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Articles avec #mes bd catégorie

2022-06-08T11:43:53+02:00

Malgré tout de Jordi LAFEBRE

Publié par Tlivres
Malgré tout de Jordi LAFEBRE

Ma #mercrediBD, c’est une nouvelle référence du Book Club !

 

Si vous cherchez une histoire d’amour tendre et délicate, un brin fantasque, je crois que l’œuvre de l’auteur espagnol, Jordi LAFEBRE, « Malgré Tout » aux éditions Dargaud, pourrait vous plaire.

 

La première originalité repose dans le scénario qui commence par la fin, la fin de quoi, de la vie d’Ana et Zeno.
 

C’est deux là s’aiment depuis leur jeunesse mais les événements de la vie les ont séparés.

 

Elle s’est mariée, elle a eu une fille, elle est aujourd’hui grand-mère.

 

Elle a été maire de sa commune aussi, un mandat pendant lequel son amour des autres, son altruisme, ont été rongés jusqu’à l’os.

 

Lui a été libraire. Il va bientôt faire valoir ses droits à la retraite et baisser le rideau sur sa boutique. 

 

Jordi LAFEBRE déroule le fil d’une vie pas comme les autres. Accompagné par Clémence SAPIN pour la couleur (cinquante nuances de rose), Jordi LAFEBRE nous livre un album qui diffuse du bonheur à celles et ceux qui veulent bien s’en saisir. Même le mari d’Ana, Giuseppe (pour qui j'avoue avoir un petit faible !) a choisi de le savourer, son bonheur !

 

J’ai aimé la pluralité du personnage d’Ana, le fait de reconnaître qu’une femme ne puisse être réduite à une seule de ses dimensions.

Malgré tout de Jordi LAFEBRE

Et puis, il y a le ton, charmant, en plus du graphisme, émouvant.

 

Cette BD a remporté le Prix Uderzo, l’une des plus prestigieuses distinctions du genre. Laissez-vous séduire !

Du Book club, vous aimerez peut-être aussi :

"Sidérations" de Richard POWERS

"Hamnet" de Maggie O'FARRELL

 

"Les enfants sont rois" de Delphine DE VIGAN

"Au-delà de la mer" de David LYNCH

"Le messager" de Andrée CHEDID

"L’ami" de Tiffany TAVERNIER

"Il n’est pire aveugle" de John BOYNE,

"Les mouches bleues"» de Jean-Michel RIOU,

"Il fallait que je vous le dise" de Aude MERMILLIOD, une BD,

"Le roi disait que j'étais diable" et "La révolte" de Clara DUPONT-MONOD, 

"Un jour ce sera vide" de Hugo LINDENBERG

"Viendra le temps du feu" de Wendy DELORME,

"Il n'est pire aveugle" de John BOYNE...

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2022-06-01T20:25:42+02:00

Alice MILLIAT, pionnière olympique

Publié par Tlivres
Alice MILLIAT, pionnière olympique

Ma #MercrediBD est engagée. Elle est signée de Chandre, D. Quella-Guyot, L. Lessous et M. Millotte, "Alice Milliat, pionnière olympique aux éditions Petit à Petit. C'est Babelio, que je remercie très sincèrement, qui m’a mise sur la voie de cette militante féministe décédée dans le plus grand anonymat.

Si aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, la parité sera respectée, il n’en fut pas toujours le cas. Avec cet album, remontons aux origines.
 
Dans l’Antiquité, seuls les hommes faisaient du sport. C’est à ce moment-là que sont lancés les Jeux Olympiques dans le Péloponnèse. Tous les 4 ans, s’affrontent des hommes dans les disciplines de l'athlétisme, les sports de combat et les courses hippiques. Les femmes ne sont pas même autorisées à être spectatrices, il faut dire qu’ils pratiquent ces activités nus.
 
A Rome, seules les femmes de la haute société peuvent accéder à quelques activités sportives mais seulement de loisirs. Elles ne sont pas admises dans le champ de la compétition.
 
En 394, l’Empereur Théodose 1er interdit les Jeux Olympiques. Ils ne reprendront qu’en 1896 sous la houlette du baron, Pierre de Coubertin.
 
Les femmes devront attendre la première guerre mondiale pour se faire une place dans les entreprises, se découvrir des capacités physiques au travail et s’intéresser au sport. 
 
Alice MILLIAT fait du sport féminin son cheval de bataille. Que de combats contre le Président du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques, et les hommes plus généralement, qui ne voyaient dans l’activité sportive des femmes que dépravation.
 
Elle va progressivement réussir à leur faire une place, d'abord à côté des hommes. Ils ne daignent effectivement pas leur offrir l’accès aux équipements sportifs dont ils se réservent l'usage. Les femmes sont ainsi condamnées à s’entraîner sur des sites non homologués.
 
A partir de 1922, et jusqu’en 1934, les Jeux Mondiaux Féminins alterneront avec les JO, tous les deux ans.
 
L’ensemble de l’équipe artistique fait de cette BD l’opportunité d’honorer Alice Milliat bien sûr, mais aussi les pionnières des performances sportives. 
 
A travers différents registres, la bande dessinée, le documentaire, le dessin, les extraits de journaux et les photographies… c'est une galerie foisonnante de personnages qui prend vie et s’ancre dans l’évolution de la condition féminine. Comme j’ai aimé retrouver La Garçonne !
 
Sa couverture est à l’image des albums jeunesse, qu’à cela ne tienne, il est grand temps que les enfants apprennent l’histoire d’Alice Milliat, elle dont le nom commence à s'inscrire sur les frontons des équipements et qui sera dignement honorée en 1924.

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2022-03-23T21:33:00+01:00

Florence CESTAC croquée par Catherine MEURISSE et Julie BIRMANT

Publié par Tlivres
Florence CESTAC croquée par Catherine MEURISSE et Julie BIRMANT

Dans #marsaufeminin,

il y a cet essai de Titiou LECOQ, "Les grandes oubliées", qui dresse le constat d'une volonté délibérée des hommes d'effacer les femmes de la mémoire collective,

il y a aussi des femmes qui parlent des femmes et leur assurent la postérité, à l'image de cette très belle BD de Catherine MEURISSE et Julie BIRMANT "Drôles de femmes". On est jamais mieux servi que par soi-même !!!

C'est là que j'y ai découvert un portrait tout à fait original de Florence CESTAC. Le graphisme est délicat, joyeux, plein d'humour. Quant au scénario, il est le fruit d'un entretien avec l'intéressée elle-même. On pourrait dire que l'arroseur est arrosé, là, disons plutôt que l'illustratrice et autrice de BD a inspiré ses pairs qui la croquent avec beaucoup de sympathie. Elle est croustillante à l'envi.

Florence CESTAC, vous pouvez aussi choisir d'écouter une série de podcasts de France Culture, une autre manière d'explorer la vie de l'une des pionnières du genre, militante féministe de surcroît. Un sacré personnage ! Vous serez bientôt incollable sur son parcours de vie, ses sources d'inspiration et son registre artistique. 

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2022-03-09T22:12:26+01:00

Drôles de femmes de Julie BIRMANT et Catherine MEURISSE

Publié par Tlivres
En arrière plan, une toile de Nathalie-Audrey Dubois

En arrière plan, une toile de Nathalie-Audrey Dubois

Ma #MercrediBD, c’est un album tout à fait truculent, signé de deux femmes, Julie BIRMANT et Catherine MEURISSE, et dédié à des femmes, 10,  des « Drôles de femmes ».

Le scénario est original. Il est organisé autour de 7 interviews de femmes, des femmes drôles, parfois malgré elles.

Tout commence avec celui de Yolande MOREAU, un bijou, un portrait tendre, émouvant.

Drôles de femmes de Julie BIRMANT et Catherine MEURISSE

Et puis il y aura Maria PACOME, Anémone, Dominique LAVANANT, Amélie NOTHOMB, Tsilla CHELTON, Florence CESTAC, Michèle BERNIER, Sylvie JOLY, Claire BRETECHER.

Les entretiens sont éblouissants de sincérité, il y a de l’authenticité et une façon de croquer les personnages que j’aime tout particulièrement.

Ces femmes que j’admire chacune dans leur style, leur personnalité, ont eu des parcours chahutés. Elles ne sont pas arrivées en haut de l’affiche en claquant des doigts. Si Sylvie JOLY a eu la chance d’être soutenue par son mari…

Drôles de femmes de Julie BIRMANT et Catherine MEURISSE

Les autres ont plutôt dû se construire lors de ruptures, amoureuses ou bien avec leurs parents. Dans l’après guerre et jusque dans les années 1980, faire sa place pour une femme relevait du défi. Imaginer faire du théâtre était de la folie.

Et pourtant, elles ont réussi. 

Cet album, c’est une réussite, d’abord parce qu’il met en lumière des femmes inspirantes, des femmes qui se sont affranchies des carcans de la société pour s’épanouir et se réaliser. Et puis, le graphisme vient souligner leur fantaisie, l’énergie qu’elles ont dû déployer. Il y a de la tension dans les personnages, jusque dans la police de caractères des textes. 

Merci à la délicate attention qui me l’a proposée 😉

De Catherine MEURISSE, vous aimerez peut-être aussi : La légèreté.

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2021-12-01T06:45:00+01:00

Les strates de Pénélope BAGIEU

Publié par Tlivres
Les strates de Pénélope BAGIEU

Un format cahier à la couverture toute douce. Et non, ce n’est pas un agenda mais une BD. 

Pénélope BAGIEU nous revient avec « Les strates » chez Gallimard. C'est ma #MercrediBD.

A l'âge adulte, nous sommes le fruit de tout ce que la vie nous a appris. Pénélope BAGIEU n'y échappe pas. Elle nous retrace ses plus grands souvenirs.
 
Tout commence quand elle n’a que 6 ans et demi avec l’arrivée de Fumée, un chat.

L’illustratrice croque ces moments marquants avec le naturel et l'humour qu'on lui connaît. Les planches sont bidonnantes, à moins que ça ne soit grave.

Il y a des histoires avec sa soeur, sa mère, sa meilleure amie, et les histoires d’amour... 
 
Il y a les doutes, il y a aussi tous ces petits arrangements que prennent les parents avec la réalité pour soi-disant protéger leurs enfants alors que…
 
Bref, c’est frais, spontané, truculent, plein d’énergie et pétillant. C'est aussi plein de tendresse.
 
Perso, j'ai choisi cette planche, l'occasion d'un p'tit clin d'oeil...

 

Ce nouvel album en noir et blanc est très réussi.
 
Si vous avez envie d'entendre l'artiste parler de sa carrière et cet album en particulier, je vous invite à écouter le podcast de l'interview donnée par Augustin TRAPENARD dans Boomerang du 10 novembre 2021.
 
Et puis, ne résistez pas à l'envie de faire des cadeaux originaux avec "Les Culottées", une manière de concourir à la mémoire de grandes Dames, comme Joséphine BAKER par exemple...

 

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2021-06-02T20:42:10+02:00

Il fallait que je vous le dise de Aude MERMILLIOD

Publié par Tlivres
Il fallait que je vous le dise de Aude MERMILLIOD

Il y a des sujets éminemment sensibles à aborder. Celui de l'avortement en est un que Aude MERMILLIOD se propose d'explorer dans une BD éditée chez Casterman : "Il fallait que je vous le dise".

La scénariste et illustratrice s'inspire de son expérience personnelle. Elle a 24 ans quand elle découvre qu'elle enceinte. Elle décide d'avorter. C'est son choix. Elle ne l'a jamais regretté mais elle fait part de sa grande solitude face aux émotions à ce moment précis de sa vie. Il y avait comme une incompréhension avec son entourage, ses ami.e.s, dont les réflexions lui paraissaient totalement décalées avec ce qu'elle vivait.

Sa volonté : témoigner pour être utile et rassurer celles qui ont à vivre cette douloureuse expérience. 

Le coup de crayon de la jeune femme, je ne le connaissais pas. Il est très expressif. Les planches sont réalisées dans un nuancier de couleurs pastel, plutôt chaleureuses, qui donnent un caractère profondément humain au sujet. Il s'en dégage un côté bienveillant et soutenant. C'est frais et naturel, clair et sincère.

Il fallait que je vous le dise de Aude MERMILLIOD

Et puis, il y a l'histoire, enfin, les histoires. Aude MERMILLIOD a ce coup de génie de faire se croiser deux itinéraires, le sien, en tant que femme, enceinte, inscrite dans une démarche d'interruption volontaire de grossesse, et puis, celui de Martin WINCKLER, médecin, auteur du livre "Le choeur des femmes".

Il fallait que je vous le dise de Aude MERMILLIOD

Son père, à lui, pratiquait des I.V.G. clandestines. Il a donc été bercé par la démarche. Pour autant, lorsqu'il a été amené à remplacer une amie au Planning familial, il a mesuré tout le travail à réaliser pour accompagner dignement les femmes dans ce qu'elles vivaient de terrifiant. L'homme qui, aujourd'hui, a 66 ans, est humble et modeste. ll revient sur son itinéraire avec une profonde humilité. Il a pourtant fait de l'écoute des femmes, et des hommes aussi, une pratique quotidienne au point d'en nourrir le coeur de ses écrits. L'homme est bon et généreux. Il est dans la compréhension de chaque situation.

Le procédé est judicieux et parfaitement réussi. Le regard croisé est très éclairant. Le propos est délicat et sonne juste. J'aime quand l'artiste dit :


Essayer de mettre des mots dessus, et si ça ne peut pas se dire, peut-être que ça peut se dessiner.

Bravo à Aude MERMILLIOD pour cet acte qui, s'il n'est pas militant, contribue à lever l'omerta sur l'avortement et à nourrir le pouvoir d'émancipation des femmes.

Merci à Laëtitia du book club. Cette BD est une pépite !

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2021-01-13T18:00:00+01:00

La vie mystérieuse, insolente et héroïque du Dr James BARRY de Isabelle BAUTHIAN et Agnès MAUPRÉ

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La vie mystérieuse, insolente et héroïque du Dr James BARRY de Isabelle BAUTHIAN et Agnès MAUPRÉ

Editions Steinkis

J’aime beaucoup les BD même si je n’en lis pas beaucoup mais je saisis toujours l’opportunité de découvrir de nouveaux talents, a fortiori quand l’album arrive jusqu’à moi, merci Petit Papa Noël.

Vous vous souvenez certainement des Culottées de Pénélope BAGIEU, ces BD qui avaient pour vocation d’honorer la mémoire de femmes EXTRAordinaires, pourtant méconnues du grand public.

La démarche d’Isabelle BAUTHIAN, scénariste, et d'Agnès MAUPRÉ, dessinatrice, s'inscrit dans la même veine en se focalisant sur un personnage de l’histoire, un médecin militaire, Dr James Barry, d’origine irlandaise, dont la féminité sera cachée toute son existence et dévoilée seulement au moment de sa mort.

Nous sommes au XIXème siècle. Les femmes ne sont pas invitées à suivre des études supérieures mais affectées, de fait, au rôle de bonnes épouses. Quant à imaginer devenir médecin, il y a un pas totalement infranchissable sauf à duper son public. C'est ce que réussira pourtant Margaret Ann BULKLEY.

Des vêtements cintrés, un peu trop près du corps, éveillent bien la curiosité de certains  hommes, mais la poitrine savamment bandée de Margaret BULKLEY réussira à tromper l'ennemi tout au long de sa carrière dans l'Armée.

Le Dr BARRY, beaucoup s'en souviennent, notamment pour ses prises de position avant-gardistes et décalées. Elle s'indigne devant le sort des indigènes, mais aussi l'incompétence de certains médecins négligents, voire incompétents.

Elle, sait et fait. Nous lui devons la première césarienne réalisée sur une femme, en Afrique.

Si le scénario relève beaucoup de l’imaginaire des autrices, la principale intéressée n’ayant pas laissé d’archives, il n’en demeure pas moins qu’avec cette  BD, sa mémoire est restaurée et l'oubli éloigné des esprits.

Le graphisme est beau, raffiné et délicat. La végétation est très présente dans des planches absolument magnifiques qui ne manqueront pas de nourrir mes dessins à venir !

Les couleurs sont chaleureuses. Choisies dans un nuancier de rose et de marron, elles témoignent de cet élan de protection largement déployé par Margaret BULKLEY auprès des plus fragiles.

Cette BD, sortie en 2020, est un très joli cadeau. Je vous la conseille absolument.

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2020-11-25T18:25:00+01:00

Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Publié par Tlivres
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Quel plus bel ambassadeur que Botero Pop pour cette "Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes" ?

Sur Angers, si vous déambulez en centre-ville, peut-être admirerez vous le collage de "Nous toutes" réalisé sur le féminicide.

 Le créateur de ce petit personnage, que l'on voit maintenant un peu partout, en France et à l'étranger, a beaucoup de choses à dire et il ne manque pas de nous proposer, si ce n'est chaque jour, très régulièrement, un Botero Pop aux couleurs du jour.

Celui-là date un peu mais je l'ai choisi pour ce qu'il évoque et puis, aussi, pour le support qui l'accueille. Les traces des agressions laissées (par le temps mais pas que !) sur le mur sont à l'image de ce que peuvent porter les femmes aujourd'hui.

Plus que jamais, soyons uni(e)s pour lutter contre cette violence inacceptable et rappeler le 3919 (service d'écoute, d'information, d'orientation) et le SMS au 114 (quand il y a impossibilité de parler).

Je profite de cette journée pour remettre sous les projecteurs le roman de Louise MEY : "La deuxième femme", un livre nécessaire pour apprendre à décrypter le phénomène de l'emprise.

Impossible de vous quitter sans évoquer également cette BD de Thomas MATHIEU "Les crocodiles" aux éditions Le Lombard, une BD pour évoquer le harcèlement de rue. C'est ma #mercrediBD.

 

Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

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2020-08-26T18:01:27+02:00

En attendant Bojangles d’Ingrid CHABBERT et Carole MAUREL

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En attendant Bojangles d’Ingrid CHABBERT et Carole MAUREL
« En attendant Bojangles », c’est d’abord un premier roman découvert en 2016 (déjà !) avec les 68 Premières fois, l'occasion d'un petit clin d'oeil à toute l'équipe. Ce roman, ce fut un énorme coup de coeur pour moi.


Certains ne deviennent jamais fou... Leurs vies doivent être bien ennuyeuses.

C'est ainsi que s'ouvrait le roman d'Olivier BOURDEAUT, avec une citation de Charles BUKOWSKI, tout un programme !

 

La première planche de BD, elle, fait la place belle à la musique.

En attendant Bojangles d’Ingrid CHABBERT et Carole MAUREL

C’est dans une maison rythmée par les titres de Nina SIMONE que vit une famille pleine de fantaisie, un brin fantasque, parfois totalement déjantée. Monsieur et Madame sont amoureux fous. Ils ont un petit garçon et un animal de compagnie  d’un genre plutôt insolite, un volatile, Madame Superfétatoire !

 

Le quotidien de cette famille n’est qu’ivresse.

En attendant Bojangles d’Ingrid CHABBERT et Carole MAUREL

Leur petit chérubin ne saurait respecter les règles imposées par l’école. Papa et Maman prendront donc le relais de l’éducation de leur fils entre la maison et leur résidence secondaire, leur Château en Espagne, rien de moins !

 

La danse, les cocktails, les soirées entre amis, la folie douce de la mère, la passion dévorante de ce couple EXTRAordinaire, le désarroi du garçon, la maladie aussi, tout y est parfaitement restitué dans des illustrations lumineuses et colorées, pleines d’énergie. Il y a une effervescence et une espièglerie incroyables dans les planches dessinées par Carole MAUREL, rencontrée sur le Salon du Livre de Paris, nous avions alors échangé sur « Collaboration horizontale ».

 

Je ne connaissais pas encore le talent d’Ingrid CHABBERT. Le duo est brillant, bravo Mesdames. Votre album est un jubilé d'émotions, de tendresse et de romantisme, c’est ma #MercrediBD !

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2020-06-17T06:52:48+02:00

Noire d'Emilie PLATEAU

Publié par Tlivres
Noire d'Emilie PLATEAU
 
Ma #mercrediBD est l'occasion de revenir sur un roman graphique éclairant une page de l'Histoire et de saluer aussi Antoine (et Marie !) du Renard qui lit de Chalonnes-sur-Loire pour son judicieux conseil.
 
Avec ce roman graphique, Émilie PLATEAU vous lance une invitation au voyage.
 
Un voyage à travers le monde, destination L’Alabama aux États-Unis. Un voyage dans le temps aussi, l’histoire se passe en 1950. Un voyage sous l’angle du genre, vous êtes une femme. Voyage interculturel enfin, vous êtes noire.
 
Vous êtes maintenant prête à vous laisser conter une histoire, vraie !
 
Claudette est née en 1939, elle est élevée avec sa sœur Delphine par une grand-tante et un grand-oncle. Sa sœur meurt enfant de la polio. À 15 ans, alors que Claudette rentre de l’école, elle refuse de céder sa place à une femme blanche dans le bus. Le conducteur intervient dans le respect des règles ségrégationnistes qui sévissent. Claudette est interpellée par la police. Rosa Parks vivra la même fâcheuse aventure, c’est d'ailleurs l'histoire de cette dernière qui sera médiatisée à travers le monde alors que le premier acte de bravoure et de courage relevait d’une adolescente.
 
Avec ce roman graphique, Émile PLATEAU restaure la dignité de Claudette COLVIN. Elle assure la mémoire d’une femme qui, alors qu’elle était toute jeune, a manifesté sa rébellion à l’égard d’un régime qu’elle désavouait, d'une inégalité de traitement qui la révoltait. L'action de Claudette COLVIN est suffisamment remarquable pour que l'on en parle. Effectivement, son geste ne relevait pas d'un collectif mais bien d'une intention personnelle. 
 

Ce roman graphique est profondément militant. Il oeuvre en faveur de l'égalité des hommes et des femmes et prend, dans la reconnaissance de la cause noire, le relais de Tatia DE MONTAIGNE, auteure de l'essai : "Noire", publié en 2015 chez Grasset dans la collection "Nos héroïnes". Parce que oui, Claudette COLVIN est bien une héroïne. Après une adaptation à la scène au Centre National de Création d'Orléans en 2016, Emilie PLATEAU propose donc une version illustrée à mettre dans toutes les mains, grandes et petites.

Parce qu'il faut savoir d'où l'on vient pour savoir qui l'on est, je voudrais remercier Emilie PLATEAU de nous proposer un formidable outil pédagogique.

Il relate la grande Histoire à travers des mouvements de défense des droits des noirs, de la contre-attaque blanche. Les "Notices historiques" sont là pour vous donner toutes les clés de lecture, une pépite sur fond d'une actualité ô combien sensible.

Outre le contenu, la forme est aussi à relever.

Le graphisme est un brin naïf et saura séduire les plus jeunes, la police de caractères des bulles est très facile à décrypter, les couleurs dans les nuances de marron sont chaleureuses et attendrissantes.

Ce roman graphique est un bijou, un cadeau à offrir sans modération !

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2020-04-15T11:33:57+02:00

Mauvais genre de Chloé CRUCHAUDET

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Mauvais genre de Chloé CRUCHAUDET

Parce que c’est le printemps et que nous sommes en confinement, mais que les idées continuent de germer pour se « culturer », le blog s’associe avec Page des Libraires, chaque jour du mois d’avril, pour mettre au devant de la scène un livre et une librairie.

Au hasard, chaque jour, sur les étagères de ma bibliothèque, je prendrai un numéro du magazine de ces dernières années (j’en ai toute une collection !) dans lequel je choisirai un livre que j’ai aimé.

Après 

le numéro 181 avec "Charlotte" de David FOENKINOS

le numéro 190 et « Chanson douce » de Leïla SLIMANI

le numéro 194 et « Nous aurons été vivants » de Laurence TARDIEU

le numéro 184 avec « Le coeur à l’aiguille » de Claire GONDOR

le numéro 197 avec "La Symphonie du Nouveau Monde" de Lenka HORNAKOVA CIVADE 

le numéro 188 et « Bénédict » de Cécile LADJALI,

le numéro 195 et « Juste après la vague » de Sandrine COLLETTE, 

le numéro 182 et "Collaboration horizontale" de NAVIE et Carole MAUREL,

le numéro 191 et "Chien-loup" de Serge JONCOUR,

le numéro 169 avec "Bérénice 34-44" d'Isabelle STIBBE,

le numéro 166 et "Profanes" de Jeanne BENAMEUR,

le numéro 196 et "Le cahier de recettes" de Jacky DURAND

le numéro 199 et "Par les routes" de Sylvain PRUDHOMME,

place au numéro 162 et « Mauvais genre » de Chloé CRUCHAUDET, ma #mercrediBd, chez Delcourt, lue et conseillée par les Librairies Contact d’Angers (j’en profite pour saluer l’équipe), Rabelais de Tours, Maupetit de Marseille et Gibert Joseph de Dijon.

Cette BD m’avait profondément touchée à sa sortie. Elle aborde les traumatismes de guerre, le genre, l’homosexualité, le travestissement, les violences conjugales… des sujets graves dans un graphisme délicat.

C’est l’œuvre d’une illustratrice dont j’apprécie particulièrement le talent. Retrouvez le portrait de Chloé CRUCHAUDET brossé dans le cadre de l’action #marsauféminin !

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2020-04-08T07:00:00+02:00

Collaboration horizontale de NAVIE et Carole MAUREL

Publié par Tlivres
Collaboration horizontale de NAVIE et Carole MAUREL

Parce que c’est le printemps et que nous sommes en confinement, mais que les idées continuent de germer pour se « culturer », le blog s’associe avec Page des Libraires, chaque jour du mois d’avril, pour mettre au devant de la scène un livre et une librairie.

Au hasard, chaque jour, sur les étagères de ma bibliothèque, je prendrai un numéro du magazine de ces dernières années (j’en ai toute une collection !) dans lequel je choisirai un livre que j’ai aimé.

Après 

le numéro 181 avec "Charlotte" de David FOENKINOS

le numéro 190 et « Chanson douce » de Leïla SLIMANI

le numéro 194 et « Nous aurons été vivants » de Laurence TARDIEU

le numéro 184 avec « Le coeur à l’aiguille » de Claire GONDOR

le numéro 197 avec "La Symphonie du Nouveau Monde" de Lenka HORNAKOVA CIVADE 

le numéro 188 et « Bénédict » de Cécile LADJALI,

le numéro 195 et « Juste après la vague » de Sandrine COLLETTE, 

place au numéro 182 et "Collaboration horizontale" de NAVIE et Carole MAUREL,

une BD présentée par Marianne KMIECIK de la Librairie Les Lisières de Roubaix, l'occasion d'un petit clin d'oeil aux librairies de La Mude de Bessines et Maupetit de Marseille.

Dans cette période de confinement, et même si nous ne savons plus vraiment quel jour on est, il y a des rituels à ne pas négliger. Aujourd'hui, donc, place à la #mercredi BD !

Celle-ci est sur les étagères de ma bibliothèque. Je l'ai achetée lors d'un salon du livre de Paris et, avec ma fille, nous avions eu la chance de rencontrer les illustratrices.

La gravité du sujet est parfaitement rendue dans le graphisme et le scénario, je vous la conseille absolument !

 

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2020-04-02T16:40:00+02:00

Le jour où elle a pris son envol de BeKa, Marko et Maëlla COSON

Publié par Tlivres
Le jour où elle a pris son envol de BeKa, Marko et Maëlla COSON

Une fois n'est pas coutume (confinée, je repousse les limites !), j'extrais ma #citationdujeudi d'une BD, "Le jour où elle a pris son envol" !

Cet album est absolument magnifique et donne du baume au coeur.

Il y est question de joie, de bonheur, d'émancipation, de liberté (notre plus grand rêve du moment !), de sagesse aussi... n'hésitez pas à vous y plonger ! 

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2020-03-18T18:05:12+01:00

Nymphéas noirs de CASSEGRAIN, DUVAL et BUSSI

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Nymphéas noirs de CASSEGRAIN, DUVAL et BUSSI

Collection Aire Libre des éditions DUPUIS

Vous vous souvenez certainement du roman "Nymphéas noirs" de Michel BUSSI. Perso, je l'ai lu il y a très longtemps maintenant, je n'en ai d'ailleurs retrouvé aucune chronique !

Frédéric DUVAL a eu la très belle idée de le scénariser et de le confier à Didier CASSEGRAIN, dessinateur, pour en faire un BD.

Le résultat est fascinant.

Direction Giverny, la cité des Impressionnistes, de Monet en particulier. Mais, c'est là aussi qu'est retrouvé mort Jérôme Morval, le crâne défoncé, une plaie en plein coeur et le corps plongé dans l'eau. Commence alors une enquête policière, confiée à l'Inspecteur Laurenc Sérénac, pour découvrir l'auteur du meurtre. 

On navigue entre les enfants, cette petite Fanette, passionnée de dessin, en lice pour le concours de la Fondation Robinson, et ses amoureux. 

Nymphéas noirs de CASSEGRAIN, DUVAL et BUSSI

Et puis, il y la personnage de la maîtresse d'école qui va semer la confusion... des sentiments.

Enfin, vous retrouverez avec plaisir la vieille dame, celle qui voit tout et menace de nouvelles victimes...

Nymphéas noirs de CASSEGRAIN, DUVAL et BUSSI

Cet album est très réussi, les couleurs sont agréables, le graphisme plaisant et l'intrigue parfaitement reconstituée. 

Il fait d'ailleurs partie de la sélection du Prix Cezam 2020.

 

 

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2020-03-11T18:34:15+01:00

Cent mille journées de prières de Loo Hui Phang et Mickaël Sterckeman

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Cent mille journées de prières de Loo Hui Phang et Mickaël Sterckeman

Ma #mercrediBD est un album qui assure la mémoire des exactions des Khmers rouges dont Douch, Directeur du centre de torture S-21 a piloté l’exécution de 16000 à 20000 personnes. Les faits remontent aux années 1976-1979. La famille de Loo Hui Phang a elle-même été touchée. C’est en découvrant un jour ce secret très bien gardé que Loo Hui Phang a eu envie d’en faire une BD.

Louis est un jeune garçon élevé par sa mère dans les années 1980. Ils habitent en France, dans le Nord. L’enfant de huit ans passe de nombreuses heures seul. Sa mère lui offre un canari pour le distraire. L’oiseau va l’accompagner dans ses questionnements personnels. 

Cent mille journées de prières de Loo Hui Phang et Mickaël Sterckeman

L’enfant a beau interroger sa mère, elle reste muette sur le destin de son père. Louis est torturé par cette absence, le jour, la nuit.

Les teintes grisées, noires et blanches des illustrations, plantent rapidement le décor d’une histoire profondément grave. Le lecteur mesure bien l’état psychique dans lequel s’enferme le jeune garçon. Les textes sont succincts, ils suffisent à mesurer le poids qui pèse sur les épaules de Louis.

Cent mille journées de prières de Loo Hui Phang et Mickaël Sterckeman

Et puis, un jour, rendez-vous est pris avec une famille, dont les origines laissent à penser que le mystère sera bientôt élucidé...

Cent mille journées de prières de Loo Hui Phang et Mickaël Sterckeman

Il ne s’agit que du tome 1. À bientôt pour découvrir la suite de l’histoire...

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2020-03-08T07:00:00+01:00

Le problème avec les femmes de Jacky FLEMING

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Le problème avec les femmes de Jacky FLEMING

Il y a plusieurs manières d'honorer les femmes, le 8 mars en particulier.

Personnellement, j'ai choisi le registre de l'humour.

J'ai découvert avec ma fille "Le problème avec les femmes" de Jacky FLEMING, traduit de l'anglais par Nora BOUAZZOUNI, publié aux éditions Dargaud

C'est un petit jubilé d'illustrations, accompagnées de quelques textes, pour expliquer, finalement, pourquoi des femmes remarquables se sont retrouvées confinées dans la "Poubelle de l'Histoire".

Il suffit de regarder la taille de leur cerveau !

à moins que ça ne soit à cause de leur robe...

 

 

Vous comprendrez mieux ainsi pourquoi les femmes étaient condamnées à rester à la maison.

Cette compilation d'illustrations permet de prendre une certaine distance avec les propos d'hommes de pouvoir considérés alors comme des génies. Ce cher Darwin, comme Freud, Jean-Jacques ROUSSEAU, SCHOPENHAUER, Henry MAUDSLEY... sont ridiculisés.

Jacky FLEMING réussit ainsi à honorer des femmes comme Annie OAKLEY, Gabrielle Emilie LE TONNELIER DE BRETEUIL, James Miranda STUART BARRY, Eliza GRIER, Sarah FORBES BONETTA, Nan ASPINWALL, Hildegarde DE BINGEN, Anne Marie DE SCHURMAN, Phillis WHEATLEY, Marianne NORTH, Mary BALL, Emmy NOETHER, Louise Augustine GLEIZES, Margaret BULKLEY.

Elle permet que justice soit faite !

"Le problème avec les femmes" est drôle, plein d'ironie, mais que c'est bon.

Bien sûr, vous l'aurez compris, ce petit album est à mettre dans toutes les mains à une condition toutefois, préciser qu'il s'agit du 2ème degré !!!

Messieurs, âmes sensibles, s'abstenir !

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2020-03-04T07:38:41+01:00

L’adoption - La Garúa de ZIDROU et Arno MONIN

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L’adoption - La Garúa de ZIDROU et Arno MONIN
 
Ma #mercrediBD est le tome 2 de « L’adoption ».
 
La semaine dernière, je vous racontais l’histoire de cette petite péruvienne, Qinaya, arrivée en France suite au terrible séisme qui avait frappé son pays en 2001, adoptée par un couple de quadras français, et qui avait fait découvrir à Gabriel la grand-paternité. L’histoire ne tenait pas, en fait, Qinaya avait fait l’objet d’un rapt. Elle est donc repartie dans son pays, escortée par les services de Police. 18 mois après, Gabriel prend l’avion sur les traces de cette petite-fille, éphémère.
 
J’ai beaucoup aimé cet album. J’avoue que le personnage de Gabriel me fascine. Il y a dans ce grand-père un côté très attachant. Tout en pudeur mais profondément humain, il décide de surmonter son chagrin, non pas comme sa femme, en se recroquevillant sur lui-même, mais en s’ouvrant sur le monde. Il n’y a pas d’âge pour un parcours initiatique. Là, Gabriel découvre un autre pays, une autre terre, un autre climat, une autre culture, et puis, une petite fille qui a grandi. Et si ce voyage lui permettait de mieux apprécier les siens, à commencer par son fils qui croupit en prison depuis son jugement pour enlèvement...


Parce que je suis un vieil imbécile qui croit encore Aux contes de fées, alors que la vie se comporte plus souvent qu’à son tour comme une méchante sorcière.

Cette BD, elle m’a beaucoup plu aussi pour le graphisme, les couleurs. Je prends goût au binôme ZIDROU/Arno MONIN. Je trouve que leur collaboration est tout fait pertinente et que la qualité du rendu est remarquable.
 
 
Et puis, j’avoue qu’elle m’a rappelé de très beaux souvenirs, ceux de deux voyages au Pérou, avec notamment l’atmosphère de la Garúa, cette bruine permanente sur les côtes de Lima, cette ambiance nuageuse qui est le fruit du contact de l’humidité de l’océan avec la chaleur des terres de la capitale.
 

Mais, ne vous y méprenez pas, la canicule d’Arequipa y est aussi parfaitement restituée !

Bref, ce tome 2 est tout aussi séduisant que le premier. Gabriel gagne vraiment à être connu !

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2020-02-26T13:27:14+01:00

L’adoption - Qinaya de ZIDROU et Arno MONIN

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L’adoption - Qinaya de ZIDROU et Arno MONIN
 
Ma #mercrediBD est un album profondément attendrissant. Son titre "L'adoption, Qinaya". C'est l'oeuvre de ZIDROU et Arno MONIN.
 
Qinaya est une enfant péruvienne de 4 ans, adoptée par un couple de Français suite au séisme de magnitude 8.4 sur l'échelle de Richter et qui, en 2001,a touché plus de 35 000 personnes dans la région d'Arequipa, dont 75 mortellement. Commence alors une nouvelle vie pour toute la famille, en particulier Gabriel qui va faire l'apprentissage de la grand-paternité.
 

Cet album, je dois bien l'avouer, m'a saisie dès la première page. Arequipa, c'est une ville que nous avons eu la chance de visiter en 2017, une ville absolument magnifique avec des points de vue sur le volcan Misti, juste magiques.

Bref, tout commence avec l'arrivée de l'enfant en France et son adoption par une famille que l'on pourrait qualifier d'ordinaire, ça pourrait être vous, ça pourrait être moi. Quoi de plus naturel quand vous n'avez pas la chance de pouvoir procréer que de vous orienter vers l'adoption, notamment d'enfants venus de l'étranger, des enfants marqués par un terrible destin. Je ne saurais ce qui a inspiré ZIDROU, scénariste, l'adoption d'enfants péruviens restant très à la marge des grands mouvements d'adoption internationaux, notamment d'Asie, mais toujours est-il que j'y ai cru.
 
L'originalité de cette BD, il faut bien le dire, réside dans l'angle d'approche, celui du grand-père. Un homme retraité, qui a été boucher plus de 50 ans, qui s'est peu occupé de ses enfants, et qui se retrouve confronté à cette petite fille qui vient bouleverser son quotidien. Gabriel aime cultiver son jardin et passer du bon temps avec ses copains, les Gégés, avec lesquels il s'offre de belles bosses de rire.
 

Avec l'arrivée de Qinaya, non seulement les habitudes changent, mais aussi le comportement de son épouse qui, elle, dès les premières heures, s'attendrit sur le sort de la petite péruvienne. Pour Gabriel, "L'adoption" est plus lente mais ô combien chaleureuse et attendrissante. Le graphisme restitue parfaitement la pudeur du vieil homme, un rapport au corps que l'enfant va venir chambouler, celui des sentiments aussi.


L'amour ne se vole pas. L'amour ne s'achète pas. L'amour se mérite.

Le scénario tel qu'imaginé par ZIDROU de cette génération d'hommes (peut-être son père) qui ont consacré leur vie au travail pendant que leurs épouses la maison, assuraient les tâches ménagères et, surtout, l'éducation des enfants, et qui, avec les petits-enfants doivent apprendre à s'amuser, s'attendrir, s'émouvoir, bref, laisser leurs sentiments s'exprimer, dur métier quand on ne l'a jamais fait et que votre propre éducation vous a formaté à être un mâle, le sexe fort, un chef de famille, quoi !
 

Si je ne connaissais pas le travail de ZIDROU, je ne connaissais pas plus celui d'Arno MONIN, son cadet d'une vingtaine d'années, dessinateur et illustrateur, qui a parfaitement rendu l'ambiance d'une famille aimante autour de cette enfant venue d'ailleurs. Les dessins sont tout en rondeur, les couleurs chaleureuses, on entre avec plaisir dans cette maison avec jardin, on en mesure toute la sensibilité aussi. 

J'ai eu le coeur gros en refermant cet album, mais là commence une nouvelle histoire. Et oui, il y a un tome 2. Rendez-vous la semaine prochaine.  
L’adoption - Qinaya de ZIDROU et Arno MONIN

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2019-04-03T17:23:23+02:00

Noire d'Emilie PLATEAU

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Noire d'Emilie PLATEAU
 
Ou « La vie méconnue de Claudette COLVIN »
d’après Tania de MONTAIGNE
 
Aujourd’hui, place à la #mercrediBD. J’avoue ne pas être fidèle de cette rubrique et pourtant... régulièrement je tombe sous le charme !
 
Là, coup de ❤️, vous avez reconnu le timbre signé Nicolas PICHON !
 
Merci à Antoine du Renard qui lit de Chalonnes-sur-Loire pour ses conseils.
 
Avec ce roman graphique, Émilie PLATEAU vous lance une invitation au voyage.
 
Un voyage à travers le monde, destination L’Alabama aux États-Unis. Un voyage dans le temps aussi, l’histoire se passe en 1950. Un voyage sous l’angle du genre, vous êtes une femme. Voyage interculturel enfin, vous êtes noire.
 
Vous êtes maintenant prête à vous laisser conter une histoire, vraie !
 
Claudette est née en 1939, elle est élevée avec sa sœur Delphine par une grand-tante et un grand-oncle. Sa sœur meurt enfant de la polio. À 15 ans, alors que Claudette rentre de l’école, elle refuse de céder sa place à une femme blanche dans le bus. Le conducteur intervient dans le respect des règles ségrégationnistes qui sévissent. Claudette est interpellée par la police. Rosa Parks vivra la même fâcheuse aventure, c’est d'ailleurs l'histoire de cette dernière qui sera médiatisée à travers le monde alors que le premier acte de bravoure et de courage relevait d’une adolescente.
 
Avec ce roman graphique, Émile PLATEAU restaure la dignité de Claudette COLVIN. Elle assure la mémoire d’une femme qui, alors qu’elle était toute jeune, a manifesté sa rébellion à l’égard d’un régime qu’elle désavouait, d'une inégalité de traitement qui la révoltait. L'action de Claudette COLVIN est suffisamment remarquable pour que l'on en parle. Effectivement, son geste ne relevait pas d'un collectif mais bien d'une intention personnelle. Chapeau !
Noire d'Emilie PLATEAU

Ce roman graphique est profondément militant. Il oeuvre en faveur de l'égalité des hommes et des femmes et prend, dans la reconnaissance de la cause noire, le relais de Tatia DE MONTAIGNE, auteure de l'essai : "Noire", publié en 2015 chez Grasset dans la collection "Nos héroïnes". Parce que oui, Claudette COLVIN est bien une héroïne. Après une adaptation à la scène au Centre National de Création d'Orléans en 2016, Emilie PLATEAU propose donc une version illustrée à mettre dans toutes les mains, grandes et petites.

Parce qu'il faut savoir d'où l'on vient pour savoir qui l'on est, je voudrais remercier Emilie PLATEAU de nous proposer un formidable outil pédagogique.

Il relate la grande Histoire à travers des mouvements de défense des droits des noirs, de la contre-attaque blanche. Les "Notices historiques" sont là pour vous donner toutes les clés de lecture !

Vous n'aurez bientôt plus aucune excuse de parler de l'action de Claudette COLVIN et des grands mouvements révolutionnaires noir-américains. Au lendemain de l'ouverture de la 17ème édition du Festival Cinémas d'Afrique à Angers et à la veille de l'anniversaire de la mort de Martin LUTHER KING, c'était il y a 51 ans, avouons que cette découverte tombe à point nommé !

Outre le contenu, la forme est aussi à relever.

Le graphisme est un brin naïf et saura séduire les plus jeunes, la police de caractères des bulles est très facile à décrypter, les couleurs dans les nuances de marron sont chaleureuses et attendrissantes.

Ce roman graphique est un bijou, un cadeau à offrir sans modération !

 

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2018-03-07T07:42:54+01:00

Ida de Chloé CRUCHAUDET

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Ida de Chloé CRUCHAUDET

Ma #MercrediBD, c'est "Ida" de Chloé CRUCHAUDET publiée chez Delcourt.

Cette scénariste et illustratrice, je l'avais découverte avec "Mauvais genre", un album qui avait été couronné de nombreux prix : Prix du public Cultura du Festival d’Angoulême, Grand Prix de la Critique ACBD, prix du magazine Lire de la Meilleure bande dessinée et le prix Landernau BD.


"Ida", c'est une trilogie :
- Grandeur et humiliation,
- Candeur et abomination, 
- Stupeur et révélation.


Le scénario est construit autour du parcours initiatique d'une jeune fille, Ida Von Erkentrud qui vit à Bâle en Suisse dans un milieu favorisé. Ida souffre d'un mal que les médecins n'arrivent pas à soigner, l'idée germe alors d'un voyage autour du monde. Son itinéraire est ponctué de rencontres, de découvertes... quand l'Autre offre la voie de la guérison.


Le graphisme est somptueux, un brin féerique, empreint de poésie et ô combien raffiné, une petite merveille !

Ida de Chloé CRUCHAUDET

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