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Articles avec #mes citations catégorie

2022-01-06T18:57:05+01:00

Le Livre des deux chemins de Jodi PICOULT

Publié par Tlivres
Le Livre des deux chemins de Jodi PICOULT

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur une lecture et de lui porter un nouveau regard.

En 2022, je ne change rien, ou presque. La charte graphique offre une place de choix cette année à la création "Les liseuses" de Rose-Aimée BELANGER, avouons que cette sculpture a du sens, non ?

Donc, pour en revenir à la première #citationdujeudi de l'année, je vous propose un extrait du dernier roman de Jodi PICOULT chez Actes Sud : "Le Livre des deux chemins".

Si je connaissais la plume de l'écrivaine avec notamment "Mille petits riens", un coup de coeur, là, j'ai replongé.

Je vous dis quelques mots de l'histoire : 

La narratrice, Dawn McDowell, la quarantaine, est à bord d’un avion. Elle sera l’une des 36 survivants d’un crash aérien. Elle est prise en charge par une cellule de crise. Une fois les démarches administratives réalisées, et à la question, où voulez-vous aller maintenant ? Plutôt que de choisir de rentrer chez elle, retrouver son mari, Brian, sa fille, Meret, elle donne la destination de l’Egypte. Alors que dans la vie elle exerce en tant que doula, sage-femme de fin de vie, un métier qui se répand aux Etats-Unis pour accompagner les personnes en fin de vie, elle retrouve au Caire son amour de jeunesse, Wyatt Armstrong, archéologue, qui dirige des fouilles dans la nécropole de Deir el-Bersha. Tous ses souvenirs remontent à la surface, ses travaux sur "Le Livre des deux chemins", première carte de l’au-delà découverte. Dès lors, tout peut basculer… au nom de la passion.

Si la mort est le sujet principal, ce n'est pas tant la grande faucheuse qui est approchée mais plutôt le passage vers l'au-delà et tout ce qu'il recouvre de mystère, de quoi rendre le propos lumineux et le rythme haletant.

Je vous l'ai dit, j’ai succombé une nouvelle fois au charme de la plume de l’écrivaine américaine, dense et bouillonnante, aux empreintes sociologiques, historiques, philosophiques voire mystiques.

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2021-12-30T17:37:17+01:00

Les enfants sont rois de Delphine DE VIGAN

Publié par Tlivres
Les enfants sont rois de Delphine DE VIGAN

Ma #citationdujeudi, je l'ai extraite d'une lecture récente qui me hante, tant les réseaux sociaux sont présents dans notre vie, pour le meilleur comme pour le pire.

Il s'agit du tout dernier roman de Delphine DE VIGAN, "Les enfants sont rois" chez Gallimard.

J'aime profondément quand la littérature nous permet de méditer sur l'histoire contemporaine, celle qui se passe sous nos yeux sans parfois que l'on y prenne garde.

Ce roman, Delphine DE VIGAN l'a écrit comme un acte militant, un roman pour faire bouger les lignes, inciter le législateur à faire évoluer la loi pour réglementer l'exploitation commerciale des enfants.

Il est une nouvelle fois très réussi. Je vous le conseille.

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2021-12-16T18:15:00+01:00

Murène de Valentine GOBY

Publié par Tlivres
Murène de Valentine GOBY

Ma #citationdujeudi est extraite d'un coup de coeur, un roman de Valentine GOBY, "Murène" chez Actes Sud, aujourd'hui en collection Babel, un roman fascinant.

Nous sommes dans les années 1950. François a 22 ans. Ses parents sont couturiers, ils tiennent un atelier. Sa mère, Jane, est d’origine anglaise, naturalisée française. Il entretient avec sa sœur Sylvia une relation de complicité. Ce qui n’est plus le cas avec son père, Robert, depuis que le fils a fait voler en éclat la carrière d’ingénieur rêvée par le père pour son fils. François accumule maintenant les petits boulots. Une mission vient de lui être promise dans les Ardennes, la neige est tombée sur la France, réduisant toutes activités. Là-bas, ils ont besoin d’hommes comme lui. Sur le chemin, le camion qui l’emmène tombe en panne. Ils sont en rase campagne, il faut aller chercher des secours. François part à pied vers l’inconnu. Dans un champ de Bayle, il découvre un wagon de train. Il monte au sommet et là, un arc électrique le foudroie, le projetant à terre, brûlé à 30 pour cents. Il serait mort s’il n’y avait eu cette enfant à la recherche de son renard. Sauvé in extremis mais à quel prix ?

Valentine GOBY est une formidable conteuse, elle raconte des histoires avec un immense talent mais plus que ça, ce qui fait son originalité c’est, une nouvelle fois, de s’inspirer d’histoires vraies.

Dans ce roman, elle consacre aussi des pans entiers à la nature comme la source d'un renouveau, celle qui peut permettre à des hommes et des femmes de se reconstruire, d'y puiser la force, l'énergie, la puissance d'affronter ce qui les assaille. C'est elle aussi qui suscite la méditation par la voie de l'observation. Elle loue la nécessité d'oublier le temps qui passe pour s'imprégner du silence, se poser et REGARDER.

Valentine GOBY, une nouvelle fois, nous livre un roman d'une densité extraordinaire. Il est incroyablement lumineux !

Enorme coup de coeur. 

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Un paquebot dans les arbres

Kinderzimmer

"Le rêve de Jacek" et "Le cahier de Leïla"

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2021-12-09T18:40:00+01:00

La femme qui reste de Anne DE ROCHAS

Publié par Tlivres
La femme qui reste de Anne DE ROCHAS

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur l'un de mes coups de coeur 2020 : "La femme qui reste" de Anne de ROCHAS.

Nous sommes en 1925 en Allemagne. Clara Ottenburg s'apprête à participer à la fête donnée à l'école des arts décoratifs de Burg Giebichenstein. Elle ne saurait toutefois s'en contenter. Ce qu'elle veut, elle, c'est intégrer le Bauhaus, cette école d'art créée par Walter GROPIUS, Architecte et Urbaniste à qui on doit notamment la Cité de Dessau-Törten. L'établissement est sur le point de quitter Weimar pour Dessau, peu lui importe, la distance n'y fera rien. Clara sait ne pas pouvoir compter sur le soutien de sa mère, une jeune veuve, elle se reposera sur sa tante Louise qui croit profondément en ses capacités à prendre part au groupe d'intellectuels et d'artistes avant-gardistes, des illuminés de la création portés par un mentor de la coopération. Son principe à lui, GROPIUS, c'est le travail en équipe pluridisciplinaire. Il pense que les disciplines gagnent à travailler toutes ensemble pour créer une oeuvre unique. Et même si les femmes ont une prédisposition à être affectées à l'atelier des tisserandes, ce qui met Clara hors d'elle, il n'en demeure pas moins qu'elle ne laisserait sa place de Bauhauserin pour rien au monde. Avec Theo et Holger, elle va se laisser porter par le vent de liberté qui souffle alors sur cette école dont la renommée est internationale. Il faut dire que Vassily KANDINSKY et Paul KLEE y sont en résidence, rien de moins ! Beaucoup de grands noms s'y côtoient donc, qu'ils soient en apprentissage ou comme "maîtres" d'une certaine forme de modernité. Les années folles alimentent l'euphorie créatrice d'une jeunesse exaltée que rien ne saurait arrêter, ou presque. Hannes MEYER fait partie des enseignants de la première heure, sa matière à lui, c'est l'Architecture. Il succède à Walter GROPIUS en tant que Directeur. L'idéologie communiste fait ses premiers pas dans les murs de l'école alors que le nazisme gronde à l'extérieur. Chacun aura à choisir son chemin, pour le meilleur... ou pour le pire.

La littérature offre cette possibilité de revisiter la grande Histoire, une manière de nourrir le souvenir d'une époque que l'on voudrait révolue à jamais et avouons que Anne de ROCHAS, dans ce premier roman, l'assure tout en beauté. Je me suis délectée des 463 pages de "La femme qui reste", un livre foisonnant dans une plume d'une éblouissante poésie. Chaque mot est savamment choisi... un pur bonheur !

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2021-12-02T21:44:57+01:00

La cause des femmes de Gisèle HALIMI

Publié par Tlivres
La cause des femmes de Gisèle HALIMI

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur "La cause des femmes", un livre de Gisèle HALIMI publié il y a une trentaine d'année maintenant.

Nous sommes en avril 1971, Gisèle HALIMI signe le Manifeste des 343, rédigé par Simone DE BEAUVOIR et publié dans Le Nouvel Observateur. 343 femmes publiques déclarent avoir avorté. Elles s'exposent, à l'époque, à des poursuites pénales, voire à des peines d'emprisonnement. Le Manifeste est une première étape, une façon d'engager le combat en faveur de l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG).

Les mouvements féministes se succèdent avec, chacun, une coloration particulière en fonction de ce que donne à voir la société.

Bien sûr, si Gisèle HALIMI pouvait nous livrer son avis sur la condition des femmes aujourd'hui, nul doute qu'elle porterait un regard en phase avec les événements qui ne manquent pas de ponctuer les actualités et faire couler beaucoup d'encre.

Mais, parce qu'il faut savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va, je ne peux que vous conseiller cette lecture qui, dans un certain nombre de cas, n'a malheureusement pas pris une ride !

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2021-11-25T13:46:42+01:00

Là où nous dansions de Judith PERRIGNON

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Là où nous dansions de Judith PERRIGNON

Ma #citationdujeudi est l'occasion de remettre sous les projecteurs un très beau roman, "Là où nous dansions" de Judith PERRIGNON, que j'avais eu la chance de découvrir lors d'une rencontre dédicace organisée à l'UCO d'Angers par l'Association Le Bouillon de cube.

On part pour Détroit, aux Etat Unis.

Le 29 juillet 2013, un jeune homme vient d'être retrouvé mort au pied de tours abandonnées. Il a été assassiné d'une balle dans la tête. Sarah travaille dans les services de Police. Elle est chargée de trouver l'identité de ce corps dont la morgue regorge. Dans un territoire gangrené par la pauvreté (les familles n'ont même plus les moyens d'offrir des funérailles à leurs proches  et préfèrent les laisser là) et la délinquance (des crimes, il en arrive tous les jours), Sarah sait dès les premiers instants que celui-là n'est pas d'ici. Frat Boy, c'est comme ça qu'elle l'appelle, va rapidement devenir une obsession pour elle. Là commence une nouvelle histoire !

Personnellement, j'ai été fascinée par l'histoire de cette ville, sa construction, son délabrement et sa gentrification, avec des impacts directs sur les vies de celles et ceux qui y ont habité et qui y habiteront demain. 

Quelle joie de se laisser porter par l'atmosphère de fête qui régnait à Détroit quand les populations noires y étaient encore les bienvenues. La musique occupe une place très importante. C'est d'ailleurs là que naissent Les Supremes... Flo, Mary et Diane sont trois jeunes filles de Détroit. Par la voie de leur médiatisation, c'est tout l'honneur d'une cité qui vibre. Avec la Motown, c'est l'émergence de tout un tas de talents, à l'image de Marvin GAYE...

J'ai été profondément touchée aussi par le destin de Bilal BERRENI, alias Zoo Project, auquel Judith PERRIGNON rend hommage par la voie de la littérature. L'autrice véhicule le dessein qu'il poursuivait à travers le monde, donner à voir les invisibles.

Enfin, la plume est belle, sensible, empreinte d'humanité. Dans une narration rythmée par les quatre saisons et à travers des personnages très attachants (Sarah, Jeff, Ira...), Judith PERRIGNON réussit le pari d'un roman fascinant. 

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2021-10-28T06:00:00+02:00

Maikan de Michel JEAN

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Maikan de Michel JEAN

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur une lecture coup de poing, un CRI,  "Maikan" de Michel JEAN, découvert avec la team de « Varions Les Éditions en Live » (Vleel).

Audrey Duval, Avocate, se voue chaque année à une cause solidaire. Loin des milieux huppés qu’elle fréquente habituellement, elle se retrouve en quête d’une vieille femme, Marie Nepton, dont elle souhaite percer le jour. Elle a disparu de tous les radars alors que le gouvernement lui doit une indemnité pour se faire « pardonner » de ce que le régime, de concert avec le clergé, a causé à son peuple, les Innus de Mashteuiatsh, des Amérindiens. Nous sommes en 1936 quand les politiques décident d’assimiler des « sauvages », les éduquer, mais là commence une autre histoire.

J’ai été subjuguée, je dois bien le dire, par la beauté des premières pages, des descriptions tout à fait fascinantes de la nature, mais aussi des us et coutumes des Innus, peuple nomade, qui, au fil des saisons, migrait pour chasser et ainsi se nourrir, se vêtir… J'ai été fascinée par la transmission de savoirs entre générations. Chez lui, nul besoin de mettre des mots sur les gestes... 

Mon CRI d'indignation a été d'autant plus grand quand j'ai vu les enfants des Innus arrachés à leurs familles, sous peine de représailles, pour les civiliser. Ils avaient entre 6 et 16 ans. Mais de quel droit ? Et quand j'ai découvert à quel point ils étaient humiliés, maltraités, violés... par les religieux, de l'indignation, je suis passée à la colère. S'il ne suffisait pas de leur faire oublier tout ce qui constituait leurs origines culturelles, il fallait encore qu'ils les violentent à outrance. Qui étaient les sauvages ?

 

Des pensionnats comme Fort George, il y en a eu 139 au Canada, 4 000 enfants y sont morts. Avec ce roman, "Maikan" qui veut dire les loups, Michel JEAN assure la mémoire des Amérindiens sacrifiés au titre d'une politique ignoble. Il donne de l'écho aux procédures juridiques toujours en cours contre l'Etat pour les indemnisations des familles. La narration qui fait se croiser fiction et réalité avec des personnages de femmes remarquables, Audrey et Marie, permet aussi de créer du lien entre deux périodes, les années 1930 d'une part, les années 2010 d'autre part. Le procédé est ingénieux et parfaitement réussi.

La plume est d'une très grande sensibilité, elle est soignée comme la qualité des première et quatrième de couverture, bravo. 

Ce roman, c'est un CRI du coeur pour ce qu'il dévoile de la grande Histoire, qu'on se le dise. Plus jamais ça (si seulement on pouvait encore l'espérer...) !

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2021-10-21T06:00:00+02:00

Un tesson d'éternité de Valérie TONG CUONG

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Un tesson d'éternité de Valérie TONG CUONG

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur un roman de la rentrée littéraire, une lecture sous tension, c'est le roman de  Valérie TONG CUONG "Un tesson d'éternité" aux éditions Lattès.

Anna et Hugues habitent une villa surplombant la mer, ils font partie de ces gens privilégiés, à l'abri de tous soucis financiers, bien intégrés dans les sphères de pouvoir des CSP+. Ils ont un fils, Téo, de 18 ans, qui vient d'être accepté dans une école de commerce prestigieuse. Il s'apprête à passer son bac quand il est interpellé et mis sous les verrous pour agression et coups portés à un agent de police lors d'une manifestation. Les réseaux sociaux s'emballent. Ils médiatisent l'événement qui se retrouve sur les grandes chaînes de télévision. Léo devient le héros d'un mouvement de rébellion contre les forces de l'ordre dont les parents se seraient bien passés. Anna est pharmacienne dans le Village. Hugues est sur un nouveau poste, à la culture, à la mairie. Dès lors, c'est, pour tous les trois, une nouvelle page de leur histoire qui s'écrit...

Par la voie d'une alternance des chapitres, tantôt au présent, tantôt au passé, Valérie TONG CUONG réussit à tisser un fil ténu mais terriblement solide entre le destin de la mère et son fils. Anna va jouer la libération de son fils, à moins que ça ne soit la sienne…

J'ai été totalement fascinée par son rôle de mère et l'évolution de sa psychologie au fil des actualités qui l'assaillent. Valérie TONG CUONG avait déjà montré son talent dans ce registre avec "Les guerres intérieures", mais là, croyez moi, c'est de la haute volée, un coup de maître, une lecture coup de poing, quoi !

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2021-10-07T16:11:28+02:00

Le Monde qui reste de Pierre VERGELY

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Le Monde qui reste de Pierre VERGELY

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur premier coup de coeur de cette rentrée littéraire de septembre 2021 : "Le Monde qui reste" de Pierre VERGELY aux éditions Héloïse d'Ormesson.

Nous sommes au début de la seconde guerre mondiale, le 10 mars 1941. Tout commence avec cette arrestation. Charles Vergely, surnommé « Finch », a 18 ans. Il se rend pour épargner ses parents. Suivront des interrogatoires musclés. Il est transféré au Cherche Midi, puis au Fresne. Son quotidien est rythmé par les actes de torture mais il ne lâchera rien. Non, l'ennemi n'obtiendra pas le nom de celui qui a commandité cette lettre à partir pour Londres. Ni Charles VERGELY ne cèdera, pas même les autres prisonniers de son réseau. Les 17 accusés pour espionnage, aide à l’ennemi, opinions gaullistes… seront condamnés à mort par le tribunal militaire installé à proximité du Crillon à Paris. Dès lors, la vie prend une toute nouvelle dimension.

Dans ce premier roman, fort, troublant, j'ai profondément aimé le ton tendre et délicat, poétique, éminemment humain, en opposition aux mauvais traitements que subi Charles VERGELY, un homme que l'on pourrait qualifier d'ordinaire, devenu sous la plume de son fils, un personnage de roman.

Et puis, vous connaissez mon goût pour l'Histoire, celle que l'on n'apprend pas sur les bancs de l'école, non, celle que l'on découvre grâce à la littérature. Pierre VERGELY dresse le portrait d’un résistant et assure la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour leur pays. A 18 ans, il fait preuve d'une maturité assez incroyable.

Pierre VERGELY fait ses premiers pas en littérature avec "Le Monde qui reste" en lice pour le Prix des Talents Cultura 2021. Je croise les doigts pour lui !

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2021-09-30T16:40:00+02:00

La femme et l'oiseau de Isabelle SORENTE

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La femme et l'oiseau de Isabelle SORENTE

Ma #citationdujeudi, je l'extrais d'un roman découvert très récemment, celui de Isabelle SORENTE, "La femme et l'oiseau" aux éditions Lattès.

Thomas a 91 ans. Il vit dans les Vosges dont le quotidien s’organise autour de sa randonnée matinale, là haut dans la colline, son rendez-vous avec les oiseaux. Il leur parlerait, depuis son retour du camp de Tambov en Russie où il a été emprisonné pendant 2 ans après avoir été enrôlé de force dans l’armée allemande. Il était là bas avec son frère, Alex, lui n’en reviendra pas. Le vieil homme est hanté par ces fantômes et lutte contre ses démons par des voies mystérieuses. Mona lui fait ses courses, entretient la maison et lui prépare les repas. C’est alors qu’il reçoit un appel téléphonique de sa petite nièce, Elisabeth, Directrice d’une société cinématographique. Elle lui demande de l’accueillir avec sa fille, Vina, qui a agressé un jeune homme et qui est exclu de son établissement scolaire. Là commence une toute nouvelle histoire…

Ce qui m'a beaucoup séduit dans ce roman, c'est l'itinéraire parcouru par chacun. Peu importe l'âge, nous sommes tous en devenir ! 

Ce roman, servi par une plume un brin mystique, est profondément lumineux, je vous le conseille !

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2021-09-16T12:10:00+02:00

Saint Phalle Monter en enfance de Gwenaëlle AUBRY

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Saint Phalle Monter en enfance de Gwenaëlle AUBRY

Ma #citationdujeudi est l'opportunité de revenir sur une lecture récente, c'est un livre de la rentrée littéraire : "Saint Phalle Monter en enfance" de Gwenaëlle AUBRY édité chez Stock, un essai tout à fait original sur l'artiste.

L'oeuvre de sa vie, c'est le Jardin des Tarots de la colline de Garavicchio en Toscane. L'écrivaine, au gré d'une douzaine de cartes, assure la médiation des créations monumentales de Niki DE SAINT PHALLE réalisées avec Jean TINGUELY. A eux deux, ils vivront un rêve, iront jusqu'au bout pour donner une certaine forme de matérialité à leurs pensées les plus folles.

Ces deux êtres meurtris dans leur plus tendre enfance feront une force de la violence dont ils ont été victimes. 

Dans une narration à la première personne du singulier, Gwenaëlle AUBRY prête sa plume tantôt à la voix de Niki de SAINT PHALLE, tantôt à sa démarche personnelle. J’ai beaucoup aimé le croisement des trajectoires et le concept de « Monter en enfance ».

Cet essai fait partie de la première sélection du Prix Renaudot. Bravo !

Vous préférez découvrir cette grande Dame de l'art à travers un roman ? Qu'à cela ne tienne, je vous propose « Trencadis » de Caroline DEYNS chez Quidam éditeur, un coup de coeur.

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2021-09-09T21:28:10+02:00

Gabriële de Anne et Claire BEREST

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Gabriële de Anne et Claire BEREST

Alors que je m'apprête à me lancer dans la découverte du tout nouveau roman de Claire BEREST "Artifices", je me plais à réévoquer "Gabriële", un roman écrit à quatre mains par deux soeurs, écrivaines, au talent incroyable

Publié initialement chez Stock éditions, il est aujourd'hui disponible chez Le livre de poche.

Quelques mots de l'histoire :

Gabriële, née BUFFET, grandit au côté de femmes inspirantes, sa grand-mère, Laure de JUSSIEU, essayiste, sa tante, Alphonsine, peintre, formée avec Berthe MORISOT auprès de Charles CHAPLIN. En 1898, elle tente le concours d’entrée au Conservatoire national de musique de Paris. Elle échoue, mais, acharnée, elle sera la première femme à accéder à la classe composition de La Schola Cantorum. Elle part pour Berlin contre l’accord de ses parents. Là-bas, elle gagne sa vie pour payer ses cours après de Ferruccio BUSONI, auteur du manifeste « Esquisse d’une nouvelle esthétique de la musique », l’homme cultive le terreau déjà bien fertile chez Gabriële, il transmet à ses élèves l’envie de créer. Il dit lui-même « Qui est né pour créer devra préalablement accepter la grande responsabilité de se débarrasser de tout ce qu’il a appris. » Gabriële se délecte des plaisirs qu’offre Berlin, la capitale européenne porteuse de modernité. Elle y poursuit ses études de musique. Lors de l’un de ses séjours en famille, son frère, Jean, peintre, qui a élu domicile à Moret-sur-Loing dans les pas de l’impressionniste Alfred SISLEY, lui présente Francis PICABIA. Là commence une toute nouvelle histoire !

Cette histoire d’amour entre deux monstres de l'art, Gabriële BUFFET et Francis PICABIA, relève de la passion vertigineuse, de celles qui vous font tout abandonner sur le champ. Anne et Claire BEREST nous livrent un roman rythmé, euphorique, juste jubilatoire. Un cadeau à offrir sans modération !

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2021-09-02T12:00:00+02:00

La beauté des jours de Claudie GALLAY

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La beauté des jours de Claudie GALLAY

La nouvelle performance de l'artiste Marina ABRAMOVIC à l'Opéra National de Paris pour le spectacle-opéra "7 Deaths of Maria Callas" est l'occasion de revenir sur le roman de Claudie GALLAY : "La beauté des jours" chez Actes Sud, un coup de coeur.

Je vous dis quelques mots de l'histoire.

Jeanne et Rémy s’aiment profondément. Ils sont mariés depuis une vingtaine d'années, ils ont deux filles, jumelles, étudiantes, Chloé et Elsa. Leur vie est on ne peut plus rangée. Elle travaille à la Poste, lui chez Auchan, leur vie est réglée comme du papier à musique.  Mais si Rémy peut se contenter d'entretenir le jardin, réaliser des travaux dans la maison et entraîner les jeunes du village au football, Jeanne, elle, court après quelque chose qui vienne pimenter son existence, lui donner un peu de fantaisie et lui procurer des surprises. Le temps du déjeuner, elle se laisse porter, parfois, par les pas d'un homme, d'une femme, qui la guident dans la cité, quelques instants. Elle imagine leur vie, se plait à écrire une page de leur destin, jusqu'au jour où le soi-disant inconnu se retourne et l'appelle par son prénom. Là commence une toute nouvelle histoire !

Le personnage de Jeanne est absolument fascinant. Outre toutes ses qualités personnelles remarquables, elle voue, depuis son adolescence, une passion à Marina ABRAMOVIC, une artiste contemporaine qui a puisé son inspiration dans ses peurs personnelles.

Elle s’est singularisée avec des performances physiques et mentales. Elle s’est inscrite dans le mouvement de l’art corporel et a fait, de son propre corps, un champ d’expérimentation. Personnellement je ne la connaissais pas avant la lecture de ce roman mais grâce aux ponctuations données avec ses citations régulièrement recopiées par Jeanne dans son carnet qui fait office de journal intime, je me suis familiarisée avec l’univers de cette artiste. Sous la plume de Claudie GALLAY, le portrait brossé de l’artiste prend une dimension tout à fait particulière. Elle enrichit ainsi les soirées de Jeanne passées sur l’ordinateur avec toutes ces citations minutieusement recopiées dans son carnet qui fait office de journal intime et rend un très bel hommage à une femme qui n’a pas hésité à mettre sa vie en danger pour réaliser ses projets artistiques. J’ai été personnellement très touchée par la puissance libératrice de l'art qui permet, tant à celui qui crée, qu'à celui qui admire, de s'émanciper, repousser les limites et ouvrir le champ des possibles. 

Il n'y avait donc qu'un pas à franchir pour extraire de ce très beau roman ma #citationdujeudi.

C'est aussi l'occasion d'un petit clin d'oeil à l'équipe de mon Book Club. "La beauté des jours" de Claudie GALLAY est en circulation !

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2021-08-26T06:00:00+02:00

L'amour au temps des éléphants de Ariane BOIS

Publié par Tlivres
L'amour au temps des éléphants de Ariane BOIS

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur un roman d'aventure, "L'amour au temps des éléphants" de Ariane BOIS aux éditions Belfond.

Arabella Cox, rebelle, insoumise depuis sa plus tendre enfance, bercée par les histoires de sa grand-mère inspirées de sa propre expérience de missionnaire adventiste en Afrique australe, est fascinée par le cirque. Elle assiste, indignée, à l’effroyable spectacle, la mort d’un éléphant par pendaison. Nous sommes dans le Tennessee en 1916. Tous les journalistes sont là pour couvrir l’événement. Lors de la parade du cirque, la veille, dans les rues de Kingsport, l’éléphante Mary a tué son dresseur devant une foule apeurée. Arabella a profondément été affectée par l’assassinat du pachyderme. Elle poursuit sa vie d’adolescente sous le regard exigeant de son père, adventiste du 7ème jour. Et puis, il y aura une histoire de jeunesse, dénoncée par son frère. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, Arabella est renvoyée de la famille par son père. Elle part pour New-York où elle suit une formation d’infirmière, mais là ne sera qu’une première étape de son itinéraire à travers le monde.

L'histoire d'Arabella, personnage de fiction, est éminemment romanesque et permet d'aborder la grande Histoire, celle de la communauté noire américaine, celle de la vie parisienne des années 1930, celle de la seconde guerre mondiale aussi.

J’ai adoré accompagner Arabella dans sa vie de femme impétueuse et passionnée. Ce roman de Ariane BOIS est palpitant, les événements se succèdent à un rythme fou, nous transportant à travers les continents et les époques. 

C'était aussi l'occasion pour moi de découvrir une nouvelle plume, me voilà comblée.

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2021-08-19T18:19:10+02:00

Ma double vie avec Chagall de Caroline GRIMM

Publié par Tlivres
Ma double vie avec Chagall de Caroline GRIMM

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur l'un de mes récents coups de coeur, "Ma double vie avec Chagall" de Caroline GRIMM aux Editions Héloïse d’Ormesson.

Ce roman est une pépite, un bijou.

Chagall, c’est le peintre du plafond de l’Opéra Garnier, une commande qui lui est confiée par Malraux, Ministre de la culture. Il y rend hommage à quatorze compositeurs. Chagall a alors 77 ans. Il travaille gratuitement comme un cadeau fait à la France qui lui a tout donné. C’est le pays qui l’a accueilli, lui, Moïche Zakharovitch Chagalov, quand il a quitté son shtetl, son petit village biélorusse de Vitebsk pour se vouer à la peinture, faire fortune et rentrer demander la main de Bella ROSENFELD, la femme dont il est fou amoureux. Quand il arrive dans la capitale, il est accueilli par Victor MEKLER. Il a tout à apprendre. Il trouve de nouveaux maîtres, John SINGER SARGENT et Ignacio ZULOAGA. Il se nourrit des richesses parisiennes. Il s’installe dans un atelier rue de Vaugirard, la Ruche. Il se lie d’amitié avec Blaise CENDRARS sur fond de cubisme. Si les Français ne montrent pas d’intérêt particulier pour son art, les Allemands, eux, y sont sensibles. Il rentre chez lui, retrouve ses racines et Bella, elle qui croît en sa réussite et impose le mariage à sa famille bourgeoise. Malheureusement, leur vie amoureuse commence avec la guerre. Les frontières se ferment. Ainsi commence la vie de l’artiste qui va cumuler les rendez-vous manqués, avec le public, avec son pays...

L'autrice nous propose un voyage dans le temps et à travers les continents, le tout servi par une plume exaltante et un rythme endiablé.

Ce roman est jubilatoire.

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2021-08-12T06:00:00+02:00

Les monstres de Charles ROUX

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Les monstres de Charles ROUX

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur "Les monstres" de Charles ROUX aux éditions Rivages, un roman, une prouesse littéraire en réalité.

Je vous présente David, un homme, un mari, un père de famille, un businessman à qui tout réussit. Il vit dans le luxe, il brille, il rayonne. Il s’offre des orgies la nuit, fume, boit, se drogue et trompe sa femme, bref, il brûle la chandelle par les deux bouts, au risque de se brûler les doigts ! Et puis, il y a Alice, une femme ordinaire, célibataire endurcie, professeure d’histoire, qui mène une vie fade, sans excès, sans fioriture. Elle craint la nuit plus que tout. Au coucher du soleil, elle baisse les volets et ferme les rideaux. Elle vit recluse. Tout juste si elle s’offre une petite fantaisie, celle d’essayer de donner corps à une boule d’argile. Ses premières créations sont ramassées dans une boîte. Alice l’avoue, elle n’a pas de talent. Et pourtant... Enfin, il y a Dominique, un homme le jour, une femme la nuit. Dominique joue avec les codes, les apparences. La réussite est venue à lui, il est aujourd’hui propriétaire d’un cabinet de curiosités, il est à la tête de tout un tas de collections aussi hétéroclites qu’extravagantes. Il gère un restaurant d’une douzaine de couverts. Allez, à table !

Charles ROUX nous a cuisiné un festin.

En amuse-bouche, le jeu de l’écriture.  L’écrivain, par un stratagème tout à fait EXTRAordinaire et un peu de poudre de Perlimpinpin, va rebattre l’ensemble des cartes. Je ne vous en dis pas plus sauf que les petits fours sont succulents.

J’ai beaucoup aimé (entre autres) le rapport au temps, nos souvenirs, notre mémoire et la longue réflexion autour de l’avenir des cabinets de curiosités, ces témoins de temps révolus. La page 121 (notamment) est remarquable. On pourrait élargir le sujet aux musées, bref, à tout ce qui raconte notre Histoire. À une autre échelle, il y a ce rapport qu'entretient l'individu au matériel. Les objets, les vêtements, les meubles de décoration... Charles ROUX nous offre de quoi méditer sur les reliques de nos petites histoires.

"Les monstres" est un roman qui interroge notre rapport à la norme. Il nous propose de faire le pas de côté. C’est de la magie, du surnaturel, appelez ça comme vous voulez, mais moi, j’ai succombé.

Et puis, l'écrivain explore le mensonge et là, l'approche est remarquable. 

Dans une plume foisonnante, Charles ROUX invite ses personnages à porter leurs plus beaux habits. Il nous offre, à nous, un repas fastueux. 

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2021-08-05T17:00:00+02:00

Batailles de Alexia STRESI

Publié par Tlivres
Batailles de Alexia STRESI

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur un coup de coeur, "Batailles", le second roman de Alexia STRESI. 

Rose est sage-femme. Un jour, elle va rendre visite à sa mère et là, oh surprise. Elle découvre qu'elle n'habite plus dans son logement. Elle va voir la gardienne de la résidence qui lui remet une enveloppe laissée à son nom. Nous sommes en 2003. Sa mère est partie et souhaite que sa fille ne la recherche pas. Elle lui annonce qu'elle reviendra vite. Sous le choc, Rose tente de poursuivre sa vie mais il devient rapidement impossible pour elle de continuer à donner naissance à des bébés, et de nouveaux parents. Elle se réorientera professionnellement et deviendra cuisinière. Elle rencontrera Rémi. Ensemble, ils auront deux filles, Asia et India. Et puis, dix ans après, elle est interpellée par la mort d'un enfant de 15 à 18 mois de type africain, découvert mort sur la place de Berck sur Mer. Elle se joint à la marche funèbre. Cet événement va réveiller l'envie irrépressible de Rose de connaître ses origines. Là commence une toute nouvelle histoire...

Ce roman, c'est une bombe... à retardements.

Outre le sujet (impossible de vous en dire plus au risque de spolier le livre tout entier), c'est la manière de l'écrire qui fait boum, boum, boum, et boum. Alexia STRESI orchestre d'une main de maître l'intrigue, le tout dans une plume profondément humaine. J'en ai la chair de poule rien que d'y penser.

Ce roman, ne passez pas à côté.

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2021-07-29T17:00:00+02:00

Le sanctuaire de Laurine ROUX

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Le sanctuaire de Laurine ROUX

Il y a des romans des 68 Premières fois qui vous marquent les uns plus que les autres. "Le sanctuaire", le second roman de Laurine ROUX publié chez Les éditions du Sonneur, fait partie de ceux-là.

Nous sommes bercés par les médias qui nous annoncent que bon nombre d'entre nous optent, cette année plus que d'autres, pour des vacances au vert. Mais il est aussi des modes de vie, réels ou de fiction, qui choisissent de se nicher dans la nature pour y vivre reclus, loin des autres, loin des bactéries, loin de la société.

Et puis, nous sommes le "jour du dépassement". Aujourd'hui, jeudi 29 juillet, l'humanité a consommé les ressources planétaires dont elle disposait pour l'année toute entière.

Il n'en fallait pas plus pour que je décide de remettre en lumière "Le sanctuaire" et d'y puiser ma #citationdujeudi !

Ce roman, c'est un conte des temps modernes. Il y est question d’un virus transmis à l’homme par l’animal, de confinement, d’instinct de survie, de besoins primaires et de biens essentiels. 

Mais, plus que tout, ce que je souhaiterais mettre sous les projecteurs, c'est la qualité de la plume de Laurine ROUX. L'écrivaine joue avec les atmosphères, tantôt pesantes, tantôt légères, à l'image de cette citation qui donne à voir un avenir un brin enchanté.

Alors, puisque cette lecture est un moment hors du temps. Rêvons un peu...

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2021-06-03T20:08:37+02:00

Dahlia de Delphine BERTHOLON

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Dahlia de Delphine BERTHOLON

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur le tout dernier de Delphine BERTHOLON qui fait son entrée chez Flammarion.

Après

"Coeur Naufrage",

"Grâce",

"Celle qui marche la nuit",

"Les corps inutiles" et

"L'effet larsen",

place à

"Dahlia".

Laetitia, Lettie pour les intimes, est une jeune maman. Sa fille de trois ans, Mina, est partie en vacances avec son papa au Botswana en Afrique. Elle se souvient de ses années collèges. Elle vivait alors dans un mobile home avec sa mère, infirmière à domicile. En 1989, elle était en 5ème. Elle était dans la classe de Dahlia, une élève originale arrivée du Havre, surnommée par la bande de copains copines Ortie Gazoil. Son père était chauffeur routier. Lettie aimait beaucoup sa mère Francesca. Et puis, Dahlia avait deux frères, des jumeaux, Gianni et Angelo. Elle se plaignait beaucoup de sa famille qu'elle jugeait trop envahissante et enviait terriblement celle de Lettie. Elles passaient du temps ensemble jusqu'au jour où Dahlia confia un secret à Lettie, un secret qui fait chavirer les existences des deux adolescentes, mais là commence une nouvelle histoire !

Une nouvelle fois, Delphine BERTHOLON confirme son terrain de jeu, celui de l'adolescence, cette période à hauts risques qui marque parfois de son empreinte toute une vie.

Dans ce roman et comme chaque fois avec l'écrivaine, je peux bien l'avouer, la magie a opéré. Je me suis laissée prendre au garrot et puis ma gorge s'est serrée, mon pouls accéléré, jusqu'à la révélation...

Coup de maître !

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2021-05-06T17:11:41+02:00

Les heures solaires de Caroline CAUGANT

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Les heures solaires de Caroline CAUGANT

Ma #citationdujeudi est extraite de "Les heures solaires", le roman de Caroline CAUGANT publié chez Stock dans la collection Arpège (l'occasion d'un petit clin d'oeil à Caroline LAURENT, son éditrice).

Vous me direz, cette lecture date un peu. C'est vrai, c'est une lecture de janvier 2019 mais qui ne prend pas une ride avec le temps. Il faut dire que c'était un coup de coeur ce roman.

Et puis, ce qui m'a (re)mise sur la voie, c'est l'initiative de Luciole et Feu Follet.

Cette femme, je l'admire depuis des années.

Elle écrit des nouvelles extraordinaires, je vous invite à lire "Fuite(s)" ou bien encore "A la noce", "En parallèle", "Résistance"...

Et puis, elle dessine, sur des carnets, des collections de carnets...

Elle est aussi art-thérapeute. Et depuis la semaine dernière, elle nous invite à des séances de "coaching créatif". Chaque dimanche, nous recevons une lettre d'infos avec le programme de la semaine à venir. Pour notre semaine #1 du #carnettherapie, nous réalisons un portrait chinois. 

A la question : "Si j'étais un personnage de fiction, je serais...", j'ai choisi Billie, l'héroïne du roman de Caroline CAUGANT. Je vous dis quelques mots de l'histoire...

Un appel téléphonique vient perturber le quotidien de Billie. La trentaine, elle habite Paris. De son appartement, elle surplombe le cimetière du Père-Lachaise. Elle est artiste, elle dessine. Elle prépare une exposition et travaille avec acharnement, le calendrier est serré. Dans son univers, la portée des vues, l'intensité de la lumière, la présence des ombres sont autant d'éléments qui la font vibrer. Mais là, subitement, son tremblement  trouve sa cause ailleurs que dans sa passion. La Directrice de la résidence des Oliviers vient de lui apprendre la mort de sa mère, Louise, cette femme qu'elle n'a pas vue depuis des années. Avec ce décès, le passé, qu'elle s'était efforcée d'oublier, resurgit. Billie ne peut plus reculer, elle va retrouver V., le village de son enfance. Elle sait déjà que son château de cartes risque de s'écrouler, plus rien ne sera comme avant.

C'est un roman foisonnant avec des portraits de femmes hauts en couleur marqués par la grande Histoire à jamais.

La plume est prodigieuse, la construction savoureuse et la chute, juste éblouissante. 

Il aurait été dommage de passer à côté... de quoi ? Du roman, bien sûr ! Mais aussi du coaching créatif... nous n'en sommes qu'à la première semaine, alors, vous nous rejoignez ?

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