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Articles avec #mes citations catégorie

2020-02-20T08:03:44+01:00

Journal d'un vampire en pyjama de Mathias MALZIEU

Publié par Tlivres
Journal d'un vampire en pyjama de Mathias MALZIEU

Parce que la lecture du premier roman de Thibault BERARD "Il est juste que les forts soient frappés" m'a profondément rappelé celle de l'essai de Mathieu MALZIEU "Journal d'un vampire en pyjama", j'en extrais ma #citationdujeudi.

Tous deux, confrontés personnellement par la rencontre de la grande faucheuse, se voient inspirés pour écrire et nous livrer des oeuvres d'une force incroyable. Ce sont des hymnes à la vie, à lire tout simplement !

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2020-02-18T07:00:00+01:00

Il est juste que les forts soient frappés de Thibault BERARD

Publié par Tlivres
Il est juste que les forts soient frappés de Thibault BERARD

Mon #mardiconseil c'est le tout dernier roman de Thibault BERARD "Il est juste que les forts soient frappés" publié aux éditions de L'Observatoire.

Énorme coup de cœur de cette rentrée littéraire de janvier 2020.

Je vous en livre aujourd’hui les toutes premières lignes :

 

 « J’imagine que vous serez d’accord : ce que tout le monde veut, dans la vie, c’est laisser une trace, non ? Résister à l’oubli éternel ?

 

Eh bien le scoop, mes amis, le truc pas croyable que je vais vous annoncer ici, dans ces pages et même dès la première ligne, c’est que le but ultime de tout le monde, dans la mort, c’est exactement l’inverse : se faire oublier des vivants. Couper le cordon une bonne fois avant l’avant pour, enfin, accéder à cette absolue félicité, ce repos parfait des sens et de l’esprit dont on nous rebat les oreilles depuis des siècles et des siècles. 

 

Avouez que ça remet les choses en perspective.

 

Moi-même, j’ai mis un moment à comprendre ça et, quand j’ai fini par y arriver, je me suis décidée à en faire quelque chose, histoire que ça vous rentre dans le crâne, pour « le jour où » (parce que, vous le savez, ou alors il serait temps, ce sera votre tour à un moment ou un autre).

 

Décidée avec un « e », ça n’a pas échappé aux premiers de la classe, parce que je suis une fille, enfin une femme. J’étais une femme quand je suis morte – une jeune femme, 42 ans, ça vous donne déjà une idée de l’ampleur du drame à venir. »

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2020-02-13T08:31:54+01:00

Opus 77 d'Alexis RAGOUGNEAU

Publié par Tlivres
Opus 77 d'Alexis RAGOUGNEAU

Ma #citationdujeudi est extraite d'un très beau roman de la #RL2019 de septembre : "Opus 77" d'Alexis RAGOUGNEAU publié aux éditions Viviane HAMY.

Dans ce roman,  j'ai été fascinée par la puissance de la musique, le pouvoir d'enivrement, la jouissance et l'abandon de soi qu'elle procure.

Je me réjouis de voir "Opus 77" dans la sélection du Prix du roman Cezam 2020 en lice avec : 

Né d'aucune femme de Franck BOUYSSE, lauréat du Prix des Lectrices Elle 2019

La petite conformiste d'Ingrid SEYMAN

Vigile d'Hyam ZAYTOUN

 

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2020-02-06T18:45:34+01:00

Vaincre à Rome de Sylvain COHER

Publié par Tlivres
Vaincre à Rome de Sylvain COHER

Ma #citationdujeudi est extraite d'un roman de la rentrée de septembre 2019 qui continue de m'habiter. Il s'agit de "Vaincre à Rome" de Sylvain COHER chez Actes Sud

Imaginez... sur la ligne de départ : 69 coureurs de 35 nationalités. 11 sont africains et vous en faites partie. Vous êtes éthiopien. 11, c’est aussi le numéro de votre dossard ! Vous faites 55 kilos. Vous êtes chrétien orthodoxe (ça vous semble un détail mais, on ne sait jamais, la foi et le spiritualisme pourraient vous être utiles !). Vous vous apprêtez à vous lancer dans une performance sportive, mais pas que. Au fil des 42,195 kilomètres (c’est long !), vous allez porter les couleurs de tout un peuple assailli 25 ans plus tôt par les troupes de Mussolini lancées contre le fléau noir.

Ce roman, juste prodigieux, assure la mémoire du sacre d'Abebe BIKILA, ce marathonien qui a restauré l’honneur des siens en passant le premier sous l’Arc Constantin, le symbole des ambitions coloniales du fasciste italien, lors des Jeux Olympiques de 1960.

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2020-02-04T19:36:53+01:00

Disparaître de Mathieu MENEGAUX

Publié par Tlivres
Disparaître de Mathieu MENEGAUX

Mon #mardiconseil, c'est le tout dernier roman de Mathieu MENEGAUX : "Disparaître" publié aux éditions Grasset.

Mathieu MENEGAUX, c'est l'auteur de  « Je me suis tue » « Un fils parfait » « Est-ce ainsi que les hommes jugent ? ».

Si vous ne le connaissez pas encore, c'est le moment de vous intéresser à cette plume tout à fait singulière. Pour les autres, je suppose que vous l'attendez avec impatience et vous avez bien raison.

Je vous livre donc aujourd'hui les premières lignes de "Disparaître" :

"Paris - Les Abbesses

Un silence brutal vient de s'abattre sur les Abbesses. Quelques instants auparavant, la rue des Trois-Frères grouillait de monde, des hommes et des femmes riaient, s'apostrophaient, trinquaient, s'embrassaient, fumaient et parlaient fort. Ils occupaient tout l'espace des trottoirs étroits, traînant parfois sur la chaussée, au risque de se faire klaxonner par les automobilistes qui osent affronter les coteaux de la butte Montmartre un soir de juin. En une seconde toute cette foule s'est figée. Les joyeux drilles se sont statufiés. Le cri les a glacés. Tous ont tourné la tête, cherché à localiser d'où il provenait. Il retentissait encore, alors qu'il n'avait duré que quelques secondes. Un hurlement de femme, primitif et inoubliable. Certains, rares, ont vu le corps chuter. La plupart n'en ont pas eu le temps. Mais, au silence qui a suivi le choc, tous ont compris qu'elle était morte."

Vous voilà captivés par l'intrigue de ce tout nouveau roman noir ? Objectif atteint alors. Maintenant, à vous de jouer, je suis persuadée que votre librairie préférée en a encore quelques exemplaires exposés !

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2020-01-30T08:10:03+01:00

Murène de Valentine GOBY

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Murène de Valentine GOBY

Ma #citationdujeudi est extraite de l'un de mes derniers coups de coeur, je veux parler de Murène de Valentine GOBY, un pur bijou.

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2020-01-28T19:53:10+01:00

Le Ghetto intérieur de Santiago H. AMIGORENA

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Photo France Inter

Photo France Inter

Mon #mardiconseil, c'est le tout dernier roman de Santiago H. AMIGORENA : "Le Ghetto intérieur" publié aux éditions P.O.L..

Je vous en livre aujourd'hui les premières lignes :

"Le 13 septembre 1940, à Buenos Aires, l'après-midi était pluvieuse et la guerre en Europe si loin qu'on pouvait encore se croire en temps de paix. L'avenida de Mayo, cette grande artère bordée d'immeubles Art nouveau qui sépare la Présidence du Congrès, était presque vide ; seuls quelques hommes pressés, quittant leurs bureaux du centre-ville un journal au-dessus de la tête pour conjurer les gouttes, couraient sous la pluie pour attraper un bus ou un taxi et rentrer à la maison. Parmi ces passants furtifs, un homme âgé de trente-huit ans, Vicente Rosenberg, protégé par son chapeau, avançait d'un pas posé mais irréfléchi vers la porte du Tortoni, un café à la mode où l'on pouvait, en ce temps-là, croiser aussi bien Jorge Luis Borges et des gloires du tango que des réfugiés européens comme Ortega y Grasset, Roger Caillois ou Arthur Rubinstein. Vicente était un jeune Juif." 

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2020-01-23T07:00:00+01:00

Juste après la vague de Sandrine COLLETTE

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Juste après la vague de Sandrine COLLETTE

Ma #citationdujeudi est extraite d'un roman noir, le registre de prédilection de Sandrine COLLETTE : "Juste après la vague".

Elle y explorait déjà la dimension de la mère dans un contexte... tout à fait particulier, qui résonne profondément avec celle abordée dans son tout nouveau roman : "Et toujours les Forêts" aux éditions Grasset.

La chronique, c'est pour demain !

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2020-01-21T08:15:41+01:00

Et toujours les Forêts de Sandrine COLLETTE

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Et toujours les Forêts de Sandrine COLLETTE

Mon #mardiconseil, c'est le tout dernier roman de Sandrine COLLETTE : "Et toujours les Forêts" publié chez Lattès. Il fait partie des 5 romans finalistes pour le Prix RTL Lire 2020.

Sandrine COLLETTE, j'ai lu "Juste après la vague", "Six fourmis blanches" et "Un vent de cendres". 

Cette écrivaine s'est spécialisée dans le roman noir, son tout dernier est absolument effroyable.

Je vous en livre aujourd'hui les premières lignes :

"Les vieilles l'avaient dit, elles qui voyaient tout : une vie qui commençait comme ça, ça ne pouvait rien donner de bon.

Les vieilles ignoraient alors à quel point elles avaient raison, et ce que cette petite existence qui s'est mise à pousser là où on n'en voulait pas connaîtrait de malheur et de désastre. Bien au-delà d'elle-même : ce serait le monde qui chavirerait. Mais cela, personne ne le savait encore.

A cet instant, c'était impossible à deviner."

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2020-01-16T07:00:00+01:00

Une joie féroce de Sorj CHALANDON

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Une joie féroce de Sorj CHALANDON

Il y a des romans qui restent très présents dans votre esprit, même quelques mois après leur lecture.

Il en est un qui m'a particulièrement marquée, c'est "Une joie féroce" de Sorj CHALANDON aux éditions Grasset, sorti en septembre dernier.

La force inouïe qui transcende ce livre me laisse à penser que l'Homme a cette capacité à puiser, tout au fond de lui, y compris dans les conditions les plus dramatiques, l'énergie et la vigueur de se rebeller, se battre, se défendre, affronter la réalité qui l'oppresse.

Ce roman vous fait cruellement aimer la vie. Qu'on se le dise !

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2020-01-09T20:55:18+01:00

J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi de Yoan SMADJA

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J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi de Yoan SMADJA

Ma #citationdujeudi est extraite d'un premier roman découvert avec les 68 Premières fois, l'un de ceux que j'ai le plus aimés de la sélection de la rentrée de septembre 2019 : "J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi" de Yoan SMADJA aux éditions Belfond.

Yoan SMADJA signe assurément un roman bouleversant, de ceux qui vous font mesurer la fragilité de l'humanité, dans ce qu'elle a de plus noir, et de plus lumineux aussi.

Je ne saurais dire si mes larmes, qui ont abondamment coulé, étaient de chagrin ou de plaisir...

 

 

 

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2020-01-02T20:39:52+01:00

La conscience de Zeno d'Italo SVEVO

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La conscience de Zeno d'Italo SVEVO

Nouvelle année, nouvelle charte graphique !

Pour la #citationdujeudi, j'ai choisi de me faire accompagner, tout au long de l'année 2020, de Franck GIRARD et sa "Gourmandise", une sculpture qui en dit long sur mon goût pour la littérature !

La littérature,

je l'aime pour les moments d'évasion qu'elle me procure,

je l'aime aussi pour ce qu'elle révèle de l'Histoire, de notre passé.

Et quand vous aurez connaissance de mon premier coup de coeur de l'année (et oui, à J+2, je l'ai déjà !), vous verrez à quel point ce ne sont pas de vains mots !

Alors quelle plus jolie citation que celle d'Italo SVEVO extraite de "La conscience de Zeno" relayée par Gilles MARCHAND dans "Une bouche sans personne" pour témoigner de ce rôle que jouent les livres dans le passage, la transmission et le témoignage de ce qui a pu se dérouler ? Des livres pour concourir au devoir de mémoire, intéressant, non ?

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2019-11-14T22:42:33+01:00

La symphonie du Nouveau Monde de Lenka HORNAKOVA CIVADE

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La symphonie du Nouveau Monde de Lenka HORNAKOVA CIVADE

Ma #citationdujeudi est extraite du tout dernier roman de Lenka HORNAKOVA CIVADE : "La Symphonie du Nouveau Monde" publié chez Alma Editeur.

Avec Lenka, c'est une longue histoire. Il y a eu la découverte des "Giboulées de soleil" avec les 68 Premières fois, et puis "Une verrière sous le ciel" et enfin, "La Symphonie du Nouveau Monde".

3 romans, 3 coups de coeur.

Alors, quand l'équipe des bibliothèques d'Angers m'a proposé de présenter un roman de cette #RL2019, je n'ai pas hésité. Il y avait une place pour Vladimír VOCHOC, dont la mémoire est honorée aujourd'hui avec le mémorial Yad Vashem israélien édifié à Jérusalem, Josefa et sa famille, et puis cette poupée aux yeux de nacre.

Vous aussi, je vous souhaite d'


Ouvrir ce livre, c'est déverrouiller une porte bien cadenassée.

Merci infiniment à toute l'équipe des bibliothèques de m'avoir fait confiance ce soir (un véritable exercice que de présenter à l'oral l'un de ses coups de coeur !) et de m'avoir permis de (re)rencontrer Alexandre SEURAT. L'année 2020 sera ponctuée de quelques surprises mais chut !

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2019-11-12T19:30:18+01:00

Après la fête de Lola NICOLLE

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Après la fête de Lola NICOLLE

Parce que cette #RL2019 de septembre est particulièrement riche en émotions et que les fées des 68 Premières fois savent repérer le talent de primo-romanciers, mon #mardiconseil est celui de Lola NICOLLE « Après la fête » publié aux éditions Les Escales.

Je vous en livre les premières lignes... 


13 novembre. Balafre dans le calendrier.


C’est un anniversaire. Nous sommes dans un bar du dix-huitième arrondissement. Quelque chose se passe. Dans la nuit, une onde traverse Paris. Ni toi ni moi n'avons de batterie. Les autres doivent être inquiets. On hésite entre rentrer, rester là ; on ne comprend pas grand-chose. Et puis, on se décide. L'appartement n'est qu'à vingt minutes à pied. Il ne peut vraisemblablement rien nous arriver. Dans la rue, tu commences à pleurer. On marche vite. On grimpe au cinquième étage en courant, on met la clef dans la serrure, on se précipite à l'intérieur, on trouve nos chargeurs, nos téléphones, des prises, on allume l'ordinateur, on allume la radio, on allume toutes les lampes. Des dizaines de messages nous parviennent enfin.


Cela fait quelques heures que nous sommes potentiellement portés disparus. Pour la première fois en France depuis longtemps, sans nouvelles d'un proche, on peut supposer sa mort. Et on attend.

Ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas d'un énième roman sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris mais d'une toile de fond, d'un contexte historique dans lequel les dimensions du dedans et du dehors vont être déclinées avec une minutie remarquable par une écrivaine en herbe dont la plume est éminemment poétique. Ce roman est celui de la (dis)grâce !

Rendez-vous samedi pour la chronique.

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2019-10-31T08:45:28+01:00

Ceux que je suis d'Olivier DORCHAMPS

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Ceux que je suis d'Olivier DORCHAMPS

Ma #citationdujeudi est extraite d'un premier roman sélectionné par les 68 Premières fois : "Ceux que je suis" d'Olivier DORCHAMPS aux éditions Finitude, un petit jubilé de tendresse, d'émotion, de bienveillance pour évoquer l'exil, le déracinement, cette double culture qui marque de son empreinte des êtres qui ont eu la (mal)chance de naître dans un autre pays que celui dans lequel ils vivent tous les jours.

Je vous le conseille absolument.

Et puisque nous clôturons aujourd'hui le mois d'#Octobrerose, elle est toute teintée de rose. Le #rubanrose a 25 ans. #Tousunispourunememecouleur et pour le dépistage du #cancerdusein.

Retrouvez toutes mes chroniques de cette sélection :

A crier dans les ruines d'Alexandra KOSZELYK

L'homme qui n'aimait plus les chats d'Isabelle AUPY

Tous tes enfants dispersés de Beata UMUBYEYI MAIRESSE

L'imprudence de Loo HUI PHANG

Ceux que je suis d'Olivier DORCHAMPS

Une fille sans histoire de Constance RIVIERE

J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi de Yoan SMADJA

 

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2019-10-24T06:50:46+02:00

Opuss 77 d'Alexis RAGOUGNEAU

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Opuss 77 d'Alexis RAGOUGNEAU

Ma #citationdujeudi est extraite d'un très beau roman de la #RL2019 de septembre : "Opus 77" d'Alexis RAGOUGNEAU publié aux éditions Viviane HAMY.

Dans ce roman,  j'ai été fascinée par la puissance de la musique, le pouvoir d'enivrement, la jouissance et l'abandon de soi qu'elle procure.

J'ai aussi été captivée par l'analyse faite par l'écrivain de l'interprétation musicale, cette manière, chaque fois singulière, de s'approprier l'oeuvre d'autrui.

"Opus 77" a d'ailleurs beaucoup résonné à ce titre avec "La nature exposée" d'Erri DE LUCA dans lequel le propos tourne autour d'une sculpture et de sa rénovation, là aussi, deux êtres confrontés à la création artistique. 

Cette citation est toute teintée de rose en soutien à l'opération #Octobrerose. Le #rubanrose a 25 ans. #tousunispourunememecouleur et contre le #cancerdusein.

 

 

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2019-10-23T07:33:11+02:00

J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi de Yoan SMADJA

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J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi de Yoan SMADJA

Parce qu'il y a des romans de cette #RL2019 de septembre dédiés au génocide du Rwanda mais qu'ils sont, chacun, uniques dans leur genre, je vous livre aujourd'hui les premières lignes du premier roman de Yoan SMADJA : 


C'est en avril 1994 que j'ai demandé à Dieu de divorcer.

A-t-il accepté ? Je crois qu'il ne m'a jamais répondu. D'ordinaire, le printemps est une saison dorée. En avril 1994, il n'en fut rien. J'y ai vu un pays tout de vert, de terre et d'affliction vêtu.

La première impression se fait depuis le ciel. Je suis navrée pour les journalistes arrivés par la route, car leur a échappé ce que le Rwanda offre à la fois de plus singulier et de plus beau : l'enchevêtrement des collines, leur géométrie inachevée, tourmentée, d'une beauté à couper le souffle.

Un roman prodigieux découvert grâce aux 68 Premières fois :

 

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2019-10-17T06:48:05+02:00

Tous tes enfants dispersés de Beata UMUBYEYI MAIRESSE

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Tous tes enfants dispersés de Beata UMUBYEYI MAIRESSE

Ma #citationdujeudi est extraite d'un premier roman de la #RL2019 de septembre : "Tous tes enfants dispersés" de Beata UMUBYEYI MAIRESSE aux éditions Autrement et découvert avec les  68 Premières fois

Les fées se sont penchées sur le berceau d'une plume sensible, délicate et poétique, mise au service d'un parcours de résilience. Blanche est une survivante du génocide des Tutsis de 1994 au Rwanda. Une vingtaine d'années après, elle retourne sur sa terre d'origine et nous livre ses sentiments, elle qui, depuis qu'elle s'est expatriée, n'a jamais vraiment trouvé sa place mais parfois, des êtres qui lui ont tendu la main.

Ce roman, c'est une page de notre Histoire, ce sont aussi des parcours de femmes, mais c'est plus encore une fiction sur le futur qui peut être écrit par la nouvelle génération, ces enfants issus de l'immigration qui portent un regard singulier sur leur double culture et y voient la capacité de créer du lien.

Profondément optimiste pour l'avenir et empreint d'une telle humanité, il va vous donner du baume au coeur j'en suis persuadée. 

Toute teintée de rose, cette #citationdujeudi concourt à l'événement #Octobrerose, une façon de soutenir la cause du dépistage du cancer du sein.

Retrouvez mes chroniques de la sélection en cours des 68 Premières fois :

A crier dans les ruines d'Alexandra KOSZELYK

L'homme qui n'aimait plus les chats d'Isabelle AUPY

Tous tes enfants dispersés de Beata UMUBYEYI MAIRESSE

L'imprudence de Loo HUI PHANG

Ceux que je suis d'Olivier DORCHAMPS

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2019-10-15T06:00:00+02:00

Une fille sans histoire de Constance RIVIERE

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Une fille sans histoire de Constance RIVIERE

Parce qu'il y a des romans de cette #RL2019 de septembre qui nous éclairent sur des comportements humains absolument glaçants, inimaginables et pourtant... je vous livre les premières lignes aujourd'hui du premier roman de Constance RIVIERE : "Une fille sans histoire", publié aux éditions Stock et découvert avec les 68 Premières fois :


Il ne faisait pas particulièrement froid pour une nuit de presque hiver, mais ça ne changeait pas grand-chose pour elle, qu'il pleuve ou qu'il vente, chaque soir, Adèle ouvrait grand sa fenêtre. Elle avait peur de l'air vicié qui s'installe si vite dans les petits espaces, de la poussière, des microbes, ennemis invisibles mais puissants, qui contaminent et détruisent l'organisme insidieusement. Enfant déjà, son père lui avait appris à laisser les fenêtres de sa chambre ouvertes toute la journée et, dès qu'il faisait un peu chaud et humide, à mettre ses peluches au frigo pour tuer les acariens. Elle s'était parfois dit que ça aurait pu lui faire des amis, ces animaux minuscules, mais elle obéissait toujours à son père. Puis c'était devenu une habitude.

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2019-10-08T06:00:00+02:00

Ceux que je suis d'Olivier DORCHAMPS

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Ceux que je suis d'Olivier DORCHAMPS

Parce qu'il y a des romans de cette #RL2019 de septembre qui nous emmènent sur des terres d'origine, celles-là même qui peuvent donner un sens à la vie, je vous livre aujourd'hui les toutes premières lignes du premier roman d'Olivier DORCHAMPS : "Ceux que je suis" aux éditions Finitude, découvert avec les 68 Premières fois :


Il a souvent fait ça ; rentrer tard sans prévenir. Oh, il ne buvait pas et ma mère avait confiance, il travaillait. Il travaillait depuis trente ans, sans vacances et souvent sans dimanches. Au début, c'était pour les raisons habituelles : un toit pour sa famille et du pain sur la table, puis après qu'Ali et moi avions quitté la maison, c'était pour ma mère et lui ; pour qu'ils puissent se les payer enfin, ces vacances ! En embauchant Amine pour les tâches lourdes au garage, il avait souri : non seulement il aidait un petit jeune qu'il connaissait depuis toujours, mais en plus il allait pouvoir emmener ma mère au cinéma, au restaurant, à la mer ; la gâter. Et la vie aurait moins le goût de la fatigue.

Un roman empreint d'humanité, une réussite.

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