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Articles avec #mes citations catégorie

2021-03-11T12:45:00+01:00

Trencadis de Caroline DEYNS

Publié par Tlivres
Trencadis de Caroline DEYNS

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur l'un de mes coups de coeur de ce début d'année. Vous avez peut-être lu "Trencadis" de Caroline DEYNS publié chez Quidam éditeur.

De Niki DE SAINT-PHALLE, je suis totalement fan. Le blog est d’ailleurs à son effigie avec ses trois « Nanas », joyeuses et voluptueuses. L'artiste, je l’ai découverte il y a une bonne trentaine d’années maintenant et suis devenue une inconditionnelle de ses œuvres comme de tout ce qu'elle représente en réalité.

Et quelle plus belle intention pour une femme que la construction de son château.

Niki DE SAINT-PHALLE était une femme ambitieuse, ce n'est pourtant pas que les hommes lui aient facilité les choses ! Et pourtant, elle réussira à concrétiser son rêve avec la création du "Jardin des Tarots" (Giardino dei Tarocchi) à à Garavicchio de Pescia Fiorentina en Toscane.

Au-delà des « Nanas », l’artiste plasticienne du XXÈME siècle a aussi revisité le mythe de la mariée, le culte de la maternité. Niki DE SAINT-PHALLE était une femme révoltée, une féministe à tout crin. C'est peut-être un peu grâce à elle que nous vivons notre condition d'aujourd'hui.

Sous la plume de Caroline DEYNS, l’artiste devient un personnage de roman dans tout ce qu’elle incarne d’EXTRAordinaire. La narration est ingénieuse avec l’invitation à témoigner de personnes qui ont connu Niki DE SAINT-PHALLE de très près comme son psychiatre, Eva AEPPLI, sculptrice et ex-compagne de Jean TINGUELY, Andréas VLIEGHE, forain, Fernande, une voisine de l’installation de Niki et Jean, une faiseuse d’ange, Sophie du Women’s Lib, Emilie, la fille de Léa, la femme de ménage de Soisy, autant de regards croisés portés sur un destin hors du commun, un peu comme si chacun venait poser son petit carreau de mosaïque pour composer le portrait de l'artiste. Un pari ambitieux, parfaitement réussi, bravo !
 
Ce roman est prodigieux.

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2021-03-04T21:09:10+01:00

Colette et les siennes de Dominique BONA

Publié par Tlivres
Colette et les siennes de Dominique BONA

Ma #citationdujeudi est extraite d'un roman de Dominique BONA, un coup de coeur pour "Colette et les siennes".

Colette a 41 ans. Elle est journaliste. Elle vit dans le 16ème arrondissement de Paris, dans le "chalet" de la rue Cortambert. Mariée à l'âge de 20 ans, elle était alors danseuse de music-hall. Depuis, divorcée, elle est aujourd'hui mariée avec le baron Henry de JOUVENEL, rédacteur en chef du journal pour lequel elle travaille. Sa fille, Bel-Gazou, elle l'a confiée à sa belle-mère. Elle vit en Corrèze. C'est la guerre. Henry de JOUVENEL est mobilisé. Colette en  profite pour accueillir trois amies chez elle, trois femmes d'exception avec lesquelles Colette va partager un pan de sa vie. Financièrement privilégiée, évoluant dans une propriété de plus de 3 000 mètres carré, Colette brille dans les salons. De la guerre, elle en mesure le confinement, l'absence de son amoureux, la pénurie de denrées alimentaires. Pour le reste, Colette continue de travailler et de proner haut et fort sa liberté. Elle prendra le risque d'aller jusqu'à Verdun retrouver Henry de JOUVENEL où elle vivra des moments d'une folle passion amoureuse. A la fin de la guerre, malheureusement, l'ardeur du bien aimé se portera pour d'autres femmes, rendant Colette profondément triste. Des aventures, elle en aura, avec plus jeune que soi. Pendant ce temps, Colette écrit. Si les "Claudine" avaient été publiées sous le nom de son premier mari, Henry GAUTHIER-VILLARS dit Willy, elle signe désormais ses romans comme ses chroniques dans la rubrique des Contes des mille et un matins du journal Le Matin. Colette révolutionne le ton.

Dominique BONA nous livre une biographie absolument remarquable de Colette et ses trois amies, toutes des femmes éprises de liberté, insoumises, sensuelles et gourmandes, qui vont nourrir des liens de complicité de soeurs et de solidarité de filles pour lutter contre la solitude. J'ai adoré vivre à leurs côtés leurs moments d'euphorie. En quête d'une identité nouvelle, elles cherchent par tous les moyens à EXISTER. 

Ne sont pas à négliger les qualités de l'écriture de Dominique BONA, élue à l'Académie française en 2013. Elles sont juste parfaites.

Définitivement, "Colette et les siennes" est un bijou désormais disponible chez "Le Livre de poche".

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2021-02-25T18:45:00+01:00

Murène de Valentine GOBY

Publié par Tlivres
Murène de Valentine GOBY

Ma #citationdujeudi est extraite de "Murène", un roman de Valentine GOBY, un coup de coeur.

Je vous dis quelques mots de l'histoire :

Nous sommes dans les années 1950. François a 22 ans. Ses parents sont couturiers, ils tiennent un atelier. Sa mère, Jane, est d’origine anglaise, naturalisée française. Il entretient avec sa sœur Sylvia une relation de complicité. Ce qui n’est plus le cas avec son père, Robert, depuis que le fils a fait voler en éclat la carrière d’ingénieur rêvée par le père pour son fils. François accumule maintenant les petits boulots. Une mission vient de lui être promise dans les Ardennes, la neige est tombée sur la France, réduisant toutes activités. Là-bas, ils ont besoin d’hommes comme lui. Sur le chemin, le camion qui l’emmène tombe en panne. Ils sont en rase campagne, il faut aller chercher des secours. François part à pied vers l’inconnu. Dans un champ de Bayle, il découvre un wagon de train. Il monte au sommet et là, un arc électrique le foudroie, le projetant à terre, brûlé à 30 pour cents. Il serait mort s’il n’y avait eu cette enfant à la recherche de son renard. Sauvé in extremis mais à quel prix ?

Ce roman est prodigieux.

D'abord, parce que Valentine GOBY est une formidable conteuse, elle raconte des histoires avec un immense talent mais plus que ça, ce qui fait son originalité c’est, une nouvelle fois, de s’inspirer d’histoires vraies.

Ensuite, parce que l’écrivaine choisit le domaine de la santé comme territoire d’exploration. Après le traitement des tuberculeux au sanatorium d'Aincourt, elle revisite les progrès de la médecine en matière de prothèses pour les hommes et les femmes amputés. Initialement prévues pour les blessés de guerre, elles sont banalisées pour les civils. 

Mais encore parce que Valentine GOBY fait du handisport la voie de la résilience, celle qui permettra d’espérer un retour à la dignité humaine. Monter sur la plus haute marche d’un podium devient rapidement l’objectif à atteindre. Pourquoi se contenter du plaisir offert par le sport, du bien-être, quand il peut vous apporter une reconnaissance, nationale, internationale, quand il peut vous faire devenir un champion ?

Et toujours, parce que le jeu de l'écriture permet de faire se croiser le destin de François, un personnage de fiction, avec celui de celles et ceux qui se sont battus pour qu’ aujourd’hui les disciplines sportives para-olympiques soient ce qu’elle sont.

Enfin, parce qu'elle consacre des pans entiers à la nature comme la source d'un renouveau, celle qui peut permettre à des hommes et des femmes de se reconstruire, d'y puiser la force, l'énergie, la puissance d'affronter ce qui les assaille. 

Cerise sur le gâteau, le récit est profondément lumineux !

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2021-02-18T07:00:00+01:00

Rien n'est noir de Claire BEREST

Publié par Tlivres
Rien n'est noir de Claire BEREST

Ma #citationdujeudi est extraite du dernier roman de Claire BEREST "Rien n'est noir", initialement publié aux éditions Stock et maintenant disponible chez Le Livre de Poche, énorme coup de coeur pour ce roman notamment lauréat du Grand Prix des Lectrices Elle 2020.

Si d'aventure on s'interrogeait encore sur la vocation du street art, Claire BEREST fait mouche bien sûr. 

Et ce n'est là que la partie visible de l'iceberg.

Avec "Rien n'est noir", l'écrivaine revient sur une partie de la vie de Frida KAHLO, celle de la passion folle amoureuse qu'elle voue à l'artiste Diego RIVERA.

Nous sommes en 1928. Alors que l’artiste Diego RIVERA réalise une fresque murale monumentale pour le Ministère de l'Education, Frida, l’effrontée de 20 ans sa cadette, l’interpelle et lui demande de descendre de son échafaudage pour lui montrer quelque chose. Elle a, avec elle, deux tableaux. Elle veut son avis. Il lui donne rendez-vous le dimanche suivant avec une nouvelle toile. C’est ainsi qu’une relation passionnelle va s’engager entre deux personnages hauts en couleur : Diego RIVERA dont la qualité du travail artistique va grandissante, Frida KAHLO promise dès son plus jeune âge à un parcours atypique (à 15 ans, elle fait partie des premières filles à entrer à la Prépa) et ambitieux (passionnée d’anatomie et de biologie, elle veut être médecin). C’est à 18 ans que Frida KAHLO a un terrible accident de bus avec de multiples blessures qui la clouent à un lit d’hôpital pendant 3 mois et l’obligent à une nouvelle intervention chirurgicale l’année suivante. C’est alors que Frida demande à son père, allemand d’origine, photographe de formation, passionné de piano, de lui apporter un chevalet, des pinceaux et de la peinture. Grâce à l’installation judicieuse d’un miroir au sommet de son lit à baldaquin, Frida commence à peindre, bien qu’alitée. Une nouvelle page de sa vie s’ouvre alors...
 
Avec « Rien n’est noir », vous plongez au coeur de l’Histoire du Mexique. À travers l’itinéraire d’une femme éminemment romanesque,  Claire BEREST égrène, comme autant de bijoux dont se pare Frida KAHLO, des souvenirs historiques qui font que le monde est ce qu’il est aujourd’hui. Vous visitez le monde et côtoyez les hommes, capitalistes, en quête de montrer ô combien leur pouvoir est grand. 
 
Dans une narration foisonnante, Claire BEREST honore une grande Dame de la peinture. Elle réussit la prouesse de maintenir un rythme ahurissant qui donne à cette lecture une vivacité et un dynamisme absolument remarquables. J’en suis sortie envoûtée !

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2021-02-11T19:29:51+01:00

Là où chantent les écrevisses de Delia OWENS

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Là où chantent les écrevisses de Delia OWENS
Ma #citationdujeudi est extraite du dernier roman de Delia OWENS « Là où chantent les écrevisses » chez Seuil éditions.
 
Je suis sortie émerveillée des descriptions de la faune et de la flore des marais de Caroline du Nord.
 
Je vous dis quelques mots de l'histoire :
 
Nous sommes le 30 octobre 1969, un homme est retrouvé mort, dans le marais, au pied de la tour de guet. C'est le corps de Chase Andrews, le fils unique d'un couple connu à Barkley Cove pour sa réussite avec le garage, la Western Auto. Marié, beau garçon, Chase avait le monde à ses pieds. Le marais, c'était son terrain de jeu. Il y bravait les courants avec son hors-bord. Dans sa jeunesse, il avait passé beaucoup de temps avec Kya, une fille de son âge, abandonnée de tous dès sa plus tendre enfance. La première à quitter le foyer avait été sa mère. En 1952, n'en pouvant plus de recevoir les coups de son alcoolique de mari, Ma avait pris sa valise et, sous les yeux  de l'enfant, s'en était allée, sans se retourner. Et puis, ce fut le tour de la fratrie, même Jodie, le frère, n'avait pas résisté à l'attrait d'un ailleurs. Et encore, le père. Si, au début, il passait quelques nuits par semaine à la cabane, un jour, il n'était plus revenu. Enfin, Tate. Le garçon l'avait guidée un soir qu'elle s'était perdue. Leur amitié n'avait pas résisté aux études universitaires du jeune homme. Kya, qui n'avait que 7 ou 8 ans, avait d'abord vécu des vivres qu'il restait à la maison, et puis, elle avait dû prendre la barque du père, se rendre au village, échanger les moules, qu'elles ramassait à l'aube, avec quelques denrées de première nécessité. C'est là qu'elle avait fait connaissance avec Jumping et sa femme, Mabel. Lui, vendait du carburant pour les bateaux, elle, avait pris la petite de pitié, c'était la seule à voir dans la Fille du marais, un être humain, une enfant, celle que le village tout entier méprisait. Loin de tous, Kya avait voué un amour fou à la nature. Elle s'était gorgée des baignades en eaux douces, enivrée de la beauté des paysages et comblée de sa relation aux oiseaux. De là à penser que ça soit Kya qui ait tué Chase, il n'y a qu'un pas, à moins que...
 
Ce roman, ce fut un coup de ❤️ du printemps 2020, je suis encore sous le charme.
 
Alors, envolez-vous pour les Etats-Unis ✈️ 

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2021-02-04T07:00:00+01:00

Gabriële de Anne et Claire BEREST

Publié par Tlivres
Gabriële de Anne et Claire BEREST

Ma #citationdujeudi est extraite du roman "Gabriële" de Anne et Claire BEREST aux éditions Stock et maintenant disponible chez Le Livre de Poche.

 

Gabriële, née BUFFET, grandit au côté de femmes inspirantes, sa grand-mère, Laure de JUSSIEU, essayiste, sa tante, Alphonsine, peintre, formée avec Berthe MORISOT auprès de Charles CHAPLIN. En 1898, elle tente le concours d’entrée au Conservatoire national de musique de Paris. Elle échoue, mais, acharnée, elle sera la première femme à accéder à la classe composition de La Schola Cantorum. Elle part pour Berlin contre l’accord de ses parents. Là-bas, elle gagne sa vie pour payer ses cours après de Ferruccio BUSONI, auteur du manifeste « Esquisse d’une nouvelle esthétique de la musique », l’homme cultive le terreau déjà bien fertile chez Gabriële, il transmet à ses élèves l’envie de créer. Il dit lui-même « Qui est né pour créer devra préalablement accepter la grande responsabilité de se débarrasser de tout ce qu’il a appris. » Gabriële se délecte des plaisirs qu’offre Berlin, la capitale européenne porteuse de modernité. Elle y poursuit ses études de musique. Lors de l’un de ses séjours en famille, son frère, Jean, peintre, qui a élu domicile à Moret-sur-Loing dans les pas de l’impressionniste Alfred SISLEY, lui présente Francis PICABIA. Là commence une toute nouvelle histoire !

 

Sous la plume des soeurs BEREST, une expérience littéraire audacieuse mais parfaitement réussie, Gabriële devient un personnage de roman dont le lecteur découvre le parcours avec une véritable frénésie. La narration du tourbillon artistique est exaltée. "Gabriële" devient rapidement un page-turner, une épopée à vous couper le souffle, une biographie époustouflante.

 

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2021-01-28T07:00:00+01:00

La désobéissance d'Andreas Kuppler de Michel GOUJON

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La désobéissance d'Andreas Kuppler de Michel GOUJON

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur le  dernier roman de Michel GOUJON : "La désobéissance d'Andreas Kuppler" aux éditions Héloïse d'Ormesson.

Quelques mots de l’histoire :

Nous sommes en février 1936. Andreas et Magdalena vivent à Berlin. Ils sont mariés depuis cinq ans. Elle a démissionné d’un poste de laborantine en centre d’analyses médicales pour se consacrer à sa famille qu’elle veut nombreuse. Elle, la presque parfaite aryenne, est torturée par l’infertilité de son couple et traite ses névroses à coup d’anxiolytiques. Lui est journaliste sportif. Il couvre les quatrièmes Jeux Olympiques d’hiver à Garmisch-Partenkirchen. Si, fidèle à sa famille de militaires, elle vénère le Troisième Reich, lui s’autorise à ne pas manifester de quelconques sentiments d’adoration pour le régime fasciste au pouvoir. Plus encore, il continue de faire ses emplettes chez des Juifs dont le commerce est interdit par les nazis. Il écoute du jazz, cette « musique nègre » considérée comme de l’art dégénéré. Il ne faudra pas plus d’une soirée à s’enivrer avec des confrères américains et à se languir sur la piste de danse avec une journaliste juive pour s’attirer les foudres du régime. Mais là, commence une autre histoire.

Tout se joue, là, en 48 heures. Michel GOUJON, dans son quatrième roman, met à l’épreuve du pouvoir et de la peur deux êtres que l’on pourrait qualifier d’ordinaires. Il précipite les événements pour livrer un roman rythmé et haletant dans une plume qui sait être poétique.

Je l’ai commencé, je n’ai pas pu le lâcher !

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2021-01-21T07:00:00+01:00

La race des orphelins de Oscar LALO

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La race des orphelins de Oscar LALO

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur un roman troublant de la rentrée littéraire de septembre 2020 : "La race des orphelins" de Oscar LALO.

Je vous dis quelques mots de l'histoire :

Hildegard Müller a 76 ans. Elle est née dans un « Lebensborn », une maternité créée par le régime nazi en faveur de l’eugénisme. Si le premier étage de la solution finale est bien connu, l’extermination du peuple juif, la seconde l’est moins, celle d’assurer un renouvellement de la race germanique, pure celle-là. Hildegard Müller est vraisemblablement le fruit d’une union entre une femme, Norvégienne, et un S.S.. Vraisemblablement, parce qu’elle n’en est pas sûre. Quelques heures avant l’arrivée des G.I.s américains, le 30 avril 1945, au siège de l’organisation en Bavière, le Steinhöring, les Allemands avaient réduit en cendres tous les registres d’Etat civil des enfants nés dans les 34 « Lebensborn » installés en Europe. Hildegard Müller recourt aux services d’un scribe pour coucher les mots sur l'indicible.

Ce roman historique concourt à la mémoire d'un peuple bafoué dès sa conception.

C'est un livre original jusque dans sa forme, à partager sans modération.

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2021-01-14T12:40:00+01:00

L'âge de la lumière de Withney SCHARER

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L'âge de la lumière de Withney SCHARER

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur un magnifique roman publié aux éditions de l'Observatoire et qui honore Lee MILLER, mannequin, photographe, correspondante de mode et reporter de guerre pour le Magazine Vogue. Il s'agit de "L'âge de la lumière" de Whitney SCHARER, traduit de l'anglais par Sophie BASTIDE-FOLTZ.

Tout commence avec la préparation d’un dîner. Lee MILLER a une soixantaine d’années. Elle est en cuisine. Elle s’apprête à accueillir Audrey WITHERS, Rédactrice en Chef du Magazine Vogue, une amie de longue date. Lee MILLER est hantée, de nombreuses années après, par ce qu’elle a vécu à Saint-Malo lors des bombardements des alliés, la libération d’un territoire qu’elle fut chargée d’immortaliser. Elle lutte contre ses visions en buvant whisky sur whisky. Si un nouveau contrat semble difficile à envisager dans l’état de santé actuel de Lee MILLER, c’est toutefois l’opportunité rêvée de revenir sur une carrière... hallucinante.

La photographie, Lee MILLER est née dedans avec un père amateur du genre. Mais plus que ça, la photographie, elle en fit son alliée, la voie du rebond, après avoir vécu un drame. Dans l’intimité familiale, son père lui proposa de se réconcilier avec son corps. Il réalisa jusqu’à son adolescence des clichés d’elle, nue, peut-être la prédisposition à quelques années de mannequinat. Et puis, Lee MILLER a eu besoin de partir, loin. C’est ainsi qu’elle arriva à Paris en 1929. Elle n’y connaissait personne. C’est à l’inconnu qu’elle accepta d’être conduite dans une fumerie d’opium de Montmartre, chez Drosso très précisément. Elle y fut accueillie par un homme. Elle découvrira plus tard qu’il s’agissait de Man RAY, l’homme avec qui elle partagera une grande partie de sa vie. Man RAY était fils d’un tailleur, il était promis à la succession de l’entreprise familiale mais Man RAY souhaitait être un artiste. Il commença par acheter une presse à imprimer pour éditer une revue avec un ami. C’est à cette époque qu’il commença à peintre. Et puis, il y eut la rencontre avec Adon qu’il épousa. Lui voulait partir vivre à Paris, elle non, leur mariage ne résista pas. Il vécut une dizaine d’années avec Kiki DE MONTPARNASSE, juste avant de rencontrer Lee MILLER. Elle, elle souhaitait faire comme son père, découvrir la technique photographique.

Quel plus grand maître alors que Man RAY, l’inventeur de la rayographie. A force de ténacité, elle réussira à se faire embaucher par Man RAY comme assistante, la voie royale pour se former. C’est là aussi qu’elle découvrira l’amour. A son bras, elle rencontrera les intellectuels et artistes du tout Paris, nous sommes dans les années folles, le groupe Dada brille dans les salons du Dôme, les surréalistes revisitent le monde. Entre le photographe et l’amant se sont toutefois insinuer de pernicieuses interactions, pour le meilleur comme pour le pire. Vivre aux côtés d’un artiste reconnu laissait peu de place à cette époque à une femme confinée dans l’ombre des tâches accessoires. Lee MILLER souhaitait être une artiste à part entière. Pour Man RAY, elle devint rapidement une rivale dans l’acte de créer.

Il faudra quelques années pour Lee MILLER pour affirmer ses propres choix, une rencontre avec Jean COCTEAU, et enfin décider de s’émanciper de cet amour dévorant. Lee MILLER deviendra reporter de guerre.

 

C’est là qu’elle sera confrontée à des images qui ne la quitteront plus jamais, celles des bombardements de Saint-Malo. Ainsi la boucle sera-t-elle bouclée, à moins de prolonger l’expérience jusqu’à se souvenir de son séjour, à Munich, dans l’appartement privé du Führer allemand.

Cette biographie de Whitney SCHARER est un petit bijou.

C’est une manière tout à fait originale de s’acculturer à la discipline artistique de la photographie. J’ai adoré vivre dans la chambre noire avec Man RAY et Lee MILLER des moments de tension inouïe, aussi fugaces que vertigineux, à l’approche de ce qui pourrait être LE cliché des années 1930.

J’ai aussi et surtout beaucoup aimé découvrir la femme qu’était Lee MILLER, une enfant blessée, une femme en mal d’exister, une artiste en mal de reconnaissance, son apogée et sa descente aux enfers.

Dans une version romancée, Whitney SCHARER et la traductrice Sophie BASTIDE-FOLTZ nous livrent une biographie hors norme, à l’image de la femme dont les clichés dans des robes luxueuses ne sauraient résumer les 70 années de la vie d’une passionnée.

 

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2020-11-26T13:05:00+01:00

L'empreinte de Alexandria MARZANO-LESNEVICH

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L'empreinte de Alexandria MARZANO-LESNEVICH

Ma #citationdujeudi est extraite du document lauréat du #GrandPrixdesLectricesElle2019, édité chez Sonatine et maintenant chez 10 18.

Il s'agit de "L'empreinte" de Alexandria MARZANO-LESNEVICH, traduit de l'anglais par Héloïse ESQUIE.

Ce document foisonnant s'inspire de deux histoires, vraies, que l'écrivaine fait s'entrecroiser avec subtilité.

Alexandria MARZANO-LESNEVICH, contrairement à sa soeur qui a choisi le déni, met les mots sur ses blessures, physiques et psychiques. Elle ne peut les oublier. 

Le corps est largement évoqué dans ce livre.

Assez naturellement, il m'a fait penser à l'interview de l'artiste Yseult par Augustin TRAPENARD récemment dans Boomerang sur France Inter.

Je vous invite à écouter le podcast (il y a d'ailleurs une interprétation de "Laissez moi danser" de Dalida absolument sublime), à moins que vous ne préfériez l'écouter chanter son titre, "Corps" justement.

Vous pouvez aussi prendre les 2 !

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2020-11-12T20:00:53+01:00

Où bat le coeur du monde de Philippe HAYAT

Publié par Tlivres
Où bat le coeur du monde de Philippe HAYAT

Ma #citationdujeudi est extraite d’un roman de la #RL2019, "Où bat le cœur du monde" de Philippe HAYAT, une épopée romanesque tout à fait remarquable publiée chez Calmann Levy, et plus récemment chez Le livre de poche.

 

Avec "Où bat le cœur du monde", j’ai découvert la plume de Philippe HAYAT, sensible, fabuleuse, chaloupée, énergique.

La narration y est parfaitement orchestrée dans un rythme haletant, je ne me suis pas ennuyée une seule minute !

L'écrivain a réalisé d'importantes recherches historiques qui viennent étayer un roman empreint d'une multitude de faits, réels, eux.

Quant aux personnages, ils sont très attachants. J'ai un petit faible, je l'avoue, pour les portraits des femmes qui ont compté dans la vie de Darius, des personnes lunaires qui vont de l'avant, repoussent les limites, et lui offrent, chacune à leur manière, la force de l'amour.

Nous ne sommes plus à l'ère des déplacements libres dans des rues commerçantes aux vitrines toutes plus attractives les unes que les autres. Non !

Pourtant, nous restons à quelques mois des traditionnels cadeaux,

Alors, bienvenue "Click and Collect", 

sans oublier, puisque nous sommes en version poche, la possibilité de concourir à l'opération

#onneconfinepasles68

lancée par les 68 Premières fois, alors,

... click and 68 !

 

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2020-11-05T08:19:41+01:00

Ásta de Jon Kalman STEFANSSON

Publié par Tlivres
Ásta de Jon Kalman STEFANSSON

Ma #citationdujeudi est extraite du roman 

Ásta de Jon Kalman STEFANSSON

aux éditions Grasset, découvert dans le cadre du #GrandPrixdesLectricesElle 2019. C'était mon coup de coeur dans la catégorie "Roman".

En période de confinement, version 2, cette citation prend une dimension toute particulière.

Je profite de cette publication pour vous dire quelques mots de l'histoire :

Nous sommes dans les années 1950 à Reykjavik en Islande. Helga a 19 ans, Sigvaldi 30. Ils vivent le parfait amour. Ils ont une enfant de 7 mois. Une nouvelle grossesse se profile. Ils cherchent un prénom pour le bébé à venir, une autre fille. En mémoire d'une lecture qu'ils avaient partagée, « Gens indépendants » de Halldór LAXNESS (Prix Nobel de littérature), et qui les avait beaucoup émus, ils choisissent Ásta. A une lettre près, le prénom de la fillette aurait signifié "amour", mais voilà, cette lettre va faire toute la différence ! La grossesse d'Helga est marquée par ses crises de nerfs, un peu comme si la maternité faisait resurgir le passé et tourmentait les âmes par des souvenirs douloureux. Avec la naissance, les sentiments s'apaisent malgré une vie de famille chahutée par une économie en perte de vitesse. Sigvaldi est contraint d'exercer deux métiers pour permettre à sa femme et ses enfants de vivre. Il est marin. Il est peintre en bâtiment aussi, il a monté son entreprise avec un associé. Un jour, il tombe d'une échelle. Un peu sonné, il se remémore les bons moments de son existence. Il culpabilise aussi. S'il n'avait pas été un bon père pour sa fille...  

Ce roman d'apprentissage est absolument EXTRAordinaire.

Il est aujourd'hui publié en format poche chez Folio.

Mais oui, mais bien sûr,

Ásta de Jon Kalman STEFANSSON

pourrait bien avoir une chance de trouver sa place dans l'opération lancée par les 68 Premières fois, n'est-ce pas ?

Vous hésitez encore ?

Je vous propose une chronique complète en version audio :

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2020-10-22T06:55:51+02:00

Les Bleus étaient verts d'Alain JASPARD

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Les Bleus étaient verts d'Alain JASPARD

Ma #citationdujeudi est extraite du deuxième roman d'Alain JASPARD publié aux éditions Héloïse d'Ormesson : "Les Bleus étaient verts", tout juste lauréat du Prix Claude Fauriel 2020, toutes mes félicitations.

L'écrivain y joue avec les registres littéraires, tantôt romanesque, tantôt épistolaire, tantôt encore sous forme de journal intime, pour aborder la Guerre d'Algérie.

Je vous dis quelques mots de l'histoire :

Max a une vingtaine d'années. Il habite à Saint-Etienne dans la Cité de la Ricamarie. C'est le fils de Mario, un mineur de la Loire, militant communiste, d'origine espagnole. Max a un frère aîné, Guy, mineur comme son père. Il a une soeur aînée aussi, Marisa, institutrice. Max, lui, n'a pas envie de suivre la lignée des mineurs de fond, il veut faire autre chose de sa vie. En décembre 1960, il reçoit sa feuille d’incorporation en Lorraine. Il intègre ensuite l'école militaire de Cherchell en Algérie. Là-bas, Max va mener une vie de soldat, nous sommes en pleine guerre d'indépendance. Il n'en est pas moins un homme, il va rencontrer une jeune femme, Berbère, qui va lui faire oublier sa petite amie, Monika.
Ce roman, ça pourrait être une conversation de comptoir. J'imagine assez bien des hommes, assis chez Jef, à égrener les souvenirs comme on écume les bières. La mémoire est sélective. De toutes ces années, il y a quelques images bien gravées en tête, plutôt drôles, plutôt belles. Et puis, il y a celles qui restent à fleur de peau comme autant de plaies béantes qu'une cicatrisation ne saurait effacer. Là, le ton se fait dur, sarcastique, acerbe. Alain JASPARD est un homme profondément humaniste. Son âge et son expérience font qu'il peut accepter certaines décisions, d'autres le révoltent. Par la voie de la fiction, l'auteur sème le doute, le ver est dans le fruit !

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2020-10-15T07:05:05+02:00

L'homme qui n'aimait plus les chats d'Isabelle AUPY

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L'homme qui n'aimait plus les chats d'Isabelle AUPY

Ma #citationdujeudi est extraite d'un roman découvert par les fées des 68 Premières fois "L'homme qui n'aimait plus les chats" d'Isabelle AUPY publié chez les éditions du Panseur.

 

C'est une fable très éclairante sur nos temps modernes...

 

Ne passez plus à côté de ce traité de philosophie, il est tout petit mais a tout d’un grand !

 

Je vous le conseille absolument.

 

 

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2020-10-08T17:30:00+02:00

Rien n'est noir de Claire BEREST

Publié par Tlivres
Rien n'est noir de Claire BEREST

Ma #citationdujeudi est extraite de l'un de mes coups de 💓 de la rentrée littéraire de septembre 2019.

"Rien n'est noir" est un roman de Claire BEREST publié initialement chez Stock Editions, aujourd'hui en version Le Livre de Poche.

Dans une narration foisonnante, Claire BEREST relate une page de la vie de Frida KAHLO, le temps d'une passion amoureuse incandescente pour le peintre, Diego RIVERA.

"Rien n'est noir" est également le lauréat du Grand Prix des Lectrices Elle 2020 dans la catégorie Roman 🦋 

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2020-10-01T20:40:07+02:00

La fièvre de Sébastien SPITZER

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La fièvre de Sébastien SPITZER

Ma #citationdujeudi est extraite du tout dernier roman de Sébastien SPITZER publié chez Albin Michel : "La fièvre".

Dans une plume sensible et délicate, l'écrivain concourt au devoir de mémoire d'un épisode dramatique de l'Histoire des Etats-Unis, sans oublier la description de la condition noire de la fin du XIXème siècle.

Je vous le conseille !

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2020-09-17T17:56:08+02:00

Colette et les siennes de Dominique BONA

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Colette et les siennes de Dominique BONA

Vous vous souveniez peut-être de la BD "Les apprentissages de Colette" de notre regrettée Annie GOETZINGER.

Je vous propose d'extraire aujourd'hui ma #citationdujeudi d'une biographie de Colette, celle écrite par Dominique BONA, Académicienne, publiée aux Editions Grasset et maintenant chez Le livre de poche, une pure gourmandise.

Dominique BONA nous livre une biographie absolument remarquable de Colette et ses trois amies, toutes des femmes éprises de liberté, insoumises, sensuelles et gourmandes, qui vont nourrir des liens de complicité de soeurs et de solidarité de filles pour lutter contre la solitude. J'ai adoré vivre à leurs côtés leurs moments d'euphorie. En quête d'une identité nouvelle, elles cherchent par tous les moyens à EXISTER. Elles sont toutes aussi audacieuses qu'impétueuses.

"Colette et les siennes" est aussi un livre social qui décrit les modes de vie d'une certaine catégorie de la population.

C'est encore un livre historique qui donne à voir les réalités des années 1910 et des trois décennies suivantes.

Et puis c'est également un livre féministe qui montre l'évolution de la condition des femmes de l'époque.

C'est, de plus, un livre artistique qui relate le développement de la presse écrite et les débuts de l'activité cinématographique.

Mais c'est encore beaucoup plus que ça... c'est un coup de coeur, un cadeau à offrir sans modération !

Colette et les siennes de Dominique BONA

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2020-09-10T06:00:00+02:00

Les déracinés de Catherine BARDON

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Les déracinés de Catherine BARDON

Ma #citationdujeudi est extraite du roman de Catherine BARDON : "Les déracinés", le premier d'une trilogie.

Avec "Les Déracinés", tout commence à Vienne dans les années 1930. Wilhelm, Wil, est promis à la succession de l'entreprise d'imprimerie familiale créée par le grand-père, Josef  Rosenheck. Sa soeur, Myriam, elle, est  passionnée de danse depuis sa plus tendre enfance. Leurs destins vont pourtant prendre un tout autre chemin avec l'annexion de l'Autriche à l'Allemagne hitlérienne. Jeune homme, et dans l'ambiance des cafés viennois où se retrouvent les intellectuels,  Wil fait connaissance avec Almah, ils tombent fous amoureux l'un de l'autre même si leur histoire relève presque de l'impossible, il suffit de regarder le fossé entre leurs milieux sociaux. L'étau de l'antisémitisme se resserre cruellement autour de leurs existences. Myriam, la soeur de Wil, se marie précipitamment avec Aaron suite à l'agression d'un juif dans la rue. Ils partent pour les Etats-Unis. Wil et Almah, eux, choisissent de rester, au péril de leur vie. 

Sous la plume de l'écrivaine, les personnages deviennent au fil de la lecture profondément attachants.

J'ai tellement hâte de retrouver Wil et Alma dans "L'Américaine" et puis, "Et la vie reprit son cours".

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2020-09-03T06:00:00+02:00

Là où chantent les écrevisses de Delia OWENS

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Là où chantent les écrevisses de Delia OWENS

Ma #citationdujeudi est extraite de l'un de mes coups de coeur du déconfinement.

Je veux parler du premier roman de Delia OWENS publié chez Seuil éditions : "Là où chantent les écrevisses".

Je vous propose de partir en voyage, en Caroline du Nord.

Nous sommes le 30 octobre 1969, un homme est retrouvé mort, dans le marais, au pied de la tour de guet. C'est le corps de Chase Andrews, le fils unique d'un couple connu à Barkley Cove pour sa réussite avec le garage, la Western Auto. Marié, beau garçon, Chase avait le monde à ses pieds. Le marais, c'était son terrain de jeu. Il y bravait les courants avec son hors-bord. Dans sa jeunesse, il avait passé beaucoup de temps avec Kya, une fille de son âge, abandonnée de tous dès sa plus tendre enfance. La première à quitter le foyer avait été sa mère. En 1952, n'en pouvant plus de recevoir les coups de son alcoolique de mari, Ma avait pris sa valise et, sous les yeux  de l'enfant, s'en était allée, sans se retourner. Et puis, ce fut le tour de la fratrie, même Jodie, le frère, n'avait pas résisté à l'attrait d'un ailleurs. Et encore, le père. Si, au début, il passait quelques nuits par semaine à la cabane, un jour, il n'était plus revenu. Enfin, Tate. Le garçon l'avait guidée un soir qu'elle s'était perdue. Leur amitié n'avait pas résisté aux études universitaires du jeune homme. Kya, qui n'avait que 7 ou 8 ans, avait d'abord vécu des vivres qu'il restait à la maison, et puis, elle avait dû prendre la barque du père, se rendre au village, échanger les moules, qu'elles ramassait à l'aube, avec quelques denrées de première nécessité. C'est là qu'elle avait fait connaissance avec Jumping et sa femme, Mabel. Lui, vendait du carburant pour les bateaux, elle, avait pris la petite de pitié, c'était la seule à voir dans la Fille du marais, un être humain, une enfant, celle que le village tout entier méprisait. Loin de tous, Kya avait voué un amour fou à la nature. Elle s'était gorgée des baignades en eaux douces, enivrée de la beauté des paysages et comblée de sa relation aux oiseaux. De là à penser que ça soit Kya qui ait tué Chase, il n'y a qu'un pas, à moins que...

Delia OWENS nous émerveille avec ses descriptions de la faune et de la flore des marais, une façon de louer les vertus de Dame Nature. Quant au parcours initiatique de Kya, je suis tombée sous le charme, tout simplement !

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2020-07-02T19:56:30+02:00

Encore vivant de Pierre SOUCHON

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Encore vivant de Pierre SOUCHON

Ma #citationdujeudi est extraite du premier roman de Pierre SOUCHON, "Encore vivant" aux Editions La brune au Rouergue, l'occasion d'un petit clin d'oeil à L’ivresse littéraire.

C’est, pour moi, une lecture coup de poing, de celles que l’on n’oublie pas pour tous un tas de... RAISON(s) 

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