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2022-06-11T06:00:00+02:00

Debout dans l’eau de Zoé DERLEYN

Publié par Tlivres
Debout dans l’eau de Zoé DERLEYN
Le bal des 68 Premières fois se poursuit.

"Les envolés" d'Etienne KERN,

"Blizzard" de Marie VINGTRAS,

"Saint Jacques" de Bénédicte BELPOIS

 "Les confluents" de Anne-Lise AVRIL

"Le parfum des cendres" de Marie MANGEZ

place au premier roman de Zoé DERLEYN, « Debout dans leau » aux éditions La brune du rouergue.

Nous sommes en Belgique. La narratrice, une jeune fille de 11 et demi vit chez sa grand-mère. Elle aime l’étang qui borde la maison. Elle s’y baigne. Elle y navigue. Il lui offre la possibilité de s’extraire de la tension qui règne sous le toit familial. Sa mère l’a abandonnée quand elle avait 3 ans., et son grand-père se meurt à l’étage. Les journées sont rythmées par le passage de l’infirmière, Inge, et de la femme de ménage, Magda. Pas une pointe de fantaisie dans un quotidien plombé par des réalités tragiques.
 
Dans ce premier roman, j’ai été saisie par la scène d’entrée. Le corps de la jeune fille est figé dans leau, les jambes immobilisées dans la vase de l’étang qui, au fil des pages, devient un personnage à part entière. Si la famille donne plutôt l’impression de cohabiter dans les mêmes murs, la narratrice et l’étang ne font qu’un. Il y a une sorte d’interaction charnelle entre eux.
 
C’est aussi un roman contemplatif. Les premières lignes donnent le ton avec cette jeune fille qui reste là sans bouger à attendre que les poissons viennent l’effleurer.
 
Le rythme est lent, les personnages taiseux, la vie est terrifiante avec l’absence d’origine (le mystère de sa mère pèse sur la famille) et l’absence d’avenir (la mort imminente du grand-père). C’est un peu comme si la jeune fille était en transition, dans un hall de gare, en attendant de monter dans un train, celui de la vie.
 
J’ai aimé les convoitises de la jeune fille autour du livre que prend systématiquement sa grand-mère pour aller à l’église, un livre rouge foncé à l’écriture calligraphié, les premières lettres enluminées. C’est avec cet épisode que l’on mesure la dimension du roman initiatique.


Le livre est rangé dans le dernier tiroir de la table de nuit. […] Il m’a fallu du temps pour l’ouvrir, au hasard. Et j’ai lu. Des mots qui m’ont donné chaud. Des mots qui parlaient d’un corps adorable, de s’abandonner dans ses bras ; des demandes répétées que l’autre prenne pitié ; d’un amour débordant, excessif, supplié et suppliant. Je n’avais jamais lu ni entendu de phrases comme celles-là et je n’en ai jamais lu ou entendu ailleurs que dans ce livre. P. 35

Dans une narration à la première personne du singulier, Zoé DERLEYN nous livre un premier roman éminemment sensoriel dans lequel elle envisage une fusion du vivant. La plume, descriptive, est presque cinématographique. L'autrice avait précédemment écrit un recueil de nouvelles publié aux éditions Quatrature : "Le goût de la limace". 

Impossible de vous quitter sans quelques notes de musique. J'ai choisi le titre "Résiste" de France GALL, un texte qui correspond bien au combat que mené chaque jour.

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/06/resiste-de-france-gall.html

http://tlivrestarts.over-blog.com/2022/06/resiste-de-france-gall.html

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