de Dakar sombre le ferry Joola avec ses 2 000 passagers. Seuls 64 survivent au naufrage. Parmi les disparus, il y a Bouba, le mari de Coumba, tous deux parents de la petite Fakidiine âgée de 5 mois. De confession musulmane, la veuve est recluse pendant quatre mois et dix jours. Dans la chambre au sein de la maison de sa belle-famille, Coumba fait part des voix qu'elle entend la nuit, celles de Sangomar, l'île sacrée où sont accueillis les défunts et djinns. Les mauvaises langues du village ne tardent pas à laisser croire que Coumba perd la raison. Incomprise, la jeune femme décide alors de se vouer au silence. Entre réalité et songe, la veuve profite des nuits pour libérer son coeur dans l'écriture et se laisser guider par les Immortels, les aimés.

Ce conte est un livre sur le deuil bien sûr. Avec le personnage de Coumba, Fatou DIOME déroule jour après jour le fil de l'existence de cette femme qui, après avoir été une jeune mariée, se retrouve tout de blanc vêtue pour célébrer le décès de son défunt mari. Le huis clos de la chambre dans laquelle Coumba se retrouve seule avec sa fille est une formidable opportunité pour la jeune femme d'imaginer son avenir et donc, de trouver la voie de sa propre résilience. Il y a une autre dimension au deuil apportée par l'écrivaine avec l'intervention des parents de Pauline, cette jeune infirmière partie en mission humanitaire en Afrique, également naufragée du Joola. Là pas de mot de vocabulaire pour traduire leur nouveau statut mais que de souffrances.

Mais ce roman est aussi une formidable preuve d'amour faite par une jeune femme à son mari. Coumba et Bouba venaient de célébrer un mariage d'amour que le destin est venu fracasser. 

Fatou DIOME dresse avec Coumba un magnifique portrait de femme, résistante, libre. C'est aussi le très beau tableau d'une mère. Au fil des jours et malgré l'exiguïté des lieux, Coumba va tisser avec sa fille une relation indéfectible, de celles qui trouvent leur source dans la maternité, l'union des corps, la chair, un lien viscéral plus fort que tout.

Avec "Les veilleurs de Sangomar", j'ai découvert la plume de Fatou DIOME, éminemment romanesque, délicate, tout en pudeur, qui par la voie du conte trouve un très beau terrain de jeu philosophique, assure la mémoire d'un fait historique et devient un propos militant. Chapeau !

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2021-02-10T18:00:00+01:00

Le ghetto intérieur de Santiago H. AMIGORENA

Publié par Tlivres
Le ghetto intérieur de Santiago H. AMIGORENA

La rentrée littéraire se fait aussi en version poche.

Après une sortie aux éditions P.O.L., "Le ghetto intérieur" de Santiago H. AMIGORENA est désormais publié chez Folio.

Je vous dis quelques mots de l'histoire :

Vicente a quitté Varsovie en 1928. Après un long parcours, il s’installe finalement à Buenos Aires. Il rencontre Rosita avec qui il a trois enfants. Il succède à son beau-père dans la gestion du magasin de meubles, héritage familial. Tous habitent un appartement à quelques centaines de mètres de l'entreprise. La vie pourrait être un long fleuve tranquille, et pourtant... Si Vicente, en quittant sa mère, lui a fait la promesse de lui écrire régulièrement, il n’a en réalité pas tenu son engagement. Il n'a pas nourri l’échange épistolaire alimenté exclusivement par elle pendant toutes ces années. Et puis, en 1938, les lettres se font plus rares, elles lui dévoilent à demi-mots la condition des juifs enfermés dans le Ghetto de Varsovie. C’est alors que les origines de Vicente resurgissent cruellement et le conduisent progressivement à se murer dans le silence. Là commence une toute nouvelle histoire...
Ce roman de Santiago H. AMIGORENA, dont je ne connaissais pas la plume, est inspiré de la vie familiale de l'écrivain. Vicente n'est autre que son grand-père. Il aurait pu en faire un récit, il a choisi la fiction, la littérature permet de donner à des personnes dites ordinaires l'étoffe de héros éminemment romanesques. Je me suis plongée avec grand plaisir dans cette histoire singulière au rythme soutenu et au suspens intense. 

Des livres qui racontent la persécution du peuple juif pendant la seconde guerre mondiale, il y en a beaucoup, et pourtant, celui là est EXTRA-ordinaire.

Son originalité repose, je crois, dans la métaphore du ghetto. Si Vicente, lui, a quitté suffisamment tôt son pays pour s'assurer une existence à l'abri de l'oppression nazie, si Vicente, lui, n'a pas été encerclé par les murs du Ghetto de Varsovie, il s'emmure, seul, dans un Ghetto intérieur. A force de nourrir son sentiment de culpabilité à l'égard de sa mère, de ses frère et soeur aussi, son impuissance à les aider d'une quelconque manière qu'elle soit, Vicente se referme sur lui-même, il se réfugie dans le mutisme. Il prend progressivement de la distance vis-à-vis de ses proches, hanté par ses démons. Il laisse choir l'amour que tente désespérément sa femme de lui prouver, il ne répond pas interpellations de ses enfants, Martha, Ercillia et Juan José, comme autant de bouées de sauvetage lancées à un homme en train de se noyer. Il RESISTE au naufrage et c'est ce que Santiago H. AMIGORENA explore avec minutie dans ce roman. 

User des mots, jouer avec eux, c'est l'apanage des écrivains. Dans la démarche de Santiago H. AMIGORENA, peut-être y a-t il quelque chose de l'ordre de la résilience. Ecrire ce roman n'est-il pas la voie qu'il s'est choisi, lui, le petit-fils, homme des mots justement, pour RESISTER aux drames vécus par la génération de ses grands-parents et qui continuent de l'affecter. 

Vous l'aurez compris, Santiago H. AMIGORENA, auteur contemporain, fait se croiser subtilement la trajectoire d'une famille avec celle de la grande Histoire et nous livre un roman tout à fait saisissant. Quant à sa plume, elle est tout en sensibilité, profondément bienveillante, comme un baume pour panser des plaies ouvertes à jamais.

Une nouvelle lecture coup de poing. Ne passez pas à côté !

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2021-02-04T07:00:00+01:00

Paroles de Jacques PREVERT

Publié par Tlivres
Paroles de Jacques PREVERT

Nous sommes aujourd'hui le 4 février, c'est l'anniversaire de la naissance de Jacques PREVERT, cet artiste éclectique du XXème siècle.

J'ai profité du cycle de "La Compagnie des Oeuvres" diffusé en ce début d'année sur France Culture pour revisiter sa vie et son oeuvre.

Jacques PREVERT est né en 1900. Il aime profondément sa mère et visite les pauvres avec son père. C'est peut-être de cette expérience que l'artiste, toute sa vie durant, restera attentionné aux petites gens, les gens de la rue, les gens ordinaires. Il les préfère aux intellectuels imbus de leur personne, ceux qui brillent dans les salons. Il fréquente un temps les surréalistes mais s'en sépare quand ils adhèrent au parti communiste. Lui, est homme de liberté. Pour rien au monde, il n'accepte d'être encarté. Et s'il prête sa plume au groupe Octobre, ce théâtre de rue d'agit-prop qui donne de la voie aux opprimés, on se souvient des ouvriers de Citroën en grève en 1933 auquel le poète apportera son soutien, Jacques PREVERT souhaite rester indépendant.

Il n'en est pas moins engagé. Pendant la seconde guerre mondiale, il cache des amis artistes. Il disait lui-même avoir échappé au train de DESNOS alors que tout l'y conduisait.

Les textes de Jacques PREVERT sont diffusés sur des tracts, ils le sont aussi dans des recueils comme "Paroles", ils sont encore interprétés par ses amis, à la guitare d'abord par Henri CROLLA, et puis en chanson par Yves MONTAND, Juliette GRECO ou encore les Frères Jacques.

Jacques PREVERT a une imagination débordante. Son ami Picasso dit de lui : "Tu ne sais pas peindre mais tu es peintre". Il se met au collage et associe des images qui selon lui, n'attendais que d'être assemblées, à l'image de ce métro parisien dans lequel il glisse des personnages de la renaissance comme voyageurs. 

L'artiste avait des amis de longue date, ceux-là mêmes qui portèrent son cercueil en avril 1977 sans recourir aux services funéraires. Jacques PREVERT était anticlérical.

Parmi les nombreux textes que j'aurais pu retenir aujourd'hui, j'ai choisi "Le cancre", je le trouve beau (souvenez-vous, Jacques PREVERT écrivait des contes pour les enfants PAS sages !) :

Il dit non avec la tête

mais il dit oui avec le coeur

il dit oui à ce qu'il aime

il dit non au professeur

il est debout

on le questionne

et tous les problèmes sont posés

soudain le fou rire le prend

et il efface tout

les chiffres et les mots

les dates et les noms

les phrases et les pièges

et malgré les menaces du maître

sous les huées des enfants prodiges

avec des craies de toutes les couleurs

sur le tableau noir du malheur

il dessine le visage du bonheur

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2021-01-27T07:00:00+01:00

La femme révélée de Gaëlle NOHANT

Publié par Tlivres
La femme révélée de Gaëlle NOHANT

La rentrée littéraire de janvier se décline aussi en version poche.

Après 

Et toujours les Forêts de Sandrine COLLETTE

place à

La femme révélée de Gaëlle NOHANT.

Eliza Bergman est née en 1919. Elevée à Hyde Park, enfant, elle se souvient de toutes ses promenades avec son père dans des quartiers défavorisés. Il était médecin, reconverti dans la recherche en sociologie à l’université de Chicago, et aimait faire découvrir à sa fille la diversité des hommes. A 31 ans, elle laisse son fils, Martin, alors âgé de 8 ans, et quitte précipitamment les Etats-Unis à destination de la France. Armée de son Rolleiflex, son seul effet personnel, et devenue Violet, elle immortalise le tout Paris des années 1950. C'est là qu'elle va lentement se (RE)construire, au gré des rencontres, des relations d'amitié, d'amour aussi, qu'elle va savamment tisser entre authenticité et imposture. Comme une funambule sur son fil, elle va éprouver le jeu de l'équilibre pour mieux savourer les joies de sa liberté retrouvée et aller jusqu'au bout de ses convictions pour peut-être, un jour, retrouver son pays, ses racines.

Cette lecture m'a captivée par l'entrée en matière, artistique. Le Rolleiflex est à lui seul un personnage. Créé en 1929, c'est le nec plus ultra des appareils, aujourd'hui encore largement plébiscité. Avec lui, c'est le pouvoir de l'oeil qu'elle va explorer. Gaëlle NOHANT nous fait ainsi entrer dans le monde de la photographie, cette discipline qui permet de porter un regard singulier sur le monde. 

Le simple fait d'armer le Rolleiflex permet de se distancier du monde, de faire ce pas de côté, de s'en extraire pour mieux le regarder, l'ausculter, l'examiner. 

C'est par cette voie que l'écrivaine aborde la condition féminine, celle des années 1920-1930 aux Etats-Unis et 1950-1960 en France. Dès les origines, il y a cette enfant née dans un univers familial bourgeois, promise à un bel avenir au bras d'un homme fortuné, quel plus beau cliché ? Et puis, il y a cette destinée empreinte d'humanité, entre le Jardins du Luxembourg et Aubervilliers. L'écrivaine brosse des portraits de femmes hauts en couleur, non pas qu'elle cache leurs faiblesses et leurs fragilités, loin s'en faut, mais c'est dans leur force et leurs convictions qu'elles rayonnent.

Je ne vous en dirais pas plus parce que c'est là aussi le charme de ce roman mais Eliza devenue Violet a un dessein. Certains évoqueraient son histoire sur fond d'abandon, elle, non !

Avec cette fresque, il est question de transmission, de mémoire. Gaëlle NOHANT explore aussi l'Histoire de Chicago des années 1960-1970, l'assassinat de Martin LUTHER KING, les émeutes qui ont suivi, les violences faites aux Noirs, l'injustice, le racisme...

La plume de Gaëlle NOHANT est absolument magnifique. D'une profonde sensibilité, elle est presque cinématographique. Tout au long de cette lecture, j'ai eu l'impression de regarder un film défiler sous mes yeux. Et puis, elle a cette capacité à embrasser cinquante ans de l'Histoire transatlantique, naviguant entre fiction et réalité, par la voie de personnages extrêmement attachants, la garantie d'un immense talent. 

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2021-01-20T18:26:53+01:00

Et toujours les Forêts de Sandrine COLLETTE

Publié par Tlivres
Et toujours les Forêts de Sandrine COLLETTE

La rentrée littéraire de janvier se décline aussi en version poche.

Grande nouvelle, le roman de Sandrine COLLETTE, "Et toujours les Forêts", lauréat de nombreux prix littéraires en 2020, est aujourd'hui édité chez "Le livre de poche".

Je vous dis quelques mots de l'histoire :

Corentin est né d'une mère séquestrée, une mère qui était condamnée à porter l'enfant de la honte. Elle ne sera libérée au grand jour que lorsque son bébé sera prêt à naître. Mais ce bébé, Marie n'en voulait pas. Alors, après sa naissance, elle a pris l'habitude de le confier à d'autres, et puis un jour, elle l'abandonne dans la forêt, à deux pas de la maison d'Augustine. C'est elle qui va l'élever. Les études supérieures le guident vers la ville. Dans la cité urbaine, il va se lier d'amitié avec des étudiants de son âge qui fréquentent les galeries souterraines. Un jour, la "catastrophe" se produit. Lorsqu'il sort de la galerie, le monde est dévasté. Là commence une nouvelle histoire, à la vie, à la mort.

 

Si personnellement, je suis progressivement devenue une lectrice inconditionnelle de ses histoires, j'avoue être toujours totalement scotchée par l'intrigue, que dis-je, les intrigues. Parce que, lorsqu'on a le talent de Sandrine COLLETTE, on ne recule devant rien. L'écrivaine livre une histoire rythmée par les pièges qu'elle ne manque pas de tendre à ses personnages. A peine l'un évité qu'un nouveau apparaît, donnant ainsi au roman une cadence infernale.

Quant à la chute, elle est magistrale, bien sûr !

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2021-01-02T10:08:36+01:00

Très belle année 2021

Publié par Tlivres
Très belle année 2021
Avec
Véronique VANTESONE et sa "Fusion dodue",
 
je vous souhaite
 
une très belle année 2021,
 
portée par un élan de fantaisie, de joie et de gaieté, ponctuée par de belles rencontres et mille et un petits plaisirs ♥️

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2020-12-13T20:22:06+01:00

Place au bilan de mes découvertes de novembre 2020

Publié par Tlivres
Place au bilan de mes découvertes de novembre 2020

Parce que les moments de plaisir se consomment sans modération, retour en images et sur une musique de Ashutosh sur toutes mes découvertes du mois de novembre 2020.

Il y a eu des livres bien sûr :

Nature humaine de Serge JONCOUR 

Les vies secrètes de Paris de Katia CHAPOUTIER

Histoires de la nuit de Laurent MAUVIGNIER

La désobéissance d'Andreas Kuppler de Michel GOUJON

Avant que j'oublie de Anne PAULY, Prix du Livre Inter 2020

La race des orphelins de Oscar LALO

 

Une BD :

Kiki de Montparnasse

Des oeuvres d'art :

Une sculpture de Kiki de Montparnasse réalisée par Pablo GARGALLO

Un pan du mur de Berlin pour célébrer le 31ème anniversaire de sa chute

Un collage de AL1 pour honorer la mémoire de Samuel PATY

Le baiser de Prunelle

Un Botero pour la "Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes" 

Une fresque de AL1 toujours en mémoire de Jeanne MOREAU

Et de la musique avec :

Imagine Dragons

Madona

Tryo

This is the kit

David Gueta et Sia

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2020-11-25T18:25:00+01:00

Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Publié par Tlivres
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Quel plus bel ambassadeur que Botero Pop pour cette "Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes" ?

Sur Angers, si vous déambulez en centre-ville, peut-être admirerez vous le collage de "Nous toutes" réalisé sur le féminicide.

 Le créateur de ce petit personnage, que l'on voit maintenant un peu partout, en France et à l'étranger, a beaucoup de choses à dire et il ne manque pas de nous proposer, si ce n'est chaque jour, très régulièrement, un Botero Pop aux couleurs du jour.

Celui-là date un peu mais je l'ai choisi pour ce qu'il évoque et puis, aussi, pour le support qui l'accueille. Les traces des agressions laissées (par le temps mais pas que !) sur le mur sont à l'image de ce que peuvent porter les femmes aujourd'hui.

Plus que jamais, soyons uni(e)s pour lutter contre cette violence inacceptable et rappeler le 3919 (service d'écoute, d'information, d'orientation) et le SMS au 114 (quand il y a impossibilité de parler).

Je profite de cette journée pour remettre sous les projecteurs le roman de Louise MEY : "La deuxième femme", un livre nécessaire pour apprendre à décrypter le phénomène de l'emprise.

Impossible de vous quitter sans évoquer également cette BD de Thomas MATHIEU "Les crocodiles" aux éditions Le Lombard, une BD pour évoquer le harcèlement de rue. C'est ma #mercrediBD.

 

Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

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2020-10-31T16:29:34+01:00

#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓

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#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓

Comme l’année dernière, Eliane, Christine, Florence et moi avons publié chaque jour une image pour soutenir la cause d’ #Octobrerose 💓

Au final, c’est un jubilé merveilleux d’œuvres d’art d’une diversité exceptionnelle.

A vous d’apprécier...

Chez Christine, place à la photographie appareil photo

#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓

Jour 1 📸 Robert Doisneau

 

Jour 2 📸 Adam Mendonca

 

Jour 3 📸 Yevonde Cumbers Middleton aka Madame Yevonde

 

Jour 4 📸 Martin Parr

 

Jour 5  📸 Raymond Depardon

 

Jour 6 📸 Richard Misrach

 

Jour 7 📸 ©Philippe Sainte-Laudy

 

Jour 8 📸 ©Ricardo Bofill, La Muralla roja, Postmodernisme, Calpe, Espagne

 

Jour 9 📸 Sam Abell

 

Jour 10 📸 Patrick Chatelier

 

Jour 11 📸 Karen Knorr

 

Jour 12  📸 Bruno Barbey, Vent d’Est à Tanger, 1995

 

Jour 13  📸 

« Agnès, tu la veux comment, la voiture ? 

— Rose avec des étoiles vertes ! » L’homme de Rio, Philippe De Broca

 

Jour 14  📸 Vivienne Gucwa, Central Park

 

Jour 15  📸 Matt Henry, Goat Island

 

Jour 16 📸 Diptendu Dutta

 

Jour 17 📸William Klein, Antonia and Simone at the Barber Shop, New York, 1962

 

Jour 18 📸 Steve McCurry, Procession de moines à Rangoon, 1994

 

Jour 19  📸 Joakim Eskildsen

 

Jour 20  📸 Robby Müller, Polaroïd, Santa Fe, pour Paris, Texas (1984) de Wim Wenders

 

Jour 21  📸 Nicolas Comment

 

Jour 22 📸 Norman Parkinson pour Vogue, automne 1957

 

Jour 23  📸 Philippe Halsman, Audrey Hepbrun, 1954, pour le magazine LIFE

 

Jour 24  📸 Saul Leiter

 

Jour 25  📸 Eve Arnold, 1979

 

Jour 26  📸 Olivier Morisse

 

Jour 27 📸 Ed Freeman, Sundowner Motel, Desert Shores, Californie. 

 

Jour 28  📸 Annie Leibovitz, Drew Barrymore pour Belle et la Bête

 

Jour 29 📸 Michaela Sibi

 

Jour 30 📸 Ola Kolehmainen

 

Jour 31 et dernier 📸Ralph Gibson

 

 

Chez Florence, place à la peinture et aux illustrations

#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓

Jour 1 🎨 The New Yorker by #AnatolKovarsky May 20, 1961

 

Jour 2 🎨 @ MonicaRohan (artiste australienne)

 

Jour 3 🎨 #PotPourri (1897) de Herbert James Draper

 

Jour 4 🎨 « Jeune femme au ruban rose » 🎀 de Marie Laurencin (1885-1956)

 

Jour 5 🎨 « L’enfant à la veste rose (1973) de Mai Trung Thu (1906-1980)

 

Jour 6 🎨 « La femme en rose » (1907) de #RaoulDufy 🇫🇷

 

Jour 7 🎨 illustration : Paul Bert Serpette par Pierre Le-Tan (1950-2019)

 

Jour 8 🎨 « Femme au fauteuil sur fond rose » (1939) de Pablo Picasso

 

Jour 9 🎨 « Le Pavillon dans la roseraie » (1931) de Henri Le Sidaner

 

Jour 10 🎨 «La nappe rose» (1925) de Henri Matisse

 

Jour 11 🎨 «La Nappe rose» (1938) de Georges Braque

 

Jour 12 🎨 «La Ronde» (1910) de Natalia Goncharova

 

Jour 13 🎨 Banksy – porte de la Chapelle, Paris

 

Jour 14 🎨 Still Life with Rose de Giovanni Boldini

 

Jour 15 🎨 Le verre d’eau (1947) d’Augustin Rouart (1907-1997)

 

Jour 16 🎨 Alphonse Mucha (1860-1939)

 

Jour 17 🎨 Bernie Fuchs (illustrateur américain 1932-2009)

 

Jour 18 🎨 🖌️ Illustration from Sonia Delaunay: A Life of Color

 

Jour 19🎨Portrait of a ballerina L.A. Ivanova,1922 de Zinaid Serebriakova 1884-1967

 

Jour 20 🎨 The Indiscreet Jewels, René Magritte, 1963

 

Jour 21 🎨 La Preghiera, 1914 de Felice Casorati

 

Jour 22🎨 Bouquet of Flowers, 1909 de Henri Rousseau (source : @artrousseau)

 

Jour 23 🎨 Party Hats de @Augustwren 

 

Jour 24 🎨 Puissante bonté @Olalarte 2020

 

Jour 25 🎨 Vallie le Boeuf 2020

 

Jour 26 🎨 Fleur du mardi de Illustrationst 2020

 

Jour 27 🎨 Haras.nitram 2020

 

Jour 28 🎨 Marie Deligny 2020

 

Jour 29 🎨 Tatjanamaiwyss 2020

 

Jour 30 🎨 Minji Kim

 

Jour 31 🎨 The dance off de Anna wright illustration2020

 

 

Chez Eliane, place à la peinture

#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
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Jour 1 Klimt, portrait de Mäda Primavesi (1912)

 

Jour 2 John William Waterhouse, Psyché entre chez Cupidon

 

Jour 3 Théo Van Russel Berghe, portrait de la violoniste Irma Sethe

 

Jour 4 Amedèo Modigliani Jeanne Hebuterne bien sûr

 

Jour 5 Alex von Javlesky Jeune fille aux pivoines

 

Jour 6 Picasso, La maternité, période rose évidemment (1904-1906)

 

Jour 7 Khalo Bukovac (peintre croate) Portrait de la baronne Rukavina

 

Jour 8 Cuno Amiet (peintre suisse 1868-1961) Jeune fille assise

 

Jour 9 Hugo Pratt, les chemins du rêve (pour la fondation Folon)

 

J 10 Portrait de mademoiselle Ehrler par Léon Riesener, peintre romantique (1808-1878)

  

J 11 « Rosa triplex » Dante Gabriel Rossetti

 

J12 Pour voyager un peu, une œuvre de Claude Dambreville, écrivain et peintre haïtien

 

J13 Miss.Tic, poète d’art urbain

 

J14 Maurice Denis Plage de Tregastel, 1ers pas d’Antoine

 

J15 Valse intime, de Georges Redon, peintre, illustrateur et affichiste

 

J16 Park Hang Ryul, peintre coréen (1950) L’invitation au rêve

 

J17 Angelo Morbelli (italien divisionniste) Femmes à la rizière

 

J18 Boleslaw von Szankowski (portraitiste polonais) Le flamenco

 

J19 Audrey Kawasaki, jeune artiste de Los Angeles, peinture sur bois

 

J20 Stella im Hultberg coréenne vivant aux USA Femme fleurs

 

J21 Giovanni Boldoni - Femme en rose

 

J22 - Federico Zandomeneghi - Fille avec des fleurs

 

J 23 Émile Deckers, Jeune fille en rose

 

J24 Haruyo Morita, artiste japonaise née en 1945

 

J25 Richard S. Johnson, peintre américain Chicago né en 1953

 

J26 Le paravent Joséphine Baker de Émile Compard (expo Fénéon)

 

J27 Tamara de Lempika - La chemise rose (peintre polonaise Art déco)

 

J28 Pour les 70 ans du festival de Cannes

 

J29 Magritte - Shéhérazade , l’une des variations

 

J30 Elisabeth Shippen Green, illustratrice américaine 

Et puis avec TLivresTarts, un patchwork d’œuvres en tous genres

#Octobrerose, 🎬 de fin de l’édition 2020 💓
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Jour 1 🎨 #Vasedefleurs de Francis Picabia

 

Jour 2 🎨 #30ansoulavieenrose de Raoul Dufy  1931

@mam

 

Jour 3 🎨 #ladanse de Henri Matisse  1931-1933

@mam

 

Jour 4 ✏️ #lavalsedesdossiers de leocadie_illustration 2020

 

Jour 5 🎨 #Femmeasatoilette de Gustave Caillebotte 1873

 

Jour 6 🎨 #AmaryllisinVase de David Hockney 1984

Copyright David Hockney

 

Jour 7 🎨 #Lapromenade de Marc Chagall 1917

 

Jour 8 🎨 #Equilibre de Jade Rivera 2017

 

Jour 9 📷 Autoportrait d’une photographe confinée - 21 de Astrid Di Crollalanza 2020

 

Jour 10 🎨 Le soldat rose de BoteroPop 2019

 

Jour 11 🎶 Le gardien de nuit de Francis CABREL extrait du conte musical Le soldat rose

 

Jour 12 🎨 Après le bain de Joaquín Sorolla 1916

 

Jour 13 🖐 La Toilette de Niki de Saint-Phalle 1978

Photo: Valérie Maillard

 

Jour 14 📷 La Havane, Calle Amistad, de Stéphane Couturier 2005

 

Jour 15 🎨 Bouquet de fleurs roses de Nathalie-Audrey Dubois 2019

 

Jour 16 🎨 Lovers in pink de Marc,

Marc Chagall 1916

 

Jour 17 🎨 Féminité de Diane De La Roque, 2018

 

Jour 18 🎶 La vie en rose d’Edith Piaf 1947

C’est ma #chansondudimanche

 

Jour 19 🖐 Une Dame rose au balcon de Laure Duquesne, 2020

 

Jour 20 🎨 The dancer de Gustav Klimt 1918

 

Jour 21 🎨 Invitation aux Folies Angevines par Virus, 2020

 

Jour 22 🎨 Danseuses de Marie Laurencin 1939-1940

Musée d’art moderne de Paris

 

Jour 23 🎨 Fun trip de Marie Deligny, 2020

 

Jour 24 🤚 L’été prochain de Carole Feuerman 2016

 

Jour 25 🎶 I m African de Calypso Rose 2016

 

Jour 26 🎨 Yaye de Lemilo et Silas 2020

 

Jour 27 🎨 The beginning de Natalia Rak  2017

 

Jour 28 📔 Malgré tout de Jordi Lafebre chez @dargaud 

 

Jour 29 Scarabée d’Alix De Bourmont 2020

 

Jour 30 Naranjas de Fernando Botero 2000

 

Jour 31 🎶 Qui de nous deux de Mathieu Chedid
 

 

Un immense MERCI à Dina et Alexandra pour leur relais dans la diffusion.

Vivement l’année prochaine 💓

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2020-10-30T12:35:00+01:00

J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan SMADJA

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J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan SMADJA

Belfond

Ma #vendredilecture, c'est le premier roman de Yoan SMADJA, "J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi", je l'ai découvert grâce aux fées des 68 Premières fois.

Il est tout juste lauréat du Prix littéraire Lucien CAROUBI, un prix qui honore les ouvrages en faveur de la paix et de la tolérance entre les hommes, avouons qu'on en a bien besoin, non ?

Sacha Alona est grand reporter. Elle, qui depuis sa plus tendre enfance, croque la vie à pleines dents, avide de découvertes à réaliser, d'expériences à faire et de défis à relever, elle prend l'avion au printemps 1994 à destination du Cap en Afrique du Sud, missionnée qu'elle est pour relater les premières élections démocratiques post-apartheid. Très vite, avec Benjamin, photographe, Sacha flaire une filière d'armes. Elle découvre des machettes en quantités effroyables et qui, coupantes des deux côtés, ne peuvent répondre aux besoins de seuls agriculteurs africains. Elles sont faites pour tuer. Sans l'accord de son employeur, elle s'envole pour le Rwanda où la guident ses pas... elle ne sait pas encore qu'en quelques mois sa vie basculera. Elle croisera effectivement sur son chemin, un homme, Daniel Kobeysi, chirurgien obstétrique, originaire de Kigali, qui partage sa vie entre sa famille de Butare et les patientes des montagnes des Virunga. Sacha et Benjamin lui demanderont de les mener jusqu'à Paul Kagamé, alors vice-président, pour l'interviewer. Mais très vite, leur destin est percuté par les événements, l'attentat perpétré contre l’avion du Président Habyarimana, l'assassinat du Premier Ministre du Rwanda  avec 10 casques bleus belges chargés de sa protection. Daniel est torturé par l'angoisse de ne pas retrouver sa femme, Rose, et son fils, Joseph, menacés du génocide Tutsi qui sévit dans tout le pays. Tous trois vont partager des moments d'intimité alors même que l'humanité sombre dans l'ignominie.

Ce premier roman est un hymne à l'écriture. Yoan SMADJA va, dans un procédé ingénieux, se faire côtoyer deux plumes, celle de Sacha qui relate les faits pour son métier et celle de Rose, cette femme qui, tout au long des événements, va écrire à son mari, Daniel, pour lui conter sa vie et celle de son fils au cas où... Le jeu de l'alternance entre chapitres et correspondances vont rythmer un brillant roman.

Yoan SMADJA signe assurément un premier roman bouleversant, de ceux qui vous font mesurer la fragilité de l'humanité, dans ce qu'elle a de plus noir, et de plus lumineux aussi. Je ne saurais dire si les larmes qui ont coulé de mes yeux étaient de chagrin, ou de plaisir.

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2020-10-23T15:54:00+02:00

Ce qu’il faut de nuit de Laurent PETITMANGIN

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Ce qu’il faut de nuit de Laurent PETITMANGIN

Ma #vendredilecture c’est le premier roman de Laurent PETITMANGIN publié chez La Manufacture des Livres, "Ce qu'il faut de nuit", tout juste lauréat du Prix Littéraire Georges Brassens, une lecture coup de poing de cette rentrée littéraire de septembre 2020 !

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2020-10-06T11:35:00+02:00

Retour en images et en musique sur les découvertes du mois de septembre...

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2020-05-06T17:41:45+02:00

Une fille sans histoire de Constance RIVIERE

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Une fille sans histoire de Constance RIVIERE

Immense joie de découvrir « Une fille sans histoire » de Constance Rivière, publié aux Editions Stock, repéré par les fées des 68 premières fois, en lice pour le Goncourt du Premier roman 2020. Résultat le 11 mai prochain 🍀


http://tlivrestarts.over-blog.com/2019/10/une-fille-sans-histoire-de-constance-riviere-7.html

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2020-04-11T10:45:57+02:00

Retour en images et en musique sur un mois de mars... particulier !

Publié par Tlivres

Retour en images et en musique - source "Walk in The Park" by audionautix.com - svp sur un mois de mars... particulier !

Depuis « Fou rire » de Mauricette Toussaint jusqu’à « La fille du train » en passant par #marsauféminin jusqu’à #RestezChezVous, jamais le le roman de Laurent Mauvignier « Continuer » n’a autant pris son sens.

Portez-vous bien Trèfle à quatre feuilles

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2020-04-11T09:20:23+02:00

Profanes de Jeanne BENAMEUR

Publié par Tlivres
Profanes de Jeanne BENAMEUR

Parce que c’est le printemps et que nous sommes en confinement, mais que les idées continuent de germer pour se « culturer », le blog s’associe avec Page des Libraires, chaque jour du mois d’avril, pour mettre au devant de la scène un livre et une librairie.

Au hasard, chaque jour, sur les étagères de ma bibliothèque, je prendrai un numéro du magazine de ces dernières années (j’en ai toute une collection !) dans lequel je choisirai un livre que j’ai aimé.

Après 

le numéro 181 avec "Charlotte" de David FOENKINOS

le numéro 190 et « Chanson douce » de Leïla SLIMANI

le numéro 194 et « Nous aurons été vivants » de Laurence TARDIEU

le numéro 184 avec « Le coeur à l’aiguille » de Claire GONDOR

le numéro 197 avec "La Symphonie du Nouveau Monde" de Lenka HORNAKOVA CIVADE 

le numéro 188 et « Bénédict » de Cécile LADJALI,

le numéro 195 et « Juste après la vague » de Sandrine COLLETTE, 

le numéro 182 et "Collaboration horizontale" de NAVIE et Carole MAUREL,

le numéro 191 et "Chien-loup" de Serge JONCOUR,

le numéro 169 avec "Bérénice 34-44" d'Isabelle STIBBE,

place aujourd'hui au numéro 166 et "Profanes" de Jeanne BENAMEUR, un roman publié chez Actes Sud et présenté par Jean-Marc BRUNIER de la Librairie Le Cadran lunaire de Mâcon, l'occasion d'un petit clin d'oeil aux librairies La Libreria de Paris, Tirloy de Lilles, Papyrus de La Ferté-Bernard et La Préface de Colomiers.

Plus que "Profanes", ce sont tous les romans de Jeanne BENAMEUR qui sont, pour moi, des coups de coeur.

Jeanne BENAMEUR, c'est une écrivaine dont je suis devenue au fil du temps une inconditionnelle. Sa plume a une telle sensibilité, elle est empreinte d'un tel humanisme, qu'elle nous donne l'élan nécessaire pour affronter les épreuves de la vie.

Jeanne BENAMEUR, c'est l'une de mes 30 héroïnes, ces 30 femmes mises à l'honneur dans le cadre de l'opération #marsauféminin 2020, un portrait de femme haut en couleur !

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2020-04-10T16:22:57+02:00

Bérénice 34-44 d'Isabelle STIBBE

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Bérénice 34-44 d'Isabelle STIBBE

Parce que c’est le printemps et que nous sommes en confinement, mais que les idées continuent de germer pour se « culturer », le blog s’associe avec Page des Libraires, chaque jour du mois d’avril, pour mettre au devant de la scène un livre et une librairie.

Au hasard, chaque jour, sur les étagères de ma bibliothèque, je prendrai un numéro du magazine de ces dernières années (j’en ai toute une collection !) dans lequel je choisirai un livre que j’ai aimé.

Après 

le numéro 181 avec "Charlotte" de David FOENKINOS

le numéro 190 et « Chanson douce » de Leïla SLIMANI

le numéro 194 et « Nous aurons été vivants » de Laurence TARDIEU

le numéro 184 avec « Le coeur à l’aiguille » de Claire GONDOR

le numéro 197 avec "La Symphonie du Nouveau Monde" de Lenka HORNAKOVA CIVADE 

le numéro 188 et « Bénédict » de Cécile LADJALI,

le numéro 195 et « Juste après la vague » de Sandrine COLLETTE, 

le numéro 182 et "Collaboration horizontale" de NAVIE et Carole MAUREL,

le numéro 191 et "Chien-loup" de Serge JONCOUR,

place au numéro 169 avec "Bérénice 34-44" d'Isabelle STIBBE, un énorme coup de coeur publié chez Serge SAFRAN éditeur, présenté par Margaux HENIN de la Librairie Passion Culture d'Orléans, l'occasion d'un petit clin d'oeil aux librairies Privat de Toulouse, Graffiti de Tarbes, Prado Paradis de Marseille et Tome 19 de Revel.

C'est l'univers de la Comédie Française, cette grande institution du théâtre parisien, qui nous est livré par une spécialiste de la "maison" : Isabelle STIBBE y a travaillé en tant que responsable des publications. Sa plume est remarquable, ce qui ne gâche rien, je vous l'accorde.

C'est un très beau livre en hommage aux grands noms du théâtre : Louis JOUVET, Jacques COPEAU, Jean YONNEL, Jean-Louis BARRAULT, Robert MANUEL...

C'est enfin un roman historique qui retrace une sombre page de notre Histoire : la montée du nazisme, la chasse aux juifs... Vous savez qu'il n'y a pas de hasard dans la vie, ce roman résonne avec ma lecture en cours : "De notre côté du ciel" de Hans MEYER ZU DUTTINGDORF.

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2020-04-09T09:01:47+02:00

Chien-loup de Serge JONCOUR

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 Chien-loup de Serge JONCOUR

Parce que c’est le printemps et que nous sommes en confinement, mais que les idées continuent de germer pour se « culturer », le blog s’associe avec Page des Libraires, chaque jour du mois d’avril, pour mettre au devant de la scène un livre et une librairie.

Au hasard, chaque jour, sur les étagères de ma bibliothèque, je prendrai un numéro du magazine de ces dernières années (j’en ai toute une collection !) dans lequel je choisirai un livre que j’ai aimé.

Après 

le numéro 181 avec "Charlotte" de David FOENKINOS

le numéro 190 et « Chanson douce » de Leïla SLIMANI

le numéro 194 et « Nous aurons été vivants » de Laurence TARDIEU

le numéro 184 avec « Le coeur à l’aiguille » de Claire GONDOR

le numéro 197 avec "La Symphonie du Nouveau Monde" de Lenka HORNAKOVA CIVADE 

le numéro 188 et « Bénédict » de Cécile LADJALI,

le numéro 195 et « Juste après la vague » de Sandrine COLLETTE, 

le numéro 182 et "Collaboration horizontale" de NAVIE et Carole MAUREL,

place au numéro 191 et "Chien-loup" de Serge JONCOUR, un énorme coup de coeur publié chez Flammarion et récemment en version poche chez J'ai lu, présenté par Rachel BESNARD-JAVAUDIN de la Librairie Gargan'mots de Betton, l'occasion d'un petit clin d'oeil aux libriaires La Maison du Livre de Rodez, Le Matoulu de Melle, Les Mille paresses de Carqueiranne et la Maison de la Presse de Hagueneau.

La plume de Serge JONCOUR, j'en suis une inconditionnelle, vous le savez si vous me suivez régulièrement !  Il y a eu « Repose-toi sur moi », « L’amour sans le faire », « Vu », « U.V. »...

Ce roman, je l'ai profondément aimé pour l'hymne au règne animal et, plus globalement, à ce que nous procure la nature. L’épopée, éminemment romanesque, dote ce livre historique, moderne, familial, psychologique, environnemental… d’une richesse incommensurable. Ne passez pas à côté !

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2020-04-07T07:16:58+02:00

Juste après la vague de Sandrine COLLETTE

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Juste après la vague de Sandrine COLLETTE

Parce que c’est le printemps et que nous sommes en confinement, mais que les idées continuent de germer pour se « culturer », le blog s’associe avec Page des Libraires, chaque jour du mois d’avril, pour mettre au devant de la scène un livre et une librairie.

Au hasard, chaque jour, sur les étagères de ma bibliothèque, je prendrai un numéro du magazine de ces dernières années (j’en ai toute une collection !) dans lequel je  choisirai un livre que j’ai aimé.

Après 

le numéro 181 avec "Charlotte" de David FOENKINOS

le numéro 190 et « Chanson douce » de Leïla SLIMANI

le numéro 194 et « Nous aurons été vivants » de Laurence TARDIEU

le numéro 184 avec « Le coeur à l’aiguille » de Claire GONDOR

le numéro 197 avec "La Symphonie du Nouveau Monde" de Lenka HORNAKOVA CIVADE 

le numéro 188 et « Bénédict » de Cécile LADJALI,

place au numéro 195 et « Juste après la vague » de Sandrine COLLETTE, roman publié aux éditions Denoël et Le Livre de Poche plus récemment, et présenté par Alice RÜEST de la Librairie Vivement dimanche de Lyon, l'occasion d'un petit clin d'oeil aux Librairies Au moulin des lettres d'Epinal, L'Antidote de Parthenay, et Mots en marge de La Garenne-Colombes.

Sandrine COLLETTE est une grande Dame du roman noir. Vous avez peut être lu :

« Six fourmis blanches »

« Un vent de cendres »

« Et toujours les forêts », sorti en janvier dernier chez Grasset. 

Chaque fois, Sandrine COLLETTE plante un décor qui pourrait être le vôtre, histoire de lui donner un petit côté universel, et puis, il y a l'effet de rupture, une cataclysme. C'est là que commence réellement le livre avec un enchaînement de catastrophes. Quand vous croirez pouvoir vous raccrocher à une branche, aussi fragile soit-elle, elle cédera sous votre poids.

Sandrine COLLETTE que j'ai eue l'immense chance, et de rencontrer, et d'interviewer, est pleine d'humour et de fantaisie. Je vous invite à lire cet entretien qui vous donnera une petite idée de sa personnalité, tout à fait exceptionnelle.

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