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2021-02-05T07:00:00+01:00

Requiem à huis clos de Ruriko KISHIDA

Publié par Tlivres
Requiem à huis clos de Ruriko KISHIDA
Traduit du japonais par Myriam DARTOIS-AKO
 
Les polars japonais, j’y prends goût avec les Éditions d’Est en Ouest.
 
Après « Whiteout » de Yuichi SHIMPO, nous partons pour Kyoto.
 
Lors d’une exposition dans une galerie d’art, Asami Wakaizumi retrouve Reiko Shingo, 37 ans comme elle, avec qui elle avait fait l’école des Beaux Arts. Reiko est peintre et rencontre un immense succès depuis qu’elle a réalisé un salon parisien. Asami reconnaît que ses œuvres relèvent du génie. Elle est en admiration devant une toile quand son amie, Yuka Shinohara suffoque en regardant "Oyez le requiem", une toile saisissante. Le mari de Yuka est porté disparu depuis 5 ans maintenant. Elle a vu dans la toile un indice qui l’amène à croire que Reiko connaît son mari. L’artiste s’en offusque. Asami réussit à clore l’incident en guidant Yuka vers la sortie. Cette affaire interpelle Asami. Licenciée récemment, elle commence à mener l’enquête quand un homme est retrouvé assassiné dans la résidence secondaire de Yuka, cette maison inhabitée depuis la disparition de son mari. Portes et fenêtres étaient fermées de l’intérieur ce qui laisserait à croire à un suicide mais rapidement, des éléments d’information ouvrent d’autres possibles. Asami se rapproche de la famille de l’artiste. Reiko est divorcée, son fils est mutique. Quant à sa fille, Yukino, à qui Reiko voue une haine effroyable, passe ses journées à manger, son corps déjà obèse risque un jour de ne plus pouvoir supporter cet excès de poids. Asami côtoie aussi Tetsu Ichijô qui était également aux Beaux Arts avec elle et Reiko et qui s’est réorienté, il tient un restaurant italien dans la ville. Au fur et à mesure que Asami découvre des indices, les meurtres s’accumulent. Qui peut bien avoir intérêt à ce que la vérité reste cachée à jamais ?
 
Ce polar est excellent, le premier roman de Ruriko KISHIDA.
 
Hameçonnée avec le comportement de Yuka devant la toile de Reiko, je me suis laissée porter par le suspens, grand bien m’en a pris.
 
J’ai aimé que l’art serve de focaliseur d’attention. Le fait d’explorer une toile dans sa composition pour en découvrir les mystères m’a captivée.
 
Comme Asam, j’ai ressenti une certaine empathie pour ces enfants... différents, incompris de leur mère, maltraités aussi. Les deux sont attachants, chacun dans leur genre.
 
L’intrigue est parfaitement maîtrisée. L’autrice consacrera quelques pages en fin de roman pour détricoter l’ensemble du stratagème, c’est dire si le scénario tenait la route.
 
Je ne vous en dis pas plus, juste que ce second polar japonais vient confirmer ce que je pensais déjà, il y a du talent au pays du soleil levant !

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