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Articles avec #mercredicinema catégorie

2022-06-15T06:00:00+02:00

La ruche de Blerta BASHOLLI

Publié par Tlivres
La ruche de Blerta BASHOLLI

Il y a des premiers romans avec les 68 Premières fois, il y a aussi des premiers films !

Je suis sortie fascinée par le film "La ruche" de Blerta BASHOLLI, cinéaste kosovare, un film sorti en 2021 qui s'inspire d’une histoire vraie, récompensé par les Prix du Public, Prix du Jury, Meilleur réalisateur du Sundance 2021.

Synopsys

Le mari de Fahrije est porté disparu depuis la guerre du Kosovo. Outre ce deuil, sa famille est également confrontée à d'importantes difficultés financières. Pour pouvoir subvenir à leurs besoins, Fahrije a lancé une petite entreprise agricole. Mais, dans le village traditionnel patriarcal où elle habite, son ambition et ses initiatives pour évoluer avec d'autres femmes ne sont pas vues d'un bon oeil. Fahrije lutte non seulement pour faire vivre sa famille mais également contre une communauté hostile, qui cherche à la faire échouer.


Mon avis :

Farhije, personnage de fiction au cœur du film, est incarnée par une actrice fascinante, Yllka GASHI. 

Cette histoire relate celle d'une femme dont le mari est porté disparu, comme 1600 hommes du village Krushe e Madhe dans le sud du Kosovo. Habitant avec ses deux enfants et son beau-père, elle va créer une entreprise de production d'ajvar, un condiment des Balkans, de couleur rouge, comme le sang que fait couler la guerre.
"La ruche", c'est un film militant en faveur de la condition féminine, de leur capacité à lutter, coûte que coûte, pour SURVIVRE, elles et leurs familles. 

A travers ce portrait brossé d'une femme taiseuse, battante, que rien ne saurait arrêter, pas même les ragots, pas même les hommes et leur patriarcat, c'est toute une communauté, animée par la force de la sororité, que Blerta BASHOLLI honore. Pour la petite histoire, l'entreprise compte aujourd'hui 50 salariés. Ce film, c'est une nouvelle preuve que les femmes peuvent s'émanciper par l'économique. Quelle plus belle métaphore que "La ruche" pour montrer la force d'un collectif... de femmes !

Et puis, il y a dans ce film, des beaux moments, de ceux qui illuminent les visages de satisfaction, de fierté et de noblesse. Comme je l'ai aimée, Fahrije, apprendre à conduire et rouler ensuite au volant de sa voiture.

Avec des films comme celui-là, dramatiques on le sait, il y a une leçon de vie.

La façon de filmer de Blerta BASHOLLI avec tous ses gros plans, à l'image de l'affiche, sublime la ténacité de Fahrije. Chapeau, Mesdames !

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2022-04-06T06:00:00+02:00

En corps avec Marion BARBEAU réalisé par Cédric KLAPISCH et Santiago AMIGORENA

Publié par Tlivres
En corps avec Marion BARBEAU réalisé par Cédric KLAPISCH et Santiago AMIGORENA

Coup de coeur pour ce film, "En corps" !

Avec les livres, si vous lisez la quatrième de couverture, c'est une partie du charme de l'histoire qui s'envole.

Avec les films, c'est un peu la même chose. Si vous parcourez le synopsis avant de réserver votre place, vous risquez fort de passer à côté de la substantifique moëlle du spectacle. C'est clairement le cas avec "En corps". Un conseil, lisez-moi !

Elise est une jeune femme de 26 ans. Elle est danseuse classique et se blesse lors d'un ballet. Cette blessure est la troisième sur sa cheville. A minima, une période de repos de trois mois lui est prescrite avec le risque d'une opération chirurgicale et de deux ans d'arrêt total de toute activité sportive. A 26 ans, Elise a la vie devant elle mais c'est sans compter sur une carrière courte des danseurs étoile. Elle traverse un moment stratégique de sa carrière professionnelle qui fait rejaillir les blessures de sa vie personnelle. L'opportunité d'un départ pour la Bretagne pourrait être la chance de sa vie...

Le corps, c'est le personnage principal du film.

Il est magnifiquement incarné par Marion BARBEAU dont c'est le premier film. Dans la vraie vie, elle est première danseuse du Ballet de l'Opéra de Paris. Avec "En corps", elle navigue entre fiction et réalité, entre cinéma et ballet, entre 7ème et 6ème art et ça lui va à merveille.

Marion Barbeau, première danseuse de l'Opéra de Paris et actrice principale du nouveau film de Cédric Klapisch. (© Emmanuelle Jacobson Roques)

Marion Barbeau, première danseuse de l'Opéra de Paris et actrice principale du nouveau film de Cédric Klapisch. (© Emmanuelle Jacobson Roques)

Avec ce film, vous allez vous immerger dans le monde de la danse, spectacle vivant par excellence, et la diversité de ses registres. Il y a la danse classique, il y a aussi la danse contemporaine, les deux sont régis par des codes, des canons, les deux forment un tout avec les notes de musique qui les accompagnent, les rythmes, les tonalités. 

Les danseurs sont des artistes. Leur corps devient le siège de l'expression. Ses déplacements dans l'espace, ses mouvements, sa gestuelle, seul ou en groupe, il est savamment orchestré pour devenir émouvant et esthétique. 

"En corps" de Cédric Klapisch (2022). (Emmanuelle Jacobson-Roques – CQMM)

"En corps" de Cédric Klapisch (2022). (Emmanuelle Jacobson-Roques – CQMM)

Les danseurs, ce sont aussi des athlètes de haut niveau, des sportifs qui exploitent les capacités de leur corps, la résistance de leurs muscles, leur force physique, leur énergie, leur potentiel cardiaque... aux fins d'une performance, la révélation. Leur corps, c'est leur outil de travail. Il nécessite d'entraînements physiques assidus pour tendre vers l'exploit. Alors, quand il se blesse, c'est un peu comme une machine cassée, sauf que chez les hommes, c'est toute leur identité sociale qui s'écroule. 

Cédric KLAPISCH excelle dans la réalisation des images, quelques plans larges comme celui de tous ces danseurs en bord de mer, en lutte contre les éléments, en proie au souffle du vent, les pieds bien ancrés dans le sol, au sommet de la Terre dont il est impossible, alors, de soupçonner qu'elle ne soit ronde !

Il y a ces images tournées au 104, un lieu dans lequel je vais systématiquement flâner à chaque passage sur Paris. Une formidable ambiance !

Cédric KAPLISCH nous émerveille aussi et surtout avec des gros plans. Tantôt sur cette cheville blessée, ce pied dont on mesure toutes les articulations dans les mouvements de rééducation, tantôt sur les visages. Comme j'ai aimé m'approcher tout près de ceux de Marion BARBEAU, Souheila YACOUB, Muriel ROBIN, Denis PODALYDES, Mehdi BAKI... j'aurais presque pu les embrasser !

 Ce film, Cédric KLAPISCH le réalise avec Santiago AMIGORENA avec qui il collabore dans le cinéma depuis 2006. Perso, je le connaissais pour ses livres, notamment "Le ghetto intérieur". 

Tous deux nous offrent un film sublime, un hymne à la danse émouvant et lumineux, des images d’une ivresse intense, d’une profonde allégresse, d’une joie communicative, d’une immense beauté avec le clou du spectacle dans les dernières scènes, une fin juste prodigieuse . Je l'ai aimé... à la folie.

Si je n'ai pas réussi à vous convaincre d'y courir, à défaut de lire le synopsis, vous pouvez toujours regarder la bande annonce !!!

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2022-03-16T12:39:32+01:00

Un autre monde avec Vincent LINDON et Sandrine KIBERLAIN

Publié par Tlivres
Un autre monde avec Vincent LINDON et Sandrine KIBERLAIN

Le cinéma, je l’aime quand il m’offre des moments de magie et de pur bonheur comme

En attendant Bojangles

Presque

je l’aime aussi quand il est militant à l’image de

Animal


Avec "Un autre monde" de Stéphane BRIZÉ, clairement, nous sommes dans la seconde catégorie. Il faut dire que le réalisateur est un habitué du genre. Vous vous souvenez peut-être de 

Quelques heures de printemps 

La loi du marché 

En guerre

Là, un cadre d'entreprise, sa femme, sa famille, au moment où les choix professionnels de l'un font basculer la vie de tous. Philippe Lemesle et sa femme se séparent, un amour abimé par la pression du travail. Cadre performant dans un groupe industriel, Philippe ne sait plus répondre aux injonctions incohérentes de sa direction. On le voulait hier dirigeant, on le veut aujourd'hui exécutant. Il est à l'instant où il lui faut décider du sens de sa vie.

Stéphane BRIZÉ s’entoure de monstres sacrés du cinéma, Vincent LINDON dont je suis une inconditionnelle et qui, lors d'une précédente collaboration, avait obtenu le Prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes en 2015 pour "La loi du marché", et Sandrine KIBERLAIN, tout autre genre mais dont les jeux d’acteurs se complètent parfaitement.

Le réalisateur nous fait vivre la descente aux enfers, dans la sphère privée avec le divorce des parents et l’accident de la vie du fils, de quoi mettre les hommes et les femmes devant leurs plus difficiles responsabilités, dans la sphère professionnelle avec l’exposition du directeur à la réalisation d’un énième plan social, celui-là clairement fléché sur la suppression de 33 postes.

Tout au long du film, la tension est à son paroxysme. Homme et femme sont en quête de sens et vont, chacun, chacune, le temps de la projection, chercher leur voie.

Stéphane BRIZÉ, une nouvelle fois, dénonce le capitalisme qui broie les êtres, les déshumanise. Tout ça pour quoi ?

C’est un film fort, poignant, avec des gros plans sur des visages torturés, des silences longs et intenses qui remplacent tous les discours. A chacun de méditer !

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2022-02-16T21:33:09+01:00

Une jeune fille qui va bien de Sandrine KIBERLAIN

Publié par Tlivres
Une jeune fille qui va bien de Sandrine KIBERLAIN
Après
 
Place à Sandrine KIBERLAIN pour une première expérience derrière la caméra. Elle nous offre un long métrage :
"Une jeune fille qui va bien"
 
Irène, jeune fille juive, vit l'élan de ses 19 ans à Paris, l'été 1942. Sa famille la regarde découvrir le monde, ses amitiés, son nouvel amour, sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et ses journées s'enchaînent dans l'insouciance de sa jeunesse.
 
Dans ce premier film, Sandrine KIBERLAIN a mis beaucoup d'elle. Il y a d'abord sa passion pour le théâtre
 


En faisant du théâtre, j'ai découvert ma vie qui commençait, j'ai compris qui je voulais être, ce que j'aimais, ce qui m'intéressait. Je me suis trouvée.

Boomerang sur France Inter, interrogée par Augustin TRAPENARD le 14 juin 2021

Le personnage d'Irène est parfaitement incarné par Rebecca MARDER de la Comédie Française, une jeune femme pétillante qui voue sa vie au théâtre. Elle prépare le concours pour le Conservatoire et nous fait toucher du doigt les exigences de l'interprétation.

Et puis, il y a le scénario, largement inspiré de la vie personnelle de la réalisatrice, jeune fille juive d'origine polonaise...


Je suis passée derrière la caméra parce que je ressentais un besoin vital de m'exprimer autrement, de diriger l'affaire. Mais je ne me sentais légitime à le faire qu'en racontant ma propre histoire, celle de ma famille

Boomerang sur France Inter, interrogée par Augustin TRAPENARD le 14 juin 2021

Avec ce premier film, Sandrine KIBERLAIN concourt à la mémoire de la grande Histoire venue détruire des destins personnels. C'est une démarche qu'elle revendique, un acte militant.

J'ai été frappée par la solitude d'Irène. Quand elle est dans l'espace public, elle est seule. En famille, elle dénote, son énergie débordante, sa fougue... font d'elle un être à part. Quand elle est au théâtre, elle est de nouveau seule... avec son étoile jaune cousue sur sa veste.

Mais rien ne saurait la freiner dans son projet. Son insouciance, sa candeur, sa fraîcheur... sont autant de qualités qui l'aident à poursuivre son chemin. Elle lutte, elle RESISTE.

Plus encore, j'ai vu dans la manière de tourner la marque personnelle de Sandrine KIBERLAIN, celle qu'elle incarne régulièrement dans des films réalisés notamment par Stéphane BRIZE, "Mademoiselle Chambon", . Il y a ces gros plans sur le visage. Il y a aussi la place donnée au non verbal, l'expression des yeux, de la bouche... par laquelle transparaissent les émotions, il y a aussi ces silences assourdissants.

C'est un film au sujet grave parfaitement traité, un beau film. Quant à la dernière image... 

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2022-02-09T20:48:46+01:00

Presque de Bernard CAMPAN et Alexandre JOLLIEN

Publié par Tlivres
Presque de Bernard CAMPAN et Alexandre JOLLIEN

L'année 2022 promet d'être riche en émotions côté ciné.

Après 

"En attendant Bojangles" de Régis ROINSARD

"Animal" de Cyril DION

place au film "Presque" réalisé et interprété par Bernard CAMPAN et Alexandre JOLLIEN.

Quelques mots du scénario :

Deux hommes prennent la route, de Lausanne vers le sud de la France, dans un corbillard. Ils se connaissent peu, ont peu de choses en commun, du moins le croient-ils…

Il y a des films qui vous donnent envie d'aimer la vie, "Presque" fait partie de ceux-là.

Tout commence avec de très belles notes de musique du tout jeune compositeur Niklas PASCHBURG dont le premier album "Oceanic" est sorti en 2018.

Et puis, il y a cette légèreté un brin insouciante dans les premières images, Alexandre JOLLIEN, atteint d'athétose, sur un vélo, casque sur les oreilles. Il est livreur de produits bio.

Face à lui, la gravité incarnée par Bernard CAMPAN, croque-mort.

Tous deux composent un formidable duo pour aborder des sujets éminemment philosophiques, le terrain de jeu d'Alexandre JOLLIEN dans la vraie vie. Vous vous souvenez peut-être de son premier ouvrage : "Eloge de la faiblesse". La mort, la vie, le plaisir, le désir, le bonheur... sont autant de notions qui vont être traitées avec gourmandise et fantaisie.

Il y a bien sûr le handicap et le regard des autres qui sont explorés. J'ai adoré l'absence de tabou et la simplicité des relations pour y pallier. Il y a quelques jolis pieds de nez, histoire de donner à chacun.e l'opportunité de méditer.

Le bout de chemin réalisé par les deux hommes et leur complicité sont une réelle cure de jouvence, un moment hors tout.

Bref, c'est un film à voir absolument. 

Si vous hésitez encore, vous pouvez toujours visualiser la bande annonce...

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2022-01-12T07:00:00+01:00

En attendant Bojangles de Régis ROINSARD

Publié par Tlivres
En attendant Bojangles de Régis ROINSARD

L'année 2022 commence très bien côté ciné.

Il y a eu "Animal" de Cyril DION, et puis, dans un tout autre genre, "En attendant Bojangles" de Régis ROINSARD.

Synopsis

Camille et Georges dansent tout le temps sur leur chanson préférée Mr Bojangles. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Jusqu'au jour où la mère va trop loin, contraignant Georges et leur fils Gary à tout faire pour éviter l'inéluctable coûte que coûte.

Mon avis

Vous le savez peut-être, ce film est une adaptation du roman éponyme, signé Olivier BOURDEAUT, un premier roman découvert avec les 68 Premières fois (l'occasion d'un petit clin d'oeil), un coup de coeur.

Habituellement, je ne vais pas voir de film tiré de romans, mais là, j'ai fait une exception, et bien m'en a pris.

Ce film va vous plonger, dès les premières images, dans un environnement de rêve, un cadre paradisiaque, avec des personnages déjantés que la vérité ne saurait venir troubler le quotidien. Romain DURIS et Virginie EFIRA crèvent l'écran dans ce qu'ils ont de beau, de fou, de loufoque, d'extravagant. Rien dans la famille qu'ils vont composer n'a d'ordinaire, ni la levée du courrier, ni l'animal de compagnie, ni encore les soirées entre ami.e.s. Tout n'est que fantaisie jusque dans l'éducation de leur jeune fils, Gary.

J'ai adoré le jeu des acteurs. Virginie EFIRA est juste sublime (à l'image de ce qu'elle nous avait déjà montré dans "Adieu les cons" où elle partageait l'écran avec le réalisateur et interprète, Albert DUPONTEL). Elle brave les registres de la comédie dramatique, tantôt ravissante d'excentricité, tantôt grave dans la maladie qui l'assaille.

Jamais "aimer à la folie" n'a eu autant de sens. Derrière la femme brillante et pétillante se cache un mal qui la ronge et lui fait perdre... la raison. Nous sommes dans les années 1960, l'occasion de se souvenir des conditions dans lesquelles la maladie mentale était alors prise en charge, loin des paillettes et de l'émerveillement.

Vous m'attendiez sur les qualités de l'adaptation du livre, je n'irai pas sur ce terrain là. Ce film c'est une création artistique à part entière, suffisamment singulière pour qu'elle reste unique.

Je suis sortie subjuguée par ce moment de cinéma, j'ai ri, j'ai pleuré, j'ai aimé... passionnément, à la folie !

Pas encore convaincu.e.s ? Je vous laisse regarder la bande-annonce.

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2022-01-05T18:00:00+01:00

Animal de Cyril DION

Publié par Tlivres
Animal de Cyril DION

Pour bien commencer l'année 2022, rien de tel que de retrouver le chemin du cinéma. J'ai choisi "Animal" de Cyril DION.

Synopsis 

Bella et Vipulan ont 16 ans, une génération persuadée que leur avenir est menacé. Changement climatique, 6ème extinction de masse des espèces... d’ici 50 ans leur monde pourrait devenir inhabitable. Ils ont beau alerter mais rien ne change vraiment. Alors ils décident de remonter à la source du problème : notre relation au monde vivant. Tout au long d'un extraordinaire voyage, ils vont comprendre que nous sommes profondément liés à toutes les autres espèces. Et qu'en les sauvant, nous nous sauverons aussi. L’être humain a cru qu’il pouvait se séparer de la nature, mais il est la nature. Il est, lui aussi, un Animal.

Mon avis

Ce film est clairement militant. Cyril DION, son réalisateur, est un écologiste. Vous l'avez beaucoup entendu notamment dans le cadre de la Convention Citoyenne dont il était le garant.

Là, son combat, c'est la préservation des espèces, enfin, de celles qui peuvent encore l'être.

Par la voix, le regard et la sensibilité des deux ados, il nous fait toucher du doigt leur fragilité. Il y a des images choc bien sûr, ça fait partie des armes dans une lutte (presque) perdue d'avance.

Bella et Vipulan, une fille et un garçon, une anglaise et un français, partent à la découverte du monde et explorent le coeur des problèmes.

Montaigne disait : "Les voyages forment la jeunesse".  S'il y a une forme d'apprentissage tout au long du tournage, Bella et Vipulan disent eux-mêmes avoir grandi pendant cette période, ce qui m'a paru le plus important, c'est leur confrontation au réel et le partage de leurs émotions.

Personnellement, j'avoue avoir été éblouie par Bella, ses réflexions et ses analyses tellement pertinentes, ses émois tellement perceptibles.

Si le film donne à voir un futur incertain pour nombre d'espèces, il est ponctué de formidables rencontres comme des bouffées d'air assurant notre propre survie, il montre aussi des alternatives à nos modes de consommation et de production largement imprégnés du principe de masse, aujourd'hui révolu. 

"L'homme est un animal", c'est ce que chantait Stéphane EICHER dans son titre "Déjeuner en paix", c'est aussi l'approche qu'essaie de partager Cyril DION.

Sincèrement, allez voir ce film, c'est une claque... salutaire. Il suffit d'entendre les applaudissements résonner dans la salle pour s'en convaincre, une première pour moi, je crois.

Si vous hésitez encore, vous pouvez toujours visionner la bande annonce !

Petit clin d'oeil à Pénélope BAGIEUhttps://www.penelope-jolicoeur.com/ qui avait réalisé en 2013 ce dessin pour soutenir l'association Bloom dans son combat contre le chalutage profond... cette pratique est aujourd'hui révolue, ça n'a pas été sans mal !

Animal de Cyril DION

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2021-05-19T20:06:15+02:00

Adieu les cons d'Albert DUPONTEL

Publié par Tlivres
Adieu les cons d'Albert DUPONTEL

On se souviendra longtemps de ce mercredi 19 mai, jour des réouvertures des terrasses des cafés, des cinémas, des musées... bref, de tout ce qui n'était pas considéré comme essentiel mais qui est pourtant "Le sel de la vie" !

Vous avez passé la journée à chercher le premier film qui vous ferait vibrer. J'ai peut-être quelque chose pour vous...

Synopsis 

Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l'enfant qu’elle a été forcée d'abandonner quand elle avait 15 ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

Mon avis :

J'ai pleuré, j'avoue. Des larmes plein les yeux, j'ai éclaté de rire, aussi. C'est ça, je crois, le charme de Dupontel, le pouvoir de prendre le spectateur par surprise. La signature est bien là ! Ce film réalisé et interprété par Albert Dupontel est complètement déjanté, loufoque, aussi drôle que grave.

Le scénario est abracadabrantesque. Il prend racine dans la rencontre de deux âmes fragilisées par des accidents de la vie qui vont, à l’échelle d’une journée, être happées par un tourbillon de péripéties, toutes plus hallucinantes les unes que les autres. Il y a urgence à... VIVRE !

La mise en scène est fantastique avec des images gravées dans ma mémoire, ce film c’est un vrai moment de cinéma, à voir sur grand écran, absolument !

Le casting d'acteurs est excellent. Virginie Efira y joue un rôle central, son interprétation est brillante aux côtés d'Albert Dupontel, un couple aussi improbable qu’émouvant. J'ai adoré ! Quant à Nicolas Marié et Jackie Berroyer, ils y sont tout à fait remarquables.

La fin est magistrale. Inoubliable !

D'ailleurs, je ne suis pas seule à le dire, le jury des Césars ne s'y est pas trompé, il l'a couronné de succès avec 7 trophées !

Si d'aventure, vous hésitez encore, peut-être que le réalisateur interviewé ce matin par Léa Salamé dans #le79Inter saura vous convaincre... le débit est rapide, le propos dense et philosophique, juste jubilatoire, j'adore.

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2020-10-28T07:00:00+01:00

Adieu les cons, Albert DUPONTEL

Publié par Tlivres
Adieu les cons, Albert DUPONTEL

Une comédie aussi hilarante que triste à mourir, ça vous dit ? Alors, je vous conseille "Adieu les cons".

Synopsis

Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l'enfant qu’elle a été forcée d'abandonner quand elle avait 15 ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

Mon avis :

J'ai pleuré, j'avoue. Des larmes plein les yeux, j'ai éclaté de rire, aussi. C'est ça, je crois, le charme de Dupontel, le pouvoir de prendre le spectateur par surprise. La signature est bien là ! Ce film réalisé et interprété par Albert Dupontel est complètement déjanté, loufoque, aussi drôle que grave.

Le scénario est abracadabrantesque. Il prend racine dans la rencontre de deux âmes fragilisées par des accidents de la vie qui vont, à l’échelle d’une journée, être happées par un tourbillon de péripéties, toutes plus hallucinantes les unes que les autres. Il y a urgence à... VIVRE !

La mise en scène est fantastique avec des images gravées dans ma mémoire, ce film c’est un vrai moment de cinéma, à voir sur grand écran, absolument !

Le casting d'acteurs est excellent. Virginie Efira y joue un rôle central, son interprétation est brillante aux côtés d'Albert Dupontel, un couple aussi improbable qu’émouvant. J'ai adoré ! Quant à Nicolas Marié et Jackie Berroyer, ils y sont tout à fait remarquables.

La fin est magistrale. Inoubliable !

Bref, je vous conseille vraiment ce film. Courrez le voir avant que les cinémas ne soient contraints de fermer une nouvelle fois leurs portes pour des raisons sanitaires.

Si d'aventure, vous hésitez encore, la bande-annonce fera peut-être la différence, à moins que ça ne soit l'interview d'Albert Dupontel par Augustin Trapenard dans Boomerang du 13 octobre, ou bien encore la musique du film, « Mala vida » de Mano Negra, énergique et endiablée. What else ? 

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2020-09-30T06:00:00+02:00

Antoinette dans les Cévennes

Publié par Tlivres
Antoinette dans les Cévennes

Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020

Il est réalisé par Caroline VIGNAL.

Synopsis :

Des mois qu’Antoinette attend l’été et la promesse d’une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir. Alors quand celui-ci annule leurs vacances pour partir marcher dans les Cévennes avec sa femme et sa fille, Antoinette ne réfléchit pas longtemps : elle part sur ses traces ! Mais à son arrivée, point de Vladimir - seulement Patrick, un âne récalcitrant qui va l'accompagner dans son singulier périple…

Mon avis :

Si vous avez envie de rire, je crois que cette comédie est faite pour vous !

Le personnage d'Antoinette est diablement bien interprété par Laure CALAMY, une actrice séduisante et sensuelle, spontanée et lumineuse.

Elle nous emmène en voyage dans des paysages de rêve mais il ne faudrait pas oublier que la rando est une activité à part entière. Antoinette n’en maîtrise pas les codes. La valise à roulettes, la jupe et les talons compensés sont inadaptés, lui faisant vivre dzs situations aussi loufoques que farfelues.

Quant à se lancer seule, sans formation ou si peu, dans l’aventure et avec un âne de surcroît, il n’y a qu’un pas qu’Antoinette ne manque pas de franchir. Elle collectionne les péripéties, pour notre plus grand plaisir, émotions garanties !

© Julien_Panié_CHAPKA FILMS _ LA FILMERIE_FRANCE 3 CINEMA

Celles et ceux qui connaissent les joies des dénivelés et des retrouvailles en refuge vont glousser de plaisir. Il y a des scènes tout à fait truculentes, on ne peut plus réalistes !

Et puis, il y a cette histoire d'amour avec Vladimir, interprété par un acteur à l'avenir prometteur, Benjamin LAVERNHE de la Comédie Française. Le jeu du mari et de sa maîtresse est un peu comme un Vaudeville des temps modernes.

Enfin, il y a un animal, Patrick, l'âne qui va porter les bagages d'Antoinette. Il a une approche très fine de la psychologie de ses compagnons de voyage et ne manque pas  une occasion de faire part de ses impressions. Il vous réserve quelques parties de rigolade.

L'épopée est tout à fait jubilatoire. 

J'ai retrouvé le plaisir d'aller au cinéma et de vivre un spectacle au rythme des rires de la salle, un bon moment. Cerise sur le gâteau, j'étais particulièrement bien accompagnée !

Alors, cette bande annonce, on la visionne ?

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