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2015-11-22T19:43:26+01:00

L'effet Larsen de Delphine BERTHOLON

Publié par Tlivres
L'effet Larsen de Delphine BERTHOLON

Vous avez été nombreux sur la toile à parler du dernier roman de Delphine BERTHOLON : "Les corps inutiles".


Alors, à la veille d'un séjour en Bretagne, je suis passée à la Bibliothèque pour l'emprunter, mais là, malheureusement, quelqu'un m'avait devancée. "L'effet larsen" était bien là, lui. Bref regard sur la 4ème de couverture, je suis tentée, je ne lâche plus prise !


Arrivée en Bretagne, le soleil brille, brille, brille... impossible de rester à lire, j'ai envie de bouger, de marcher sur les sentiers côtiers et de profiter de cette 1ère semaine de novembre, inespérée. Avec du recul, j'ai bien fait. Il suffit de voir comment nous avons passé la 2ème...


Et "L'effet larsen", qui a su attendre patiemment son heure, restera gravé à vie dans ma mémoire, j'en suis persuadée. Et oui, c'est lui que je m'apprêtais à terminer le vendredi 13 novembre et qui a fait les frais de toutes mes larmes le lendemain. En lisant cette citation, vous comprendrez pourquoi :


On ne pardonne pas pour les morts ; on pardonne pour les vivants. P. 360

Je ne crois pas au hasard. "L'effet larsen" devait être là, c'est tout. Lisez : "It's a strange world, isn't it ?". C'est la citation de David LYNCH extraite de "Blue Velvet" qu'a choisi Delphine BERTHOLON pour commencer son roman. N'est-ce pas la question qui nous taraude tous aujourdhui ?


Nola a 18 ans. C'est elle la narratrice. Son papa était coiffeur, il avait repris l'entreprise familiale. Cette phrase est au passé parce qu'il s'est fait abattre sur le seuil de son salon de coiffure par un individu suicidaire qui, avant de se tirer une balle, a lancé une raffale tuant sur le coup plusieurs personnes.


Là, pas d'acte terroriste, pas de revendication, pas de lettre pour expliquer le geste, mais une fille et sa mère qui vivent les jours suivants. Et c'est là que ce roman devient intéressant, aujourd'hui tout particulièrement.


Dans La Grande Librairie du jeudi 5 novembre, Maelis de KERANGAL répond à la question du sens de l'écriture par une très belle phrase : "La littérature livre des expériences".

Delphine BERTHOLON, elle, explore les effets du deuil. Elle fait évoluer 2 femmes : l'épouse fuyant la réalité qui l'agresse, elle sombre dans la dépression, se mure dans le sommeil à coup de somnifères et plonge dans le silence munie de boules Quies ; la fille, Nola, qui se sent responsable de sa mère et se bat pour leur offrir un nouvel horizon. Elle saisit l'art comme échappatoire et s'inspire de l'oeuvre "L’œil cacodylate" de Francis PICABIA pour donner un sens à sa vie.

L'effet Larsen de Delphine BERTHOLON

Affectée par la souffrance liée à la perforation du tympan de sa mère, Nola choisit l'oreille comme repère. Elle en trace les contours. Elle va ensuite se promener avec sa toile et demander à chaque personne de son environnement d'y écrire une petite phrase, un mot, ce qui lui vient à l'esprit à l'instant présent. Voisins, clients du bar où elle travaille, sa mère... tous vont jouer le jeu et participer à la reconstruction de cette jeune femme, peut-être un chemin vers la résilience.


C'est en cela que ce livre peut concourir à notre bibliothérapie à tous. Il y a des phrases qui résonnent tellement juste dans le contexte que nous vivons actuellement. Elles permettent de faire couler les larmes qui restent encore à couler mais elles donnent aussi beaucoup d'espoir.


C'est un roman qui met en lumière une formidable relation mère/fille empreinte de tendresse.


Il traite aussi de la maladie mentale, notamment de l'impuissance des proches :


Je ne savais plus comment réagir, écartelée par des émotions contradictoires - agacement, inquiétude, terreur, solitude. Il fallait s'y résoudre : sa souffrance était réelle. Invisible, incompréhensible, mais réelle. Et comment gerer cela, alors ? Sa souffrance était aussi insensée que ta mort, papa, oui, le rapprochement était infaillible, la maladie de maman était un non-sens et les non-sens, rien à faire, on ne sait jamais par quel bout les prendre. P. 146

Le sujet est abordé avec lucidité mais aussi beaucoup d'humour :


Réclamer de l'amour à une âme si cassée, c'était comme faire l'aumône auprès d'un sans-abri. P. 84

Il met le doigt avec poésie sur le processus de guérison qui n'appartient qu'au malade lui-même :

Nola, votre mère possède en elle toutes les clés pour guérir. Pour l'instant, elle ne sait pas dans quelle serrure enfoncer quelle clé, voilà tout. P. 261

C'est aussi un très beau roman sur le poids des secrets.


C'est enfin un magnifique roman sur la mémoire, les souvenirs...


Je vous le conseille absolument.

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2015-11-14T17:29:07+01:00

Aujourd'hui je pleure...

Publié par Tlivres
Aujourd'hui je pleure...

Nous sommes le 14 novembre 2015 et je pleure.


Je pleure de chagrin pour les victimes des attentats perpétrés à Paris hier vendredi 13, leurs familles, tous ces anonymes, tous ces gens comme nous qui vivaient un moment de liberté dans l'insouciance du risque qui pesait sur leurs vies.


Je pleure d'effroi devant la barbarie des actes commis par des hommes, sommes nous tombés sur la tête ? comment des êtres humains au 21ème siècle peuvent ils se comporter avec cette violence incommensurable ?


Je pleure au souvenir de l'équipe de Charlie Hebdo, c'était le 7 janvier 2015, 10 mois à essayer de se reconstruire une existence apaisée pour quoi ? pour une nouvelle épreuve qui touche la France en son coeur, dans sa capitale, Paris, première destination touristique que le monde nous envie.


Je pleure d'émotion quand je décroche mon téléphone et que nos amis anglais sont en larmes sur le sort de la France et se rejouissent de la vie sauve de nos enfants, cette voix chevrotante ponctuée de gros sanglots, jamais je ne l'oublierai...

Aujourd'hui je pleure...

Je pleure devant les messages de compassion qui nous sont envoyés de l'étranger, à nous peuple français.

Je pleure devant la fraternité qui lie tous ses bloggueurs dont la photo de profil s'habille de bleu blanc rouge, les couleurs de la France, les couleurs de la République, des visages inconnus mais aussi tous ces proches qui s'effacent à demi derrière le filtre tricolore.


Je pleure devant l'élan artistique qu'engendrent les événements. Les crayons si bestialement agressés le 7 janvier dernier continuent de dessiner, de quoi montrer au monde entier que les terroristes n'ont pas eu raison d'eux. Et quelle beauté !!!

Je pleure encore quand j'essaie de fuir ces images télévisées, ces flahs à la radio, et que je lis une très belle phrase de Delphine BERTHOLON dans "L'effet Larsen"


On ne pardonne pas pour les morts ; on pardonne pour les vivants. P. 360

Aujourd'hui, je ne peux faire que pleurer...

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2015-11-11T20:22:36+01:00

La liste de mes envies de Grégoire DELACOURT

Publié par Tlivres
La liste de mes envies de Grégoire DELACOURT

J'ai fait une petite parenthèse dans la liste des livres empruntés à la Bibliothèque récemment. J'ai eu, en effet, envie de me plonger dans un roman court fait de bons sentiments, enfin, c'est ce que je croyais en ouvrant "La liste de mes envies" de Grégoire DELACOURT.


Bien sûr, tout le monde a entendu parler de ce roman, au point que je redoutais de le lire ! J'avais un a priori plutôt négatif, il faut bien le dire. Je craignais de sombrer dans la mièvrerie, et bien, il n'en est rien ! Comme quoi, il faut toujours lire par soi-même avant de critiquer et se laisser surprendre par la découverte... Ma fille a bien fait d'insister !!!


Jocelyne Guerbette est mercière à Arras. Elle vit avec Jo, son mari, depuis 21 ans. Ils ont 2 enfants qui sont grands maintenant. Ils ont eu à surmonter une tragédie, le décès d'un enfant à sa naissance. Depuis, Jocelyne se voue à son magasin et à son blog pendant que son mari travaille à l'usine et égrène la liste de ses envies. Elle passe aussi de bons moments avec 2 jumelles, Danièle et Françoise, qui jouent depuis 18 ans au loto. Un jour, Jocelyne, se prête au jeu. Quelques jours plus tard, l'annonce est diffusée. Un joueur a gagné 18 millions d'euros.
Je ne vous en dis pas plus !


Le personnage de Jocelyne est particulièrement riche et émouvant. C'est une femme de condition sociale modeste qui surmonte les épreuves de la vie avec une certaine philosophie de la vie. Elle ne se plaint jamais. Elle surmonte les épreuves comme elle peut, sans embages mais tout de même. A l'heure des échographies en 3D, à l'époque où les parents d'un petit être de 3 mois en gestation dans le ventre de sa mère peuvent découvrir le visage de leur futur enfant avant le jour de sa naissance, comment imaginer le traumatisme qu'à pu vivre cette femme ? Mais Jocelyne, elle, la narratrice, préfère regarder la souffrance de son mari et être bienveillante à son égard. Jocelyne est une altruiste dans tous les pores de sa peau. A méditer bien sûr !

Cette femme est aussi très intelligente. Elle mesure pleinement les risques d'un changement de vie. Elle est très lucide sur sa condition et ce qu'un chèque de 18 millions d'euros pourrait révolutionner, elle connait les fragilités humaines. Elle préfère préserver la sincérité et l'authenticité de ses sentiments. C'est assurément une bonne personne.


J'ai adoré le passage consacré à l'animation de son blog bien sûr. J'ai vécu avec elle les plaisirs des consultations, de la recrudescence des visiteurs. Même les publicités qui peuvent apporter à leurs propriétaires quelques rémunérations prennent ici un tout nouveau sens, c'est ce qui permet à Jocelyne de recruter Mado, une femme meurtrie par la décès de sa grande fille suite à une longue maladie. Avouez que dans ce cas précis les publicités prennent une toute autre dimension, non ?


Ce qui m'a troublée, je dois bien l'avouer, c'est qu'un homme puisse être aussi juste dans l'approche des sentiments d'une femme, d'une mère. Bravo à Grégoire DELACOURT pour ce roman très bien écrit, empreint de tendresse et qui suscite beaucoup d'émotion.

J'en lirais d'autres de cet auteur, j'en prends l'engagement.

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2015-11-09T06:48:29+01:00

Pardonnable, impardonnable de Valérie TONG CUONG

Publié par Tlivres
Pardonnable, impardonnable de Valérie TONG CUONG

Je n'avais encore jamais lu de romans de Valérie TONG CUONG mais son nom figurait sur ma liste d'auteurs à découvrir, et puis voilà, un jour, de passage à la Bibliothèque, il y en a un sur les rayons, un qui me tend les bras, alors, c'est parti pour l'aventure, et quelle aventure !


Alors que je venais de quitter "Otages intimes" où la relation mère/fils était mise à rude épreuve avec l'emprisonnement d'Etienne dans un pays en guerre et sa lente reconstruction avec la liberté retrouvée, cette relation est de nouveau abordée avec un accident d'enfant cette fois.


Les joues giflées de vent et de soleil, la nuque moite et la mâchoire serrée, il pédale de toutes ses forces. Il ne s'agit pas de compétition ni de record à battre, seulement de vitesse, d'ivresse, il est saoul sur la petite route de campagne, saoul Milo de désir enfantin, de joie, de légèreté, saoul de bonheur - une seconde avant l'impact, il rit encore bouche grande ouverte en pédalant. P. 12

Milo est transféré à l'hôpital, il souffre d'un traumatisme crânien. Quand ses parents arrivent, il est plongé dans le coma.


1er uppercut avec cette chute aux multiples conséquences, mais ce n'est pas tout. Pourquoi l'enfant avait-il été confié à sa tante ? Et bien, il y a la version officielle : le choix du carrelage de la piscine. Et puis, il y a la version cachée : la signature d'une donation devant Notaire qui officialise le transfert de propriété d'un bien de la grand-mère de Milo à Céleste, la mère de l'enfant.


Je ne vous en dit pas plus. Les mensonges, les non-dits, les trahisons et autres subterfuges vont se succéder. La responsabilité et la culpabilité vont être des sentiments disséqués tout au long de ce roman. A peine le lecteur semble-t-il avoir récupéré d'un coup, qu'il en prend un nouveau en pleine figure le faisant vaciller et lui coupant le souffle.


[...] d'ailleurs elle était responsable, enfin, en partie, mais voilà bien le problème, le vrai problème, insoluble, qui est responsable de quoi dans cette tragédie à tiroirs, si seulement il était possible d'affirmer quoi que ce soit. P. 224

La construction de ce roman est originale et mérite d'être remarquée. Roman choral, il donne à voir la situation du moment à travers le filtre des différents personnages. La narration à la 1ère personne du singulier est tantôt incarnée par Céleste, la mère de Milo, tantôt par Lino, le père de l'enfant, mais aussi par Jeanne, la mère de Céleste, Marguerite, sa soeur... Cette forme concourt à instiller le doute dans l'esprit du lecteur devant cette tragédie familiale et à le faire durer tout au long des 337 pages !


Il est de surcroît rythmé par une succession de sentiments et de comportements qui vont crescendo : la colère, la haine, la vengeance... de quoi assurer une tension extrême !


Ce roman peut aisément être classé dans la catégorie des thrillers psychologiques, tant sur le fond que sur la forme. Une réussite !

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2015-11-08T11:56:41+01:00

Otages intimes de Jeanne BENAMEUR

Publié par Tlivres
Otages intimes de Jeanne BENAMEUR

Je commence à bien connaître la plume de Jeanne BENAMEUR et c'est toujours un réel plaisir que de retrouver les qualités de son écriture. Alors, quand Ludo, Martine, Nina, Catherine, Caroline (je les remercie tous d'ailleurs !) me conseillent de commencer mes vacances en sa compagnie, je fonce !

Après "ça t'apprendra à vivre", "La boutique jaune", "Laver les ombres", "Les insurrections singulières", "Profanes", il s'agit cette fois de son tout dernier roman intitulé "Otages intimes".

Etienne, photographe de guerre, est sur le chemin du retour. Il a été séquestré quelques mois. Alors que ses yeux restaient fixés sur une scène de la vie quotidienne, une femme transportant de l'eau avec ses enfants, il est arraché à sa rêverie par des ravisseurs qui l'emprisonnent et font de lui une monnaie d'échange. Le jour où il parcourt plus de pas que ceux nécessaires quotidiennement pour rejoindre des toilettes de fortune, il perd tous ses repères. Que va-t-il lui arriver ? C'est en réalité la liberté qui s'annonce. Saura-t-il de nouveau l'apprivoiser ?


Dans ce très beau roman où chaque mot a son importance, le lecteur accompagne Etienne dans sa reconstruction. Mais Jeanne BENAMEUR n'est sûre de rien. Elle pose de nombreuses questions et interpelle le lecteur dans ce douloureux itinéraire fait de moments de bonheur mais aussi de grande souffrance.


Ce dont elle est sûre toutefois, c'est que les mots joueront un rôle essentiel dans cette reconstruction :


Il a besoin des mots. Lui qui a rapporté tant d'images qui laissent sans voix il lui faut des mots. Pour tenter de comprendre. Il a besoin de retrouver le sens à sa racine. Il lui faut retourner à l'étymologie pour se guider. Comprendre. P. 95

J'ai été bouleversée par les retrouvailles de la mère avec son fils, une relation extraordinaire dans ce qu'elle a de plus charnel. Elle y est parfaitement décrite, tout comme cette angoisse que vivent en permanence les mères devant les prises de risque de leur progéniture.


Son pas aura désormais cette fragilité de qui sait au plus profond du coeur qu'en donnant la vie à un être on l'a voué à la mort. Et plus rien pour se mettre à l'abri de cette connaissance que les jeunes mères éloignent instinctivement de leur sein. Parce qu'il y a dans le premier cri de chaque enfant deux promesses conjointes : je vie et je mourrai. P. 60

Le rapport au corps y est de nouveau appréhendé avec beaucoup de justesse. Ce roman m'a beaucoup rappelé "Laver les ombres" qui m'avait profondément touchée sur ce sujet. Jeanne BENAMEUR aborde le corps comme un territoire à distinguer de la chair :


Parce qu'elle est bien là , la différence entre corps et chair. Les corps peuvent bien retrouver la liberté. La chair, elle, qui la délivre ? Il n'y a que la parole pour ça. P. 52

Une nouvelle fois, Jeanne BENAMEUR convoque les arts. Il y a la photographie bien sûr avec le personnage principal qui travaille dans des pays en guerre. Elle en profite pour rappeler le sens de la démarche à qui en douterait :


Continuer à être celui qui porte témoignage, encore et encore, même si ses images sont pour le désert et qu'il crève un jour comme un chien, seul au milieu de gens parlant une langue qu'il ne comprendra pas. P. 119

Jeanne BENAMEUR y avait déjà fait référence dans La boutique jaune avec cette jeune collégienne, Marion, qui disait d'elle-même qu'elle était une "guetteuse" et voudrait plus tard en faire son métier en devenant photographe !

Elle lui avait dédié le titre de l'un de ses romans également : Laver les ombres. Ce sont des termes techniques utilisés par les photographes et qui veulent dire : mettre en lumière un visage pour en faire le portrait.

Il y a la musique aussi, la musique qui devient le lien indéfectible entre 3 enfants du village. La mère d'Etienne qui était institutrice a construit un pont entre Etienne, son fils, Jofranka, cette petite fille abandonnée et placée dès sa naissance, et Enzo, le fils de l'Italien. A eux trois, ils s'essayent à la sonate de Weber, Etienne au piano, Jofranka à la flûte et Enzo au violoncelle. La musique qui, à l'âge adulte, continue de les ressourcer.

Irène les laissait faire. Mais c'était elle qui avait installé la musique dans leurs vies. Aujourd'hui Etienne mesure la subtilité de cette éducation. Libre et exigeante. Irène savait ce qu'elle faisait. La musique c'était la rigueur sinon pas de beauté. Et il n'y avait aucun commentaire à faire. Il suffisait d'écouter. P. 89

Otages intimes de Jeanne BENAMEUR

Mais les romans de Jeanne BENAMEUR ne seraient pas ce qu'ils sont s'ils ne donnaient pas au lecteur cette possibilité de se sentir concerné par les destins des personnages. Celui d'Etienne paraît éloigné de nous mais il en est de bien plus proches à l'image d'Emma, la compagne d'Etienne, qui se dit elle-même otage, otage des absences d'Etienne. L'écrivaine nous fait toucher du doigt la part d'otage que chacun a dans sa plus profonde intimité et là, c'est une toute autre histoire qui commence.


Bref, c'est un excellent roman.


Pour autant, 2 questions me taraudent.


Il y a d'abord cette couverture qui m'a rappelé celle d'un livre que j'ai lu il y a quelques années : "La maison du retour" de Jean-Paul KAUFFMANN. Le même sujet y est traité, le même retour à la nature. Leurs différences reposent bien sûr dans le genre (l'un est une fiction, l'autre un récit autobiographique), la narration ("Otages intimes" est à la 3ème personne du singulier alors que la "La maison du retour" est à la 1ère). Mais pourquoi cette ressemblance aussi frappante ?


L'autre question concerne la dédicace de ce roman : à sa mère d'une part, et à Majid RAHNEMA, Diplomate et ancien Ministre iranien. Pourquoi cet homme ?


Peut-être pourrez-vous m'aider à y répondre...

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