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2020-05-30T13:15:16+02:00

Là où chantent les écrevisses de Delia OWENS

Publié par Tlivres
Là où chantent les écrevisses de Delia OWENS

Seuil éditions

Aujourd'hui, je vous propose de partir en voyage, en Caroline du Nord.

Nous sommes le 30 octobre 1969, un homme est retrouvé mort, dans le marais, au pied de la tour de guet. C'est le corps de Chase Andrews, le fils unique d'un couple connu à Barkley Cove pour sa réussite avec le garage, la Western Auto. Marié, beau garçon, Chase avait le monde à ses pieds. Le marais, c'était son terrain de jeu. Il y bravait les courants avec son hors-bord. Dans sa jeunesse, il avait passé beaucoup de temps avec Kya, une fille de son âge, abandonnée de tous dès sa plus tendre enfance. La première à quitter le foyer avait été sa mère. En 1952, n'en pouvant plus de recevoir les coups de son alcoolique de mari, Ma avait pris sa valise et, sous les yeux  de l'enfant, s'en était allée, sans se retourner. Et puis, ce fut le tour de la fratrie, même Jodie, le frère, n'avait pas résisté à l'attrait d'un ailleurs. Et encore, le père. Si, au début, il passait quelques nuits par semaine à la cabane, un jour, il n'était plus revenu. Enfin, Tate. Le garçon l'avait guidée un soir qu'elle s'était perdue. Leur amitié n'avait pas résisté aux études universitaires du jeune homme. Kya, qui n'avait que 7 ou 8 ans, avait d'abord vécu des vivres qu'il restait à la maison, et puis, elle avait dû prendre la barque du père, se rendre au village, échanger les moules, qu'elles ramassait à l'aube, avec quelques denrées de première nécessité. C'est là qu'elle avait fait connaissance avec Jumping et sa femme, Mabel. Lui, vendait du carburant pour les bateaux, elle, avait pris la petite de pitié, c'était la seule à voir dans la Fille du marais, un être humain, une enfant, celle que le village tout entier méprisait. Loin de tous, Kya avait voué un amour fou à la nature. Elle s'était gorgée des baignades en eaux douces, enivrée de la beauté des paysages et comblée de sa relation aux oiseaux. De là à penser que ça soit Kya qui ait tué Chase, il n'y a qu'un pas, à moins que...

Si j'ai l'habitude de lire des premiers romans, notamment avec les 68 Premières fois que je salue, il est moins fréquent qu'ils soient étrangers. Celui que je vous présente est l'oeuvre d'un formidable duo, Delia OWENS, une dame d'un âge respectable dirons-nous, une américaine, zoologue, qui a consacré sa carrière à la nature et aux animaux, aux Etats-Unis, en Afrique pendant une vingtaine d'années, et Marc AMFREVILLE, pour la traduction en français. Le résultat est grandiose.

Ce livre, d'abord, c'est une première de couverture somptueuse. Un grand échassier, un poisson dans son bec, se tenant droit, l'oeil fixe, occupe le premier plan. La feuille d'un arbrisseau, sortant de l'eau, s'y fait une place, aussi, avec des couleurs chatoyantes. Et puis, venue de nul part, cette main posée sur le cou de l'oiseau, une image surnaturelle !  

Ce roman, c'est aussi un titre qui nous met sur la voie...


Ça veut dire aussi loin que tu peux dans la nature, là où les animaux sont encore sauvages, où ils se comportent comme de vrais animaux. P. 151

J'ai été émerveillée, je dois le dire, par les descriptions de la  faune et de la flore des marais. Je vous en livre les premières lignes :

"Un marais n'est pas un marécage. Le marais, c'est un espace de lumière, où l'herbe pousse dans l'eau, et l'eau se déverse dans le ciel. Des ruisseaux paresseux charrient le disque du soleil jusqu'à la mer, et des échassiers s'en envolent avec une grâce inattendue - comme s'ils n'étaient pas faits pour rejoindre les airs - dans le vacarme d'un millier d'oies des neiges. Puis, à l'intérieur du marais, çà et là, de vrais marécages se forment dans les tourbières peu profondes, enfouis dans la chaleur moite des forêts. Parce qu'elle a absorbé toute la lumière dans sa gorge fangeuse, l'eau des marécages est sombre et stagnante. Même l'activité des vers de terre paraît moins nocturne dans ces lieux reculés. On entend quelques bruits, bien sûr, mais comparé au marais, le marécage est silencieux parce que c'est au coeur des cellules que se produit le travail de désagrégation. La vie se décompose, elle se putréfie, et elle redevient humus : une saisissante tourbière de mort qui engendre la vie." 

J'ai adoré côtoyer le temps d'une lecture le jeune aigle d'Amérique, le phaéton, le cygne siffleur, le héron de nuit... Je ne me souviendrai pas de tous ces noms d'oiseaux bien sûr, mais je garderai longtemps, en mémoire, les images qu'a instillé dans mon esprit l'écrivaine avec ses séduisantes descriptions. Sous la plume de Delia OWENS, un vol de mouettes et goélands devient inoubliable. Avec subtilité et talent, Delia OWENS nous initie à l'ornithologie, un registre de la zoologie qu'elle connaît bien. Si les oiseaux peuvent être admirés par des amateurs dans le cadre de leurs loisirs, ils sont aussi appréhendés par des scientifiques, peu nombreux dans le monde, qui s'attachent à découvrir les animaux dans leur état naturel. Comme l'on dit, tout ce qui est rare est précieux, c'est aussi comme ça que j'ai lu le livre de Delia OWENS, une professionnelle qui a su, dans un roman, pour la première fois, transmettre tout un champ de son savoir.

J'ai profondément aimé, aussi, accompagner Kya dans son parcours initiatique. "Là où chantent les écrevisses" est un roman d'apprentissage, c'est celui d'une enfant qui s'est construite dans la solitude. Kya, on la découvre à l'âge de 6 ans. Très vite, elle doit satisfaire ses propres besoins, à commencer par celui de manger. Et puis, elle va faire des rencontres. Il est beaucoup question d'apprivoisement dans ce roman, avec les oiseaux mais aussi avec les hommes. 


Continua de regarder dans la direction du bateau comme un cerf examine les traces qu’a laissées une panthère dans les broussailles qu’elle vient de quitter. P. 207

ll y a eu Tate, ce jeune pêcheur qui, après un service rendu, s'est progressivement approché de la Fille des marais. Il y a eu le jeu des échanges de plumes et puis, l'apprentissage de la lecture. 


Grâce à la gentillesse de ce garçon, l’amour qu’elle éprouvait pour le marais allait devenir son œuvre, la source même de sa vie. Chaque plume, chaque coquillage, chaque insecte qu’elle ramasserait ferait désormais l’objet d’un partage avec les autres [...]. P. 284/285

Pour celles et ceux qui aiment les livres avec ce qu'ils véhiculent de savoir et les portes ouvertes sur le monde, vous allez fondre, j'en suis certaine.  

Enfin, je suis tombée sous le charme de la narration de ce roman. Il y a une alternance des temporalités, un pari audacieux, parfaitement réussi. Le temps défile, d'une part, à partir de 1952, date du départ de Ma, et d'autre part, 1969, date du décès constaté de Chase. Il y a une alternance du rythme aussi. Quand les journées paraissent une éternité à observer l'univers des marais, elles s'accélèrent avec l'enquête menée autour du meurtre présumé où là, chaque heure devient déterminante. 

Ce roman, c'est un page-turner, savamment ponctué par de la poésie. Et oui, Delia OWENS offre au fil des pages quelques vers comme autant de parenthèses d'une beauté remarquable. En guise d'amuse-bouche : 

"Mouette blessée à Brandon Beach
Tu dansais dans le ciel, âme aux ailes d'argent, 
Et tu éveillais l'aube de tes cris perçants.
Tu suivais les bateaux, affrontais l'océan
Avant de capturer et de m'offrir le vent."

Les poèmes sont d'Amanda HAMILTON, auteure ou personnage de fiction, je ne sais pas, mais les textes sont très beaux et viennent encore donner du poids à un roman qui a tout d'un coup de coeur. Et oui, j'ai craqué !

Ce roman, c'est un cadeau. Que la personne qui a eu la délicate attention de me l'offrir en soit chaleureusement remerciée. Quelle belle idée !

Je vous propose de terminer en musique. Delia OWENS fait référence à Miliza KORJUS, qui a assurément existé, elle. C'est une  chanteuse d'opéra, une actrice polonaise et estonnienne. 
 

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2020-05-25T06:36:30+02:00

La liseuse de Rose-Aimée BELANGER

Publié par Tlivres
La liseuse de Rose-Aimée BELANGER

Ma #lundioeuvredart est une sculpture de Rose-Aimée BELANGER.

J’ai découvert le talent de cette artiste grâce à l’opération #dixoeuvresdart chez Eliane.

Elle avait choisi « Les chuchoteuses », trois femmes liées par une complicité réjouissante, un brin cachottières, mais tellement communicatives (un rêve pour qui vit au temps de la distanciation physique pour empêcher le Covid19 de se propager !).

Chez Niki de SAINT-PHALLE, il y a ses « Nanas, chez Rose-Aimée BELANGER, il y a ses « rondes », des créations aux formes féminines généreuses et attendrissantes.

Cette mère de 9 enfants a commencé par travailler le grès, puis l’argile, et enfin le bronze, cette matière qui, de par sa couleur et son aspect, fait rayonner la chaleur humaine et la sensualité des corps des femmes représentées par Rose-Aimée BELANGER.

Personnellement, j’ai choisi « La liseuse », créée en 2011 et exposée devant le numéro 500 Grande Allée Est à Québec.

Rose-Aimée BELANGER a, à son actif, tout un tas d'autres créations. Pour découvrir son univers artistique, je vous propose de visionner cette vidéo...

Merci ma chère Eliane pour cette très belle découverte !

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2020-05-24T11:39:35+02:00

Halo de Beyoncé

Publié par Tlivres
Halo de Beyoncé

Ma #chansondudimanche est le titre Halo de Beyoncé, l'occasion d'un petit clin d'oeil à qui se reconnaîtra !

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2020-05-24T09:47:47+02:00

Rivage de la colère de Caroline LAURENT

Publié par Tlivres
Rivage de la colère de Caroline LAURENT

Ce dimanche 24/05 à 19h, rdv est donné avec Caroline Laurent, l’auteure de « Rivage de la colère » aux Editions Les Escales pour la rencontre connectée #unendroitoualler organisée par Frédérique Deghelt et Nathalie Couderc. Elle sera interviewée par Nicolas Houguet.‬ ❤️

Caroline LAURENT est une formidable conteuse. Elle nous offre une épopée éminemment romanesque avec le personnage de Marie dont les aventures, y compris amoureuses, sont tumultueuses. Elle nous dresse un portrait de femme haut en couleur, de ces femmes libres que rien ne saurait arrêter, pas même les hommes. ❤️

Mais ce qui m’a fascinée le plus dans ce roman, c’est aussi et surtout qu’il s’inspire d’une histoire vraie, celle d’un peuple sacrifié par des hommes que l'on dit grands de ce monde ! Dans la démarche de Caroline LAURENT, il y a la volonté de porter au grand jour une page de l'Histoire, de rendre publics des faits, méconnus. Dès les premières lignes, j’ai ressenti la force d’un propos au service d’un peuple exilé, arraché à sa terre, pour que justice lui soit rendue. Prêter sa plume aux Chagossiens est devenu pour elle : « Comme une nécessité... »

L'écrivaine égrène les années 1967-1975 comme autant de souvenirs d'une tragédie humaine et pose le mot "déportation" pour qualifier le déracinement de ces hommes et ces femmes, ces enfants aussi, de leur terre. Ce sont aussi les modalités de leur "accueil" qui sont dénoncées. Reclus aux confins de la ville, le ghetto n'était rien de moins qu'un bidonville où régnaient la misère et un grand dénuement ! ❤️

Au fil du roman, j'ai senti se propager en moi une violente colère, une de ces rages que seules les dernières pages m'ont permis d'apaiser.

Avec "Rivage de la colère", l'autrice explore les sujets de l'identité, de l'indépendance, de la mémoire.

Caroline LAURENT mêle astucieusement et avec un immense talent la fiction à la réalité. Par le jeu de l'écriture et l'alternance des narrations, elle trace le sillon de la reconnaissance des droits de tout un peuple, peut-être la voie de la justice... ❤️

Alors, on se dit : à tout à l'heure ? Pensez à réserver votre place via 1endroitoualler@gmail.com 😉

Info de dernière minute ! Ce roman est en lice pour le Prix Babelio 2020. Vous voulez voter ? Un simple clic suffit !

 

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2020-05-22T16:34:08+02:00

La deuxième femme de Louise MEY

Publié par Tlivres
La deuxième femme de Louise MEY

Editions du Masque

 

Ce roman, je l’ai acheté à la Librairie Contact d'Angers (l'occasion d'un petit clin d'oeil à l'équipe) suite aux recommandations d’Antoine BONNET de la Librairie Michel de Fontainebleau dans #unendroitoualler et Bernard POIRETTE sur Europe 1.

 

Assurément un très bon choix !

 

Sandrine tombe sous le charme de « l’homme qui pleure », celui dont la première femme est portée disparue et qu’elle découvre sur son écran de télévision. Elle décide de participer à une marche blanche, c’est là qu’elle va le rencontrer, en chair et en os. Une histoire d’amour commence, pour le meilleur et pour le pire !

 

Je ne vais pas vous en dire beaucoup plus sauf que le scénario machiavélique est parfaitement orchestré par une écrivaine talentueuse.

 

Dans le rôle de la victime, il y a Sandrine, une jeune femme que personne n’a jamais aimé. Elle mène avec son corps une guerre sans merci et se maltraite à coups de propos injurieux. Il n’en fallait pas plus pour que « l’homme qui pleure » tisse sa toile de prédateur, exploite les fragilités de celle qu’il va progressivement museler.

 

J’ai beaucoup aimé les relations établies entre l’enfant de « l’homme qui pleure », Mathias, et Sandrine, « La deuxième femme ». Il y a, dans la complicité établie entre ces deux êtres fragiles, maltraités, quelque chose de profondément intime et émouvant.


Et eux sont là, dans la cuisine, à attendre la guerre, sans savoir s’il faut lever le pont-levis, affûter les armes, sans savoir quoi faire. P. 63

Mais plus que tout, ce qui m’a touchée dans ce roman noir, c’est le mécanisme de l’emprise que « l’homme qui pleure » déploie sur une, puis deux, femmes. A l’intérieur de la maison, un huis clos à l’abri des regards, « l’homme qui pleure » s’octroie tous les droits. Il conditionne la vie familiale à ses émotions, ses états d’âmes, ses actes :


Il faut lire les petits signes. C’est comme un livre très important qu’il faut observer lettre par lettre pour connaître la fin de la journée. P. 188/189

Ce roman, je l’ai lu comme un acte militant. Louise MEY s’est beaucoup documentée sur les violences faites aux femmes et prouve ici ô combien ce qui se passe avant le premier acte physique est lourd de conséquence. L’humiliation, les propos, les comportements qui permettent d’instaurer un climat de peur, d’angoisse, sont autant de violences qu’il convient de repérer et de caractériser. L’écrivaine décrit avec précision cette échelle de violences. Elle évoque des petits détails qui pourraient paraître insignifiants s’ils n’étaient accumulés au quotidien dans le seul but de nuire par l’asservissement.

 

C’est un roman (Louise MEY aurait pu choisir la forme du récit de vie) qui, par son registre littéraire même, rend universel le scénario du prédateur.

 

Dans une plume fluide, Louise MEY varie les rythmes, plutôt lent dans la première partie du livre avec une accélération nette et fulgurante dans le dernier quart.

 

C’est une lecture coup de poing, haletante, que je ne suis pas prête d’oublier, comme tous les autres romans que j’ai lus et qui sont eux aussi en lice pour le Prix Maison de la Presse 2020 :

 

« Rivage de la Colère » de Caroline LAURENT,

« Et toujours les forêts » de Sandrine COLLETTE,

« Il est juste que les forts soient frappés » de Thibault BERARD.

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2020-05-21T12:40:57+02:00

Encore vivant de Pierre SOUCHON

Publié par Tlivres
Encore vivant de Pierre SOUCHON

Ma #citationdujeudi est extraite du premier roman de Pierre SOUCHON, "Encore vivant" aux Editions La brune au Rouergue, l'occasion d'un petit clin d'oeil à L’ivresse littéraire.

C’est, pour moi, une lecture coup de poing, de celles que l’on n’oublie pas pour tous un tas de... RAISON(s) !

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2020-05-19T17:30:48+02:00

Ces montagnes à jamais de Joe WILKINS

Publié par Tlivres
Ces montagnes à jamais de Joe WILKINS

Traduit de l’américain par Laura DERAJINSKI
Gallmeister éditions

 

Avec ce roman, nous partons pour le Montana aux Etats Unis. Bienvenue dans le mobil-home de Wendell Newman   au pied des Bull Mountains. Sa mère s’est suicidée, il y vit dans le plus grand délabrement. C’est pourtant sur Wendell que va se reposer, Gillian, l’employée de l’Assistance Publique, pour accueillir Rowdy Burns, son cousin, un enfant de 7 ans ayant un  « retard de développement ». Sa mère est incarcérée et son père est parti pêcher en Alaska. Ouvrier agricole, Wendell va prendre Rowdy d’affection et tenter de lentement l’apprivoiser. Mais comme la vie n’est pas un long fleuve tranquille, Wendell est tiraillée entre le garçon dont l’éducation est à assurer et ses habitudes de vieux garçon dans les bars à s’aviner. Lors d’une soirée bien arrosée, il va y rencontrer une jeune femme qui va s’intéresser à l’homme, puis à l’enfant. Là commence une toute nouvelle histoire !


Ce roman, c’est d’abord celui d’une relation entre deux hommes, l’oncle et son neveu, et plus précisément l’histoire d’un apprivoisement. Derrière un enfant mutique se cache le coeur tendre d’un garçon de 7 ans, sensible à son environnement, aux personnes qui l’entourent. Rowdy se saisit de la main tendue par Wendell pour se libérer du poids qui l’oppresse et enflammer (comme le prédispose son nom de famille) son oncle de ses progrès. J’ai beaucoup aimé cette partie du livre.
Et puis, ce roman, c’est aussi celui d’une aventure. Nous sommes dans un décor de montagnes, désertiques, poussiéreuses, hostiles. J’ai lu les tribulations des personnages un peu comme un western des temps modernes. Il y a le ranch où travaille Wendell. Et puis, entre vieilles guimbardes et grands espaces, les hommes s’apprêtent à lancer une chasse aux loups. Il n’y en avait pas eu depuis plus de 30 ans, depuis la disparition du père de Wendell. C’est avec elle que se réveillent de vieilles querelles du passé.


Enfin, ce roman, c’est une narration particulière avec une voix régulièrement scandée comme autant de parenthèses dans le récit. Au fil de la lecture, on découvre qu’il s’agit de la voix d’un homme, traqué, Verl, qui parle à son fils.


La plume de Joe WILKINS m’a beaucoup fait penser à celle de Joyce Carol OATES dans le côté descriptif de la nature américaine, mais aussi le jeu des rythmes. Il y a celui fulgurant de la vie des adultes et celui, lent et apaisé, du cocon construit autour du petit Rowdy. Et puis, il y a cette galerie de personnages tous plus « cabossés » les uns que les autres, des êtres meurtris qui se battent, à la vie, à la mort.

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2020-05-15T17:34:21+02:00

Encore vivant de Pierre SOUCHON

Publié par Tlivres
Encore vivant de Pierre SOUCHON
 
Ce livre, comme beaucoup, a sa propre histoire. Un jour, j’ai découvert la chronique de L’ivresse littéraire. J’avais été frappée par ce que ma chère Amandine en disait. Je l’avais immédiatement acheté en librairie et puis, arrivé à la maison, il s’était fait devancer.
 
Avec le confinement, il m’a fait de l’œil, un peu plus que de raison.
 
La raison, parlons-en de la raison. Chichi, lui, l’a perdue. Le voilà en HP, hôpital psychiatrique. Il avait tout pour être heureux comme le disent souvent les gens. Il venait de se marier en grandes pompes dans ses Cévennes qu’il aime plus que de raison. Mais dans les jours qui ont suivi la cérémonie avec plus de 300 invités, il a tout quitté. Il est parti. À son réveil, il découvre qu’il est de nouveau (mal)traité par le corps médical. Il a la haine de tout, de tous. Il est en guerre !


C’était la guerre sociale, la pire, celle qui ne dit jamais son nom, celle qui s’égrène en éclats de rire en mots d’esprit dans les salons. P. 64

Dans une narration à la 1ere personne du singulier, Chichi crache son venin sur l’univers psychiatrique qui le met K.O. pour le soigner.
 
Au fil des visites et des pages écrites par un écorché vif, se dévoile progressivement la vie de Chichi.
 
Il y a l’univers dans lequel il évoluait ces dernières années, étudiant en prépa entouré de jeunes bourgeois. C’est dans ce milieu social qu’il fait connaissance avec Garance, il en est fou amoureux. Au début, tout nouveau tout beau, il s’approprie les codes des grands de la société, des penseurs, des investisseurs, de ceux qui surfent sur la vague du profit et bénéficient du système capitaliste pour préserver leur richesse et la faire fructifier, au mépris des petits.
 
C’est là que le bas blesse. Chichi, lui, il a été élevé par des hommes de la terre, de ceux qui parlaient l’occitan quand il était enfant et qui peu à peu se sont retrouvés dépossédés, y compris de leur outil de travail, à coup de réglementation européenne et de mondialisation. Les terres sont maintenant en friches, les hommes et les femmes exilés pour survivre.


J’achète tout, j’emprunte s’il le faut, je crédite, je revolve, je me ruine. Parce que toi, et vous tous, ici les déchirés, vous la tenez serrée entre vos mains brisées, vous la portez l’humanité. P. 95

Cette passion pour la terre et les hommes qui l’entretiennent, plus quelques autres histoires personnelles, auront raison de l’équilibre mental de Pierre SOUCHON.
 
L’écrivain est un primo-romancier. Il est journaliste et habitué à écrire mais là, l’exercice était périlleux. D’abord, il s’agit de sa propre vie, nous sommes dans l'autofiction. Mais aussi, parce que le sujet est grave et les êtres torturés. Le défi est relevé avec brio, chapeau.
 
Une nouvelle fois, ma chère Amandine, tu avais raison.
 
C’est, pour moi, une lecture coup de poing, de celles que l’on n’oublie pas pour tous un tas de... RAISON(s) !

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2020-05-14T22:35:16+02:00

Et toujours les forêts de Sandrine COLLETTE

Publié par Tlivres
Et toujours les forêts de Sandrine COLLETTE

Ma #citationdujeudi est extraite du #PrixRTLLire 2020, le dernier roman de Sandrine COLLETTE : "Et toujours les forêts" publié aux éditions Lattès .

Ce roman noir est parfaitement maîtrisé par une écrivaine qui n'en est pas à son coup d'essai mais fait mouche à tous les coups. Il y a eu "Juste après la vague", "Six fourmis blanches", "Un vent de cendres", et puis, le tout dernier, et pas des moindres ! Post-apocalyptique, ce roman nous fait vivre un rythme infernal. Quant à la chute, elle est magistrale !

Si vous avez envie de faire connaissance avec cette femme hors du commun, je vous propose de découvrir notre entretien publié le 7 mars dernier. Elle avait effectivement accepté de répondre à mes questions alors qu'elle courait les librairies, par monts et par vaux avant d'être confinée !

Souhaitons que cette période singulière ne lui gâche pas son succès !

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2020-05-13T06:00:00+02:00

En parallèle d'Anna TOSCA

Publié par Tlivres
En parallèle d'Anna TOSCA

Cette publication, j'y tenais depuis quelques temps.

Je vous explique. J'ai découvert le talent d'Anna TOSCA avec Fuite(s) il y a un an environ. Ce roman, auto-édité, m'a tout simplement bouleversée.

Alors, quand l'écrivaine m'a proposé de découvrir son recueil de nouvelles "Au féminin", j'ai dit oui bien sûr. Et là, j'ai été littéralement bluffée par son talent.

En quelques mots,

en quelques lignes,

en quelques pages,

Anna TOSCA vous fait vivre un jubilé d'émotions.

Les chutes sont aussi inattendues qu’éblouissantes. Généralement en deux temps, vous allez dévisser avant de tomber... en lâchant prise !

Et puis, non seulement, Anna TOSCA écrit divinement bien, mais en plus, elle illustre ces textes, tout en beauté bien sûr.

Aujourd'hui, je  vous fais découvrir les premières lignes de sa nouvelle

"En parallèle".

D'autres publications de ce type suivront dans les jours prochains. Je les égrènerai au fil du temps comme ces pâquerettes que l'on effeuille 

un peu 

beaucoup

passionnément

à la folie


Six heures. Je suis réveillé par un souffle glacé. En novembre, l’aube est encore loin et l’hiver rôde. Aldo vient de se lever. Il range son duvet miteux dans son caddie qui ne l’est pas moins. Toute une vie. Et des habitudes qui rythment le quotidien. Été comme hiver, Aldo est ici chez lui de vingt-deux heures à six heures. Sans exception. Si je suis occupé quand il arrive, il attend. Patient et obstiné. Comme s’il n’avait rien de mieux à faire. Que la vie lui avait claqué tellement de portes au nez qu’exister était devenu suffisant. Quand il s’installe, c’est comme une bulle qu’il souffle autour de nous. Plus personne n’approche. Les passants sont rares mais ceux qui bravent la nuit changent de trottoir. Tous sauf une.

Vous ne résistez pas au plaisir de lire la suite ?

Rendez-vous sur son blog. Elle se fera un plaisir de vous offrir l'intégralité de son recueil, il est d'une pure beauté !

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2020-05-12T21:57:50+02:00

De la forêt de Bibhouti BHOUSHAN BANERJI

Publié par Tlivres
De la forêt de Bibhouti BHOUSHAN BANERJI

Editions Zulma

Traduit du bengali par France BHATTACHARYA

De notre confinement, je crois que je me souviendrais longtemps d'une lecture en particulier, il s'agit du roman "De la forêt" de Bibhouti BHOUSHAN BANERJI.

Satya vit à Calcutta depuis un an. Il désespère de trouver un emploi quand il rencontre Abinash. Ils étaient amis quand ils étaient étudiants. Rendez-vous est pris pour un thé le lendemain. C’est là qu’Abinash propose à Satya de gérer 400 hectares de forêt pour le compte de son père au Bihar, une histoire incroyable.

"De la foret", c'est un roman d'apprentissage, c'est l'éveil d'un jeune homme, urbain, à la vie en forêt, un univers dont il ne soupçonne pas les richesses. Satya est un être profondément attachant dans ce qu'il a de candide et innocent. Par la voie de son regard et de ses perceptions, le lecteur s'imprègne des composantes de cet environnement on ne peut plus protégé qui, malheureusement, n'existe plus à la surface de la terre aujourd'hui.

Le Bihar se trouve dans le nord-est de l'Inde, là où la faune et la flore se développaient harmonieusement avant que l'homme ne mette la main dessus. Aux côtés du jeune Satya, le lecteur se nourrit d'une nature luxuriante et généreuse. 


C’était un spectacle étonnant : il me semblait que j’étais allongé sur un immense tapis jaune qui aurait recouvert entièrement la terre. Le vent apportait avec lui la saveur piquante des fleurs de moutarde. P. 150

Les couleurs s'offrent à profusion dans un décor embaumé par les parfums. Ce roman, c'est une profonde immersion en terre inconnue parfaitement illustrée par la magnifique couverture, réalisée comme d'habitude chez Zulma par David PEARSON, à partir d'une oeuvre originale de Roshni VYAM, une toute jeune artiste.

"De la forêt", c'est aussi un roman social qui donne à voir la vie des communautés indiennes, toutes entières vouées à la satisfaction de leurs besoins primaires et autres tâches domestiques, loin de l'industrialisation et du capitalisme de masse. Bibhouti BHOUSHAN BANERJI assure la mémoire d'un modèle de société, révolu aujourd'hui, qui a le mérite de nous questionner sur l'avenir de la planète et ce que nous voulons céder à nos enfants, nos petits-enfants, en termes de patrimoine. C'est peut-être au moment où les dérèglements commencent à se manifester qu'il convient de semer une petite graine dans des esprits bien intentionnés...

Je me suis laissée porter par le charme de la plume, éminemment descriptive, de l'auteur disparu en 1950. Dans une prose alanguie, Bibhouti BHOUSHAN BANERJI nous invite à nous délecter de ce qui composait les trésors de Dame Nature.

Ce roman est un joli cadeau des éditions Zulma. Je les remercie pour le savoureux voyage offert en tout début de confinement, peut-être le moment rêvé pour apprécier chaque phrase de ce subtil condensé écologique. Et s'il n'y avait pas de hasard dans la vie...


Les histoires ne peuvent pas être écoutées n’importe où. Et elles ne peuvent pas non plus être racontées n’importe comment. Leur charme dépend beaucoup du cadre et des circonstances de leur écoute, les amateurs le savent bien. P. 34

En tant qu'amateur, je suis persuadée que vous me comprendrez !

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2020-05-11T06:00:00+02:00

Merci d'AL1

Publié par Tlivres
Merci d'AL1

A l'heure du déconfinement, les artistes rivalisent d'ingéniosité pour transmettre un message à celles et ceux qui étaient les professionnels de la première ligne engagés dans cette crise sanitaire du Covid19.

Sur Angers, AL1 s'est déjà fait connaître pour un certain nombre de fresques.

Vous vous souvenez peut-être des bébés qui avaient investi les bardages de chantier du secteur Thiers Boisnet en off de l'édition 2017 des Echappées d'Art.

Là, l'artiste est allé au plus près du CHU d'Angers, Place de La Rochefoucauld, pour dire

MERCI

Bien sûr, il n'a pas pu représenter tous les corps de métiers impliqués et il s'en excuse, mais on y retrouve les soignants, les agents d'entretien, les conducteurs de bus, les pompiers, les employés de La Poste.

Chapeau pour cette création qui je l'espère, même si elle est éphémère puisque c'est l'essence même du street-art, restera gravée à jamais dans nos mémoires comme tout ce que nous avons vécu ces deux derniers mois.

C'est ma #lundioeuvredart.

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2020-05-11T06:00:00+02:00

Rage, The Flower Thrower de Banksy

Publié par Tlivres
Rage, The Flower Thrower de Banksy

Comme vous le savez, tout au long du mois d'avril, nous avons publié des toiles d'artistes autour du vert de l'espoir. 

Et puis, il y a eu le mois de mai avec une déclinaison incroyable de bouquets pour vous remercier de votre fidélité.

Aujourd'hui, nous sommes le 11 mai 2020, nous engageons notre déconfinement.

Mais avant d'écrire cette nouvelle page de notre existence, je voulais offrir un bouquet tout particulier à

Florence

Christine

Eliane

sans oublier, celle qui, inlassablement, à partager chaque jour les différentes publications, 

Dina Bail

ce bouquet, c'est celui de Banksy réalisé en 2003 sur un mur de Jérusalem.

Déjà, le foulard, mais autre époque, autre contexte, autre justification, en 2020, nous sortons masqués.

Dans la posture de l'homme, il y a une furieuse envie d'en découdre, aujourd'hui, si nous sortons, c'est bien parce que nos tripes nous poussent à le faire, il y a du cou-rage aussi.

Enfin, le bouquet, bien sûr, celui que brandit l'homme comme un projectile, l'idée est d'atteindre la cible, Mesdames, aujourd'hui, c'est vous que je vise !

Un immense merci pour cette joyeuse équipe que nous avons constituée, que d'oeuvres partagées, quelle diversité d'époques, de styles, de sensibilités aussi. J'ai tout simplement adoré.

Je ne le souhaite pas mais au cas où... nous rechuterions, je compte sur vous bien sûr !

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2020-05-10T06:00:00+02:00

Le bouquet de Sage BARNES

Publié par Tlivres
© Sage Barnes

© Sage Barnes

Avec Florence&Littérature, Christine - Calliope&Pétrichor et Eliane, chaque jour du confirment de mai, nous vous offrons un bouquet pour vous remercier de votre fidélité à notre Avril en vert.

Aujourd'hui, place à un tout jeune artiste américain, Sage BARNES, qui a réalisé ce portrait surréaliste en novembre 2017.

Au dessus du buste d'une femme dans une représentation tout à fait réaliste, il remplace la tête par un bouquet de fleurs.

Il marie artistiquement les textures. Il se sert d'une base en béton, le matériau par excellence du street art, et glisse des fleurs artificielles, savamment agencées dans une portion brisée. 

Il lie le plat, le lisse, avec des émergences foisonnantes.

Il joue avec les nuances de couleurs, du gris, du rose, du rouge... Sage BARNES offre une brassée de fleurs printanières dont les teintes sont ravivées par le vert du feuillage.

Il transmet un message aussi d'auto-construction avec ces deux mains, l'une installant une fleur supplémentaire dans la composition, l'autre armée d'un accessoire de jardinage, un peu comme s'il dépendait à chacun de cultiver son propre jardin.

Cette création, je la trouve EXTRAordinaire. Et vous ?

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2020-05-09T14:53:06+02:00

Le bouquet de fleurs de Diane DE LA ROQUE

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Le bouquet de fleurs de Diane DE LA ROQUE

Avec Florence&Littérature, Christine - Calliope&Pétrichor et Eliane, chaque jour du confirment de mai, nous vous offrons un bouquet pour vous remercier de votre fidélité à notre Avril en vert.

Aujourd'hui, place à Diane DE LA ROQUE, une artiste contemporaine, elle a réalisé un magnifique bouquet pour Noël 2019. Collé dans le 18ème arrondissement de Paris, je le trouve particulièrement séduisant.

Et puis, il y a cette main tendue, c'est un peu comme si on réduisait la distance qui nous sépare. 

Cette création, vous pouvez, vous aussi, l'envoyer à vos proches, à tous ceux que vous aimez, à tous ceux à qui vous avez envie d'offrir des fleurs et de mettre de la couleur dans cet énième jour confinés ! 

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2020-05-08T14:06:02+02:00

Vous prendrez bien un dessert ? de Sophie HENRIONNET

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Vous prendrez bien un dessert ? de Sophie HENRIONNET

Ma #vendredilecture est une petite pépite. 

Si après 8 semaines de confinement, vous sentez que la pression monte et ressentez un besoin impérieux de lâcher prise, je crois que j'ai ce qu'il vous faut !

En guise d'introduction, l'écrivaine, Sophie HENRIONNET vous propose une citation d'Oscar WILDE 


Un peu de sincérité est chose dangereuse ; beaucoup de sincérité est absolument fatal.

Le ton est donné !

Toute la famille s'apprête à fêter Noël et les 80 ans du grand-père dans un chalet de montagne. C'est Marie-Odile, la belle-fille, qui en a eu l'idée. Bien sûr, ces quatre jours de communion en territoire inconnu seront aux frais de la princesse, entendez par-là tous frais payés par l'entreprise familiale lancée par beau-papa et reprise par son cher et tendre époux. Les festivités promettent d'être belles... à moins que le vernis du tableau familial ne craquelle et révèle de terribles portraits, tous plus acérés les uns que les autres !

"Vous prendrez bien un dessert ?" est un roman tout à fait jubilatoire.

Sophie HENRIONNET a ce talent de nous présenter une galerie de personnages un brin explosifs, un peu dans l'état d'esprit dans lequel nous sommes aujourd'hui, avouons-le.

Depuis le petit-fils, Paul, jusqu'à Louis, le grand-père, en passant par Charles, Nicolas, Bénédicte, Jessica, Jean, Eléonore, Abibatou, Jeanne, sans oublier Marie-Odile, qui n'y coupera pas, l'écrivaine rédige aux petits oignons une approche psychologique de chacun, en décrivant les apparences et prenant un malin plaisir à dévoiler les dessous de table.

S'il en est une qui n'a pas de chapitre attitré, c'est la grand-mère, Mona (prudence, derrière ce petit nom doucereux pourrait bien se cacher une langue de vipère que Dieu merci, un accident vasculo-cérébral a permis de cesser de nuire !), mais soyez rassuré, l'auteure ne l'a pas épargnée, non plus !

Si, dès les premières lignes, vous sentez bien que l'addition de tous ces êtres humains au parcours personnel plus qu'accidenté va offrir un mélange détonnant, vous ne savez toutefois pas qui allumera la mèche, ni quand, et là, ne comptez surtout pas sur moi pour vous donner le numéro de la page. Tout ce que je peux vous dire, c'est que la pression va monter crescendo, au rythme des clichés auxquels Sophie HENRIONNET va tordre le cou, jusqu'au feu d'artifice. Un fou rire m'a pris comme jamais, je crois, sur un livre.

"Vous prendrez bien un dessert ?" est une pure gourmandise, à savourer sans modération, à moins que votre famille ne ressemble aux Labarre, et là, vous pourriez bien perdre l'appétit.

J’ai beaucoup aimé que chaque chapitre soit introduit par une citation puisée dans la littérature, à l’image de celle de Jack NICHOLSON dans Easy rider :



La liberté c’est ce qui compte le plus, mais en parler et l’être c’est très différent.

Je ne connaissais pas encore la plume de Sophie HENRIONNET, tout à fait succulente, un brin caustique et tellement drôle.

Heureusement, j'ai croisé le chemin d'Amélie de l'Institut Au coeur des soins, et le tour était joué. D'ailleurs, c'est un doublé, après "La fille du train", je ne suis pas prête d'oublier "Vous prendrez bien un dessert ?". Le proverbe dit "Jamais deux sans trois", c'est bien ça, non, Amélie ?

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2020-05-08T11:34:36+02:00

Room in Brooklyn d'Edward HOPPER

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Room in Brooklyn d'Edward HOPPER

Avec Florence&Littérature, Christine - Calliope&Pétrichor et Eliane, chaque jour du confirment de mai, nous vous offrons un bouquet pour vous remercier de votre fidélité à notre Avril en vert.

Aujourd'hui, place à Edward HOPPER, Room in Brooklyn, 1932

Je n'avais pas encore publié d'oeuvre de l'artiste peintre américain.

Cette huile sur toile est représentative de son oeuvre, tantôt mélancolique avec la représentation de la solitude du personnage, tantôt naturelle avec ce bouquet de fleur trônant dans le salon.

Les lignes sont épurées et réduites à l'essentiel. Les rayons du soleil se font une place au sol. En arrière plan, le ciel est bleu, comme une invitation à s'évader. Chez moi, aujourd'hui, il pleut ! Chez vous aussi ?

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2020-05-07T18:33:05+02:00

Colette et les siennes de Dominique BONA

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Colette et les siennes de Dominique BONA

Ma #citationdujeudi, je l'ai extraite de mon dernier coup de coeur, le livre de Dominique BONA "Colette et les siennes" aux éditions Grasset.

Je trouve qu'elle résonne très bien avec cette période de déconfinement à venir.

Saurons-nous quoi faire de notre liberté retrouvée, le 11 mai prochain ?

Si vous avez envie de savoir ce que Colette, elle, en a fait de sa liberté, je crois qu'il n'y a qu'une chose à faire... aller rendre une petite visite à votre librairie dès lundi, à moins qu'elle n'ait lancé un drive, et là, il vous tend les bras !

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2020-05-07T08:12:41+02:00

N° 130 de David HOCKNEY

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"No. 130" - 21th march 2020 - iPad drawing © David Hockney

"No. 130" - 21th march 2020 - iPad drawing © David Hockney

Avec Florence&Littérature, Christine - Calliope&Pétrichor et Eliane, chaque jour du confirment de mai, nous vous offrons un bouquet pour vous remercier de votre fidélité à notre Avril en vert.

Aujourd'hui, ma publication est un peu spéciale.

En effet, je vous propose une création de David HOCKNEY, la "N° 130", un joli bouquet de jonquilles dessiné le jour du printemps, le 21 mars 2020.

David HOCKNEY, je vous ai proposé, il y a quelques jours, l'oeuvre N° 153, en lien avec la très jolie "Lettre d'intérieur", adressée par l'artiste peintre à la Directrice artistique du Théâtre du Châtelet, Ruth MACKENZIE, lue tout en beauté par Augustin TRAPENARD sur France Inter, nous étions le 16 avril.

David HOCKNEY disait alors dessiner le printemps. Depuis, il a eu la formidable idée de lancer avec le Centre Pompidou et le Théâtre du Châtelet, un appel à prendre, nous toutes, nous tous, notre matériel de dessin, pour le rejoindre dans cette formidable aventure.

L'opération s'appelle "Espoir au printemps" avec le hashtag #HockneyPrintemps. Retrouvez tous les détails sur le site de France Inter.

La graine d'artiste sommeille en vous ? Alors, 3, 2, 1, partez !

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2020-05-06T17:41:45+02:00

Une fille sans histoire de Constance RIVIERE

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Une fille sans histoire de Constance RIVIERE

Immense joie de découvrir « Une fille sans histoire » de Constance Rivière, publié aux Editions Stock, repéré par les fées des 68 premières fois, en lice pour le Goncourt du Premier roman 2020. Résultat le 11 mai prochain 🍀


http://tlivrestarts.over-blog.com/2019/10/une-fille-sans-histoire-de-constance-riviere-7.html

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