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Articles avec #marsaufeminin catégorie

2021-03-17T21:29:48+01:00

Mars au féminin, tapis rouge à Héloïse ESQUIE

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge à Héloïse ESQUIE

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Héloïse ESQUIE.

Comme Sophie BASTIDE-FOLTZ, cette femme est traductrice, elle fait ce métier de l'ombre qui fait toute la différence quand un livre est publié dans une langue différente.

Héloïse ESQUIE a notamment traduit "L'empreinte" d'Alexandria MARZANO-LESNEVICH, lauréat du #grandprixdeslectriceselle 2019 dans la catégorie document.

Nous sommes aux États-Unis. En 1992, Ricky Langley, 19 ans, tue Jeremy Guillory âge de 6 ans. Par le passé, Ricky Langley avait été condamné à deux reprises pour agression sexuelle. Le petit Jeremy a-t-il été victime de ce type de faits avant sa mort ? Après ? C’est ce que la narratrice va tenter de trouver en déroulant le fil de l’enquête, de la vie de Ricky Langley aussi.

Le tableau est rapidement brossé mais ce livre est foisonnant. Sous la plume de l'écrivaine et la traductrice, deux histoires vraies s'entremêleront pour en faire une lecture choc.

Héloïse ESQUIE avait traduit également "Les apparences" de Gillian FLYNN, un bijou découvert il y a une bonne dizaine d'années maintenant mais qui m'a profondément marquée.

Héloïse ESQUIE mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme  Delia OWENS, Yoko OGAWA, Claire BEREST, Anne DE ROCHAS, Carine JOAQUIM, Alexandra KOSZELYK, Sandrine COLLETTE, Angélique VILLENEUVE, Louise MEY, Catherine ROLLAND, Carole ZALBERG, Marie CHARVET, Fatou DIOME, Adelaïde BON et Johanna KRAWCZYK.

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2021-03-16T19:03:41+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Sophie BASTIDE-FOLTZ

Publié par Tlivres
Mars au  féminin, tapis rouge pour Sophie BASTIDE-FOLTZ

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Sophie BASTIDE-FOLTZ.

Petit pas de côté aujourd'hui avec ce portrait de femme. Il s'agit, en réalité, d'une traductrice, une femme qui fait ce métier de l'ombre à qui l'on doit tant.

Sophie BASTIDE-FOLTZ, je l'ai découverte avec "L'Âge de la lumière" de Whitney SCHARER aux éditions de l'Observatoire. Vous vous souvenez certainement de cette biographie de Lee MILLER, un roman éblouissant comme son personnage principal.

Lee MILLER, partie des Etats-Unis, arrive en France, à Paris. Elle y rencontre Man RAY, l’inventeur de la rayographie. A force de ténacité, elle réussit à se faire embaucher comme assistante, la voie royale pour se former. C’est là aussi qu’elle découvre l’amour. Au bras de Man RAY, elle rencontre les intellectuels et artistes du tout Paris, nous sommes dans les années folles, le groupe Dada brille dans les salons du Dôme, les surréalistes revisitent le monde. Entre le photographe et l’amant se sont toutefois insinuées de pernicieuses interactions, pour le meilleur comme pour le pire. Vivre aux côtés d’un artiste reconnu laissait peu de place à cette époque à une femme confinée dans l’ombre des tâches accessoires. Lee MILLER souhaitait être une artiste à part entière. Pour Man RAY, elle devint rapidement une rivale dans l’acte de créer.

Il faudra quelques années pour Lee MILLER pour affirmer ses propres choix, une rencontre avec Jean COCTEAU, et enfin décider de s’émanciper de cet amour dévorant. Lee MILLER deviendra reporter de guerre.

 

Cette biographie de Whitney SCHARER est un petit bijou.

C’est une manière tout à fait originale de s’acculturer à la discipline artistique de la photographie. J’ai adoré vivre dans la chambre noire avec Man RAY et Lee MILLER des moments de tension inouïe, aussi fugaces que vertigineux, à l’approche de ce qui pourrait être LE cliché des années 1930.

J’ai aussi et surtout beaucoup aimé découvrir la femme qu’était Lee MILLER, une enfant blessée, une femme en mal d’exister, une artiste en mal de reconnaissance, son apogée et sa descente aux enfers.

 

Sophie BASTIDE-FOLTZ mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme Delia OWENS, Yoko OGAWA, Claire BEREST, Anne DE ROCHAS, Carine JOAQUIM,

et puis Alexandra KOSZELYK, Sandrine COLLETTE, Angélique VILLENEUVE, Louise MEY, Catherine ROLLAND, Carole ZALBERG, Marie CHARVET, Fatou DIOME, Adelaïde BON et Johanna KRAWCZYK.

 

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2021-03-13T14:32:09+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Claire BEREST

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Claire BEREST

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Claire BEREST.

Cette plume, je l'ai découverte avec "Rien n'est noir", un roman incandescent et jubilatoire qui relate une page de la vie de Frida KAHLO, celle de sa passion amoureuse pour Diego RIVERA, lauréat du #GrandPrixdesLectricesElle 2020.

« Rien n’est noir » est une très belle opportunité de prendre connaissance des toiles peintes par Frida KAHLO, personnellement j’ai un faible pour « La Colonne brisée » réalisée en 1944.

Avec « Rien n’est noir », vous plongez aussi au coeur de l’Histoire du Mexique et du streetart qui se distingue encore aujourd’hui. Vous visitez aussi le monde et côtoyez les hommes, capitalistes, en quête de montrer ô combien leur pouvoir est grand.

La narration est foisonnante, à l’image de la vie de l’artiste célébrée. Elle est poétique aussi.

Claire BEREST maintient un rythme ahurissant qui donne à cette lecture une vivacité et un dynamisme absolument remarquables. 

Ce roman existe en poche...

Et puis, il y a eu "Gabriële", un roman à quatre mains, le livre de Anne et Claire BEREST, deux soeurs, sur leur grand-mère qui n'est autre que Gabriële BUFFET, l'épouse de Francis PICABIA.

Là aussi, il y a une vertigineuse histoire d'amour. Gabriële est une femme EXTRAordinaire, de celles qui marquent leur vie avec l'empreinte de la liberté. Elle n'a pas vécu que de bons moments avec un mari artiste à l'ego surdimensionné, elle est même restée dans l'ombre de celui qu'elle adule. 

Sous la plume des soeurs BEREST, une expérience littéraire audacieuse mais parfaitement réussie, Gabriële devient un personnage de roman dont le lecteur découvre le parcours avec une véritable frénésie. La narration du tourbillon artistique est exaltée. "Gabriële" devient rapidement un page-turner, une épopée à vous couper le souffle, une biographie époustouflante.

 Ce roman existe aussi en poche 

J'ai lu deux romans de Claire BEREST, deux coups de coeur, des romans tout à fait EXTRAordinaires.

Claire BEREST mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace) tout comme Anne DE ROCHASCarine JOAQUIM,

et puis Alexandra KOSZELYK, Sandrine COLLETTE, Angélique VILLENEUVE, Louise MEY, Catherine ROLLAND, Carole ZALBERG, Marie CHARVET, Fatou DIOME, Adelaïde BON et Johanna KRAWCZYK.

Mars au féminin, tapis rouge pour Claire BEREST

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2021-03-07T16:27:19+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Catherine ROLLAND

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Catherine ROLLAND

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Catherine ROLLAND.

Sa plume, je l'ai découverte avec « Le cas singulier de Benjamin T. », un énorme coup de coeur. Rien que l'évoquer suffit à me faire frissonner.

Et puis, il y a un an, il y a eu « La Dormeuse », un roman d'une profonde intensité.

Je vous dis quelques mots de l'histoire :

Sofia Loison est en entretien d'embauche pour un poste d’aide-ménagère. La posture et les échanges avec son recruteur, Léo, l'interpellent. Sofia découvrira qu'il s'agit du neveu de Marie Montès et son mari, Tiago, vivant dans une maison troglodyte de Touraine, et chez qui l'aide-ménagère est censée intervenir. Sofia n'est pas au bout de ses surprises. Elle comprend très vite que bon nombre de personnes se sont déjà collées à la mission mais n'ont pas résisté à la forte personnalité de Marie. La voilà prévenue. Quant à la mission réelle, elle est un brin en décalage avec celle annoncée ! Parallèlement, une enfant disparaît lors d'un séjour familial à Pompéi, l'enfant de 6 ans a quitté la caravane. Elle sera retrouvée quelques années plus tard dans des conditions aussi mystérieuses que sa disparition. Devenue adulte, elle décide de partir en quête de souvenirs. Pompéi, il fut un temps où la cité n'était pas encore ensevelie. En août 79, les hommes et les femmes y vivaient sereinement. Ils ne savaient pas encore que leur temps était compté.

Vous avez, là, les petites graines savamment semées par une écrivaine à l'imagination débordante. Une nouvelle fois, elle m'a conquise. Le jeu des narrations est prodigieusement orchestré. Trois histoires s'entrecroisent à deux mille ans d'intervalle sans qu'à aucun moment vous ne perdiez pied, le tout dans une rythme frénétique. Je n'ai pas vu les 480 pages passer et encore, j'en redemande !  

Catherine ROLLAND a de l'énergie à revendre. Alors, quand elle ne travaille, elle écrit, et quand ce ne sont pas des romans, ce sont des chroniques, des nouvelles, bref, tout un tas de pépites qu'elle nous propose sur un site internet, rien de moins. N'hésitez pas à le visiter !

Complètement sous le charme de cette plume, j'attends maintenant avec impatience, j'ose le dire, son prochain roman annoncé au printemps. « Les inexistants » est un roman qui sortira chez BSN Press, une maison d’édition suisse spécialisée dans le roman noir et le polar, ça promet d'être haletant !

Catherine ROLLAND mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (initié par Moonpalaace)

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Sandrine COLLETTE

Carole ZALBERG

Marie CHARVET

Angélique VILLENEUVE

Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-06T19:26:18+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Sandrine COLLETTE

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Sandrine COLLETTE

Dans les pas de Flo and books, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Sandrine COLLETTE.

Il faut dire que je suis devenue une inconditionnelle de sa plume. Au fil des années, il y a eu :

 

Et toujours les Forêts

Juste après la vague

Six fourmis blanches

Un vent de cendres

et puis, tout récemment,

Ces orages-là

tous des romans noirs. L'écrivaine dit ne savoir faire que cela mais pourquoi lui reprocher alors qu'elle le fait si bien.

Si les premiers romans que j'avais lu de Sandrine COLLETTE étaient plutôt axés environnement et nature, dans Ces orages-là elle met sa focale sur une jeune femme :

Clémence travaille dans une boulangerie. Avec Flo, elle fabrique du pain. Le réveil sonne tôt le matin. Par tous les temps, elle enfourche son vélo et trouve refuge dans un lieu chaleureux où l’odeur du bon pain ferait craquer n’importe quel gourmand. La boulangerie, c’est le seul lieu dans lequel Clémence se sent exister et en sécurité. Sa toute nouvelle maison est petite et moche, à l’image de sa vie, en réalité. Elle est née quand ses parents avaient atteint la cinquantaine. Clémence se souviendra toujours d’une scène de ménage, une scène de violence à laquelle le couple ne résistera pas. Elle avait 11 ans à l’époque et elle, Clémence, n’a finalement pas mieux réussi dans le domaine. Elle vient de fuir le foyer conjugal après trois années de vie commune, trois années d’un martyr sans nom, trois années qui auront permis au prédateur de tisser lentement sa toile autour d’une proie, presque parfaite.

 

Vous l’aurez compris, Sandrine COLLETTE embrasse le champ des violences conjugales et nous propose une entrée en matière tout à fait effroyable. Imaginez, une scène de chasse, en forêt, en pleine nuit, avec une femme, pratiquement nue, invitée à se sauver, mais pour aller où ?

Si les premières pages du roman décrivant une femme traquée sont tout à fait saisissantes, ce qui suit l’est encore plus !

Ce n’est pas tant le chemin de la résilience que Sandrine COLLETTE s’attache à explorer mais plutôt la période de décompression juste après l’effroi, les jours suivant la fuite, dans les ombres de la paranoïa. S’il a fallu beaucoup de courage pour Clémence pour quitter son mari, un manipulateur, il lui en faudra encore beaucoup plus pour sortir la tête de l’eau et espérer échapper à son emprise. 

Avec « Ces orages-là », Sandrine COLLETTE explore les effets d’un stress post-traumatique sur le corps. L’expression « avoir la peur au ventre » n’a jamais été aussi bien illustrée qu’avec le personnage de Clémence. Il n’y a pas de place ici pour la raison, non, tout se joue ailleurs, au niveau du ventre, des tripes, quoi !

Le registre est différent mais la signature est bien là. L'autrice nous propose un roman saisissant, un thriller psychologique totalement addictif, un livre que vous ne lâcherez pas avant de l'avoir terminé !

Sandrine COLLETTE mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur (invitation de Moonpalaace)

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Carole ZALBERG

Marie CHARVET

Angélique VILLENEUVE

Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-05T22:16:11+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Carole ZALBERG

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Carole ZALBERG

Dans les pas de Moonpalaace, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Carole ZALBERG.

J'ai découvert la plume de l'écrivaine avec "Où vivre".

Dans une narration chorale, Carole ZALBERG déplace en permanence le faisceau des projecteurs et offre un panel multiple de parcours de vie. Impossible de dresser le portrait du juif comme un être unique. Il est à l'image de la société, c'est-à-dire interculturel. Avec la convocation de trois générations, l'écrivaine guide le lecteur et lui apprend 


[...] à ne pas juger. P. 134

Chaque mot est choisi avec minutie, il sonne juste.

Carole ZALBERG nous donne rendez-vous en librairie avec son tout nouveau roman : "Tes ombres sur les talons". Je vous dis quelques mots de l'histoire :

Melissa est une jeune femme. Sa mère est cantinière, son père conducteur de bus. Elle s’aventure en terre inconnue avec ses études universitaires, elle cherche sa place dans un univers dont elle ne maîtrise pas les codes, elle s’évertue à apprendre. C’est dans ce contexte qu’une main lui est tendue. Mais, là, c’est l’engrenage, un cercle de militants qui des convictions et entendent bien les revendiquer. Rien ne serait plus grave s’il ne s’agissait de la mort d’un enfant de 18 mois, Medhi, dont les parents, migrants, cherchaient un abri et ont eu le malheur de croiser leur chemin. Le lendemain, c’est la prise de conscience. Melissa chavire, c’est le chaos. Survivra-t-elle à la culpabilité qui l’envahit ? Aura-t-elle une seconde chance ? Peut-elle encore croire en l’humanité ?

A l’image de ce que propose Gaëlle JOSSE dans ses romans, j’aime lire ceux de Carole ZALBERG pour sa manière d’explorer les tréfonds de l’âme humaine et proposer des alternatives à la déchéance, leur foi en l’humain et sa capacité de rebond. Il y a quelque chose qui relève de l’instinct de survie, une force presque animale à sauver sa peau. S’il ne s’agit pas d’effacer la faute, il s’agit plutôt de vivre avec.
 
La plume est sensible, le propos lent mais rythmé. Carole ZALBERG confirme la puissance des mots et l’intensité du discours. Elle nous livre un roman dérangeant, tout à fait fascinant. J’ai lu en apnée totale.

Carole ZALBERG mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur 

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Marie CHARVET

Angélique VILLENEUVE

Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-04T13:05:08+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Marie CHARVET

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Marie CHARVET

Dans les pas de Moonpalaace, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Marie CHARVET, autrice d'un premier roman qui fait la place belle à la musique : "L'âme du violon" chez GrassetAllez, en piste !

Nous sommes en 1600, en Italie du Nord, à Brescia, Giuseppe travaille chez son maître luthier, Giovanni Maggini. La notoriété des artisans d'art est telle qu'ils réalisent régulièrement des travaux pour le comte de Cagliostro. La dernière commande porte sur un violon d'exception avec lequel la fille du comte jouera lors de la prochaine réception. La musique, c'est aussi la passion de Lazlo, un jeune tzigane de Nogent-sur-Marne. Nous sommes dans les années 1930, le garçon est élevé par son oncle Nathanaël. Il a pris son neveu sous son aile, sa mère a été exclue de la communauté par avoir flirté avec un gadgo, un père que l'enfant n'a jamais vu. C'est certain, il est différent des autres, il n'a pas le commerce dans la peau, mais la musique, oui, un véritable don. La différence, c'est aussi à cela qu'est confrontée Lucie qui occupe une chambre de bonne dans le quartier des Batignolles à Paris. Depuis toute petite, elle s'est distinguée de sa soeur, Iris, bien comme il faut. Lucie, elle, a besoin de liberté, de sortir du cadre. Quand elle a fait le choix d'apprendre les Beaux-Arts, c'était la goutte d'eau dans un vase déjà bien rempli, ses parents ont coupé les ponts. De sa famille, elle ne voit plus que sa grand-mère, Marguerite. Elle habite Lyon, elle a plus de quatre-vingt-dix ans aujourd'hui mais elle fut la première femme française à exercer le métier de musicienne. L'art, elle connaît. Grand-mère et petite-fille entretiennent une relation de complicité extraordinaire. Quant à Charles, il partage sa vie entre Paris et New-York. Elève surdoué, il s'est orienté vers Polytechnique. Chef d'entreprise, il investit et se prépare à l'entrée en bourse de sa société. Dans sa vie, il avait tout ou presque. C'est à 20 ans qu'il s'est retrouvé un peu par hasard à entrer dans l'église de Saint-Eustache de Paris au moment d'un concert, il s'est découvert une passion pour la musique. Perfectionniste, il s'est constitué une culture hors pair sur le sujet et découvre un nouveau terrain de jeu, financier.

Dans "L'âme du violon", vous l'aurez compris, Marie CHARVET nous brosse une galerie de portraits, des hommes, des femmes, tous passionnés par la musique. L'écrivaine nous fait voyager à travers les siècles, depuis la création d'instruments rares largement convoités encore aujourd'hui pour la qualité du son qu'ils continuent de produire. J'ai été émerveillée par les descriptions de l'atelier de Giuseppe, le travail artisanal, l'amour du matériau, noble, le bois. 

"L'âme du violon", disponible en poche chez J'ai lu

 

est d'une construction implacable.

Au rythme des premières notes, vous ferez vos premiers pas sur la piste de danse, prendrez vos repères au bras de l'écrivaine et vous laisserez bientôt transporter par le charme de la plume. Vous en sortirez enivré.e.

Marie CHARVET mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur 

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Angélique VILLENEUVE

Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-03T22:01:06+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Angélique VILLENEUVE

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Angélique VILLENEUVE

Dans les pas de Moonpalaace, et pour cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge à Angélique VILLENEUVE, une autrice dont j'ai découvert la plume avec 

"Maria"

et plus récemment avec

"La belle lumière"

Le premier roman m'avait profondément touchée et interpellée sur la notion du genre grâce à un scénario tout à fait remarquable.

De "La belle lumière", je suis sortie « illuminée » par la beauté des mots. Tout commence avec une scène saisissante. 

Nous sommes en 1886, aux Etats-Unis, à Tuscumbia, dans les bois. Kate KELLER, la mère, est toute attentionnée à l’itinéraire de sa fille, Helen, que l’on soupçonne... différente. Elle est en réalité aveugle, sourde et muette.

 

Kate a épousé un homme, Arthur, à la tête d’un journal, âgé de 20 ans de plus qu’elle. L’enfant naît 2 ans après leur mariage. Tout se passe « normalement » (si normalité il y a), jusqu’à ses 19 mois. Là, elle est prise de fortes fièvres. Sa mort est annoncée. Le bébé survit pourtant mais avec des séquelles profondes. Si les apprentissages de la vie quotidienne de l’enfant sont difficiles, il est un champ dans lequel Helen évolue en s’affranchissant de toute forme de handicap, c’est celui des fleurs, des roses très précisément. A sa naissance, un premier rosier, « Pâquerette », créé par une roseraie lyonnaise, avait été offert à Kate, celui-là ne supportera pas les différences de températures entre la France et les Etats-Unis mais il sera le point de départ d’une collection tout à fait exceptionnelle au sein de laquelle Helen « s’épanouira comme une fleur » ! Mère et fille évoluent dans une famille élargie. Il y a la soeur d’Arthur, il y a deux fils d’un premier mariage, il y a une nièce orpheline et, pour les servir, des hommes et des femmes, noirs. Virginia s’occupe de la maison, Yates du jardin, Hilliott des chevaux. C’est dans cet environnement interculturel que Kate va mener son plus grand combat, celui de l’éducation de sa fille par la voie d’un apprentissage « adapté », mais là commence une toute nouvelle histoire.

 

La plume est éminemment poétique.

 

Angélique VILLENEUVE mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur 

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Fatou DIOME

Adélaïde BON

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2021-03-02T18:45:00+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Fatou DIOME

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Fatou DIOME

Dans les pas de Moonpalaace, et pour commencer cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge pour Fatou DIOME.

Son tout dernier roman  : « Les veilleurs de Sangomar », publié chez Albin Michel, disponible chez Le Livre de poche, un très beau livre qui honore la mémoire des disparus du naufrage du 26 septembre 2002 au large de Dakar. Le Joola accueillait ce jour-là environ 2 000 passagers, soit un peu plus de 4 fois le nombre prévu. C’est un roman sur le deuil et l’incantation des morts, c’est aussi une magnifique preuve d’amour d’une femme à son défunt mari.

Je vous en livre les premières lignes :


Gospel ou fado ? Seigneur, quel chant ramène les morts ? Le coeur de Coumba ne murmurait plus que lamento. Mais à quoi bon réveiller le maestro Bach ? Même son violoncelle ne saurait tout dire du manque ! Alors, silence. Surtout pas d'oratorio, trêve de prières ! Combien de maréees faut-il à Neptune pour rendre ceux qu'il retient loin des leurs ? Les bras de Coumba réclamaient Bouba.

Avec « Les veilleurs de Sangomar », j’ai découvert la plume de Fatou DIOME, éminemment romanesque, délicate, tout en pudeur, qui par la voie du conte trouve un très beau terrain de jeu philosophique. 

Fatou DIOME était hier l'invitée d'Augustin TRAPENARD dans Boomerang sur France Inter, l'occasion de nous parler de la sortie demain d'un recueil de nouvelles : « De quoi aimer vivre » et de tout un tas d'autres choses, un moment d'une rare beauté.

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2021-03-01T08:21:10+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Adelaïde BON

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Adelaïde BON

Dans les pas de Moonpalaace, et pour commencer cette édition 2021 du mois de #marsaufeminin, j'ai choisi de dérouler le tapis rouge pour Adelaïde BON.

Cette jeune femme a écrit "La petite fille sur la banquise" aux Éditions Grasset, disponible aujourd'hui chez Le Livre de poche.

 

L'autrice nous propose, le temps d’une lecture, de côtoyer l’indicible. Dans ce livre, il n’y a pas de place pour la fiction, l’imagination, nous ne sommes pas dans un roman, non, nous entrons de plein fouet dans l’intimité de l’écrivaine qui, à l’âge de 9 ans, a rencontré un homme dans l’escalier. Ce jour-là, la petite fille, qu’elle était, est morte. Une nouvelle vie a, depuis « l’événement », commencé. Retrouvée murée dans un silence par ses parents, une plainte contre X est déposée le lendemain. Dès lors, Adelaïde BON n’a fait que lutter, contre son corps d’abord, envahi de méduses, contre ses crises d’angoisse, de boulimie, de profonde tristesse et toujours, cette mémoire qui n'en fait qu'à sa tête. A coup de thérapies en tous genres, de recherches et de mobilisation, Adelaïde BON apprend à nommer les faits, une première clé pour ouvrir le coffre-fort de sa précédente vie, elle a été victime d'un viol. Le mot est lâché, dès lors, elle accède à la connaissance des modalités de fonctionnement du cerveau et en comprend la mécanique, un premier pas sur le chemin de la résilience. La deuxième clé, c’est la voie de la justice. 23 années se sont écoulées entre les faits et ce premier appel téléphonique des services de police lui annonçant avoir découvert un suspect. Giovanni Costa est impliqué dans 72 affaires, viols ou tentatives de viol sur enfants. Les jours passés devant la Cour d’Assise ont été profondément douloureux mais le jugement a été rendu. Adélaïde BON a retrouvé le goût de la vie.

Toute son enfance, sa jeunesse, son adolescence, sont marquées de l’empreinte laissée par "l’événement". J’ai été bouleversée par son parcours et tellement impressionnée par sa ténacité, son courage, sa force de caractère.
 
Alors qu’il aurait été si facile, lorsqu’elle était suspendue au-dessus du vide au 7ème étage d’un immeuble parisien, de faire ce petit geste de trop, alors qu’elle accumulait les opérations destinées à réparer sa mâchoire impactée par un accident de mobylette, alors qu’elle était à cette époque traversée par des pensées suicidaires, qu’est-ce qui a fait qu’Adelaïde BON a continué à se battre ?
 
Avec le recul de la lecture, chacun pourra en déduire que son combat en valait furieusement la peine, mais quel calvaire, quel chemin de croix !
 
Adelaïde BON parsème son récit de toutes ces petites choses qui sont loin d’être des détails, des rencontres, des relations d’amitié, d’amour, qui lui ont permis de tenir le coup.
 
Le théâtre s’est fait une place dans sa vie, il lui a offert des parenthèses, des bouffées d’air.

Elle rend hommage à tous ces professionnels aussi qu’elle a croisé sur son chemin, avec des moments d’espoir et des périodes de grand désarroi, l’impression de devoir toujours tout recommencer à zéro, tout réexpliquer, pleurer, submergée par les émotions et envahie par ces périodes blanches. Elle n’oublie pas sa famille. 

Mais ce récit, je vous le conseille aussi parce qu’il est militant, c’est un véritable plaidoyer contre un fléau de notre société et en faveur d’une prise de conscience du grand public et d’une évolution des politiques publiques.

Avouons que l'écrivaine, Adélaïde BON, mérite bien son hashtag #femmesdelettresalhonneur, non ?

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2020-04-02T18:32:18+02:00

Mars au féminin, clap de fin !

Publié par Tlivres
Mars au féminin, clap de fin !

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, j'ai décliné l'opération #marsauféminin avec une trentaine de femmes qui m'éblouissent par leur talent.

Certaines sont malheureusement décédées aujorud'hui et leur voix me manque terriblement aujourd'hui, d'autres brillent de mille feux, en littérature et dans des disciplines artistiques, je les admire.

Retrouvez tous ces portraits hauts en couleur : 

Simone VEIL

Anne-Marie GARAT

Valérie TONG CUONG

Frédérique DEGHELT

Maylis de KERANGAL
 

Wangari MAATHAI

Véronique OVALDE

Diane de LA ROQUE

Valentine GOBY

Pénélope BAGIEU

Alice FERNEY

Lenka HORNAKOVA CIVADE

Cécile LADJALI

Jeanne BENAMEUR

Michèle LESBRE

Gaëlle JOSSE

Anne PLANTAGENET

Nancy HUSTON

Corinne ROYER

Caroline LAURENT

Françoise HERITIER

Niki de SAINT-PHALLE

Laurence TARDIEU

Chloé CRUCHAUDET

Diane DUCRET

Benoîte GROULT

Claudie GALLAY

Aude LE CORFF

Delphine BERTHOLON

Leila SLIMANI

 

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2020-04-01T16:21:23+02:00

Mars au féminin, le clap de fin !

Publié par Tlivres
Mars au féminin, le clap de fin !

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, j'ai décliné l'opération #marsauféminin avec une trentaine de femmes qui m'éblouissent par leur talent.

Certaines sont malheureusement décédées, leurs mots et leur voix me manquent terriblement aujourd'hui. D'autres brillent de mille feux, en littérature et dans des disciplines artistiques, je les admire.

Retrouvez tous ces portraits hauts en couleur : 

Simone VEIL

Anne-Marie GARAT

Valérie TONG CUONG

Frédérique DEGHELT

Maylis de KERANGAL

Wangari MAATHAI

Véronique OVALDE

Diane de LA ROQUE

Valentine GOBY

Pénélope BAGIEU

Alice FERNEY

Lenka HORNAKOVA CIVADE

Cécile LADJALI

Jeanne BENAMEUR

Michèle LESBRE

Gaëlle JOSSE

Anne PLANTAGENET

Nancy HUSTON

Corinne ROYER

Caroline LAURENT

Françoise HERITIER

Niki de SAINT-PHALLE

Laurence TARDIEU

Chloé CRUCHAUDET

Diane DUCRET

Benoîte GROULT

Claudie GALLAY

Aude LE CORFF

Delphine BERTHOLON

Leila SLIMANI

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2020-03-31T16:42:39+02:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Leïla SLIMANI

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Mars au féminin, tapis rouge pour Leïla SLIMANI

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsauféminin avec Leïla SLIMANI.

J’ai commencé cette folle aventure avec Simone VEIL, je la termine avec Leïla SLIMANI, il n’y a pas de hasard dans la vie ! 

Leïla SLIMANI, j’ai lu d’elle « Chanson douce », prix Goncourt 2016 (12ème femme en 113 ans !), lauréat du #grandprixdeslectricesElle 2017, porté depuis au cinéma. 

 
J’avais été frappée par la noirceur du propos. C’est grâce à la toute nouvelle émission lancée par Olivia de LAMBERTERIE « Une nuit en librairie » que vous pouvez réécouter en podcast que j’ai compris. Tout au long de cette nuit, elle égrène ses références, ses lectures depuis sa plus tendre enfance. Le concept est formidable et cette complicité établie avec Leïla SLIMANI est un petit bijou. 
 
Mais Leïla SLIMANI, je l’apprécie aussi pour ses valeurs, sa vision du monde. Franco-marocaine, Leïla SLIMANI porte un regard sans concession sur la double culture, sur les mœurs de son pays d’origine. Je vous invite d’ailleurs à réécouter le podcast de l’interview d’Augustin TRAPENARD du 23 mars 2017, un jubilé d’interculturalité.
 
Enfin, Leïla SLIMANI, je l’apprécie pour ce qu’elle dit et défend de la condition féminine aujourd’hui. C’est une voix du XXIème siècle qui m’éclaire beaucoup. J’ai savouré la qualité de sa chronique « Un porc, tu nais ? » dans Libération en réponse à la tribune publiée dans Le Monde de 100 femmes qui disaient vouloir en terminer avec la victimisation des femmes. Leïla SLIMANI, elle, seule, a réussi à mettre fin à des propos qui relevaient de l’indécence et de l’inacceptable en revendiquant le droit de ne pas être importunée. Les mots sont justes, savamment choisis, chapeau !
 
Pour toutes ces raisons, vous comprendrez qu’elle occupe une place de choix dans ce mois de #marsauféminin. Elle a l’honneur de fermer le bal et de clôturer, tout en beauté, un challenge relevé haut la main.
 
Il faut dire que des héroïnes, il y en a beaucoup. Inutile de vous dire que j’ai dû faire des choix, 31 jours ne peuvent suffire à présenter la richesse de leurs talents, la puissance de leur plume, la qualité de leurs créations... mais #marsauféminin a le mérite d’exister. Alors, Mesdames, Moonpalaace et Floandbooks, on se dit : « À l’année prochaine ! ».

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2020-03-29T12:01:50+02:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Aude LE CORFF

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Mars au féminin, tapis rouge pour Aude LE CORFF

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsauféminin avec Aude LE CORFF.

J’ai découvert cette plume, profondément émouvante, avec « L’importun ». Je me souviens de cette lecture comme à la première heure. J’en frissonne encore.

Il y a eu ensuite « Les arbres voyagent la nuit » et plus récemment « La mer monte »

Trois romans, trois coups de ❤️

Vous la connaissez ?

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2020-03-28T12:01:44+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Claudie GALLAY

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Mars au féminin, tapis rouge pour Claudie GALLAY

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsauféminin avec Claudie GALLAY.

Vous avez peut-être lu et aimé : "Les déferlantes", "L’amour est une île" ou bien encore "Une part de ciel", "Mon amour, ma vie". Si tel est le cas, vous aimerez "La beauté des jours", je puis vous l’assurer !

Claudie GALLAY est une formidable conteuse. A l'image d'Anne-Marie GARAT, Nancy HUSTON, Gaëlle JOSSE, Michèle LESBRE, Lenka HORNAKOVA CIVADE, Alice FERNEY, et bien d'autres encore, elle sait planter un décor dans les toutes premières pages et vous transporter avec ses mots. Sous la plume, la magie de la littérature opère, j'adore !

 

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2020-03-27T18:12:06+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Benoîte GROULT

Publié par Tlivres
Mars au féminin, tapis rouge pour Benoîte GROULT

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsauféminin avec Benoîte GROULT.

Vous vous souvenez certainement de cette grande Dame de la littérature, éminemment féministe en son temps. Elle s’est éteinte en 2016, elle avait 96 ans.

J’ai lu d’elle « Ainsi soit-elle », un essai largement conseillé par ma grande fille (que je remercie une nouvelle fois !). L'écrivaine répondait alors avec humour, tact et finesse, à des hommes qui croyaient tout connaître des femmes, ils se trompaient largement, à commencer par Freud.

C’est croustillant. En ce début de week-end, je ne pouvais décemment pas passer à côté !

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2020-03-26T17:55:27+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Diane DUCRET

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Mars au féminin, tapis rouge pour Diane DUCRET

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsauféminin avec Diane DUCRET.

J’ai eu la chance de découvrir sa plume avec « Les Indésirables », un roman publié chez Flammarion. Historique, il relate le camp de Gurs, ce camp de femmes installé dans les Pyrénées pendant la seconde guerre mondiale. 

Et puis, il y a eu plus récemment « La meilleure façon de marcher est celle du flamand rose », un titre à rafler tous les records de longueur de hashtag ! Avec ce roman, vous allez rire (jaune), l’écrivaine brosse un portrait satirique de la société contemporaine. 

Les deux existent en poche chez J’ai lu

Son actualité est marquée par la sortie en janvier dernier de "La dictatrice", peut-être l'avez-vous lu ?

 

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2020-03-25T07:00:00+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Chloé CRUCHAUDET

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Mars au féminin, tapis rouge pour Chloé CRUCHAUDET

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Chloé CRUCHAUDET.

Aujourd'hui, c'est #mercrediBD, quoi de plus naturel donc que de vous brosser le portrait d'une toute illustratrice pleine de talent.

Chloé CRUCHAUDET, je l'ai découverte en 2013 avec "Mauvais genre", une BD inspirée de l’histoire vraie de Paul GRAPPE et Louise LANDY relatée par Fabrice VIRGILI et Danièle VOLDMAN sur la base de nombreux éléments d’archives collectés. Elle traitait alors des traumatismes de guerre, du genre, de l’homosexualité, du travestissement, des violences conjugales…

Cette BD a été couronnée du Prix Landerneau bande dessinée 2013, Fauve d'Angoulême prix du public Cultura 2014, Grand Prix de la critique de l'ACBD de la même année et puis du Prix Micheluzzi de la meilleure bande dessinée étrangère 2015.

Depuis, j'ai eu l'immense chance de la rencontrer à Carnac lors d'un événement littéraire, sous l'oeil avisé de ma très chère Valérie, blogueuse, chroniqueuse, et tout un tas d'autres casquettes ! Je profite de cette publication pour la saluer d'ailleurs et vous inviter à visiter son blog : unlivreapreslautre. J'étais alors accompagnée de ma grande fille. Nul doute qu'elle garde elle aussi très précieusement l'album dédicacé !

J'avais ainsi découvert "Ida", une trilogie dont le scénario est construit autour du parcours initiatique d'une jeune fille, Ida Von Erkentrud qui vit à Bâle en Suisse dans un milieu favorisé. Ida souffre d'un mal que les médecins n'arrivent pas à soigner, l'idée germe alors d'un voyage autour du monde. Son itinéraire est ponctué de rencontres, de découvertes... quand l'Autre offre la voie de la guérison !

Le graphisme est remarquable, un brin féerique, empreint de poésie et ô combien raffiné, chaque planche est une oeuvre d'art !

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2020-03-24T17:31:46+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Laurence TARDIEU

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Mars au féminin, tapis rouge pour Laurence TARDIEU

Dans le sillage de Moonpalaace et Floandbooks, je poursuis la déclinaison de #marsauféminin avec Laurence TARDIEU.

Il y des plumes qui nous submergent, nous prennent dans leurs bras pour mieux pour émouvoir, assurément, celle de Laurence TARDIEU fait partie de celles-là.

Je l'ai découverte avec "A la fin, le silence" aux éditions du Seuil.

Et puis il y a eu plus récemment "Nous aurons été vivants" chez Stock

Chaque fois, ce sont des lectures qui ont laissé leur empreinte dans mon esprit. Je me souviens d'ambiances, de décors... je crois que ces deux romans pourraient être portés au cinéma, les descriptions sont d'un tel détail que les images déferlent devant mes yeux.

Peut-être avez-vous d'autres références à partager...

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2020-03-23T17:45:00+01:00

Mars au féminin, tapis rouge pour Niki de SAINT-PHALLE

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Mars au féminin, tapis rouge pour Niki de SAINT-PHALLE

Dans le sillon de Moonpalaace et Floandbooks , je poursuis la déclinaison de #marsaufeminin avec Niki de SAINT-PHALLE.

En mai 2017, lors de la livraison de « L’Arbre-serpents » rénové dans la cour du Musée des Beaux Arts d’Angers, sa petite-fille et gestionnaire de la Niki charitable art foundation, Bloum CARDENAS, s'est déplacée pour l'événement.

Elle dit de sa grand-mère que "c'était une bombe dans tous les sens du terme !". Niki de SAINT-PHALLE, c'est une artiste que j'aime beaucoup et depuis une belle vingtaine d'années maintenant. Elle s'affiche d'ailleurs dans la bannière du blog comme une signature depuis son tout premier jour !

Bien sûr, comme beaucoup, je l'ai découverte avec ses Nanas, ces femmes aux formes généreuses qui, dans les années 1960, affichaient le charme des rondeurs comme un contre-pouvoir exercé face aux canons de la beauté revendiqués par les professionnels de la mode. Elle savait d'ailleurs tout particulièrement de quoi elle parlait puisqu'elle fut elle-même mannequin ! Il y avait avec Niki de SAINT-PHALLE l'affirmation d'un acte militant, un acte féministe montrant une autre voie possible.

Elle était provocatrice aussi. J'en veux pour preuve sa Nana couchée, Hon, créée en 1966 avec son mari, Jean TINGUELY, et dans laquelle le public pouvait entrer par le vagin pour assister à une mise en scène artistique.
 

Elle était exceptionnelle aussi dans les dimensions qu'elles donnait à ses oeuvres. Monumentales elles étaient. Hon mesurait 28 mètres de long.

Elles ont trouvé un écrin majestueux dans le Jardin des Tarots situé en Toscane. Inspirée du Parc Güell de Barcelone pour les oeuvres de GAUDI, Niki de SAINT-PHALLE y a mis beaucoup de ténacité pour mener à bien ce projet fantastique.

Ce que j'aime beaucoup dans son oeuvre, c'est le mélange des matières avec ses mosaïques composées de petites pierres, de morceaux de miroir, brillants et réfléchissants, ce sont ses couleurs aussi, chatoyantes à l'envi, gaies, lumineuses. 

Elle créait des oeuvres originales et tellement suggestives à l'image de "La Justice" par exemple. Insolite, non ?

Niki de SAINT-PHALLE, c'était une femme qui allait jusqu'au bout de ses idées, de son art. Elle s'affranchissait des limites qui pouvaient entraver sa création, elle croyait en ses capacités de devenir une héroïne.

Sa philosophie, j'ai envie de la relayer partout autour de moi. Elle n'a pas pris une ride avec le temps. Il conviendrait même de la crier haut et fort quand les droits des femmes peuvent être un brin fragilisés.

Que toutes les petites filles, les jeunes filles, les jeunes femmes, et les autres, croient en cet horizon des possibles ! 

Niki de SAINT-PHALLE, assurément, "c'était une bombe !".

J’avais choisi « Joie de vivre » pour vous souhaiter une très belle année 2019. Nous sommes en 2020 mais je crois que plus que jamais aujourd’hui, nous en avons besoin... c’est donc ma #lundioeuvredart.

 

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