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2015-01-29T21:36:22+01:00

Camille Lepage

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Hommage à Camille LEPAGE, cette jeune femme, angevine, tuée en Centrafrique à l'âge de 26 ans.

Photographe publiée par de grands journaux, ces parents et son frère ont souhaité faire connaître et promouvoir l'art de leur fille et soeur décédée.


Personnellement, j'ai été très émue par ce que dégage l'un des nombreux clichés :

 

Il a été pris au Sud-Soudan, en novembre 2012, tiré de la série "You'll forget me"

 

Après le bombardement du village de Kauda, un couple marche dans les cendres d'une maison.

Cette exposition fait la part belle à quelques témoignages d'amis de Camille LEPAGE, j'ai notamment retenu celui de Jonathan PEDNEAULT qui dit d'elle toute sa force :

Rien n'obligeait Camille LEPAGE à rester 7 mois en République Centrafricaine. Mais une insatiable curiosité et un implacable sens de la justice l'animaient.

Les effets personnels de cette femme qui resplendissait par l'enthousiasme et sa joie de vivre m'ont troublée, j'ai eu l'impression, un instant, de pouvoir "communiquer" avec elle, un peu comme si elle pouvait être présente, là, maintenant...

 

Vous n'avez pas pu voir l'exposition du Grand Théâtre d'Angers ? Pas de problème, vous allez pouvoir la découvrir à Avrillé jusqu'au 7 février.

 

Vous n'êtes pas de passage dans la région ? Aucun souci, vous pouvez vous investir pour sa cause, sa famille a effectivement créé une Association "Camille LEPAGE - on est ensemble".

 

Longue vie a cette association qui va faire un travail extraordinaire, celle de faire vivre Camille LEPAGE et son oeuvre...


Saisissant !

 

 

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2015-01-28T20:16:54+01:00

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick MODIANO

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Prix Nobel de Littérature 2014


Tout commence avec une citation de Stendhal :

 

Je ne puis pas donner la réalité des faits, je n'en puis présenter que l'ombre.

Et se poursuit ainsi :

Presque rien. Comme une piqûre d'insecte qui vous semble d'abord très légère. Du moins c'est ce que vous vous dites à voix basse pour vous rassurer. Le téléphone avait sonné vers quatre heures de l'après midi chez Jean Daragane, dans la chambre qu'il appelait le "bureau". Il s'était assoupi sur le canapé du fond, à l'abri du soleil. Et ces sonneries qu'il n'avait plus l'habitude d'entendre depuis longtemps ne s'interrompaient pas. Pourquoi cette insistance ? A l'autre bout du fil, on avait peut être oublié de raccrocher. Enfin, il se leva et se dirigea vers la partie de la pièce près des fenêtres, là où le soleil tapait trop fort.

Je suis en train de devenir complètement addict du style de Patrick MODIANO.


Quand il s'est vu décerner le Prix Nobel de Littérature 2014, je me suis dit qu'il fallait agir au plus vite et lire au moins un de ses romans pour me faire une petite idée. J'ai été totalement séduite par Dora Bruder 

 

En passant récemment au rayon "Nouveautés" de ma bibliothèque préférée, je mets la main sur son tout dernier roman : "Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier". Je me dis, pourquoi pas ?


Et bien, pour tout vous dire, je l'ai commencé et je n'ai pas pu m'arrêter.


Le style MODIANO,


* c'est un peu comme un labyrinthe, vous empruntez un chemin et puis, au rythme des pages, vous passez par de nouvelles voies, mais sans savoir jusqu'où cela va bien pouvoir vous mener.


* ce sont des rencontres aléatoires avec des personnages mystérieux ; vous croyez les découvrir et puis, hop, ils vous échappent !


* ce sont finalement quelques graines semées par un auteur talenteux que chaque lecteur peut arroser pour donner naissance à un arbre unique ; à la clôture de la lecture, il reste tellement de questions non élucidées que l'imagination va bon train pour essayer de trouver à chacun un destin.


Bref, je suis scotchée par l'effet.


Lisez le, on en reparle !

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2015-01-28T08:00:22+01:00

En ce lieu enchanté de René DENFELD

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1er roman


Traduit de l'anglais par Frédérique DABER et Gabrielle MERCHEZ

 

Immersion dans le couloir de la mort d'une prison des Etats-Unis. Des prisonniers y vivent les derniers jours de leur existence. L'exécution de York est planifiée le 22 juillet. En attendant, cet homme lit, se terre sous sa couverture, et croise parfois le regard de "la Dame", celle dont la mission est d'enquêter pour trouver, in extremis, un détail qui pourrait renvoyer les prisonniers dans le bâtiment des "perpètes" et ainsi, leur faire échapper à la peine capitale. Un prête déchu accompagne ceux qui expriment un ultime sursaut de foi religieuse. Quant au Directeur de l'établissement, sa présence signifie toujours le départ de l'un des prisonniers pour vivre ses derniers instants...


L'environnement est hostile et la fin programmée d'une vie humaine est terrifiante, je vous l'accorde. Et pourtant...


René DENFELD nous livre un roman lumineux empreint d'humanisme. Elle réussit un véritable tour de force pour nous permettre de mesurer la beauté de chaque instant, de chaque mètre carré de terre, de chaque être humain.


Elle fait l'éloge de la lecture :

 

 

Mais s'il lit des livres, il doit connaître cette magie là. Ce qu'il lit n'a pas d'importance. L'essentiel, c'est que la lecture lui ait ouvert un autre monde. P. 110

Elle aborde la mort dans toutes ses dimensions :

Il se demande pourquoi tant de gens acceptent qu'on puisse mourir de vieillesse, d'un cancer, ou même par suicide, alors qu'ils refusent d'assumer la responsabilité d'une exécution. P. 158

Et son écriture revêt des passages d'une très grande poésie :

C'est comme si tu traversais l'océan sur un bateau à voile en sachant que tu vas bientôt aborder l'autre rive ; il n'y aura que toi et des kilomètres de sable sec d'une blancheur aveuglante. Tu trouveras peut-être des arbres sur cette île, et du soleil, et de quoi manger, mais rien ne sera à ton goût parce que tu te rendras compte que tu es tout seul. P. 159

A découvrir absolument !

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2015-01-26T20:25:59+01:00

Bérénice 34-44 d'Isabelle STIBBE

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Bérénice 34-44 d'Isabelle STIBBE

Coup de coeur pour ce 1er roman d'Isabelle STIBBE, dédié à son père.

Depuis son plus jeune âge, Bérénice, jeune fille juive, souhaite devenir comédienne. Mais son père, un immigré russe, fourreur à domicile, considère qu'il ne s'agit pas d'une voie pour sa fille. C'est finalement une cliente, Madame de Lignières, particulièrement attentive à la petite Bérénice, qui va lui ouvrir les portes de la Comédie Française en lui offrant, pour son 8ème anniversaire, une entrée pour aller voir Lorenzaccio d'Afred de Musset. A partir de ce jour-là, elle se met à apprendre toutes les pièces de théâtre, des classiques aux contemporaines, au cas où... A l'âge de 15 ans, elle fait une nouvelle tentative auprès de son père pour le convaincre de la laisser suivre des cours dans cette grande institution. Il reste sur sa position, plus dur que jamais. Madame de Lignières, croisée dans la rue, vole une nouvelle fois à son secours, elle lui organise un rendez-vous avec Véra Korene, d'origine juive, employée par la Comédie Française. De ce rendez-vous dépendra tout son avenir...


Je ne vous en dis pas plus si ce n'est qu'il s'agit d'un magnifique roman.


C'est l'univers de cette grande institution du théâtre parisien qui nous est livré par une spécialiste de la "maison" : Isabelle STIBBE y a travaillé en tant que responsable des publications. Sa plume est remarquable, ce qui ne gâche rien, je vous l'accorde.

Parfois dans la vie il y a des moments parfaits. Ce sont généralement des moments très fugaces, ils durent une seconde à peine mais ils sont vécus si fortement qu'ils s'impriment pour toujours dans une existence. P. 268

C'est aussi un très beau livre en hommage aux grands noms du théâtre : Louis JOUVET, Jacques COPEAU, Jean YONNEL, Jean-Louis BARRAULT, Robert MANUEL...


C'est enfin un roman historique qui retrace une sombre page de notre Histoire : la montée du nazisme, la chasse aux juifs... A la veille du 70ème anniversaire de la libération des camps d'Auschwitz, ce roman prend une dimension toute singulière.

Juif n'était plus une confession mais une race. P. 190

Bérénice 34-44 d'Isabelle STIBBE

La Comédie Française n'y échappe pas et comme toujours, des partis sont à prendre : certains fuient, s'expatrient, d'autres continuent de vivre comme si de rien n'était en espérant échapper à l'occupant, d'autres encore résistent.


J'ai été très émue par les retrouvailles de Bérénice avec son père.


Excellent !

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2015-01-22T20:16:09+01:00

Coffee's Cup

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Coffee's Cup

T Livres T Arts s'invite


en janvier 2015 au


Coffee's Cup, 4 rue Saint-Georges à Angers


Je dédie cette toute première rubrique à


Maryline et Serge


un couple qui sait ce qu'est le commerce !

 

 

Coffee's Cup

Accueil chaleureux, sympathique, toujours un petit mot pour être agréable et créer, le temps d'une commande, un brin d'intimité.


Et ils offrent un panel de gourmandises tout droit venues des Etats-Unis, une petite merveille !

Coffee's Cup

Vous pouvez y boire un thé, y déguster un milk-shake ou autre smoothie, boisson agrémentée d'une pâtisserie bien de là-bas (le carrot cake, J'ADORE !) :

Vous pouvez aussi y déjeuner avec une formule à base de bagels, excellents !

 

Si vous êtes chanceux, vous pourrez peut-être aussi y bruncher... formule expérimentée en décembre avec succès, alors, pourquoi pas ?


 

Coffee's Cup

Le décor est très agréable,
- en extérieur quand il fait chaud l'été ou bien un petit froid sec hivernal,
- en intérieur, à l'étage s'il vous plaît, entre des voilages aux couleurs de saris indiens (choix loin d'être anodin !), des tables basses et autres toiles customisées par le Maître des Lieux,

Coffee's Cup

Bref, je m'y sens bien, alors j'en parle autour de moi !!! Je crois d'ailleurs avoir déjà fait quelques adeptes, non ?


Si vous aussi, vous passez par Angers, laissez-vous tenter...

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2015-01-20T09:00:20+01:00

La longue attente de l'ange de Melania G. MAZZUCCO

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Traduit de l'italien par Dominique VITTOZ

 

Vous aimez les épopées romanesques ?

Vous aimez le monde artistique de la peinture ?

Vous aimez la période de la Renaissance ?


Ce livre est pour vous.


Nous sommes à Venise à la fin du XVIème siècle. Le Tintoret, illustre peintre italien, vit ses derniers jours. Il s'adresse au Seigneur et tout au long de ses 15 jours de fièvre, il remonte le fil de sa vie, tant familiale qu'artistique. 


Il y a son enfance auprès d'un père tinturier qui lui donne le goût des couleurs et qu'il transmettra à sa propre descendance :

 

 

 

 


Quand mes enfants étaient petits, je les laissais venir voir l'orage avec moi, perchés sur les toits comme des pigeons. Dans ces moments, le ciel prenait des teintes phénoménales, des verts, des bleus et des violets que seule la fantaisie divine pouvait concevoir. Nous ne redoutions pas la foudre, notre seule crainte était d'échouer à reproduire ces couleurs sur la toile, de les oublier.
P. 210

Il y a son 1er amour avec Cornelia, cette Allemande, qui donnera naissance à une enfant illégitime, Marietta, dont il assurera la garde et qu'il chérira tout au long de son existence.


Il y a son rapport à l'art et aux grands de ce monde.

 


Je ne crois pas qu'un grand artiste puisse vivre dans le giron d'un roi. Je ne suis pas un cheval de parade comme le comte Titien. Je suis un cheval sauvage qui ne supporte pas la selle.
P. 233

Il y a ses blessures aussi. D'un caractère bien trempé, il a parfois entretenu avec les autres des relations compliquées, parfois houleuses.

 


Les rapports humains sont le contraire de l'arithmétique : la somme des facteurs ne donne jamais le même résultat.
P. 365

Avec ce très beau, je voudrais saluer la qualité de la plume de Melania G. MAZZUCCO. Fluide, simple, la qualité de son écriture est mise à la disposition d'un parcours haut en couleur, celui de Tintoret.


J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman historique particulèrement fouillé et j'avoue que je m'étais habituée à ces personnages, leur environnement (j'entends encore le clapotis de l'eau, je sens l'humidité ambiante, je vois la misère des Vénitiens...), leurs aventures et mésaventures dans un monde artistique où la concurrence était rude.


Je vous le conseille !

 

Vous aimerez peut être aussi :

Le Turquetto de Metin ARDITI

La passion Lippi de Sophie CHAUVEAU

 

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2015-01-19T09:20:35+01:00

Jacob Jacob de Valérie ZENATTI

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Jacob Jacob de Valérie ZENATTI

Nous sommes dans les années 1940, en Algérie, à Constantine. La guerre gronde et Jacob quitte sa famille pour libérer la France de l'occupant. Commence alors un itinéraire qui l'emmènera à Toulon, Marseille, Lyon, les Vosges... il sera ponctué de relations fortes entre soldats, de moments d'amour furtifs, de grandes douleurs aussi.


Valérie ZENATTI, jeune romancière, nous livre une fois encore un roman court mais ô combien puissant. Les phrases sont percutantes, comme les balles qui fusent autour de Jacob.

 

Ce tout petit livre de 166 pages s'inscrit dans la lignée des romans historiques. Valérie ZENATTI n'en fait pas des tonnes, elle choisit juste quelques événements de l'Histoire de France pour nous remémorer ce regard porté sur des étrangers, qui n'en étaient pas tant, mais que l'on appelait pourtant des "Tirailleurs Algériens". Et quand de surcroît, ils étaient juifs... 

 

[...] il a pourtant raté l'école pendant deux ans quand on l'a renvoyé en 1941 parce que la France avait décidé que les juifs d'Algérie étaient de nouveau des Indigènes. [...] Jacob l'avait regardé comme si on lui avait découvert une bosse dans le dos [...]. P. 53

C'est aussi l'instabilité du Colonisateur qu'elle met en exergue dans des faits qui se suivent et ne se ressemblent pas. Peut-être quelques éclairages sur des événements du XXème siècle qui continuent de résonner aujourd'hui...

 

[...] maintenant la France ne le rejette plus, au contraire, elle le juge suffisamment français pour porter l'uniforme de son armée, il est lavé de la honte d'avoir été chassé de l'école. P. 54-55

Bien sûr, elle pose des questions d'identité, de religion, de nationalité...

 

La condition des femmes y est aussi abordée, comme les souffrances endurées par les familles, avant, pendant et après la 2de guerre mondiale.


Je vous le conseille !

 

Vous aimerez peut-être aussi :


Les âmes soeurs de Valérie ZENATTI
 

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2015-01-17T21:04:04+01:00

Niki de SAINT PHALLE au Grand Palais à Paris

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Niki de SAINT PHALLE au Grand Palais à Paris

Lors d'une escapade sur Paris, je me suis délectée pendant la visite de cette expo.


Autant vous le dire tout de suite, je suis complètement fan de l'oeuvre de cette femme du XXème siècle !


Elle est très connue pour ses Nanas (vous aviez repéré, bien sûr, ma vignette en haut à gauche de la bannière de T Livres ? T Arts ?) mais son oeuvre est beaucoup plus vaste.


Cette femme s'est toujours démarquée des autres. Féministe avant l'heure, elle a dénoncé les travers du monde de la mode émergeant. Plus tard, avec ses Nanas, elle s'est attachée à représenter les femmes dans des dimensions monumentales. En quête perpétuelle de nouvelles formes d'expressions artistiques, elle a imaginé le recours aux armes à feu pour déployer la couleur sur des toiles modelées avec du plâtre, d'où la photo utilisée pour la promotion de cette exposition. Mais elle a aussi tiré sur la faim, la violence, le racisme... 


Elle a aussi largement dénoncé ce que faisaient les hommes de la religion, autant dire qu'aujourd'hui l'actualité ne pourrait que l'inspirer...


Enfin, une caractéristique de son oeuvre repose sur sa palette de couleurs : gaies, lumineuses, chatoyantes.


Je ne vous en dis pas plus aujourd'hui. 


Je vous rédigerai d'autres billets à l'avenir pour vous présenter quelques facettes méconnues de son oeuvre. Je glanerai mes infos dans le livre de l'expo, j'avoue, j'ai craqué !

 

En attendant, courez au Grand Palais. 1/2 heure d'attente un jeudi soir sans billet coupe file, trop facile !

 

Après le 2 février, il sera trop tard...

 

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