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2016-10-28T19:51:23+02:00

Lucie ou la vocation de Maëlle GUILLAUD

Publié par Tlivres

Ce roman fait partie de la sélection des 68 premières fois

Face à une société qui va mal, qui agresse les individus, les adolescents cherchent leur voie.

Certains souffrent de pathologies mentales, vont parfois jusqu’à la mise en danger de leur vie avec la volonté d’y mettre fin, c’est l’option explorée par les romans d’Alexandra FRITZ « Branques » et plus récemment de Loulou ROBERT « Bianca ».

D’autres choisissent la voie de la religion, c’est celle explorée par le 1er roman de Maëlle GUILLAUD.

 

Vous pensez immédiatement à l’actualité, à l’islam, au djihad... et bien, changement d’optique avec cette fois, l’approche contemporaine de l’univers de la religion catholique !

Lucie est une adolescente brillante à l’école. Elle a 18 ans. Bachelière, elle suit les cours de Khâgne, prépa littéraire. Elle mesure le niveau d’exigence des études supérieures. Par ailleurs, côté familial, la pression est forte. Sa mère, veuve depuis la plus tendre enfance de Lucie, pèse sur la vie de la jeune fille. Au retour d’un séjour à Taizé, Lucie s’intéresse de très près à une possible entrée au couvent. Au coeur de Paris, elle va trouver un établissement qui lui ouvre de nouveaux horizons, peut-être pour le meilleur, et pour le pire...

Ce 1er roman de Maëlle GUILLAUD nous dévoile la vie d’une communauté religieuse, féminine, du XXIème siècle. On a tous en tête quelques images d’antan. Je me souviens personnellement d’une visite théâtralisée de l’Abbaye de Fontevraud qui donnait à voir les lieux de vie, de prière, et les règles imposées aux novices.

J’étais loin d’imaginer qu’elles se perpétuaient encore aujourd’hui !

Lucie prend conscience du mode de vie des religieuses et tente de se les approprier :


Ce monde est régi par des lois qui ne lui sont pas encore familières. [...] Pendant l'entretien avec la mère supérieure, elles avaient évoqué la particularité de la congrégation, son aspect monastique, par ses exigences de retrait du monde et de silence, et la dimension apostolique du sanctuaire. P. 38/39

Mais force est de constater que les règles de vie en communauté, précisément dans ce couvent, exigent jusqu’à « l’abnégation » des femmes.

Après une certaine approche de la solitude avec les romans de Serge JONCOUR « Repose toi sur moi » et de Loulou ROBERT « Bianca », c’est une autre dimension qui est abordée par Maëlle GUILLAUD :


Jamais personne ne la soulage de son chagrin. La solitude est asphyxiante. P. 105

J’avoue avoir ressenti de l’empathie pour cette jeune femme. Comment soupçonner un tel modèle d’existence aujourd’hui ? Et face à tous les maux qui assaillent notre jeunesse, n’était-il finalement pas le moindre ?

Ce roman a l’atout de nous interroger sur la place de la religion aujourd’hui, sur cette abnégation exigée des individus. Je n’y trouve pas la dimension de la solidarité, de la générosité, du bien... étrange, non ?

Je me serai peut-être ennuyée à sa lecture, mais c’était sans compter sur le talent de cette jeune écrivaine (une petite quarantaine d’année, c’est jeune !) et son ingéniosité pour faire tourner l’existence de Lucie et de toute la communauté autour d’un mystère. Je crois que l’on peut le qualifier de thriller. 

Alors, ça y est, vous êtes tenté(e). Et bien, lisez-le et on en reparle sur la toile !

Lucie ou la vocation de Maëlle GUILLAUD

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