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2016-03-30T06:25:58+02:00

La dernière page de Gazmend KAPLLANI

Publié par Tlivres

Traduit du Grec par Françoise BIENFAIT et Jérôme GIOVENDO

 

Alors que je suis rentrée de Paris avec une pile de livres dont tous sont aussi attractifs les uns que les autres,


Alors que je pensais ne pas participer au Prix des Lecteurs Angevins/CEZAM parce que non séduite a priori par la sélection,


je suis passée à la Bibliothèque pour déposer les livres que j'avais empruntés (un bon motif non ?) et puis j'ai remarqué un roman, tout seul sur le rayonnage... je l'ai saisi, j'ai survolé la 4ème de couverture (ce que je m'étais promis de ne plus faire !) et je suis tombée sous le charme !



A l'instar de certaines amours, certains pays sont une aberration : ils n'auraient jamais dû exister. Etre né et avoir vécu dans un tel pays procure un désenchantement assez proche de ce que l'on éprouve quand on a gâché sa vie avec une personne qui n'était pas la bonne. P. 9


Cette phrase n'est pas de moi, mais de Melsi, le personnage principal de ce roman. Melsi a 44 ans. Il vient d'apprendre la terrible nouvelle du décès de son père. Il part en car d'Athènes pour rejoindre Tirana en Albanie. Sa mère est décédée quand il avait 19 ans. Il a gardé un terrible souvenir de sa grand-mère reposant sur son lit de mort. Là, c'est un tout autre contexte. Il apprend que son père est décédé à Shanghai. Melsi s'interroge sur l'objet du voyage de son père en Chine. Pourquoi s'y est-il rendu ? de surcroît seul ? Il va progressivement s'approprier l'univers de son père, partir à la découverte de l'histoire des objets qui meublent sa vie. Un mystérieux cahier marron va attirer son attention.


Il n'aura pas fallu plus de 135 pages pour Gazmend KAPLLANI pour captiver la lectrice que je suis. Il faut dire qu'il use d'un certain nombre d'ingrédients dont je raffole :


- l'Histoire : j'avoue ne pas bien maîtriser le passé des Balkans et m'y plonger par le biais d'un roman m'a tout de suite intéressée,


- l'histoire de cet homme, journaliste et écrivain, retourné en Grèce depuis une vingtaine d'années notamment suite à un différend avec son père. Retourné sur les traces de ses origines, Melsi est un descendant d'une famille juive habitant la Thessalonnique que son grand-père, Léon, a décidé de quitter en 1943 avec sa famille, sous de fausses identités, devant la menace des Allemands.


- le sujet de l'immigration : Gazmend KAPLLANNI appréhende sous différentes facettes les conséquences d'une migration transfontalière pour l'être humain. La quête d'identité y compris administrative est une démarche au long cours. L'apprentissage d'une toute nouvelle culture se fait au quotidien notamment avec la maîtrise de la langue dont l'auteur fait l'éloge. Les subtilités linguistiques, lexicales, sont autant de champs d'investigation que les hommes de cette famille explorent avec plaisir. Bien sûr, il y a aussi le déracinement, l'exil, les souvenirs, la mémoire et la transmission aux générations suivantes.


Par exemple, Gazmend KAPLLANI évoque les photos de la vie passée comme autant de piliers pour nourrir les souvenirs :


Le fait d'avoir quitté la Grèce sans emporter une seule photo de leur famille contribuait à leur faire oublier cette tranche de leur vie passée. P. 77

Ce roman nous permet de nous poser quelques questions sur la vie de tous ces migrants qui quittent leurs pays avec seulement les vêtements qu'ils portent sur eux. Comment nourriront-ils le souvenir de leur existence d'avant ? Comment surmonteront-ils psychologiquement ce manque, eux et leurs enfants ?


La situation spécifique des femmes immigrées y est également abordée.



Quand à sa mère, elle ne se mêlait absolument pas de ces histoires de rivalité linguistique. Sa langue à elle se réduisait au cliquetis de sa machine à coudre. [...] Sa mère ne sortait d'ailleurs presque jamais. Elle avait appris un albanais approximatif grâce à deux voisines, Meléke et Sabrié, qui étaient devenues ses amis et lui rendaient visite tous les vendredis. P. 79

Ce roman met en exergue la condition féminine et les enjeux d'une activité en dehors du foyer pour favoriser l'apprentissage de la langue. Retenues à domicile pour satisfaire les besoins de la famille, les femmes sont privées de cette émancipation que la maîtrise de la langue peut leur assurer.


Ce roman ne se résume toutefois pas seulement à ses sujets. Il se fait remarquer par la qualité de la plume de son auteur. Gazmend KAPLLANI aime les mots, il joue avec eux, s'attache à trouver celui qui sera le plus juste et suscitera l'émotion de son lecteur. Je souhaiterais d'ailleurs saluer le travail du binôme de traducteurs, peu souvent cité alors que sa qualité est intimement liée la prise en compte des spécificités culturelles. S'identifier à un Grec d'origine albanaise sans jamais y avoir mis les pieds n'y est pas si naturel et pourtant... c'est ce que réussit "La dernière page".


Enfin, j'ai trouvé la construction de ce roman particulièrement ingénieuse. Alors que Mesli doit affronter la mort et accepter le deuil de son père, il découvre un projet de roman, écrit par son père, et dont les passages figurent en lettres italiques, permettant à tout moment de se repérer dans le parcours du narrateur et l'itinéraire de son père. S'entremêlent ainsi 2 époques, les années 1940 et 2010 !


"La dernière page" est assurément un très beau roman historique.

La dernière page de Gazmend KAPLLANI

Je n'en suis qu'à mon 2ème roman de la sélection. Après Kokoro de Delphine ROUX auquel j'avais attribué la note de 7, je vais monter d'un cran et placer "La dernière page" devant avec un 8.

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2016-03-29T11:48:08+02:00

Leyman GBOWEE, Prix Nobel de la Paix 2011, en images...

Publié par Tlivres
Leyman GBOWEE, Prix Nobel  de la Paix 2011, en images...

Partez à la découverte de l'itinéraire de Leyman GBOWEE, cette femme extraordinaire, croquée par Pénélope BAGIEU dans le blog "Les Culottées".

Plus je lis de portraits de femmes, et plus je me dis que c'est une excellente initiative que cette revue illustrée hebdomadaire.

Quant à dire que toutes, réunies, elles en feraient une formidable BD, il n'y a qu'un pas que Pénélope BAGIEU ne manquera pas de franchir...

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2016-03-26T22:34:51+01:00

Visiter La Griffe Noire, ça vous dit ?

Publié par Tlivres

Pour bien terminer ces 3 jours sur Paris, il me fallait quelque chose d'insolite... et comme j'avais un vieux rêve, je me suis dit que c'était le moment de le réaliser...

 

VISITER LA GRIFFE NOIRE

 

la Librairie de Gérard COLLARD

 

à Saint-Maur des Fossés

Vous savez que je suis une inconditionnelle de ses chroniques avec Valérie EXPERT dans "Les Coups de coeur des libraires" et de ses vidéos.

Séquence émotion en prenant le RER A et plus encore en arrivant rue de Varenne.

Visiter La Griffe Noire, ça vous dit ?

La façade latérale est couverte d'un graff magnifique, moi qui aime beaucoup le street art, ma place était bien là !!!

Et puis, en arrivant sur la façade principale, alors là, on retrouve tout de suite l'enthousiasme du libraire, des grands panneaux aux couleurs vives avec des textes on ne peut plus élogieux sur les livres (je sens instinctivement que mon budget va fondre comme neige au soleil !).

En poussant la porte, j'ai bien pris conscience que j'entrais dans une librairie pas comme les autres... les panneaux extérieurs meublent aussi l'intérieur, vous allez de table en table l'oeil attiré par cette profusion de couleur et d'avis, tous plus forts les uns que les autres.

Dès mon arrivée, j'entends une femme dire à une autre : "Dans cette librairie, tu n'as besoin de rien, tu repars avec tout !". Quelle entrée en matière !!!

Quand vous ajoutez ensuite le talent de Gérard COLLARD à découvrir des pépites dont personne n'a encore parlé. Vous vous souvenez peut être, "Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant", c'était lui ! Ce livre est une pure merveille, ça vous en dit long sur son talent ! D'ailleurs, vous pouvez toujours le commander sur le site en ligne.

Très vite, je me suis dit que j'y étais un peu chez moi ! De très nombreux livres vus dans les chroniques du web y occupent une place aisément remarquable.

Visiter La Griffe Noire, ça vous dit ?

Je commence dangereusement à me constituer une petite pile de ceux que je veux acheter, je les mets sous le bras mais petite pile devient grande, un peu lourde même !

Et puis là, ô surprise, dans les rayonnages, il y a des alcôves cartonnées pour recevoir des bijoux... des livres dont je n'ai jamais entendu parler, à croîre que je ne lis jamais pour être passée à côté jusque là !

Impossible de repartir sans...

Visiter La Griffe Noire, ça vous dit ?

En déambulant dans la librairie, j'arrive devant ce qui paraît être LE livre incontournable ! Le trésor de "La Griffe Noire".

Lui, prend bien sûr une place de choix dans ma pile ! Et au final, voilà ce que ça donne...

Visiter La Griffe Noire, ça vous dit ?

Une excellente journée,

Une collection de livres à découvrir,

De magnifiques souvenirs,

et pour que la journée soit parfaite,

Un petit clin d'oeil à Charb que l'on n'oublie pas !

Visiter La Griffe Noire, ça vous dit ?

Un très grand merci à celles et ceux qui m'ont offert un beau cadeau la veille de mon départ... le budget qui m'a permis de faire toutes ces folies !

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2016-03-25T21:33:25+01:00

Quelques bonnes adresses... à partager !

Publié par Tlivres
Quelques bonnes adresses... à partager !

Après les découvertes culturelles, place aux découvertes gustatives !

Au gré de ma promenade dans les rues parisiennes, je suis arrivée rue des Martyrs, et là, une visite s'est imposée à moi, celle de T collections. Il y a quelques temps, je vous l'avais présentée, cette boutique toute blanche !

Impossible de revenir sur Angers sans mon petit sachet. D'ailleurs, je fais un constat, mon nez est fidèle ! Alors que je n'avais pas noté l'objet de mes choix lors de ma 1ère visite, j'ai de nouveau opté pour le thé à la Rose Congou, assurément un très bon choix ! Je vous le conseille.

Mais la promenade à pied, ça creuse, non ?

Je suis passée devant des cafés, des salons de thé... et finalement, je suis arrivée face à une vitrine qui inspirait une ambiance cosy, chaleureuse, et où des personnes y avaient déjà élu domicile, voire saturaient l'espace... Mais quand c'est un jour de chance, vous avez des personnes qui se lèvent instinctivement pour partir... et dimanche était un jour de chance !

Marlette, souvenez-vous bien de ce nom ! C'est en réalité le fruit de la fusion de 2 prénoms, ceux de Margot et Scarlette, 2 soeurs habitant l'île de Ré et particulièrement attentives au manger sain. Elles ont créé des pâtes à pain, puis des pâtes à gâteaux, avec des produits bio bien sûr. En ajoutant quelques produits de base, oeufs, huile, lait... le tour est joué !

Marlette, c'est aussi le nom de cet antre merveilleux. Vous avez envie de vous reposer, il y a des gros coussins qui vous tendent les bras ! Mais plus encore, à votre entrée, vous êtes tout simplement saisi.e.s par cette formidable odeur de gâteaux où le beurre est roi, un peu comme dans la cuisine de votre grand-mère, quand les lipides de substitution n'existaient pas encore...

Tout à coup, j'ai soif, j'ai faim, mes papilles s'activent. Il va bien falloir choisir... le verdict : fondant au chocolat, chocolat chaud et thé, nous sommes 2 ! Rien qu'en regardant les photos, j'en salive encore...

Tout à coup, j'ai soif, j'ai faim, mes papilles s'activent. Il va bien falloir choisir : fondant au chocolat, chocolat chaud et thé. Rien qu'en regardant les photos, j'en salive encore...

Quelques bonnes adresses... à partager !
Quelques bonnes adresses... à partager !

Vous hésitez encore ? Voici la carte, à votre bon coeur...

Quelques bonnes adresses... à partager !

Et pour conclure cette très belle journée, un petit clin d'oeil à Mathias MALZIEU.

Il faut dire que c'est un peu ma déception du Salon du Livre. Dans la file d'attente des dédicaces qui ne commençaient qu'à 17h30, il y avait des enfants/ados qui attendaient l'artiste depuis 10h le matin, autant dire qu'il avait quelques fans... Après 1h30 d'attente, il a bien fallu se rendre à l'évidence, il ne signera jamais pour chacun des lecteurs venus en nombre !

Mais en déambulant dans les rues, tout à coup, la "signature" de Mathias MALZIEU est apparue sur le trottoir. Séquence émotion...

Quelques bonnes adresses... à partager !

Finalement, je ne lui en veux pas trop et je lui souhaite une excellent santé !

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2016-03-24T19:23:35+01:00

Visite du Musée de la Vie Romantique à Paris

Publié par Tlivres

Après un brunch dans un lieu insolite dimanche dernier, et pour varier les plaisirs, la visite d'un Musée s'imposait. Celui de la Vie Romantique est situé à quelques pas de l'Archipel, je vous invite à le découvrir !

Pour les fans de littérature, ce Musée est pour vous ! Je vous explique pourquoi...


Cette très belle demeure aperçue dès la rue, son jardin, ses ateliers, sont comme une invitation à l'évasion, au rêve... pour laisser libre cours à ses émotions... dès les espaces extérieurs, on sent le romantisme bien présent !


Les couleurs vertes de la bâtisse se mélangent allègrement à celles du jardin, des chaises, des tables... Les quelques ponctuations jaunes offertes par la floraison des narcisses dans toute la verdure composent très naturellement un superbe tableau. Avis aux amateurs de peinture, si vous cherchez un site, il pourrait bien vous tendre les bras !

Visite du Musée de la Vie Romantique à Paris
Visite du Musée de la Vie Romantique à Paris

Parlons peinture justement. C'est Ary Scheffer (1795-1858), Hollandais, qui s'est installé le premier 7 rue Chaptal dès 1830. Sa résidence est rapidement devenue le lieu de rencontre des élites et de toute une émulation politique, artistique, littéraire... Delacroix, Rossini, Chopin, Dickens, George Sand s'y sont retrouvés chaque semaine.


Parlons de George Sand qui occupe une place toute particulière dans ce Musée. Depuis le moulage de son bras et de sa main droite jusqu'au médaillon dans lequel des mèches de ses cheveux y sont soigneusement conservés, en passant par des toiles, du mobilier, et de très nombreux effets personnels (bijoux...).

Visite du Musée de la Vie Romantique à Paris

En visitant ce Musée, j'ai découvert que George Sand s'adonnait également à la peinture, et plus surprenant encore à un style dont je n'avais jamais entendu parler : les dendrites. Il s'agit d'une sorte d'aquarelles réalisées à partir de couleurs écrasées sur une feuille de papier donnant naissance à des formes tout à fait aléatoires et surprenantes. Elle s'attachait ensuite, au gré de son inspiration, à ajouter, tantôt des personnages, tantôt des éléments de décor, pour réaliser des oeuvres picturales remarquables.

J'ai beaucoup aimé cette visite et m'approprier un peu plus la vie de George Sand. Je suis allée depuis sur internet cherchez quelques informations et j'ai découvert un site très complet.


Je souhaiterais bien me replonger dans son oeuvre. Avez vous des romans à me conseiller ?

La cerise sur le gâteau, Musée de la Ville de Paris, il présente l'intérêt de la gratuité d'accès aux expositions permanentes.

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2016-03-23T07:49:34+01:00

Mille et une bonnes raisons de découvrir l'Archipel

Publié par Tlivres
Mille et une bonnes raisons de découvrir l'Archipel

Vous ne connaissez pas encore l'Archipel ?

Personne n'est parfait !

L'Archipel est un lieu d'innovation collective, ouvert dans le 8ème arrondissement de Paris, près de la Place de Clichy, 26 bis Rue Saint-Petersbourg très exactement et qui ressemble à ça...


Non, vous ne rêvez pas ! Vous êtes bien dans un lieu insolite avec nef et alcôves... il s'agit d'un ancien couvent datant du XIXème siècle. Voilà pour l'histoire du lieu !


Maintenant, passons à ses occupants... Depuis 2012, l'Etat puis la Ville de Paris mettent ce site à la disposition d'une Association, Aurore, qui n'est plus une toute jeune fille puisqu'elle a été créée en 1871. Sa mission : la réinsertion sociale et professionnelle des personnes en situation de précarité et d’exclusion.


Elle y organise de très nombreuses animations régulières comme du chant avec le Feel good song, du yoga, des jeux d'échecs, des ateliers contes et dessins, du théâtre, de la couture, du crochet...


Une idée lumineuse qui va ravir tous les accros de littérature que nous sommes... Dans ce lieu, 8 000 ouvrages y sont soigneusement rangés. Chaque samedi après-midi, vous pouvez passer à l'Archipel et échanger un ou plusieurs livres de la maison contre de nouveaux romans, polars et autres livres historiques. Le principe est simple : 1 livre apporté = 1 livre récupéré !

Mille et une bonnes raisons de découvrir l'Archipel

Plus largement, vous pouvez aussi profiter d'un Troc-shop, là, vêtements, accessoires, produits de beauté, CD, DVD... s'échangent allègrement. Chaque objet donne droit à un nombre de points échangeables contre d'autres produits.


Vous avez du temps ? Alors, vos heures de bénévolat pourront aussi être troquées contre des objets, brillantissime !


Il y a aussi des concerts en hamac, simple ou double, je rêve !!!


Et le dimanche... il y a un brunch ! Chaque mois, les cuisines changent de main. En ce moment, ce sont "Les camionneuses" qui sont à l'oeuvre, et là, c'est encore toute une histoire !

Et voilà le travail !

Mille et une bonnes raisons de découvrir l'Archipel

Pour 20 euros, vous avez une formule avec entrée plat dessert. Un peu cher ? Peut-être, sauf si vous ajoutez le geste solidaire. En fait, il existe aussi sur site un centre d'hébergement d'urgences que l'Association Aurore gère. Pour chaque formule, vous la soutiendrez dans son action de tous les jours ! L'Association Aurore n'oublie pas de vous remercier...


Vous n'êtes pas encore totalement séduit.e.s ?


Et bien, pour permettre l'innovation sociale et les synergies entre acteurs, un espace coworking est également aménagé. Il peut recevoir une trentaine de personnes.
N'en jetez plus, la coupe est pleine !


Personnellement, j'ai été totalement séduite par le lieu et la vie qui y règne. Une très belle initiative, de celles qu'offre la Capitale !

Mille et une bonnes raisons de découvrir l'Archipel

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2016-03-22T13:12:19+01:00

Agnodice croquée par Pénélope BAGIEU

Publié par Tlivres
Agnodice croquée par Pénélope BAGIEU

Nous sommes mardi !

Nous avons rendez-vous avec Pénélope BAGIEU et son blog "Les Culottées" pour un nouveau portrait de femme.

Souvenez-vous bien de celle-ci, Agnodice, la 1ère gynécologue, née bien avant Jésus Christ, autant dire que son action date un peu !

Je suis persuadée que vous ne soupçonnez pas les obstacles qu'elle a dû franchir pour en arriver là et de quels subterfuges elle a usé pour se faire une place dans un monde exclusivement masculin... mais grâce à Pénélope BAGIEU, vous saurez tout !

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2016-03-18T07:12:52+01:00

Grâce de Delphine BERTHOLON

Publié par Tlivres
Grâce de Delphine BERTHOLON

Delphine BERTHOLON, j'ai découvert son écriture avec "L'effet Larsen" en novembre dernier et ce roman est gravé à jamais dans ma mémoire pour m'avoir accompagnée les jours suivant les terribles attentats de Paris, il résonne encore aujourd'hui !


J'étais particulièrement tentée de poursuivre la découverte des oeuvres de cette écrivaine et "Grâce" m'a tendu les bras...

Tout commence avec une lettre dactylographiée, dont on ne comprend pas bien son contexte, qui est son destinataire, et ce qu'elle pourra bien induire dans ce roman, mais ce que l'on mesure dans les premières lignes, c'est le manque incommensurable liée à l'absence d'un être cher.


Et puis, il y a aussi un chapitre qui commence ainsi : "Dès que je passai le seuil de la maison, je sus que quelque chose n'allait pas. "


Et enfin, il y a ce que l'on peut appréhender comme un journal intime signé de Grâce Marie Bataille, 7 mars 1981... : "Ce matin, j'ai eu trente quatre ans. Trente quatre ans, et deux gosses."


Vous l'aurez compris, le talent de Delphine BERTHOLON est de tracer l'itinéraire de 3 personnages et de faire en sorte que leurs parcours se croisent très naturellement. Depuis la fille au pair venue de Roumanie, en passant par Nathan, père de 2 jeunes enfants, des faux jumeaux dont la mère est décédée lors de leur naissance, jusqu'à Grâce, la mère de Nathan, cette vieille femme dont les fragilités s'accroissent. Aujourd'hui, nous sommes le 24 décembre, il neige, et les festivités vont bientôt commencer !


Mais ce n'est pas tout, elle va le faire en vous prenant à la gorge dès les premières pages sans jamais pouvoir vous lâcher d'ici la page 356. Thriller psychologique, ce roman se lit en apnée totale. Si vous avez envie de quitter un temps votre environnement familial, professionnel... évasion cérébrale assurée ! Avec du recul, je me dis que la couverture est en totale adéquation avec l'histoire, c'est suffisamment rare pour le signaler. Toute noire, une maison en perspective vue à travers le pare brise d'une voiture... Je vous livre ces quelques détails comme autant d'énigmes à résoudre !


Delphine BERTHOLON a cette capacité à se fondre dans l'intimité de personnages meurtris, des hommes et des femmes anti-héros oppressés par des souffrances terrifiantes, des souffrances liées à des secrets de famille, des non-dits... à des décisions prises à un instant T mais avec des effets dévastateurs susceptibles de se transmettre de génération en génération :


La vie est une suite de choix plus ou moins réfléchis, de hasards heureux ou malheureux, rencontres, bifurcations, prendre à droite, prendre à gauche, mille destins différents à chaque carrefour, et puis des évidences. P. 170

Elle conclut ce très beau roman avec cette dernière ligne


[...] je réintègre, enfin, l'humanité. P. 356


Tout est dit dans la démarche d'écriture de Delphine BERTHOLON !

Lire un roman de cette auteure, c'est être sûr.e d'en garder l'empreinte !

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2016-03-17T07:03:51+01:00

C comme...

Publié par Tlivres

CHEVALIER

 

Tracy CHEVALIER, j'adore ! La jeune fille à la perle, La dame à la licorne, La dernière fugitive 

 

mais aussi...

Noëlle CHATELET Le baiser d'Isabelle


Sandra CISNEROS Caramelo


Stephen CLARKE God save la France


Jean-Philippe CLAUDEL Le rapport de Brodeck, La petite fille de Monsieur Linh

Paulo COELHO Le Zahir, L'alchimiste


Jodi COMPTON La 37ème heure

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2016-03-16T07:30:17+01:00

G229 de Jean-Philippe BLONDEL

Publié par Tlivres
G229 de Jean-Philippe BLONDEL

C'est toujours avec beaucoup de plaisir que je retrouve la plume de cet écrivain. Après "Mariages de saison", son dernier roman lu récemment, je me suis lancée dans "G229" sans vraiment savoir à quoi m'attendre... d'ailleurs, je lis de moins en moins les 4èmes de couverture pour ne pas déflorer le plaisir de mes lectures à venir !

G229 est un code spécifique pour identifier la salle de classe n° 229 du bâtiment G, là où un professeur d'anglais enseigne, le narrateur de ce roman.


Jean-Philippe BLONDEL est l'homme des panels ! Il nous brosse le portrait des élèves


[...] des adolescents plus ou moins sympathiques, plus ou moins rebelles, plus ou moins niais, plus ou moins amoureux malheureux chaleureux distants râleurs mal lunés. P. 210/211

mais aussi celui des enseignant.e.s et leur sentiment d'appartenance à l'établissement :


Je sais instinctivement qui je suis, dix-huit heures par semaine, dix mois par an. Ce cadre-là m'est important. Ma place dans le monde. A un moment donné, pour une période donnée. P. 13

Chacun des publics présents dans un lycée y est abordé avec beaucoup d'objectivité et toujours énormément de tendresse, sans jugement aucun. L'écrivain nous dévoile les rouages de cette micro-société et permet d'humaniser chacun.


Parce qu'avant tout, dans un lycée, on vit. P. 206

Je me suis plongée avec beaucoup de plaisir dans l'univers de l'éducation nationale, histoire de me rappeler quelques souvenirs de mon adolescence (c'est certain, vous vous y retrouverez vous aussi à un moment donné !) mais aussi de m'approprier cet environnement professionnel que je ne connaissais pas de l'intérieur, c'est désormais chose faite.


Certains y verront une autobiographie, d'autres un roman. Avec Jean Philippe BLONDEL, vous ne savez jamais mais peu importe, c'est toujours un très bon moment de littérature.

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