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2021-10-31T07:00:00+01:00

Speed de Zazie

Publié par Tlivres
Speed de Zazie

Ma #chansondudimanche est un titre de Zazie, auteure compositrice interprète, extrait de son album "Essenciel" sorti en 2019.

Si j'aime la musique qui commence lentement et nous entraîne au fil des notes dans un frénétique tourbillon, j'aime aussi profondément les paroles et notamment cet appel à sortir...


Allez hop
Tu es libre alors
Oui, libre encore

En 2020, il y a eu un premier confinement, puis un deuxième. Certains semblent avoir trouvé dans leur logement un refuge à l'abri des tempêtes mais également une protection contre le virus, contre l'autre aussi. Zazie invite à sortir de sa zone de confort et à profiter de notre LIBERTE, une invitation à laquelle j'ai une furieuse envie de répondre. 

Si vous hésitez encore, place à la musique !

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2021-10-30T15:32:52+02:00

Titouan LAMAZOU à la médiathèque des Sables d’Olonne

Publié par Tlivres
Titouan LAMAZOU à la médiathèque des Sables d’Olonne

Vous avez peut-être repéré sur le compte ce magnifique portrait de "Mama Taro" réalisé par Titouan LAMAZOU et publié dans son très Beau livre "Escales en Polynésie" aux éditions Au vent des îles.

 

A travers ce portrait, Titouan LAMAZOU sublime une femme, c'est  ce qu'il s'est attaché à réaliser depuis qu'il a quitté la compétition (souvenez-vous, c'est le vainqueur du 1er Vendée Globe en 1991).

 

Aux Sables d’Olonne, c’est là que je l’ai rencontré tout récemment. Il était accompagné de son éditeur. Tous deux étaient accueillis par La Médiathèque « Le Globe », ça ne s’invente pas 😉

 

L’homme est profondément humaniste. D’ailleurs, en 2003, l'Unesco ne s'y est pas trompé en l'honorant du titre "Artiste pour la paix". L'institution souhaitait alors reconnaître une communauté d'hommes et de femmes s'engageant pour l'humanité. Ce titre venait notamment saluer ses travaux réalisés lors de son premier voyage en Corne de l'Afrique, là où les mutilations féminines étaient monnaie courante. Il s'était alors rapproché de Françoise HERITIER pour des éclairages autour des pratiques, identifier leurs motivations. C'est ainsi qu'il a découvert qu'aucun texte religieux ne les incitait mais bien une idéologie machiste.

 

Tout ce que je vous écris là, je l'ai puisé dans le discours de l'homme, et quel homme ! 

 

Toutes ses rencontres sont toujours réalisées avec des professionnel.le.s, des chercheur.e.s en sciences humaines et naturelles, des sociologues, des anthropologues... pour être au plus près de ce qui constitue l'humain qu'il côtoie, le comprendre dans ses moindres détails.

 

Dans "Escales en Polynésie", il restitue un long travail réalisé avec sa fille, Zoé. Dans une première partie, ce Beau livre publie des portraits peints par l'artiste qu'il accompagne de légendes manuscrites pour naviguer dans le registre de l'oralité. Sa fille, elle, mène une démarche plus littéraire à partir d'enregistrements de 48 entretiens organisés comme une pièce de théâtre en cinq actes. 

 

Ce Beau livre est un bijou, à offrir sans modération 😉

 

Et cette rencontre-dédicace, un souvenir impérissable ❤️

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2021-10-30T14:37:04+02:00

#Octobrerose, Les coquelicots de Nathalie-Audrey DUBOIS

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#Octobrerose, Les coquelicots de Nathalie-Audrey DUBOIS

Nous sommes le 30 octobre, l’opération #Octobrerose prendra fin demain.

Je voulais terminer avec une oeuvre de choix : ce sont « Les coquelicots » de Nathalie-Audrey DUBOIS, une toile, un cadeau.

J’aime beaucoup les coquelicots et Nathalie-Audrey DUBOIS ne s’y est pas trompée.

Mais évidemment, ceux-là sont uniques, vous ne trouvez pas ?

Nathalie-Audrey DUBOIS, qui m’a ouvert les portes de son atelier, a une signature toute particulière.

Elle allie parfaitement les couleurs, suggère un univers, peint par touches des fleurs, la base de son registre artistique.

J’adore, tout simplement 💓

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2021-10-29T22:00:03+02:00

#Octobrerose, La fontaine du Mail by night

Publié par Tlivres
#Octobrerose, La fontaine du Mail by night

Hier, vous l'avez vue au lever du soleil. Aujourd'hui, elle revient toute teintée de rose. Avouez que la fontaine du Jardin du Mail by night est particulièrement séduisante. 

Personnellement, je trouve que cette couleur lui va bien, n'est-ce pas ?

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2021-10-28T20:35:26+02:00

#Octobrerose, Lever de soleil sur le Jardin du Mail

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#Octobrerose, Lever de soleil sur le Jardin du Mail

Je n’avais rien planifié mais ce cliché s’est imposé ce matin, un lever de soleil sur le Jardin du Mail à Angers avec, au premier plan, des fleurs, roses !

Le lever du soleil, je le trouve de plus en plus beau, peut-être en lien avec l’évolution du climat, peut-être aussi parce qu’il est annonciateur d’une nouvelle journée qui commence…

Et puis, si les chrysanthèmes étaient habituellement des fleurs de Toussaint et donc, honoraient les morts, aujourd’hui il y en a de toutes sortes et elles embellissent les jardins par leurs couleurs, souvent chatoyantes. C’est comme ça que je les aime. 

Vous l’avez compris, tout plaidait en la faveur d’une publication ! C’est avec elle que je soutiens aujourd’hui l’opération #Octobrerose.

 

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2021-10-28T06:00:00+02:00

Maikan de Michel JEAN

Publié par Tlivres
Maikan de Michel JEAN

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur une lecture coup de poing, un CRI,  "Maikan" de Michel JEAN, découvert avec la team de « Varions Les Éditions en Live » (Vleel).

Audrey Duval, Avocate, se voue chaque année à une cause solidaire. Loin des milieux huppés qu’elle fréquente habituellement, elle se retrouve en quête d’une vieille femme, Marie Nepton, dont elle souhaite percer le jour. Elle a disparu de tous les radars alors que le gouvernement lui doit une indemnité pour se faire « pardonner » de ce que le régime, de concert avec le clergé, a causé à son peuple, les Innus de Mashteuiatsh, des Amérindiens. Nous sommes en 1936 quand les politiques décident d’assimiler des « sauvages », les éduquer, mais là commence une autre histoire.

J’ai été subjuguée, je dois bien le dire, par la beauté des premières pages, des descriptions tout à fait fascinantes de la nature, mais aussi des us et coutumes des Innus, peuple nomade, qui, au fil des saisons, migrait pour chasser et ainsi se nourrir, se vêtir… J'ai été fascinée par la transmission de savoirs entre générations. Chez lui, nul besoin de mettre des mots sur les gestes... 

Mon CRI d'indignation a été d'autant plus grand quand j'ai vu les enfants des Innus arrachés à leurs familles, sous peine de représailles, pour les civiliser. Ils avaient entre 6 et 16 ans. Mais de quel droit ? Et quand j'ai découvert à quel point ils étaient humiliés, maltraités, violés... par les religieux, de l'indignation, je suis passée à la colère. S'il ne suffisait pas de leur faire oublier tout ce qui constituait leurs origines culturelles, il fallait encore qu'ils les violentent à outrance. Qui étaient les sauvages ?

 

Des pensionnats comme Fort George, il y en a eu 139 au Canada, 4 000 enfants y sont morts. Avec ce roman, "Maikan" qui veut dire les loups, Michel JEAN assure la mémoire des Amérindiens sacrifiés au titre d'une politique ignoble. Il donne de l'écho aux procédures juridiques toujours en cours contre l'Etat pour les indemnisations des familles. La narration qui fait se croiser fiction et réalité avec des personnages de femmes remarquables, Audrey et Marie, permet aussi de créer du lien entre deux périodes, les années 1930 d'une part, les années 2010 d'autre part. Le procédé est ingénieux et parfaitement réussi.

La plume est d'une très grande sensibilité, elle est soignée comme la qualité des première et quatrième de couverture, bravo. 

Ce roman, c'est un CRI du coeur pour ce qu'il dévoile de la grande Histoire, qu'on se le dise. Plus jamais ça (si seulement on pouvait encore l'espérer...) !

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2021-10-27T19:54:56+02:00

#Octobrerose, Le pélican d'Alix DE BOURMONT

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#Octobrerose, Le pélican d'Alix DE BOURMONT

Je reste dans la région avec la création d'une artiste angevine, Alix DE BOURMONT. J'ai choisi Le pélican, une acrylique sur toile, parmi toutes ses oeuvres que je trouve juste magnifiques.

Vous vous souvenez peut-être de :

Zibris

Grue Antigone

Grand-père moustachu

Son travail, je l'ai découvert avec Le Jardin du Couvent de Nazareth, une exposition temporaire de street art, mais pas que, organisée par Doris KOFFI et son association ArtProject Partner, un fantastique événement.

Ce que j'aime dans les créations artistiques d'Alix de BOURMONT que j'ai eu la chance d'interviewer, c'est le contraste entre les tracés noirs, légers, fins, et les tâches parcimonieuses de couleur.

Il y a un petit côté fantaisiste dans ses toiles que j'aime tout particulièrement.

L'opération #Octobrerose est l'occasion de remettre son travail sous les projecteurs, j'en suis ravie.

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2021-10-26T12:36:17+02:00

#Octobrerose, Apocalypsis par Okuda

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#Octobrerose, Apocalypsis par Okuda

Aujourd’hui, avec l’opération #Octobrerose, je vous propose de naviguer dans les rues d’Angers à la découverte d’une fresque de street art, ma préférée des Échappées d’art je dois bien le dire.

OKUDA, Okuda San Miguel, réalise ainsi  « Apocalypsis ». 

Imaginer la fin du monde dans un environnement aux couleurs si vives et lumineuses relèverait presque du rêve.

En plus, cette création s'insère parfaitement dans l'environnement. Elle surplombe la placette Saint-Aubin et bénéficie d'un bel espace de visibilité à partir du boulevard Foch.

Le mariage du contemporain avec le patrimoine historique est un petit bijou, la perspective de la Tour Saint-Aubin ne vient que renforcer la modernité de l'œuvre. 

J’adore. Et vous ?

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2021-10-25T11:40:00+02:00

#Octobrerose, Mama Taro par Titouan LAMAZOU

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#Octobrerose, Mama Taro par Titouan LAMAZOU

Dans le cadre de l'édition 2021 de l'opération #Octobrerose, je m'autorise à puiser dans ma bibliothèque quelques créations. C'est le cas aujourd'hui avec ce magnifique portrait de "Mama Taro" réalisé par Titouan LAMAZOU et publié dans son très Beau livre "Escales en Polynésie" aux éditions Au vent des îles.

"Mama Taro", c'est tout une histoire... 

#Octobrerose, Mama Taro par Titouan LAMAZOU

A travers ce portrait, Titouan LAMAZOU sublime une femme, c'est  ce qu'il s'est attaché à réaliser depuis qu'il a quitté la compétition (souvenez-vous, c'est le vainqueur du 1er Vendée Globe en 1991).

D'ailleurs, en 2003, l'Unesco ne s'y est pas trompé en l'honorant du titre "Artiste pour la paix". L'institution souhaitait alors reconnaître une communauté d'hommes et de femmes s'engageant pour l'humanité. Ce titre venait notamment saluer ses travaux réalisés lors de son premier voyage en Corne de l'Afrique, là où les mutilations féminines étaient monnaie courante. Il s'était alors rapproché de Françoise HERITIER pour des éclairages autour des pratiques, identifier leurs motivations. C'est ainsi qu'il a découvert qu'aucun texte religieux ne les incitait mais bien une idéologie machiste.

Tout ce que je vous écris là, je l'ai puisé dans le discours de l'homme, et quel homme ! Titouan LAMAZOU était aux Sables d'Olonne le jeudi 14 octobre dernier, accompagné de son éditeur, 

C'est là qu'il nous a expliqué, très humblement, sa démarche, son dessein.

Titouan LAMAZOU est d'une profonde sensibilité et d'un humanisme remarquable. C'est un homme qui aime l'Autre et qui oeuvre au quotidien en faveur des plus faibles, des invisibles, de tout ceux qui ont besoin de son talent pour être mis en lumière et ainsi retrouver leur dignité. Il lutte avec ses moyens artistiques contre l'image des femmes polynésiennes, lascives, offertes, qui avaient été véhiculée lors des colonisations et qui peine à s'effacer.

Toutes ses expéditions sont toujours réalisées avec des professionnel.le.s, des chercheur.e.s en sciences humaines et naturelles, des sociologues, des anthropologues... pour être au plus près de ce qui constitue l'humain qu'il côtoie, le comprendre dans ses moindres détails.

Dans "Escales en Polynésie", il restitue un long travail réalisé avec sa fille, Zoé. Dans une première partie, ce Beau livre publie des portraits peints par l'artiste qu'il accompagne de légendes manuscrites pour naviguer dans le registre de l'oralité. Sa fille, elle, mène une démarche plus littéraire à partir d'enregistrements de 48 entretiens organisés comme une pièce de théâtre en cinq actes.

Père et fille mènent le même combat en faveur de la transmission. Ils agissent pour assurer la mémoire d'hommes et de femmes remarquables, de la faune et de la flore de ces contrées, d'us et coutumes, de traditions... 

Avant la lecture de ce Beau livre, je ne connaissais pas le monarque de Fatu Hiva ou 'oma'o ke'e ke'e, dont la postérité ne repose plus que sur quatre couples au monde. Imaginez, l'avenir de cette espèce d'oiseau ne repose plus que sur 8 spécimens au monde. Si malheureusement il venait à disparaître, nous pourrions toujours nous émerveiller de la beauté d'un monde tristement disparu. 

Ce Beau livre ne serait pas ce qu'il est sans les éditions Au vent des îles, et tout particulièrement leur fondateur, Christian ROBERT, qui accompagnait d'ailleurs Titouan LAMAZOU le 14 octobre 2021. J'ai découvert un article qui en dit long sur son expérience et sa ligne éditoriale. 

Bravo Messieurs.

Bravo aussi à la Médiathèque "Le Globe" des Sables d'Olonne pour l'organisation de cette rencontre. Il faut dire que les deux hommes ne restaient en métropole qu'un mois. Les accueillir relevait d'un sacré défi que leur sa directrice et son équipe ont relevé brillamment. Merci ! Pour celles et ceux qui sont des accros de littérature, vous pouvez la retrouver sur Instagram, Madame rêve encore. Le jeudi 14 octobre dernier fut aussi l'occasion pour moi de la rencontrer, en chair et en os. J'étais la première à la reconnaître, paraît-il, mais pas la dernière !!!

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2021-10-24T20:22:04+02:00

#Octobrerose, Fou rire de Mauricette TOUSSAINT

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#Octobrerose, Fou rire de Mauricette TOUSSAINT

En soutien à l’opération #Octobrerose, place aujourd’hui à une sculpture d'une artiste angevine, Mauricette TOUSSAINT. 
 

J'adore "Fou rire", une oeuvre que je trouve absolument magnifique, c’est un hymne à la joie, au lâcher prise.

 

Marcel PAGNOL disait :  


Lorsque le rire va jusqu’au fou rire, il s’agit en effet d’une véritable folie physique, d’un orage de réflexes qui s’ajoutent ou se contrarient, et le rieur, qui ne se gouverne plus, en arrive à des spasmes douloureux.

Je ne vois aucune sorte de souffrance chez cette femme, nue, le visage dans les mains. Peut-être s’agit-il des premiers instants du fou rire !
 

J’aime aussi beaucoup les formes généreuses, tout en rondeur, de cette création.

 

« Fou rire » jusqu’à l’ivresse, c’est ce que je vous souhaite pour terminer le week-end tout en beauté !

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2021-10-24T06:00:00+02:00

Les amoureux des bancs publics de Georges BRASSENS

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Les amoureux des bancs publics de Georges BRASSENS

Séquence nostalgie aujourd'hui.

Georges BRASSENS est né le 22 octobre 1921, il aurait eu 100 ans. Il ne soufflera malheureusement pas ces bougies mais nous laisse des souvenirs inoubliables.

Des chansons, il y en a beaucoup, bien sûr. 

J'avoue avoir un petit faible pour "Les amoureux des bancs publics".

J'y vois la liberté que s'offre la jeunesse, la transgression aussi.

C'est ma #chansondudimanche !

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2021-10-23T22:21:15+02:00

#Octobrerose, La demande en mariage de Guillaume BODINIER

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#Octobrerose, La demande en mariage de Guillaume BODINIER

Guillaume BODINIER, vous savez comme j'aime son style, ses oeuvres, sa manière à lui de peindre des scènes de la vie quotidienne.

Après la "Paysanne de Frascati au confessionnal", je vous propose "La demande en mariage", une huile sur toile de 1825, visible au Musée des Beaux Arts d'Angers.

L'artiste arrive en Italie à cette époque. S'il est fasciné par la lumière, les couleurs, il l'est aussi par la beauté des costumes d'Albano, au sud de Rome, qu'il restitue dans cette création. Et le blanc toujours, ce blanc reconnaissable entre tous. 

Et puis, pour l'occasion, un ruban rose !

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2021-10-22T06:00:00+02:00

La carte postale de Anne BEREST

Publié par Tlivres
La carte postale de Anne BEREST

80ème coup de coeur

de T Livres ? T Arts ?

 

 

La plume de Anne BEREST, je l'ai découverte avec "Gabriële", un roman co-signé avec sa soeur, Claire, j'étais tombée sous le charme. J'avais hâte de la retrouver dans "La carte postale" aux éditions Grasset. La magie a de nouveau opéré, vous avez reconnu le "Coeur gros" de Marie MONRIBOT !
 
Tout commence au petit matin. La neige a tombé dans la nuit. La mère de Anne BEREST, Lélia, va, en chaussons, cigarette à la bouche, faire le relevé du courrier. L'année 2003 commence tout juste. Au pied de la boîte aux lettres toute disloquée, parmi les cartes de voeux, gît une carte postale avec, au recto, une photographie de l'Opéra Garnier, au verso, quatre prénoms : 
Ephraïm
Emma
Noémie
Jacques
Aussi obscure et impénétrable soit-elle avec ces seuls prénoms comme repères, ceux des grands-parents, oncle et tante de Lélia, "La carte postale" a été rangée au fond d'un tiroir après avoir suscité quelques brefs échanges lors du repas familial. Une bonne dizaine d'années plus tard, alors que Anne BEREST est enceinte et doit se reposer pour sa fin de grossesse, elle prend le chemin de la maison familiale et demande à Lélia de lui raconter la vie de ses ancêtres. Là commence toute l'histoire... ou presque. Si Lélia a fait beaucoup de recherches pour remonter le fil de l'existence des Rabinovitch, "La carte postale", elle, reste une énigme. Quelques années plus tard, elle deviendra une obsession. 
 
"La carte postale", c'est une enquête menée par Anne BEREST, elle-même, écrivaine, réalisatrice. De bout en bout, j’ai été captivée par la recomposition du puzzle familial. Ce roman est empreint d’un mystère jamais résolu qui, sous le feu de son action, prend un nouveau tournant. Vous le savez, je pèse chaque mot. Quand je dis « feu de l’action », c’est vraiment ça. L’événement qui va susciter dans un premier temps un blocage psychologique chez Anne BEREST puis un besoin irrépressible d'en découdre, va en réalité être l’étincelle qui va mettre le feu aux poudres. Anne BEREST est totalement habitée par l'histoire des Rabinovitch, une vie mouvementée, tout autant que troublée. Il y a quelque chose d'incandescent dans sa démarche qui se retrouve dans le rythme effréné de la quête. J’ai vibré avec elle, j’ai eu peur, j’ai pleuré aussi parce qu'elle le fait avec une profonde humilité. La langue est délicate, elle se veut lumineuse.


Pendant les vacances, Myriam se met à peindre de petites natures mortes, des corbeilles de fruits, des verres de vin et autres vanités. Elle préfère le mot anglais pour parler de ses tableaux : still life. Toujours en vie. P. 92

Sous la plume de Anne BEREST, la petite histoire, celle de ses ascendants, résonne cruellement avec la grande, celle qui porte un H majuscule, si douloureuse. Elle concourt ainsi non seulement à la mémoire de sa famille, mais aussi à celle de tous les juifs exterminés dans les camps de la mort.
 
Vous pourriez vous dire, c’est un énième roman sur la seconde guerre mondiale. Mais celui-là est singulier bien sûr. C’est un roman d’aventure. Les membres de la famille de l’autrice deviennent, le temps d'une lecture, des personnages de roman, profondément inspirants. Anne BEREST brosse des portraits de résistants tout à fait exceptionnels. Des hommes, des femmes, d’une force inébranlable… face à l’ennemi, des héros à part entière. J'avoue être tombée dans une admiration totale devant l'audace et la témérité de "Gabriële" et Jeannine PICABIA, mais aussi Myriam...


Elle est majeure, elle est mariée, elle est femme, elle veut sentir sur sa peau la morsure de la liberté. P. 127

Ce qui m’a profondément touchée aussi dans cette lecture, c’est la relation établie par Anne BEREST avec sa mère, Lélia, sans qui rien n'aurait été possible. Elle restitue leurs conversations et dévoile une forte complicité entre les deux femmes. Bien sûr, il y a des moments éprouvants, des moments où regarder la vérité en face fait souffrir, mais elles cheminent ensemble tout au long des trois années de l'enquête, une expérience mère/fille unique, un véritable parcours initiatique.
 
"La carte postale", c’est la révélation de moult secrets de familles, parfois sciemment cachés, parfois totalement subis par une génération qui va pouvoir, désormais, s’émanciper de ce poids trop lourd à porter. Mais c'est aussi une démarche intellectuelle autour du sens du mot "juif". Le régime nazi du IIIème Reich a procédé à l'extermination de plusieurs millions d'êtres humains dans les camps de la mort pendant la seconde guerre mondiale. C'était il y a 80 ans. En quoi le terme "juif" aujourd'hui a à voir avec ce (ou ceux !) qu'il désignait à cette époque. Que veut-il dire ? Que traduit-il de notre société ? Qu'engendre-t-il aussi pour les jeunes générations, celles à qui il colle à la peau, à défaut d'y être tatoué ? L'exercice est complexe, l'autrice réussit toutefois à nous éclairer sur ce sujet.
 
A l’image du livre "Enfant de salaud" de Sorj CHALANDON en lice également pour le Prix Goncourt 2021, "La carte postale" de Anne BEREST navigue entre deux registres littéraires, celui du récit de vie et celui du roman. L'écrivaine nous offre un grand moment de littérature, une lecture empreinte d'humanité servie par une plume absolument fascinante. C'est un coup de coeur. J’ai vibré, j’ai frissonné, j'ai encaissé, j’ai chuté aussi, mais j'ai aimé, passionnément !
La carte postale de Anne BEREST

Anne BEREST sera interviewée par l'équipe de VLEEL (Varions les éditions en live)

jeudi 28 octobre 2021 à 19h

Pour vous y inscrire, un seul clic suffit !

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2021-10-22T06:00:00+02:00

#Octobrerose, Angélique-Marie LIGIER

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#Octobrerose, Angélique-Marie LIGIER

Parce que j'aime naviguer entre les genres, les générations... avec l'opération #Octobrerose, je vous propose aujourd'hui de faire un petit saut dans le temps avec une huile sur toile de 1870, un tableau hébergé par le très beau Musée des Beaux Arts d'Angers.

Si l'artiste est anonyme, celle qui y est représentée est connue, il s'agit de Angélique-Marie LIGIER

"Epouse d'un drapier installé rue Baudrière, elle appartient à la bourgeoisie commerçante. Son fils, Toussaint GRILLE, sera directeur de la bibliothèque municipale au Logis Barrault et collectionneur érudit, au début du siècle suivant."

Pour celles et ceux qui connaissent la cité du Roi René, vous trouverez là quelques explications à la dénomination de certains sites, notamment la bibliothèque Toussaint, installée dans la rue du même nom.

D'ailleurs, si votre soirée est encore libre et que vous êtes dans les environs, rendez-vous est donné à 19h pour une présentation de la rentrée littéraire. A bon entendeur...

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2021-10-21T06:00:00+02:00

#Octobrerose, L'oeil de NMO Art

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#Octobrerose, L'oeil de NMO Art

Je suis toujours troublée par l'expression des yeux. Ils en disent long sur nous. Ce n'est pas le contexte sanitaire qui me démentira. A bien y regarder, aujourd'hui, quasiment tous masqués, nous ne nous reposons presque plus que sur eux pour décrypter l'état d'esprit de celui ou celle que l'on a en face de nous.

Si je vous ai déjà fait part de mon admiration pour quelques unes des créations de JR, street artiste, Eyes on boatThe Eye of the New York, là, je vous invite à changer de registre.

Et comme en octobre, je vois la vie en rose, je vous emmène une nouvelle fois à La Rezidence initiée par Doris KOFFI et son association Artproject Partner. C'est un lieu d'expression artistique éphémère.

J'y ai découvert des fresques... captivantes réalisées par NMO Art, une jeune femme pleine de talent (je vous invite à visiter son site pour vous en convaincre).

Si vous souhaitez la découvrir grandeur nature, celle-là et tout un tas d'autres, je vous invite à faire un saut 94 rue Auguste Chouteau à Trélazé de 14h à 20h. L'exposition est ouverte du mercredi au dimanche. Faites  vite, bientôt il sera trop tard !

Vous hésitez encore ? Je vous propose quelques oeuvres supplémentaires :

"Comme un oiseau en cage" de d_r_e_c

"Les bulles" de Doline LEGRAND DIOP

"Le rhinocéros" de Sitou

"Portrait de femme" de Sitou

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2021-10-21T06:00:00+02:00

Un tesson d'éternité de Valérie TONG CUONG

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Un tesson d'éternité de Valérie TONG CUONG

Ma #citationdujeudi est l'occasion de revenir sur un roman de la rentrée littéraire, une lecture sous tension, c'est le roman de  Valérie TONG CUONG "Un tesson d'éternité" aux éditions Lattès.

Anna et Hugues habitent une villa surplombant la mer, ils font partie de ces gens privilégiés, à l'abri de tous soucis financiers, bien intégrés dans les sphères de pouvoir des CSP+. Ils ont un fils, Téo, de 18 ans, qui vient d'être accepté dans une école de commerce prestigieuse. Il s'apprête à passer son bac quand il est interpellé et mis sous les verrous pour agression et coups portés à un agent de police lors d'une manifestation. Les réseaux sociaux s'emballent. Ils médiatisent l'événement qui se retrouve sur les grandes chaînes de télévision. Léo devient le héros d'un mouvement de rébellion contre les forces de l'ordre dont les parents se seraient bien passés. Anna est pharmacienne dans le Village. Hugues est sur un nouveau poste, à la culture, à la mairie. Dès lors, c'est, pour tous les trois, une nouvelle page de leur histoire qui s'écrit...

Par la voie d'une alternance des chapitres, tantôt au présent, tantôt au passé, Valérie TONG CUONG réussit à tisser un fil ténu mais terriblement solide entre le destin de la mère et son fils. Anna va jouer la libération de son fils, à moins que ça ne soit la sienne…

J'ai été totalement fascinée par son rôle de mère et l'évolution de sa psychologie au fil des actualités qui l'assaillent. Valérie TONG CUONG avait déjà montré son talent dans ce registre avec "Les guerres intérieures", mais là, croyez moi, c'est de la haute volée, un coup de maître, une lecture coup de poing, quoi !

Vous aimerez peut-être aussi... 

 

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2021-10-20T06:00:00+02:00

#Octobrerose, Le flamand rose de MAYE

Publié par Tlivres
#Octobrerose, Le flamand rose de MAYE

L’opération #Octobrerose est une bonne occasion de revisiter sa bibliothèque.

Je viens de me replonger dans un très beau livre de street art qui m’avait été offert l’année dernière (les auteurs de ce joli cadeau se reconnaîtront 😉), « Boulevard Paris 13 » de Mehdi BEN CHEIK, le créateur de la Galerie Itinerrance.

Dans le coffret, il y a un livre et un jeu de cartes.

Sur l’une d’entre elles, cette fresque de MAYE, un graffeur de Montpellier, l’occasion d’un petit clin d’œil à Geneviève (peut-être le connais-tu ?).

Le flamand rose n’est pas sans rappeler la ville natale de MAYE, Sète, là où il est particulièrement présent. Et puis, pour rehausser le tableau d’une pointe d’humour et de cocasserie, il y a ce camarguais, un peu désarticulé je vous l’accorde, qui le monte comme un cheval.

Aujourd’hui, nous sommes mercredi, c’est le jour des enfants. La mise en scène me fait penser à des illustrations de contes pour les petits, un brin loufoques mais aussi très poétiques. A moins que ça ne soit des oeuvres de Dalí ! 

Excellente idée que de se replonger dans ses trésors 💓

Je vous invite à consulter le compte Instagram de MAYE, il regorge de créations artistiques toutes aussi magnifiques.

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2021-10-19T20:52:31+02:00

Nos espérances de Anna HOPE

Publié par Tlivres
Nos espérances de Anna HOPE

Vous vous souvenez peut-être de ma lecture du roman de Anna HOPE, "Nos espérances", initialement publié chez Gallimard.

Nous sommes en 2004. Trois jeunes femmes de 29 ans, Hannah, Lissa et Cate, partagent une même maison le long du London Fields Park. Elle savourent avec gourmandise les petits plaisirs de la vie. Célibataires, elles ont la chance de vivre dans une maison et d'accéder à un poumon vert de "haute qualité environnementale". Elles mangent des produits sains. Elles se laissent porter par les opportunités de rencontres, de fêtes... loin des soucis logistiques que d'autres ont à surmonter. Elles rêvent de leur avenir. Quelques années plus tard, elles se retrouvent. Cate vit avec Sam, second dans un restaurant, dans le Kent. Mère d'un tout petit garçon, Tom qu'elle allaite encore, elle se morfond. Hannah, elle, partage le grand amour avec Nathan. Leur vie serait parfaite s'ils arrivaient à avoir un enfant, malheureusement, elle vit hantée par les échecs répétés d'ovulations. Leur projet se concrétisera-t-il un jour ? Quant à Lissa, elle, va de casting en casting. Elle rêve du rôle du grand soir. Réussira-t-elle à le décrocher ?

Le roman de Anna HOPE, c’est avant tout un livre sur l’amitié, une relation établie entre trois femmes, des Londoniennes, au début des années 2000, à un moment de leur vie où tout paraissait facile. 

Personnellement, j'ai été profondément touchée par un personnage que l'on pourrait qualifier de secondaire et pourtant... c'est la mère de Lissa. Elle a illuminé cette lecture avec sa manière à elle de mener sa vie, peut-être une affaire de sensibilité, à moins que ça ne soit une affaire d'âge !!! 

Les mots sont tendres, sans jugement, juste là pour montrer que nous sommes tous différents ! 

Ce roman de Anna HOPE, ce fut un beau moment de lecture, l'un de ceux qui semblent vouloir s'envoler au premier courant d'air et qui, pourtant, continuent après quelques semaines de m'interpeller. Plus que d'être femme, voire mère, ne serions-nous pas déterminées à devenir ce que nous sommes par notre enfance, notre éducation, notre milieu social... ? La question, une fois le livre fermé, continue de me tarauder. Je crois que le ver était déjà dans le fruit et que le roman de Anna HOPE n'a fait qu'aggraver la situation !

Ce roman, c'est mon #Mardiconseil. Il est sorti en poche chez Folio, réjouissez-vous.

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2021-10-19T06:00:00+02:00

#Octobrerose,  La tribu par L’explorateur de Loire

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#Octobrerose,  La tribu par L’explorateur de Loire

Jamais 2 sans 3, je reste dans le registre de la photographie. Après le patrimoine religieux de Stéphane CASSIN, la flore avec Fabrice LENFANT, place à la faune ligérienne.

 

L’explorateur de Loire nous propose un magnifique cliché, un brin mystérieux, d'une telle grâce.

 

Laissez-vous enivrer par son compte Instagram, il y a tout un tas d’autres clichés juste… sublimes.

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2021-10-18T19:06:39+02:00

#Octobrerose, La fritillaire pintade par Fabrice LENFANT

Publié par Tlivres
© Fabrice Lenfant

© Fabrice Lenfant

Je vous avais annoncé qu’avec cette édition 2021 de l’opération #Octobrerose, je publierai des photos du patrimoine local. Comme hier, je reste dans le registre de la photographie.

 

Avec Fabrice Lenfant, on est toujours dans le Maine-et-Loire.

 

Il nous propose un magnifique cliché de cette plante, la fritillaire pintade, sublimée par des gouttes de pluie, c’est ma #lundioeuvredart.

 

Pour tout savoir sur cette plante et découvrir tout un tas d'autres clichés, tous les uns plus beaux que les autres, je vous invite à aller découvrir son compte Instagram.

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